Tous en scène !
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56 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2026
Cette comédie musicale réalisée par le spécialiste du genre Vincente Minnelli est un délice du genre à savourer sans modération. Outre les numéros musicaux orchestrés avec maestria avec une mention spéciale pour le fabuleux tableau final, on retiendra tout autant la prestance à l’écran de Fred Astaire dont le duo avec Cyd Charisse fait des merveilles. Drôle, rythmé et incroyablement inventif « Tous en scène » est un modèle et une des plus belles réussites du genre.
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Certains films jaillissent comme des éclats de génie immédiats, d'autres se construisent dans la durée, pierre après pierre, jusqu’à devenir des repères. Tous en scène! est de ceux-là. Une œuvre de passion, de style, de réinvention, parfois déséquilibrée, souvent brillante, toujours habitée. À la croisée de la comédie musicale classique et de la satire artistique, Vincente Minnelli orchestre ici bien plus qu’un simple spectacle chanté et dansé : il explore la tension entre légèreté et prétention, entre gloire passée et avenir incertain.

Fred Astaire, dans une performance toute en finesse et en autodérision, incarne Tony Hunter, une star en déclin qui cherche moins à retrouver la lumière qu’à la redéfinir. Il n’a plus l’arrogance de la jeunesse — et c’est précisément ce qui rend son personnage bouleversant. spoiler: Le voir évoluer, hésiter, puis renaître, donne au film une épaisseur humaine qu’on ne retrouve pas toujours dans les comédies musicales de l’époque.
Face à lui, Cyd Charisse est un miracle de discipline et de grâce. Son mutisme apparent dissimule une présence physique puissante : quand elle danse, elle raconte.

spoiler: L’intrigue, d’une apparente simplicité, se transforme vite en terrain fertile pour un jeu de miroirs savoureux : une comédie musicale qui se moque d’elle-même, un spectacle dans le spectacle, un film sur l’échec et la renaissance artistique. La tentative absurde de transformer une pièce légère en tragédie faustienne devient le moteur dramaturgique d’un récit aussi intelligent que ludique
. Jack Buchanan, dans le rôle du metteur en scène mégalo Jeffrey Cordova, incarne à merveille l’ambivalence entre génie et ridicule, entre Shakespeare et vaudeville.

Ce qui distingue Tous en scène! de ses contemporains plus unanimement célébrés, ce n’est pas sa perfection formelle (qu’on trouve par moments, mais pas partout), c’est son élégance assumée dans l’imperfection. spoiler: Le film ose des numéros musicaux aussi variés que déconcertants : de la chanson entraînante de cireur de chaussures « A shine on your shoes », dansée avec le magnétique Leroy Daniels, jusqu’au somptueux pastiche noir « Girl hunt nallet », hommage délirant aux pulps et prototype esthétique du Smooth criminal de Michael Jackson.
Certains passages sont inégaux, voire légèrement trop longs, mais chacun contribue à dessiner un portrait nuancé de ce qu’est l’entertainment : un mélange de fulgurances et de faux pas.

La musique d’Arthur Schwartz et les paroles d’Howard Dietz regorgent de trésors. Si « That’s entertainment! » est devenu un standard, ce n’est pas seulement pour son refrain accrocheur, mais parce qu’il traduit l’âme du film : une déclaration d’amour au monde du spectacle, teintée d’ironie douce. « Dancing in the dark », quant à elle, plane au-dessus de tout : un duo chorégraphique silencieux, suspendu dans le temps, où Minnelli compose avec la lumière et l’espace comme un peintre impressionniste. Cette scène à elle seule suffirait à justifier la place du film dans la mémoire cinématographique.

Le scénario de Betty Comden et Adolph Green n’atteint pas toujours la fluidité narrative des grandes œuvres du genre. Certains personnages secondaires manquent d’épaisseur, et quelques transitions paraissent mécaniques. Mais le cœur émotionnel du film, lui, bat fort. La manière dont les conflits créatifs deviennent des révélateurs de vulnérabilités personnelles — et inversement — donne au film un souffle rare. spoiler: Lorsqu’après l’échec initial, les artistes reprennent leur destin en main, ce n’est pas une victoire hollywoodienne facile : c’est une métaphore de l’acte de création, lucide et exigeante.


La réalisation de Minnelli, somptueuse sans être tapageuse, tire le meilleur parti des décors d’Oliver Smith et des chorégraphies signées Michael Kidd. Les couleurs, les mouvements de caméra, le rythme général : tout concourt à une expérience visuelle dense et raffinée, même lorsque l’histoire semble s’égarer. On sent la main d’un cinéaste qui comprend que la comédie musicale peut être une forme totale — un théâtre d’ombres et de lumières, de sons et de silences, de gestes et d’aveux.

spoiler: Et puis, il y a cette dernière note, cette reprise de « That’s entertainment! » où les personnages se retrouvent dans la lumière, non pas en héros, mais en artistes réconciliés avec leur art, leurs échecs, leurs envies. Le film se clôt sur une promesse discrète mais tenace : le spectacle continue, non parce qu’il le faut, mais parce qu’il le mérite.


Tous en scène! n’est pas un chef-d’œuvre lisse et incontestable. Il n’en a ni l’ambition ni la prétention. Ce qui le rend si attachant, si vibrant encore aujourd’hui, c’est justement ce qu’il conserve d’humain, de déséquilibré, de sincère. Il danse sur une corde tendue entre la nostalgie et la modernité, entre le rire et la gravité — et ne tombe jamais. Voilà un film qui ne cherche pas à être parfait, mais à être vivant. Et c’est là, sans doute, sa plus grande réussite.
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2025
Ce vieux film est encore regardable. On est un peu gêné par le manque d'acteurs d'origine africaine sauf au début dans des rôles subalternes. Autrement, le film se tient et les numéros de dance restent excellents pour la plupart. Plaisante surprise.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2024
Une comédie musicale de l'âge d'or, pleine de légèreté et bonne humeur, avec son lot de numéros musicaux savoureux menés tambour battant par le couple Fred Astaire (la grande classe)/Cyd Charisse.
Marc Frazier
Marc Frazier

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2023
Quel dommage d'avoir doublé les chants en Français. Cela retire tout le charme et les voix ne sont pas au top.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2023
Réflexion satirique sur les ambitions irréalistes d'un metteur en scène aveuglé par de belles considérations inconsidérées et mise en abîme habile de la création cinématographique, cette comédie musicale mélange les styles en conservant humour et fantaisie tant dans les dialogues que le caméo amusant d'Ava Gardner ou surtout les numéros mélodiques (quitte à nous perdre quelque peu sur la direction artistique ou nous présenter certaines postures de danse désuètes), quintessence des chorégraphies de cette époque, qu'il s'agisse des fantasques Triplets, de la longue séquence finale reprenant magistralement les codes du film noir ou du gracieux pas de deux nocturne, poétique, romantique entre un sautillant Fred Astaire et une élégante Cyd Charisse alors intensément au diapason. Illustrant la vie idéalisée d'une troupe solidaire dans l'échec dont elle tire un succès épanouissant, ce Band Wagon trace aussi la renaissance d'un faux has-been. Virevoltant!
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2021
Une assez grande déception que ce film souvent présenté comme un fleuron de la comédie musicale. Le côté « comédie » est assez faible, et manque de rythme et de finesse. Et les scènes « musicales », dansées et, trop souvent, seulement chantées, manquent souvent du mouvement et de l’ampleur des meilleures productions du genre, même si l’humoristique « triplets » et le ballet final jazzy sont excellents. Fred Astaire apparaît comme vieillissant, il manque de l’entrain et du « peps » qui l’on fait connaître. Et le « message » général du film est contestable : théâtre et cinéma ne seraient que du « divertissement ». Si l’on s’en tient à cette conception, le film est réussi car il aura « diverti ». Seulement, et c’est bien là sa limite.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2020
Après « Singin’in the Rain », Arthur Freed se lance dans la production d’une nouvelle comédie musicale, toujours avec Betty Comden et Adolph Green au scénario et Vincente Minnelli à la baguette en s’appuyantl cette fois sur les compositeurs vedette de broadway : Howard Dietz et Arthur Schwartz qui on écrit toutes les chansons du film (la plupart sont reprises du musichall « The Band Wagon ! », un des succès de Broadway, qui donne le titre du film, même si l’histoire est totalement différente entre la scène et l’écran). Avec l’ambition de faire encore mieux, Arthur Freed et Vincente Minnelli rendent hommage auxéquipes qui réalisent les scènes. Car le sujet principal est le spectacle et les artistes. Chacun de ces personnages est inspiré de la vie réelle. Le producteur Jeffrey Cordova (Jack Buchanan) est un double de José Ferrer, les Marton (Oscar Levant et Nanette Fabray) sont bien sur Betty Comden et Adolphe Green (même si ces derniers n’étaient pas mariés), Gabrielle Gerard (Cyd Charisse) joue une danseuse de ballet (ce qu’elle était auparavant, notament au sein du Ballet Russe de Monte-Carlo) et Fred Astaire était, comme Tony Hunter, un has been de la comédie musicale, l’arrivée de Gene Kelly lui ayant donné un coup de vieux. De plus il était assez hostile à l’idée de danser avec Cyd Charisse qu’il jugeait trop grande (1,71 m) pour lui. Se servant de cette appréhension, la première rencontre du film est amusante, entrecoupée de l’hilarante démonstration que Jef Cordoba « joue » aux investisseurs. Après la cruelle séquence d’ouverture puis la non moins cruelle arrivée à New York, les laborieuses et vexantes séances de répétition, cette longue introduction du couple vedette se termine par la plus gracieuse et élégante scène de toute l’histoire du cinéma musical : « Dancing in the Dark ». Dans un central Park de studio, Gaby et Tony, vêtus d’un blanc virginal, découvrent par eux même qu’ils peuvent danser ensemble. Ce moment stylistiquement et émotionnellement impressionnant, situé au milieu du film, peut faire craindre la suite quant au niveau d’une telle hauteur.
En fait, le film commence vraiment. En premier le désarroi de l’artiste qui a construit un décor monumental et surchargé qui se retourne contre lui, avec au passage un éreintement en règle de l’art intellectuel, fossoyeur par définition du spectacle. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Après ce four retentissant, la troupe, sous la direction de Tony, en revenant au scémario original des Marton, va enchaîner une tournée spectacle sur la côte Est, où les numéros s’enchaînent les uns plus brillant que les autres, finissant en apothéose par une mini pièce “The Girl Hunt Ballet” avec Cyd Charisse en femme fatale ultra sexy (l’ensemble bleu transparent et la robe rouge me transforme en loup des cartoons de Tex Avery). Enfin, la déclaration d’amour de Cyd est une des grandes scènes émotionnelles du septième Art. Cette mise en abime ironique, souvent drôle, toujours brillante, offrant une succession de tableaux époustouflants (à tel point que l’excellent numéro de Nanette Fabray à la campagne paraît fade), dégage la morale la plus importante du film : “The world is a stage, the stage is a world”, “That’s Entertainment”. Ce sera le titre d’une série hommage de trois films sur le music hall. Fidèle à ses thèmes, le rêve et le réel, le désarroi de l’artiste, la difficulté face au rêve et de la création pour l’atteindre, Le réalisateur qui n’en a jamais changé, semble avoir atteint une plénitude artistique où chaque détail compte, jusque dans le choix des couleurs, des costumes, des décors. Minnelli est sans aucun doute, avec Stanley Kubrick (dans un style très diffèrent) l’artiste le plus complet que le cinéma a produit à ce jour. “The Band Wagon” est à la fois son joyaux et le sommet de la comédie musicale, surpassant encore “Singin’ in the Rain”.
Ce fut un four abyssal aux USA, à la fois en terme de recette et d’accueil critique avec en tête les intellectuels new-yorkais qui pardonnaient peu l’ironie acide vis à vis du courant qu’ils encensaient. De l’autre côté, Hollywood n’avait toujours pas digéré “The Bad ans the Beautiful” (“Les ensorcelés”), si bien que “Tous en scène !” fut juste nominé trois fois (scénario, musique, costumes) pour la cérémonie des Oscars 1954. Lamentable vis à vis d’un des plus grands films de l’histoire. Heureusement, c’est la comédie musicale préférée de la profession comme des critiques français et britanniques.
Yann I
Yann I

28 abonnés 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2020
Considéré comme un des plus grand classique de l'âge d'or de la comédie musicale, Tous en scène déçoit aujourd'hui. Le film a mal vieilli et souffre de la comparaison avec Chantons sous la pluie réalisé peu de temps avant.
Certes Cyd Charrisse est envoutante et ses duos avec Fred Astair font mouches dans des chorégraphies soignées et enlevées mais on reste sur notre faim faute d'un scénario quelconque et de scènes frôlant le ridicule.
La version française est à fuir ; les morceaux sont en français ....
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Immense classique de la MGM avec trois noms (Vincente Minnelli / Fred Astaire / Cyd Charisse) qui constituent dèjà à eux seuls une manière d'anthologie dans le genre. spoiler: Le film raconte l'histoire d'un come-back. Simplicitè du rècit mais que ce retour à Broadway est proche de la perfection.
Astaire y accomplit ce qui est unanimement considèrè comme sa meilleure crèation avec une formidable ènergie dans « Shine on Your Shoes » qui n'appartenait qu'à lui. Et que dire de Charisse totalement magique et sublime en danseuse. spoiler: La fameuse scène où le duo marche puis danse dans Central Park est depuis passèe à la postèritè...tout comme l'interminable ballet dans le final reprenant les clichès du film noir.
En 1953, Minnelli est au sommet de son art et signe une oeuvre synthèse, mieux encore, le chef d'oeuvre de la comèdie musicale. Now, that's entertainment !!!
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 571 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2020
Type de film toujours agréable à voir Fred Astaire a alors 54 ans il fera encore d'autres films. Ce film est un peu au milieu de ceux de VIncente Minnelli et de Cyd Charisse comme une sorte de standard. Le spectacle qui se met en scène lui-même et tord un peu le cou à ce qui peut être dramatique, c'est un style de comédie assez classique. La bonne humeur est le sens de l'ensemble, une sorte d'insouciance aussi avec une pseudo vision des échecs et fin de carrière qui est peu convaincante. Une réussite assez légère avec des thématiques, peut être un peu trop légère encore plus du fait que les essais pour qu'elle ne le soit pas trop sont voyants et peu efficaces.
velocio

1 540 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 juillet 2019
Déjà que je n'ai pas vraiment d'affinité pour les comédies musicales américaines que tout le monde aime, comment pourrais je apprécier une comédie musicale que beaucoup considèrent comme poussiéreuse ? Ce n'est jamais drôle, ni émouvant, la musique est à fuir et la danse n'a vraiment pas l'intensité des comédies musicales en provenance de Bollywood. Oui, pour moi, à tous points de vue, les comédies musicales en provenance de Bollywood sont largement supérieures à celles venant des Etats-unis !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 septembre 2018
Très déçu par ce film, dont j’attendais vraiment beaucoup plus. Visuellement c’est irréprochable, coloré, dynamique, bien mis en scène. Mais pour ce qui est du scénario, ça m’a paru assez raté: on ne voit pas bien où Green et Comden veulent en venir (à part peut-être mettre en abyme leur propre expérience ?). L’ensemble est déséquilibré et peu efficace, surtout pour du cinéma hollywoodien classique qui habituellement repose sur des recettes bien éprouvées. Même les numéros de chant m’ont déçu à cause d’un manque de mélodies marquantes et, surtout, d’une sous-exploitation des talents de danseur d’Astaire. Quelques grands moments sauvent l’honneur et les décors et costumes sont magnifiques.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2017
Une comédie musicale fort sympathique, notamment grâce à l'irrésistible Jack Buchanan dans la peau du narcissique et impayable Jeffrey Cordova.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 janvier 2017
Tous en scène est un film sympathique.
Il n'y a pas vraiment beaucoup de reproches à faire sur ce film. Les musiques sont très entraînantes. Les prestations de danseurs sont impressionnantes (Fred Astaire est au sommet de son art et il est accompagné par d'excellent danseurs). Les autres membres du casting sont aussi bons danseurs que chanteurs et qu'acteurs. L'histoire est très sympathique, pas forcément incroyable car elle n'est que prétexte pour des performances de danses. Les décors sont très réussis. Les gags marchent.
Le film n'a pas la prétention des cultes Chantons sous la pluie et autres films avec Gene Kelly ou Fred Astaire, mais réussit modestement très bien son coup.
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