Joli petit film qui accroche par sa charmante ambiance années 30, ses décors du Paris populaire, sa brochette d'acteurs, sa bande son et sa réalisation réussie. L'enthousiasme communicatif du film dans son ensemble est un point fort, alliant nostalgie et émotion, simplement, sans prétention.
Faubourg 36 célèbre, par la retranscription des discours politiques et la reconstitution d’un esprit franchouillard au moyen de différentes ressources (costumes et accessoires, architecture, musique de music-hall et instruments associés, recours au numérique…), un Paris et une époque n’ayant jamais existé, faits en carton-pâte, projection contemporaine de fantasmes français sur un temps ô combien complexe et troublé. Sa naïveté consiste alors à refuser à ses personnages l’ignorance des situations, et à ne les concevoir que comme des héros d’une page d’histoire qu’ils ont conscience d’écrire ou de ne pas écrire – ce qui revient au même puisque se dire marginal suppose une lucidité sur sa condition au sein de la société. La dimension pédagogique, façon leçon encadrée d’un manuel scolaire, empêche les prétendues innovations et révolutions (comiques, musicales) d’advenir à l’écran : à l’image du long plan-séquence inaugural, remarquable du point de vue de sa technique, tout est savamment orchestré, rien ne dépasse, spoiler: pas même l’improvisation, le ridicule et l’échec que le film écarte par ellipses interposées . Une production bien trop théorique, qui a cette fâcheuse tendance à se placer du côté des bons – celles et ceux reconnus ainsi par notre réception du passé – et à sauver les braves gens ayant été, à un moment de leur vie, mis à l’épreuve.
Je n'ai pas accroché du tout, hormis la 1ere heure passée, ou l'intérêt se rehausse pour, retomber aussi sec. Vu à l'époque, je n'avais vraiment pas aimé, revu ce jour...pas mieux, je suis limite plus sévère. Dommage, le casting et le synopsis me donnaient tellement envie.
Après "Les choristes", Christophe Barratier signe une deuxième oeuvre populaire et rétro. Il crée le décor d'un faubourg parisien époque Front Populaire (rien de très politique ou d'engagé, les références à cette période sont surtout illustratives) et plus particulièrement d'une salle de spectacle que le personnage joué par Jugnot entreprend de réhabiliter. Il est entouré d'un syndicaliste impétueux (Cornillac) et d'un artiste ringard (Merad) et son projet est parsemé d'innombrables difficultés et aléas. Film appliqué à la reconstitution soignée, "Faubourg36" masque assez mal, néanmoins, les ficelles communes d'un scénario sans surprise et plein de bons sentiments: populo contre méchants capitalistes et ligueurs nationalistes, bluette de l'intègre "coco" Cornillac avec une chanteuse, spoiler: désarroi de Jugnot quand on lui retire la garde de son garçon (l'acteur n'en finit plus de jouer en vieillissant les braves types un peu lisses, tellement éloignés des personnages de ses premières années de cinéma). C'est du cinéma à l'ancienne, du "cinéma de papa" comme on disait autrefois, le retour de la "qualité française", pas déplaisant mais si évident avec ses protagonistes trop simples et sa mise en scène peu inspirée.
Dans une veine proche de l'esprit des Choristes, Barratier restitue un Paris de carte postale et l'antique tradition du music-hall à la française, entre comiques troupiers et jeunes vedettes. Porté par un entrain et un enthousiasme communicatifs, et sans oublier l'émotion, il offre à ses comédiens (tous excellents) de jolis numéros sur une trame scénaristique plutôt commune mais servie avec douceur et élégance. Le genre de film qui fait du bien au moral, entre nostalgie et bouffées d'humanité.
Bien que le film soit destiné à un très très large public, et programmé pour sortir avant les fêtes de Noël, on passe quand même un bon moment. Les (trop) bonnes intentions sont compensées par une musique et des décors à la hauteur des attentes pour ce type de film inspiré des comédies américaines des années 60. Les acteurs ne sont pas au top de leur forme (Francoi Morel qui nous refait du Deschiens) et certaines scènes sont assez mal dirigées. En outre 80% du déroulement du film est prévisible. Néanmoins le rythme est soutenu et la morale est sauve. Pas de vague dans le monde de Barratier...
Film nostalgique, émouvant avec des acteurs heureux d interpréter leurs personnages. Un beau film français avec en toile de fond le Front populaire et son bain de fraîcheur
Superbe film emouvant. La France de 1936 bien reconstitué dans ce faubourg 36. Une belle histoire et de très bon acteurs. Pourquoi des notes négatives et de mauvaises critiques ? Certainement des perpétuels insatisfaits qui n'aiment que des navets ou prône leur idéologie...
Un film sympathique et intéressant. La musique en est excellente ! Pourtant certains acteurs ne semblent pas à leur place. Ainsi Kad Merad ne me paraît pas à l'aise dans ses numéros. On voit bien que le petit accordéoniste ne joue pas. Il y a un problème de voix (une doublure ?) pour Nora Arnezeder, qui par ailleurs joue bien : sa voix dans les premières chansons est du style féminin populaire actuel ! Les suivantes sont du bon style d'époque. Compliments à Clovis Cornillac qui fournit une très bonne prestation ! Les autres : Jugnot, Richard, et Donnadieu sont égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire excellents.
Je veux bien tout ce qu on veut et le cinéma populaire français a bercé mon enfance et mon envie d en faire un métier...mais ici tout est raté. D abord l histoire au niveau du scénario il vaudrait mieux se mettre d accord sur quoi raconter. L histoire du personnage joué par Pierre Richard me semble plus intéressante que ce qui a finalement été retenu au final . Les comédiens sont plaqués et peu concernés.
Un drame plutôt bien écrite , interpréter par sont casting tous de Bon niveaux , présence de la jeune Nora Arnezeder est très convainquante ce qui marque un de ses premier rôle au cinéma est un rôle important qui plus ai. Le film est quand même un peux long au démarrage plusieurs nous nous posons la question de savoir où sais que veux allez ce film on ne comprend pas pourquoi ça met si longtemps. Certains personnage qui au début nous paresse un peux énervant devienne malgré tous attachant dans le reste du film , François Morel en plus au casting dans le rôle d'un patron de bistrot qui a une joie de vivre ced t un plaisir de le voir . Kad Merard dans un autre registre montre sont talent . tous sa pour voir En 1936, sous fond des journées du Front populaire dans un faubourg parisien, l'histoire de trois chômeurs qui tentent de faire revivre une salle de music-hall, le « Chansonia ». Distraillant malgré tout il constitue un film à voir pour les interprétation des acteurs
Un film à la gloire du Front Popu, probablement assez ambitieux, mais nettement en-dessous des « Choristes » du même auteur : l’émotion – triste ou gaie - ne passe à aucun moment, malgré les efforts des acteurs, et malgré une intéressante reconstitution du Paris d’avant-guerre, de Montmartre et de ses music-halls.
Film plaisant et exaltant grâce notamment au charme de Nora Arnezeder. Ce film est enrichi également par la présence de Gérard Jugnot, François Morel et Pierre Richard qui excellent. Jolies notes de musique. Seul petit bémol : film un peu trop long.
Un saut dans le temps rempli de nostalgie où s’entremêlent bons sentiments, gags et musiques des années 30… cette fable est servie par des comédiens talentueux et enthousiastes. Le caractère bon enfant de cette comédie qui fleurte avec le drame fait plaisir et nous divertit jusqu’au générique de fin. C'est franchouillard, diront certains, moi je dis que c’est populaire à l’image de cette période solidaire et tumultueuse. C'est enfin une belle plongée dans le Paris de l'entre-deux-guerres dans des décors magiques et sublimés.