Frankenstein
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Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 juillet 2016
Je ne l'avais jamais vu. Un scénario pas mauvais, des figurants plus ou moins dans le coup. Je n'ai pas trouvé les acteurs très convaincants. Aujourd'hui, le film souffre d'un très gros coup de vieux et seul la "gueule" du monstre de Frankenstein vaut le détour. La mise en scène n'est pas toujours bonne et l'on voit parfois les acteurs hésiter dans leur gestuelle, le temps de se coordonner avec leurs partenaires. Bref, une fois qu'on a vu la jaquette, on ne manque pas grand chose.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2016
Le film de James Whale fait partie avec "Dracula" de Tod Browning (1931), "King Kong" de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack 1933) et "La Momie" de Karl Freund (1932) des quelques films des débuts du parlant qui ont contribué à populariser le cinéma de genre et à installer dans la mémoire collective des "monstres" dont on continue de filmer les aventures au XXIème siècle. Ce film séminal s'il n'est pas le tout premier inspiré du roman de Mary Shelley reste celui qui aura fait découvrir au monde entier Boris Karloff, l'acteur qui aura incarné comme personne après lui "La Chose" que l'on a fini par appeler "Frankenstein" qui est en fait le nom de son créateur interprété par Lionel Atwill. Nous sommes au début du parlant et le film en est le reflet, portant encore la marque du jeu très expressif des acteurs de cette période où l'absence de son devait être compensée par une expression visuelle des sentiments facilement accessible. Tous les acteurs présents sur le film sont bien sûr issus du muet, en particulier Boris Karloff, acteur de théâtre anglais ayant fait ses débuts à Hollywood en 1919 dans des rôles très obscurs l'obligeant à poursuivre parallèlement à sa carrière cinématographique moult petits boulots. Whale qui remplace à la réalisation le français Robert Florey qui avait ébauché une version avec Bela Lugosi dans le rôle du monstre, s'inspire fortement de l'expressionnisme allemand dont un des représentants les plus fameux, Friedrich Wilhem Murnau ("Nosferatu", "Faust") arrivé à Hollywood en 1927 pour y tourner "L'aurore" y décède dans un accident de voiture le 15 mars 1931, année de sortie de "Frankenstein". Curieux agencement du hasard qui remet entre les mains de Whale, réalisateur anglais très raffiné lui aussi, la charge de prolonger le sillon creusé par le grand réalisateur disparu. Bien sûr inspiré du roman de Mary Shelley le scénario écrit à sept mains redessine les contours de l'intrigue pour la faire cadrer avec l'aspect visuel qu'entend donner Whale à son film. Ainsi le monstre ne parle pas alors que dans le roman il est plutôt prolixe se livrant à de longs monologues. L'atmosphère des films d'épouvante de l'Universal imprimée par le "Dracula" de Tod Browning est bien sûr reprise avec ses décors grandioses auxquels Whale rajoute toute la machinerie infernale du docteur Frankenstein qui convoque la foudre et les dieux pour réaliser son rêve fou de créer la vie. Une dimension mystique affirmée quand ayant réussi son impossible pari, il répète exalté à son maître, le professeur Waldmann (Edward Van Sloan): "Je suis Dieu ! Je suis Dieu!". Affirmation jugée parfois blasphématoire qui sera à l'époque censurée dans bien des pays où le film sera exploité. Mais ce qui restera comme emblématique de ce film magnifique prolongé d'un autre encore plus réussi ("La fiancée de Frankenstein" en 1935), c'est la toute première apparition du monstre face à son créateur où s'affiche derrière le masque de Boris Karloff crée par le génial maquilleur Jack Pierce la détresse infinie d'une créature qui porte en elle toute la folie de l'homme toujours assoiffé de comprendre pour se l'approprier, l'inexplicable. Karloff entre ainsi dans le panthéon des grandes créations du cinéma. Il tentera bien d'échapper à ce rôle si marquant, en ne concédant que deux autres apparitions dans le costume si lourd à porter du monstre, mais tout l'y ramènera. Il finira par s'habituer à ce destin qui en compensation aura fait sa fortune. Habilement le film ménage quelques moments drolatiques dont se charge le baron Frankenstein père, amateur de bon whisky et de plaisanteries ancillaires interprété par le facétieux Frederic Kerr. "Frankenstein" pourtant très daté au regard de l'évolution technologique demeure un chef d'œuvre indépassable inscrit à jamais dans la grande histoire du cinéma. Non, Boris Karloff n'a vraiment rien à regretter.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2016
Inspiré du roman de l'Anglaise Mary Shelley, ce film qui connut d'innombrables suites et remakes contribua à ancrer durablement le mythe de Frankenstein dans le monde. Les effets spéciaux, très réussis pour l'époque, et l'extraordinaire prestation de Boris Karloff, dans le rôle du monstre, y sont pour beaucoup, même si la personnalité de la créature a perdu de sa complexité par rapport au roman.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 avril 2016
Classique du cinéma "fantastique", l'œuvre de James Whale possède une patine particulière qui lui donne un charme indéniable. Qu'importe les nombreux défauts, le tout est rempli de poésie et se laisse regarder avec plaisir. L'interprétation du monstre par Boris Karloff reste dans les annales.
SamuelOTook
SamuelOTook

3 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2016
"Frankenstein", le fameux. Un film des années 30.
Beaucoup de scène iconiques - notamment avec la créature, ou celle du père portant sa fille arrivant dans le village. En revanche, je suis plus sceptique sur les transitions, parfois brusques, ou alors marquées par ce qui pourrait être pointé maintenant comme des incohérences entre ce qui était montré des personnages (jeu théâtral des acteurs) dans une scène et dans l'autre.
Cela reste un film à voir, et j'ai trouvé qu'il y avait quelques remarquables mises en scène (avec des beaux travellings, ce qui est remarquable pour l'époque).
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2016
Un bon classique d'horreur comme on les aime. Les effets spéciaux ont certes mal vieilli, mais ça en ait presque son charme. Les effets spéciaux sont ceux des années 30, tout de même. De plus, il faut tout de même reconnaître une chose à ce film, ce qu'il a en partie créé le personnage du monstre de Frankenstein que l'on connaît aujourd'hui. Certes, c'est Mary Shelley qui a créé la personnalité du monstre, mais son apparence dans notre imaginaire d'aujourd'hui : très grand visage rectangulaire avec deux boulots qui ressortent, est dûe aux costumes et aux maquillages de ce film.
Le casting est correct mais c'est évidemment Boris Karloff qui vole la vedette. Il était fait pour jouer ce rôle.
Très libre (à mes yeux) adaptation du chef-d'œuvre de Mary Shelley, la réécriture a tendance à être simpliste, sans doute pour séduire la demande de l'époque. Le personnage littéraire du monstre est beaucoup plus fascinant et complexe que sa version cinématographique, de même que le personnage de Victor Frankenstein est plus intéressant dans le livre. C'est d'ailleurs le vrai reproche que l'on pourrait faire à ce film, l'écart qu'il prend avec le livre, simplifiant (et pas de la meilleure des manières pour le personnage du monstre) les personnages.
Un film mémorable, et c'est bien mérité.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 mars 2016
Bon, je pense que Frankenstein est le genre de film qu'on regarde en se disant qu'on n'est pas devant un chef-d'œuvre intemporel, parce que bon sang quel coup de vieux ! Karloff, sa démarche, son maquillage, ses gémissements, les effets spéciaux... Le film est devenu très très kitch, et je doute qu'un jour il ait pu faire peur. Alors pourquoi cette note, vous demanderez-vous sûrement ? Et bien parce que paradoxalement cela donne un charme au film et le rend très attachant. De plus, il réussit très bien à nuancer le personnage de Frankenstein, le rendant tour à tour menaçant et pitoyable, repoussant et presque attendrissant. En plus la petite heure de film passe vraiment bien.
Pas un monstrueux chef-d'œuvre du septième, mais un film que j'ai pris plaisir à regarder.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 février 2016
Ce Prométhée moderne n'est pas le film d'horreur le plus effrayant qu'il ait été donné de voir, mais malgré tout la réalisation est bonne et le caractère mythique d'une première adaptation ne bénéficiant d'aucun effet spécial le couvre d'une certaine aura
MaCultureGeek

1 162 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2015
"Frankenstein", c'est vraiment quelque chose de fort, tant au cinéma qu'en littérature. Forcément qu'au cinéma, ce n'est pas toujours bon, mais en grande majorité, c'est de bonne facture ( à ce que j'ai pu en lire pour l'instant, je tiens à le préciser ). Il est donc temps pour nous de nous engager, après avoir évoqué la majeure partie des Dracula de la Hammer, et dans l'attente de me procurer ceux de la Universal insessament sous peu, dans les "Frankenstein" de la Universal, et du cinéma en général. Avant de commencer plus en avant mon analyse du film, je dois vous préciser que malgré son âge, le résultat final reste époustouflant; loin d'avoir réellement souffert de l'influence des âges, l'oeuvre marque toujours autant et parvient, surtout, à instaurer un vrai sentiment de malaise chez le spectateur, un sentiment d'effroi ( et ce malgré ses 85 ans, environ ). Je pense donc que l'on peut dire, à juste titre, que l'on tient là un véritable chef-d'oeuvre du cinéma d'épouvante. Car rare sont les métrages a avoir aussi bien vieillis. Et là, je pense surtout à cette vague de slashers survnus dans les années 70; désolé de vous dire ça les mecs, mais toutes ces efflusions de sang, et votre mise en scène clipesque et datée, toutes ces choses gâchées et hideuses ne pourront jamais ( oui, je dis bien au grand jamais ) ne serait-ce qu'espérer rivaliser avec ce métrage ci. Oui, le "Frankenstein" de 1931 est un chef-d'oeuvre indémodable, et je vais vous expliquer pourquoi. Pour commencer, l'on aura rarement vu de travail de mise en scène si bien vieillir. Et justement, l'on peut dès à présent tirer de ce constat l'idée que Whale, loin du génie de Fritz Lanf, s'avère tout de même un artiste novateur et visionnaire. Sa réalisation est efficace, réfléchie et intelligente, et même si l'on y perçoit l'évidente viellesse de l'oeuvre ( en partie dûe au noir et blanc qui l'imprègne ), elle fait également preuve d'une étonnante modernité. Comme je le disais, Whale est un visionnaire, et en tant que tel, il nous fournit un travail hors-normes. Mais ce noir est blanc que j'ai cité à l'instant ajoute énormément à l'oeuvre; cela lui confère du cachet, et un aspect très romantisme allemand qui ne peut que nous évoquer le chef-d'oeuvre de Murnau, "Nosferatu". Tiens, une adaptation de Dracula ... Les deux personnages sont définitivement intrinsèquement liés. Précision attive et injustifiée? Je ne crois pas. Le premier interprète du Dracula de la Hammer, Bella Lugosi, se chargea, quelques années plus tard, de reprendre le flambeau de Karloff dans le rôle. De même pour Christopher Lee qui, avant de connaître le personnage de Dracula, s'essaya aux traits de la créature de Frankenstein, lui même interprété par Peter Cushing, le Van Helsing des Dracula de la Hammer. Voilà, voilà. Parlons donc, à présent, de l'interprétation générale. Globalement, c'est plutôt théâtral, mais comment pourrait-on reprocher ce détail en sachant pertinnement l'âge même du métrage? La seule idée qu'il faut en tirer, c'est que c'est toujours mieux joué que "La Nuit du Loup-Garou". Et comme beaucoup doivent le savoir ( et ainsi que l'histoire l'a prouvé ), Boris Karloff campe LA meilleure créature de Frankenstein de l'histoire du cinéma. Désolé mon bon Christopher, mais tu n'as pas tenu la comparaison. Il a une certaine manière de jouer, une manière toute particulière de donner la vie à son personnage, un peu à la manière du savant fou, et d'y donner du sens, suivant l'exact inverse des indications de Shelley, présentes dans son livre. Arborant un indéniable charisme, Karloff ajoute, en même temps, une incroyable sensibilité à sa créature monstrueuse; il ne sera ainsi pas rare de l'apercevoir, entre deux cris et gargouillis, de le voir arborer de la tristesse sur son visage. Et voyez-vous, je pense que l'on n'aurait pu faire pareil chef-d'oeuvre sans cet homme ci. Entre le géant démoniaque et l'enfant apeuré ( voir la scène au bord du lac pour comprendre ce que je veux dire ), cette ambiguité dans sa personnalité permet au métrage de s'étoffer d'une écriture particulière, et d'un second rôle qui, à l'étonnement de tous, prend le pas sur le personnage principal, et par delà même sur son auteure, Mary Shelley, instantannément oubliée dès lors que le film sortit. De plus, les ajouts au roman sont d'excellente facture, et contribue, à l'évidence, au succès même de l'oeuvre : la création du personnage d'Igor ( nommé je ne sais trop comment ici ) amène de la crédibilité à l'oeuvre, et nous fournit un nouveau personnage auquel nous identifier, entre le pauvre homme naïf et le bossu de notre dame ( l'influence est évidente ). Le fait que Victor ne soit pas le méchant ( ce sera plutôt le cas d'Henry, son frère, lui même présent dans le roman ) surprend également, mais dans le bon sens : l'on peut à présent encore plus s'attacher à son personnage, et ne plus le voir comme une victime, mais bien comme un héros ( encore que l'acteur manque singulièrement de charisme ). Cela permet donc au métrage de se singulariser de l'oeuvre originale, tout en ne s'en déttachant pas trop pour n'y point perdre ses marques, et par delà même toutes ces choses caractéristiques qui ont fait son succès. Le fait que Frankenstein soit muet est encore plus efficace que de le voir réfléchir sur le principe même de la vie : il ne peut désormais plus se plaindre, et face à la haine du monde, il ne peut plus qu'être impuissant, et n'y plus pouvoir rien faire. Et justement, cela ajoute un sens au récit, sens que le roman n'avait pas, et une profonde puissance dramatique, que le roman avait tout de même, pour le coup. Ensuite, le costume de Frankenstein est véritablement grandiose et saisissant; l'on ne s'y attachera pas plus longtemps, je pense, juste le temps de dire que son aspect plastique ( ainsi que celui du film en général ) est parfait. Les effets spéciaux sont eux-mêmes vraiment impressionnants pour l'époque, d'autant plus qu'ils sont délicieusement relevés par le noir et blanc de l'oeuvre. L'oeuvre manque donc de fidélité, mais dans le bon sens; les ajouts sont intelligents, réfléchis. Pour terminer, j'aimerai conclure par Boris Karloff, et son interprétation de Frankenstein. Certes, nous l'avons déja évoqué, mais terminons tout de même sur lui. Il existe, chez lui, cette chose à la fois attirante et répulsante, cet air tantôt fascinant tantôt terrifiant, cette force physique, et par delà même cette naïveté dans le regard, qui le rend unique et prouve, en même temps, qu'il est, a été et restera à jamais, je pense, le plus grand Frankentein ( oups ) de l'histoire du cinéma, et de l'histoire en général, au cas par cas ou dans son intégralité. Fascinant. Magnifique. Incroyable. J'en reste pantois.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2015
Court mais remarquablement réalisé et photographié, avec des décors de folies, des scènes cultes (la noyade de la gamine, le père qui traverse la fête avec son cadavre, le final dans le moulin en flamme). Même si Whale fera encore mieux avec la fiancée de Frankenstein en 1935, ce film fondateur du mythe reste un chef d'œuvre.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2015
Un chef d'oeuvre. Une très belle adaptation du roman terrifiant de Mary Shelley. Boris Karloff , la créature est la révélation du film. James Whale réalisera ensuite l'Homme Insivible et la Fiancée de Frankenstein. Colin Clive joue à la perfection le docteur Henry Frankenstein . Mae Clarke interprète son épouse désespérée.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2015
Je suis resté un peu sur ma faim après l’Homme Invisible et je dois dire que je ressens plus ou moins la même chose avec Frankenstein. Le constat reste le même : le propos est intéressant mais il y avait matière à faire vraiment plus touffu. Le film souffre de sa trop courte durée. Mais malgré ça, j’ai vraiment aimé ce film car il développe une ambiance vraiment prenante. Déjà visuellement c’est la classe avec cette photographie de folie qui rend les clairs obscurs sont tellement beaux. Nous n’échappons pas à quelques raccords foireux mais dans l’ensemble on a quand même le droit à une mise en scène de qualité. Voir un film de Whale reste un petit plaisir oculaire, ce que l’on ne doit pas négliger.

Et c’est vraiment dommage que le fond ne suive pas tellement. Le film est intelligent mais ne prend pas le temps de développer cette fascination morbide du créateur qui tient à tout prix à faire revenir les morts, ne reculant devant rien. On a pourtant quelques pistes de réflexion intéressantes mais il manque bien 20 minutes pour pouvoir étoffer ces thématiques. Mais ça reste toutefois globalement bien écrit malgré l’inutilité de certains personnages comme l’ami et rival du héros dont on se demande bien à quoi il peut servir dans l’intrigue. Il y a quand même une mythologie intéressante qui se dessine autour de la créature et de ce qu’elle peut être capable de faire, de ses origines… C’est vraiment fascinant.

L’interprétation est globalement réussie, sans trop de surjeu (pas comme l’infâme aubergiste de l’Homme Invisible…). Bon, par instants je ne cache pas que j’ai pu sourire sur certaines expressions de Karloff. A ce titre, la scène où il fait un petit sourire pervers lorsqu’il se retrouve seul avec la femme dans la chambre est vraiment drôle. Mais je pense que c’est voulu ici, même si sur d’autres scènes l’effet comique était certainement involontaire. Tu ne sais pas ce qu’a commis le criminel qui a « donné » son cerveau à la créature mais tu devines un peu le caractère du bonhomme et la nature des crimes qu’il a pu commettre. Et c’est aussi cette imprévisibilité des réactions de la créature qui participe à son aspect mythologique.

Dans l’ensemble, le film est vraiment plaisant. Difficile de bouder son plaisir face à une atmosphère aussi bien rendue et à une plastique aussi impeccable. Dommage toutefois qu’il y avait ces quelques petits couacs et surtout un scénario aussi léger pour un tel sujet. Trop inégal malheureusement… Je découvrirai toutefois la suite de ce film avec grand plaisir, en espérant y retrouver quelque chose de mieux dosé cette fois.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2014
Neuf mois après "Dracula" par Tod Browning, c'est au tour de "Frankenstein" de prendre vie à l'écran, ici sous la caméra de James Whale qui adapte l'oeuvre de Mary Shelley. Alors que le Dracula de Browning m'avait déçu, ce n'est aucunement le cas de celui-là. Dès le début et la scène du cimetière, James Whale met en place une atmosphère intrigante, sombre et gothique, prenante tout le long du film.

Il prend son temps pour d'abord présenter les personnages et le contexte, notamment Henry Frankenstein, son ambition et le cadre dans lequel il vit, puis peu à peu vient le "monstre" en question et c'est là que le film prend tout son sens. James Whale ne le présente pas systématiquement comme un monstre cruel avec un cerveau d'assassin et donc des actes adéquats mais il nous fait ressentir différentes émotions à son égard, allant de la crainte à la sympathie en passant par la répulsion et la fascination. Véritable pièce maîtresse de son film, il le met parfaitement bien en valeur, axe son scénario autour de lui et maîtrise ce dernier à merveille.

À travers le personnage presque fou et démesuré de Frankenstein puis de sa créature, il met en scène la nature humaine et son ambition de se prendre pour un dieu et d'utiliser la science qu'il ne maîtrise pas. Souvent ambigu autour des intentions du professeur et du monstre, il montre d'abord cette dernière apprivoisé et maltraité par l'homme avant qu'elle engendre une cruauté extrême (la scène du lac) pour montrer une monstruosité innocente de la créature. Plusieurs scènes sont d'ailleurs inoubliables et marquantes à l'image de la création du monstre, de l'introduction ou de la scène finale.

L'atmosphère est sublimée par des décors réussis et une utilisation de divers éléments (château, brume, éléments gothiques...) adéquats. James Whales bénéficie aussi d'un Boris Karloff définissant la posture éternelle et encore d'actualité aujourd'hui du monstre. Son maquillage est réussi et effrayant à souhait. En face de lui, les interprétations sont correctes, mais c'est bel et bien Karloff qui crève l'écran.

Bref, après la déception du "Dracula" de Browning, cette autre adaptation de monstre, réalisée peu de temps après, est totalement convaincante et réussie. James Whales exploite à merveille son scénario pour créer une atmosphère sombre et prenante et axe son film autour du monstre dont il laisse toujours une ambiguïté et nous fait ressentir divers sentiments à son égard.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 avril 2014
Classique du cinéma, Frankenstein de Whale, nous offre un bon film de science fiction qui ne prend pas une ride au fil des années. Peut-on le mettre encore dans la catégorie Epouvante-horreur? J'en doute. Mais l'oeuvre de Whale reste une des oeuvres majeures du genre de SF.
Après plus de 80ans, Frankenstein charme encore surtout grâce aux bonnes interprétations de Boris Karloff (le monstre) et Colin Clive (Dr. Frankenstein) qui créa à lui seul une réplique culte du 7eme Art. "He's Alive"
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2014
Véritable chef-d’œuvre du cinéma fantastique, Frankenstein est le film qui a véritablement défini, plus que Dracula, l'esthétique des films d'horreur Universal des années 30. Celle-ci, très influencée par le cinéma expressionniste allemand et réussissant à l'adapter d'une manière plus "réaliste", arrive à créer une ambiance qui marquera longtemps l'imagerie fantastique.
Ce magnifique travail de photographie est loin d'être l'unique réussite du film car tout, ici, touche à la perfection : la mise en scène de James Whale (jouant beaucoup sur la verticalité des décors, chose que le format 4/3 des film de l'époque permettait) est exemplaire; le travail sur le son est très élaboré et nous permet complètement d'oublier l'absence de musique (plus que le Dracula de Browning par exemple); les décors sont splendides; le maquilleur Jack Pierce fait une fois de plus des merveilles et signe sa plus célèbre création (80 ans après, les gens voient toujours ce maquillage quand on parle de Frankenstein); enfin, l'interprétation est parfaite et en particulier celle de Boris Karloff, tout juste extraordinaire. Ce dernier arrive effectivement à rendre le monstre touchant par son absence de parole et son innocence, notamment dans la magnifique séquence avec la petite Maria qui reste une des scènes les plus connues de l'histoire du cinéma.
Toutes ces qualités sont renforcées par un scénario très efficace même si celui-ci risque de faire hurler les puristes du roman. En effet, à l'instar du Dracula de Browning, le film est plus basé sur la pièce de Peggy Webling que sur le roman de Mary Wollstonecraft Shelley. Il ne faut donc pas chercher la fidélité au roman ici car on trouvera plus de différences que de points communs, à commencer par les lieux, les actions, les noms des personnages (Victor Frankenstein devient Henry Frankenstein par exemple), le mutisme du monstre (dans le roman, il était très prolixe) et les motivations de ce dernier (chez Shelley, ses meurtres étaient voulus et motivés par la vengeance; chez Whale, ils sont le fruit d'instinct de survie et d'ignorance)... Le film garde plus l'idée de base du roman que la trame narrative, très différente.
Juger le film à l'aune de sa fidélité au roman serait donc une gigantesque erreur car elle empêcherait de le voir pour ce qu'il est : un chef-d’œuvre toujours aussi éblouissant et qui marque une date dans l'histoire du cinéma.
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