De battre mon coeur s'est arrêté
Note moyenne
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675 critiques spectateurs

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willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2015
"De battre mon coeur s'est arrêté" Rediff le 16.07.2015 sur HD1
D'arrêter ce film, oui plusieurs fois j'ai été tenté ! C'est l'avantage du petit écran sur le grand ! Le sens du devoir de critique a prévalu, j'ai résisté jusque sa fin ! Mortellement ennuyeux, ce lugubre récit distille une ambiance malsaine, un climat délétère, bref une envie de s'en aller voir ailleurs ! Comme d'autres créations de Jacques Audiard qui a commis sept réalisations à ce jour. C'est bien la peine de s'y être mis à plusieurs pour écrire cette histoire sans intérêt, il n'y a aucun scénario et la trame de l'histoire tient en bien peu de choses : un type sans envergure (Tom) hésite entre deux vies : petite frappe dans l'immobilier d'égouts, et pianiste virtuose. Ne tirons pas sur ce dernier, Truffaut l'avait déjà fait en 1960. On saluera le courage de Romain Duris qui a accepté d'endosser ce rôle bien peu ragoûtant et dans l'entourage duquel l'hémoglobine coule à flots Malgré les louanges en tous genres d'une critique bien pensante, d'une promotion douteuse, et autres médailles publicitaires assorties de commentaires métaphysiques bien contestables, c'est en toute simplicité que pour ce film, mon coeur et ma raison n'ont pas du tout aimé sans s'arrêter... Neurasthéniques, dépressifs en tout genre, regardez autre chose !
willycopresto
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2016
Expérience inédite 10 ans après sa sortie en salle que fut pour moi "De battre mon cœur s'est arrêté". C'est pourtant un des Jacques Audiard dont j'ai le plus entendu parler donc une mise à jour s'imposait. Je comprends pourquoi maintenant. Ce film est une véritable immersion dans la violence de ce jeune trentenaire marchand de biens, orphelin de mère et inspiré par un père malhonnête, entouré d'affaires douteuses. Pas d'esprit moralisateur mais un constat : l'ampleur du pilier (ou épée de Damoclès) que représente les parents sur le choix de vie de tout un chacun. Je ne pense pas que ça soit le cas de tout le monde mais beaucoup peuvent s'identifier à lui. Même si ce n'est pas forcément dans le mauvais sens. Romain Duris porte avec brio l'esprit rebel et perturbé du protagoniste. Les acteurs secondaires sont aussi excellents. Portait d'une vie faite de chaos et d'espoir (je ne peux malheureusement pas en dire plus car n'ayant rien lu avant de l'avoir vu, j'ai trouvé la surprise plus belle et détonante). Un grand film.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2015
Difficile d'adhérer au début du film à ces marchands de biens plus antipathiques les uns que les autres, mais la grande force du film de Jacques Audiard, "De battre mon cœur s’est arrêté", c'est justement d'aller puiser dans le passé de son anti-héros pour nous délivrer une belle ode à l'art. J'aime lorsqu'un film n'est pas manichéen, et là on est en plein dans le sujet, d'autant plus que les dialogues sont percutants ! Romain Duris est comme souvent irréprochable, et le reste du casting bien vicelard comme il faut... Linh-Dan Pham apporte une touche de sensibilité froide à ce film qui ne souffre au final que des quelques facilités prises quant à son héros un peu trop tête brûlée, selon moi... Et puis il manque un je ne sais quoi pour vraiment captiver... L'émotion peut-être ? Trop réservée aux notes d'un piano ?
Fred E
Fred E

13 abonnés 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2015
J'ai découvert le réalisateur Jacques Audiard à travers son magnifique œuvre "Un prophète", quintessence des films français traitant du milieu carcéral. C'est avec très grand plaisir que je retrouve l'acteur Niels Arestrup toujours autant charismatique, et talentueux dans son interprétation. Romain Duris, quant à lui, assure une très belle prestation également. Ce film m'a confirmé l'émergence d'un grand réalisateur grâce notamment à des plans séquences de qualités, et une bande sonore mélancolique que l'on peut retrouver dans "Un prophète". Néanmoins, le scénario m'a moins stimulé que celui de son successeur "Un prophète". Je préfère l'œuvre de Roman Polanski, "Le pianiste", traitant aussi de la passion autour de la musique entre autres, et plus particulièrement du piano.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2015
Une oeuvre magistrale avec un scénario élaboré avec une grand justesse. Romain Duris incarne à merveille Tom, un personnage ténébreux amoureux de piano. Le film jongle entre poésie, musique, dialogues excellents et violence. Toute cette brillante alchimie est appuyée par la mise en scène de Jacques Audiard qui se montre impressionnante. L'ambiance est vraiment soignée, assez sombre et poisseuse, enfin bref vous l'aurez compris, De battre mon coeur s'est arrêté est une véritable claque!
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2015
Ce parcours d'un homme tiraillé entre deux influences s'avère très manichéen : l'influence du père est forcément néfaste, celle de la mère défunte est forcément la porte de salut. Certes, Jacques Audiard est un bon metteur en scène, mais son film est froid.
jerry75010 ..
jerry75010 ..

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2022
De battre mon coeur s'est arrêté, aurait très bien pu s'intituler : "De battre mon coeur a recommencé", car c'est en fait l'histoire d'un homme qui retrouve l'envie de vivre, qui trouve son second souffle au fur et à mesure qu'il réalise dans quelle spirale vénéneuse il était en train de se laisser aspirer, inexorablement.

Dans le monde spéculateur de l'immobilier auquel il appartient, le cynisme est à son paroxysme, ses amis et lui sont sans scrupules, obsédés par l'argent, tout autant que l'est son propre père, qui lui apparaît comme de plus en plus vulgaire et désinvolte, peut-être pressent-il qu'il est voué au même futur grotesque s'il n'est pas en mesure de modifier drastiquement son mode de vie... Ce qui n'aurait pu être qu'une remise en question passagère, va se transformer en certitude nouvelle qu'il n'est pas à sa place, car au moment même où il éprouve une certaine perplexité face à la noirceur de son quotidien, une infime lueur va jaillir, et il va s'y accrocher.

Cette prise de conscience de son amour pour le piano (et pour sa mère,) de l'élévation qu'il lui apporte et de la nécessité de s'extirper peu à peu de son milieu qui le dégoûte de plus en plus sera un processus long et semé d'embûches, un détachement qui va se muer en déchirement. Ce mince fil qui mène du grossier à la grâce, Tom va s'y risquer, et cela donne un film bouleversant, parfois dur, mais très puissant, chef d'oeuvre pour certains, tel est mon opinion, certainement aussi l'une des toutes meilleures interprétations de Romain Duris, merci M. Audiard.
Matteo1994
Matteo1994

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2019
Jacques Audiard film caméra a l'épaule un concerto de sentiments contradictoires ponctués par des moments de grâces qui en soit dépassent l'oeuvre originelle. Désolé harvey !
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2015
De Battre Mon Cœur S’est Arrêté relate la déchéance morale d’un jeune paumé et sa rédemption par la musique. Ici, pas de long discours pompeux. Tout (ou presque) se passe au niveau du langage corporel: les corps s’agitent, s’affrontent, s’étreignent, s’angoissent dans un incessant balai. Le film repose en grande partie sur les épaules de Romain Duris, dont la performance exceptionnelle apporte beaucoup d’intensité à l’intrigue.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2015
Le film de Jacques Audiard est le remake du film de James Toback, Fingers (Mélodie Pour Un Tueur) en 1978.
On ne peut pas tellement parler de remake qui plagie Fingers car Audiard fait crée et assume son film. Le réalisateur se permet de faire beaucoup de références à l'oeuvre originale avec quelques petits détails (la veste jaune de Niels Arestrup etc...). Tout en reconstituant l'époque Audiard reste fidèle à Toback, Audiard à fixé son œuvre dans le marché de l'immobilier alors que Toback c'était centré sur la mafia de New York. Le réalisateur justifie son choix de l'immobilier avec le fait que certaines personnes travaillant dans ce domaine font parfois des actes immoraux à la limite de la légalité.
Sur Fingers c'est la première fois que Toback et Keitel jouent ensemble et cela a se poursuivre sur Surexposé et The Pick Up Artist.
Audiard comme à son habitude et depuis son premier film en 1994 Regarde Les Hommes Tomber souhaite faire évoluer ses personnages dans un univers sombre et souhaite leurs faire exprimer de nombreuses émotions. Le titre du film fait référence à la chanson La Fille Du Père Noël
de Jacques Dutronc. Audiard dirige Romain Duris, un personnage tourmenté entre la musique et la brutalité dans laquelle il évolue pour son « travail » dans l'immobilier et entre son père qui est un homme égoïste et égocentrique qui magouille lui aussi dans l'immobilier. Le film est en grande partie tournée en caméra à l'épaule, car le film est en vison subjective du personnage principal (Thomas). Le spectateur et le personnage ne font qu'une seule et même personne. Quelques plans fixe mais ceux ci sont très discret. Le film n'est pas noir même si une certaine violence est présente. Le film est un empreint à la série noire, il est musical, c'est dans quelques passages un buddy movie (« film de copain » qui consiste à créer une intrigue entre deux personnages très différents qui sont obligés de travailler ensemble) et ne s'inscrit donc dans aucun genre cinématographique.
Un film intéressant sans véritable intrigue engagée mais qui finit par captiver activement le spectateur. Un rapport père fils peut commun qui force le spectateur à avoir une réflexion sur ses actes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2014
De battre mon coeur s'est arrêté, rien que le titre fait réver. Film magistral, essentiel, magique. Rien à jeter à voir absolument.
MC4815162342

450 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2014
Après avoir vu trois grands film du fabuleux Jacques Audiard, un des meilleurs réalisateurs français, je n'ai bien évidement eu qu'une envie, voir ses autres films, je voulais voir celui ci depuis un p'tit moment et l'occasion s'est présentée aujourd'hui.

"De battre mon coeur s'est arrêté ", rien que le titre déjà est beau, mais faut dire que le Jacquo est habitué des titres qui claques, ce film ci nous envoi suivre Tom, un jeune qui après la mort de sa mère a choisi de suivre le métier de son père, un boulot pas vraiment honnête, depuis son enfance Tom aime le piano, ça lui vient de sa mère, alors quand il a l'occasion de prendre des cours il n'hésite pas, ou très peu, le mélange entre sa passion et son travail ne va pas se faire en douceur.

Audiard se dirige une nouvelle fois vers le drame, un domaine qu'il dirige avec énormément de talent, ses histoires son toujours prenantes, réalistes et ne tombent jamais dans un pathos vulgaire, il mélange ici deux univers bien différents, la musique et l'arnaque, le mélange est efficace et très bien mis en scène, le tout est porté par un excellent Romain Duris, un non moins excellent Niels Arestrup que Audiard retrouvera dans "Le Prophète", Emmanuelle Devos, la jeune inconnue Linh-Dan Pham, Aure Atika et Mélanie Laurent sont géniallissimes dans les seconds rôles.

D'ailleurs le casting est tellement bon que les récompenses aux césars et autres sont tombés comme des mouches sur le film, et on peut dire que c'est mérité, Audiard signe encore un film fort et d'une justesse qu'on lui connait bien.
Movie_Fan
Movie_Fan

25 abonnés 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2014
Bon film de Jacques Audiard. Romain Duris est dans son rôle et les seconds rôles assurent. Histoire bien ficelée.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 octobre 2014
Ce film me laisse indécis quant à mon appréciation à son égard. Il y a du bon et du moins bon, mais ce n’est jamais une erreur de la part du réalisateur, tout ce que l’on voit est minutieusement prévu, c’est lui qui orchestre et parfois il y a des fausses notes.
Le thème principal du film est superbe, nous suivons un personnage tragique qui tente de fuir sa vie d’agent immobilier corrompu baignant dans la violence et la méchanceté, en tentant d’être concertiste de piano. Ce qui est touchant dans cette histoire c’est que Tom poursuit un objectif qu’il ne pourra jamais atteindre. Il ne peut échapper au monde impitoyable dans lequel il vit. Il est à ce titre voué à suivre le parcours de son père et non celui de sa mère, virtuose du piano. La relation père-fils est d’ailleurs au centre du long métrage d’Audiard, elle est intéressante car elle fonctionne sur des non-dits, les rôles s’inversent souvent et le père est l’incarnation du destin de son fils.
Il fallait un acteur en béton pour incarner un personnage tiraillé comme Tom. C’est Romain Duris qui lui prête ses traits. C’est un excellent choix, l’acteur parvient à insuffler virilité et fragilité à son personnage. C’est un vrai rôle de composition. On peut dire que Duris porte le film et rappelle par certains aspects De Niro. Le casting est globalement très bon, mon seul petit regret c’est que les rôles féminins ne soit pas plus exploités à l’écran, car les femmes sont intéressantes et inversent la tendance misogyne que les hommes mettent en pratique dans le film. Elles apportent une touche d’humanité dans cet univers plein de testostérones.
Malheureusement tout ce beau monde ce retrouve dans un scénario léger, peu construit et très répétitif. Il est vrai que cela donne un côté réaliste et permet une liberté de réalisation, cependant le spectateur s’ennuie et se demande quelle direction prend le film. Il n’est pas aidé puisque il y a certaines scènes hors sujet qui ne font pas avancer l’histoire, comme la scène de repas entre Tom et Christine (Emmanuelle Devos), où celui-ci demande à l’ex-fiancée de son père de se remettre avec lui contre de l’argent. L’idée est intéressante mais n’aboutit à rien. Il y a aussi la scène avec Mélanie Laurent qui casse le rythme et n’apporte rien au récit.
L’épilogue m’a également dérangé, à l’instar de De rouille et d’os, il est en total décalage avec le reste de l’histoire. Il apporte seulement de la violence gratuite sans conséquence. De plus l’histoire avait déjà sa conclusion et n’avait pas besoin de cette scène qui se présente comme une excroissance du film.
Audiard qui d’habitude lèche sa photographie, essaye autre chose sur ce film en lui donnant plus de réalisme, avec des lumières très naturelles, un peu ternes, une caméra portée pratiquement tout le long du film et quelques plans séquences. J’ai trouvé ça intéressant mais pesant.

En conclusion, je n’adhère pas à tout les choix du réalisateur, mais Jacques Audiard est réalisateur talentueux et audacieux qui n’a pas peur de traiter frontalement ses sujets.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2014
Avec le multi-récompensé (notamment aux césars avec huit récompenses dont meilleur film et meilleur réalisateur) « De Battre mon Cœur s’est arrêté », Jacques Audiard, pour son quatrième film, nous fait suivre le destin de Tom, un jeune agent immobilier véreux, vivant dans un monde violent mais tout va changer lorsqu’il va rencontrer l’ancien agent de sa défunte mère pianiste, lui-même étant doué pour le piano.

C’est la caméra à l’épaule qu’Audiard nous emmène dans Paris pour nous dresser le portrait de ce jeune homme. Posant d’abord le décor, il montre peu à peu le tiraillement de Tom entre l’influence néfaste de son père qui a déteint sur l’homme qu’il est devenu (n’hésitant pas à lâcher des rats dans les escaliers d’un immeuble pour récupérer au plus vite les logements ou a tabasser ceux qui ont un problème avec son père) et qu’il exerce encore et celui de sa défunte mère qui vont le repousser à reprendre le piano et qui va, peu à peu, le dégoûter du monde dans lequel il vivait.

Audiard use de scène parfois choc pour montrer la bipolarité du jeune homme et les scènes douces marquées par l’influence de sa mère contraste fortement avec celle plus violence, idem pour la musique qu’il utilise dans les deux cas. Esthétiquement réussi et efficace Audiard réussi à nous immerger dans la vie de ce personnage, de rendre ses enjeux intéressants et le film captivant.

Néanmoins, sans pour autant gâcher le film mais, je trouve, l’empêcher de viser plus haut comme Audiard a su le faire avec « Un Prophète », le scénario n’est pas forcément à la hauteur de l’ambition et du portrait proposé par Audiard. Parfois trop rapide dans son déroulement, il bâcle certains points comme la relation entre le fils et le père et la bipolarité est un peu trop simpliste (la violence et le machisme chez les hommes face à la douceur et la sensibilité chez la femme).

L’une des plus grandes réussites du film, c’est la direction d’acteurs et ces derniers le lui rendent bien, en particulier Romain Duris dans le rôle principal, sachant à merveille retranscrire les contradictions et les doutes de son personnage. Neils Arestrup dans le rôle du père est lui aussi bien convaincant.
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