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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
c'est la deuxième fois de ma vie que je quitte une salle de cinéma avantla fin d'un film et nous étions deux à sortir. Il faut croire d'ailleurs que tous les spectateurs n'ont pas apprécié car il y a eu des remous dans la salle avant même que nous sortions. Je regrette que Daniel Auteuil et Sabine Azéma, se soient fourvoyés dans ce film trompeur sur son véritable objectif, une permissivité totale qui ne tient pas compte de la dignité des personnes et de la réalité psychologique humaine. Ce qui n'empêche pas les paysages du vercors d'être très beaux. Ayant un ami aveugle, je regrette aussi l'utilisation qui a été faite de la cécité d'un homme.
EYES WIDE SHUT" J'y allais à reculons, vraiment, pensant moi aussi voir un ersatz raté de film de Romher...
Ce film est le pendant français de Eyes Wide Shut. Le personnage de Adam( formidable Sergi Lopez) , aveugle évoque bien sur le titre du film de Kubrick (yeux grands fermés). Ce personnage magnifique et tout à fait réaliste donne lieu à une des plus belles scène du cinéma français depuis longtemps, dans le noir total... Là ou le film de Kubrick (a mon avis plus grand film que celui ci, tout de même, surtout dans la mise en scène) offrait la morale "Baisons" pour sauver le couple, les Larrieux jouent sur une morale toute différente puisque ils ne dénoncent pas les pratiques déviantes (ici point de cérémonial grotesque) mais les intègrent dans un schéma de vie. Après une première moitié exceptionnelle, le film est un tantinet moins réussi sur la fin. Quelques longueurs le plombent ça est là... surtout on se demande peut être si finalement, ce couple quinqua n'aurait pas du en toute logique revenir à une "vie normale"... Probablement cela eu rassuré tout le monde est on aurait eu droit à des critiques plus positives de la part de ceux qui aujourd'hui déescendent le film. Mais Les Larrieux offrent une autre possibilité, plus osée et finalement assez finement aménée : l'échangisme, pourquoi pas ?. J'y ai cru comme la majeure partie des spectateurs ce dimanche dans une ville de province (Ajaccio). Un grand merci à Auteuil et Azema, beau couple de cinéma.
Film moyen, encore une histoire bien de chez nous, de couples qui s'aiment mais.... cette fois on est passé à l'échangisme ! c'est nouveau mais peu original et S. Azéma et D. Auteuil semblent peut convaincus, on y croit pas beaucoup. Bref, un jour où on a rien d'autre à faire, à la rigueur !
Il y a longtemps que je n'avais pas pris tant de plaisir au cinéma. Ce film est remarquable de la première à la dernière seconde. Je dirais que le sujet est traité non pas avec pudeur mais avec une classe exceptionelle, aucune vulgarité ni frontale ni sous jacente.La mise en scène beaucoup plus forte qu'il n'y parait s'éfface devant un quatuor de comédiens haut de gamme(s). Sergi Lopez tel qu'en lui-même, Amira Casar qui décidément fait évoluer sa carrière de façon admirable, Daniel Auteuil dont il est inutile de souligner l'excellence des performances et Sabine Azema probablement dans l'un de ses 5 plus beaux rôles. Bref à consommer de toute urgence!!!
Insensible ou subjugué, ce film ne peut laisser le spectateur indifférent. Pour ma part jai été littéralement embarqué à mon insu. Il faut dire que la bande annonce laissait présager une comédie dramatique sur des « quinquas » en mal de questions existentielles Une uvre statique, voire soporifique comme le cinéma français sait si bien faire ! Ben je me suis planté ! Ca commence comme tel, mais très vite le ton est différent, et les deux frères nous embarquent dans une espèce de chassé croisé pour le moins tendancieux, irrévérencieux et désopilant ! Loin dêtre poussif, ce film se transforme en un hymne hédoniste, où le spectateur se retrouve dans lun ou lautre des personnages. Plutôt que de les voir se prendre la tête, on assiste à leur mutation, avec une volonté dexister non plus en fonction des normes sociales, mais bel et bien en suivant leurs instincts. Certes, cette morale un peu subversive en choquera plus dun, mais dans une société ou tout saseptise, quest-ce que ça fait du bien de voir et dentendre un discours aussi résolument décalé ! Dune fluidité et dune légèreté rarement égalée, cette comédie sociale servie par un quatuor dacteurs très en forme, est un subtil pied de nez à nos vieux préjugés. Chapeau bas !
Peindre ou faire l'amour (beau titre), est un film 5 fois sensible, par les 5 sens qu'il appelle a mettre en exergue au spectateur. Cela marche fort bien mais la sensibilité y est academique par le jeu des trop célèbres acteurs et n'indigne pas assez. Il manque ici l'irreverence d'acteurs frais et il y a excès de personnages ininteressants (trop d'amis chez Madeleine et son mari) reste quelques instants de grace par une mise en scene en aucun cas perverse et un decor agreable.
décevant, vraiment décevant... l'ennui à l'état pur ..comme les personnages du film. Sabine Azéma et Daniel Auteuil valent mieux que cela... comment ont-ils pu accepter de jouer dans ce navet ... besoin d'argent ??! si vous avez du temps à perdre mieux vaut encore un "bon" porno..!! ce que ce film essaie d'être ??
Si vous hésitez entre peindre, faire l'amour ou aller voir ce film, je vous conseille vivement les deux premières activités. Ce n'est certes pas un navet mais, une fois de plus, une très bonne idée n'aboutit pas, parce que le scénario s'essouffle au bout de trente minutes et qu'il manque au montage le sens du rythme qui fait défaut à tant de cinéastes. Et c'est rageant, quand on voit la qualité des premières séquences qui laissait espérer un film plus ambitieux. Au début, les dialogues et les situations sont justes, vraisemblables, les relations entre les personnages sont subtilement suggérées, la vision du monde du personnage joué par Sergi Lopez.
Une façon d'appréhender la direction du film: comment sentir le temps, les flux divers qui nous caressent. figer de mémoire sur la toile un paysage-décor? Qui serait décor de quoi? Des corps? on ne voit pas les toiles mais on voit des corps parfois aveugles et qui se découvrent dans le noir. Une manière d'aiguiser finalement la vie qui la plupart du temps est aveugle des sens, dans la mesure où la courbe de l'orgasme (courbe sismique) nous apprend que c'est notre immobilité du plupart du temps qui est notre transparence au monde, transparence plus qu'existence. L'intelligence qu'implique la révélation de tout plaisir sensuel amenant vision remanente rétinienne d'une obsession paradisiaque. Il reste ce choix du ballotement, bateau ivre du désir, ressac des marées de l'âme. L'être en lui même se révélant âprement perdu ,affamé sans recours,intensément seul. La forme et les personnages sont discutables par rapport à l'intention. Une chose est sûre cependant on ne tombe jamais dans le trait charnel mais on reste dans l'émotion de la chair, dans l'émotion fait chair. L'échange ici est un échange supérieur par des voies qui pourraient être triviales au premier degré. Celà pourrait aussi s'appeler: une expérience du silence ou la conversation de sens. Une façon finalement de ne pas s'abrutir en bavardage En résumé: bcp plus fort qu'il n'y parait
un film qui prometait vu le casting et les paysages; mais a la fin, un film choquant vu la catégorie "tout public" et sans aucun intérêt mis à part les décors du Vercors qui sont sublimes... mais pas suffisants comparés aux dialogues dignes de films de série Z... quand au jeu des acteurs, il est faiblard est sans émotions. à déconseiller sauf aux gens qui veulent dormir au cinéma
Naïf et approximatif , je reprend les termes de Pierre Murat dans Telerama. Il y a évidemment un fond qui me semble inexploité, un réel manque de profondeur dans les rapports des personnages. En fait la réalisation est très superficielle. De plus certaines scènes sont d'une niaiserie et ce déroulement de paysages du Vercors un tantinet lourdingues.
Un film sans surprise, décevant, sans peinture, aucun message ni grande sensation... Si! éventuellement la nature, l'obscuritée, Brel... un documentaire aurait été plus approprié. Un thème faussement traité, ne donnant que du vide. Des dialogues souvent remplis de platitude, des situations toutes faites, sans le jeu de certains acteurs, on ne sait si l'on resterait jusqu'au bout.
"Feindre de faire l'amour". Comment peut-on faire croire à la jeunesse d'aujourd'hui que l'amour n'est que rencontre de voisinage et libertinage?? Pendant plus d'1h30, j'ai eu l'impression d'être devant une émission de Jean Luc delarue.
Un film décevant, dans lequel sabine azéma est aussi crédible en peintre que Carlos en prof de Fitness... A éviter
La distribution était alléchante,l'interprétation est d'ailleurs très bonne,les paysages très beaux.Ceci dit,le tout manque cruellement d'émotion,on n'y croit pas une seconde.Vous l'aurez sans doute compris:ce film m'a beaucoup déçue.Je suis navrée que ces acteurs que j'apprécie tant y aient participé!
Une étoile pour sabine, Daniel et Sergi, une étoile pour les belles images. Malheureusement je ne vais pas au cinéma voir un documentaire sur Grenoble et ses alentours ni sur "comment vivre l'amour à la retraite". C'est un film qui fait un peu peur finalement: à près de 60 ans on a peur de se quitter, de quitter sa routine de couple, mais on a encore envie de luxure. L'échangisme comme 2ème jeunesse et sauvegarde du couple? Quand la jeunesse se rapproche et recherche aventures via le net, l'expérience garde les valeurs sures...le Cognac ou comment passer une bonne soirée entre amis