Videodrome
Note moyenne
3,5
4347 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

186 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
57 critiques
3
63 critiques
2
25 critiques
1
8 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2015
Videodrome, plus qu'un film d'horreur, est le symbole flamboyant de ces années Videoclub qui, hélas, ne reviendront plus. Ô comme je me souviens de cet épais boîtier plastique, sésame de tous les rêves et cauchemars du week-end allongés que nous étions sur un clic-clac déployé sur une moquette épaisse et emmitouflés sous une couette rassurante. La pré-adolescence de ce début des années 80 était délectable quand s'emparait de chacun d'entre nous ce sentiment particulier de s'être passé sous le manteau l'absinthe qui chavirerait nos sens jusqu'à la prochaine dose, le vendredi suivant. Et bien voilà, James Woods s'extrayant de cette masse floue et bleutée non pas de l'océan mais d'un vulgaire écran de télé, c'était la quintessence, l'un des emblèmes de cette époque bénie. Et au-delà du symbole, de l'affect qui s'y joue, des défauts de jeunesse ou du manque de moyens dont souffre le film aujourd'hui plus qu'hier, Videodrome reste une des dénonciations les plus frontales qui soient du poison mortel que peut constituer la télévision, des effets hallucinogènes qu'elle peut avoir sur ses sujets, comme la drogue dure, comme le gourou mal intentionné... On est qui plus est dans la plus pure mise en abyme du spectateur qui subit des images sans trop comprendre ce qui l'y fascine autant puisque James Woods c'est évidemment nous devant l'écran. Un personnage principal fasciné par un spectacle qui prend rapidement la forme d'un sabbat cruel comme dans Salo ou les 120 jours de Sodome. La grande époque, la très grande époque de Cronenberg où comment entre ses mains expertes le poste de télévision devient autel sacrificiel !
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2014
Une satyre qu'on pourrait qualifier de visionnaire puisque prenant pour cible une société inhibée par les nouveaux médias et le pouvoir que ceux ci exercent sur nous. Le film possède des qualités plastiques et scénaristiques indéniables. On retrouve bien la patte Cronenberg, tant dans l'aspect visuel que dans les effets spéciaux et l'utilisation de la bande son (à grand renfort de synthés bien comme il faut !) et cela nous permet de rester accrocher au film malgré l'évidente déstabilisation que celui ci procure. En effet, c'est un film ultra symbolique qu'il ne faut pas prendre au premier degré. Ça en est justement le propos, la question de la distanciation par rapport à la télévision est ici traitée de manière frontale et graphique et trouve en notre époque un écho retentissant.

Malgré tout, le film a vieilli et ne touche certainement plus le public comme il devrait le faire. Néanmoins, il réussi son entreprise avec brio, celle de mettre en garde contre les nouveaux moyens de communication et par la même les nouvelles technologies, à même d'entraîner des dérives irréversibles.

Niveau technique, le film s'en sort très bien, les effets spéciaux sont toujours aussi bon malgré les années et écoeurants à souhait ! Les acteurs sont plutôt convaincants, c'est dans l'écriture des personnages que j'ai eu plus de mal, les trouvant froids et ayant eu donc beaucoup de mal à m'y attacher, en particulier le personnage de James Wood. La bande son est prenante et la photographie magnifique et très soignée, comme toujours chez Cronenberg.

Un film à voir donc, en étant prêt aux plusieurs niveaux de lecture que celui ci propose !
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2014
L'un des premiers pavés du chemin de gloire de David Cronenberg, Videodrome est un film qui divise. Et tant mieux. Les meilleurs films sont ceux qui dérangent, qui font bouger les idées trop profondément ancrées pour ne rester que des idées. Videodrome est de ceux-là.
Est-ce un film d'épouvante? Un thriller? Un thriller d'épouvante? Cronenberg joue avec les genres, et ce sera le plus en plus le cas dans ses productions à venir. Alors qu'il avait, à cette époque, le costume de maître de l'horreur, il souhaite étendre son champ de création. Videodrome flirte souvent avec le thriller.
Videodrome c'est surtout le symptome d'une des obsessions du réalisateur: le rapport de l'homme à la machine. Il nous fait bien voir que le rapport peut facilement s'inverser et faire de l'homme l'objet et de l'objet l'homme. La machine, la télé précisément, peut nous aliéner jusqu'à la folie. Le contrôle est poussé à son paroxysme. Les vices qu'on a souvent profondément cachées en nous, s'expriment complètement à travers le virtuel: les conséquences apparaissent irréelles voire inexistantes, ce qui libère bien des pulsions. Tout est permis puisque rien n'est vrai. Tout est permis puisque je suis le seul à savoir ce que je me permets; personne ne me jugera. Sauf que pour Cronenberg, l'homme n'a pas les épaules pour supporter la force de ses pulsions et bien vite celles-ci le submergent, lui et sa raison. Cette même raison qui lui permettait de distinguer le vrai du faux se brise et laisse passer la confusion.
Voilà des pistes de réflexion très intéressantes qui nous sont offertes par Videodrome. Cependant, on peut déplorer les quelques faux pas de jeunesse, dira-t-on, de Cronenberg; notamment sur le rythme du début, qui s'enlise dans un récit dont on a du mal à voir l'intérêt sur le coup.
Restent le montage ciselé et taillé à la minute près, modèle d'efficacité et de clarté, que l'on retrouvera dans ses prochains films (notamment dans les Promesses de l'Ombre) , ainsi qu'une mise en scène très inventive et riche. Et bien sûr, le propos, idéalement mêlé à la tension et à la dimension divertissante du genre.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2014
En 1982, David Cronenberg réalise ce thriller éprouvant sur les dangers de certains programmes TV ; ça sent par endroits le produit bricolé, mais plus de 30 ans après, on réalise à quel point le cinéaste était visionnaire sur l'émergence d'univers virtuels. Porté par un James Woods habité et quelques effets choc, le film inaugure l'obsession de Cronenberg pour le malsain et le nauséeux qu'il poussera au paroxysme dans ses films suivants.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 septembre 2014
Oeuvre avant-gardiste optant pour la prise de conscience trash, « Videodrome » contamine les esprits tel un virus pour nous désigner esclave d'une société éprise de l'audio-visuel. Cronenberg retranscrit sa pensée dans un monde démentiel où chacun acquiesce à se laisser corrompre par la vulgarité de l'image et de son contenu sans trouver de mal dans leurs actes. Théorie impensable et irrationnelle quand on y réfléchit, mais que s'y l'on analyse et approfondie, nous devient bien plus plausible et effrayante. Car oui, toute la manœuvre consiste à jouer sur notre peur, cette peur d'une société à la merci de la technologie qui trouverait logique et plaisant de regarder des émissions sado-masochistes à longueur de temps, de créer des boutiques équipées de téléviseurs pour abrutir au mieux les consommateurs, de ne trouver plus rien de scandaleux et de choquant dans une civilisation jouant sur ce même paradoxe. L'influence des technologies et de leurs impacts, Cronenberg l'avait déjà compris 30 ans plus tôt. Entre l'instinct grégaire d'une foule avançant tête baissée et des chefs d'états faisant avancer le monde sans penser au lendemain, la question primordiale à se poser est : Comment pourrions nous en arriver là ? Il est difficile à l'heure actuelle de s'imaginer vivre dans un tel monde, même si nous nous y rapprochons de plus en plus, peut-être qu'un jour la fiction dépassera la réalité et le monde s'inclinera devant elle. « Videodrome » nous éclair sur l'avenir en amenant un message pertinent et terrifiant - Une création visionnaire émanant d'un cinéma d'auteur a l'allure morbide, où Cronenberg expose son talent hors-pair pour la mise en scène et sa fascination pour la mutation de l'être humain. Intelligent, destructeur et futuriste, « Videodrome » s'impose donc indéniablement comme l'une des référence en terme de science-fiction. « Long live the new flesh ! » - Cronenberg avait décidément tout compris.
Timothé Poulain
Timothé Poulain

68 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juillet 2014
La rhétorique d'un film suffit elle à tout justifier ? (mal)Heureusement non, et Cronenberg en fait ici l'amer découverte. Car si Vidéodrome est une critique acerbe de la consommation télévisuelle de masse, le réalisateur se contente de recycler ses vieux trucs (Existenz, La mouche) et... c'est tout. Autrement, c'est franchement mauvais et on s'ennuie ferme. La fin arrive presque comme une délivrance !
Djo D
Djo D

79 abonnés 693 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2014
Videodrome est tellement obscur que le propos en devient confus. Entre un personnage principal sans passion, une intrigue pas claire et un final chaotique, on ne saisit pas vraiment quel est le sens de tout ceci. Pourtant, certaines idées ne sont pas mauvaises. D’une part, il y a cette incertitude à propos de l’objet Videodrome. S’agit-il d’une émission, d’une cassette, d’une onde, d’une maladie ? Le doute est d’autant plus fort que l’œuvre porte le même nom. A côté de ça, les pistes de réflexions sont nombreuses : le traitement par le visionnage d’écrans, l’immortalité par la vidéo, la banalisation de la violence à la télévision, mais sans qu’aucune d’elle ne soit approfondie comme elles le méritent.

Pire, dès lors que commencent les hallucinations de Max , le spectateur ne peut plus que perdre le fil du récit. De là, le film perd toute cohérence, et son message devient indéchiffrable. C’est en même temps que les défauts du film deviennent évidents.

Dans le positif je noterai quand même le maquillage/les effets spéciaux du film plutôt visionnaire pour son époque !

Un film trop confus dans son propos.
MC4815162342

450 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2014
Videodrome, un Cronenberg ravagé et insolite, bien foutu et porté par un James Woods en grande forme, la mise en scène est top, la réalisation idem et l'histoire est... voilà où ça bloque un peu, je m'attendais à mieux, plus fou et plus captivant surtout, j'ai pas été totalement pris dedans, c'est sympa, ça se regarde mais manquer un truc à mon gout, je sais pas quoi, un rythme plus survolté peut être, plus rapide qui ne nous lâche jamais, j'aurais voulu être sous tension, là c'est assez mou, surtout le début, ça prend vraiment beaucoup trop de temps avant de démarrer vraiment et une fois démarré c'est toujours pas ça.
Bref à part ça y'a des effets spéciaux très funs, comme le coup du trou dans le ventre, le flingue accroché à la main et j'en passe, voilà esthétiquement c'est très très bon mais scénaristiquement il m'a manqué quelque chose.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2014
La télévision qui hypnotise l'homme pour lui enlever son âme et son statut d'humain. Ce thème a maintes fois été traité au cinéma, mais pas à ce point chez Cronenberg. La domination télévisuelle n'est plus seulement mentale, mais physique : les cassettes vidéos respirent et se mouvent, l'écran de la télévision se gonfle comme une poitrine, les câbles remplacent les os dans le corps humain, jusqu'à le pourrir complètement. Le cinéaste représente habilement la destruction du cerveau par la violence graphique, jusqu'à être choquante et démesurée. Le problème n'est pas l'excellent soin des maquillages de Baker, mais le fait que Cronenberg s'est plus intéressé au graphisme de cette violence du corps plutôt que d'éviter de donner au scénario un aspect pamphlétaire contre la télévision qui se sert des désirs pervers des spectateurs pour engraisser son capital. C'est d'ailleurs pour cela, même si le thème reste d'actualité, que le film est trop poussé, trop perturbant et s'engouffre dans toutes les voies pour devenir finalement à la limite de l'abracadabrant.
deakins44
deakins44

6 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2014
Je ne suis pas fan des films de Cronenberg, mais ayant beaucoup entendu parler de "Vidéodrome" en bien, je me suis décidé à me mettre devant ce film, mais comme à chacun des films du réalisateur canadien, je suis partagé. Un poil meilleur que "Existenz" qui est dans la même veine, voici un ovni qui partage à plus d'un titre. L'idée est de dénoncer les méfaits des médias sur les personnes lambdas et les conséquences sur notre comportement. On pourrait presque parler d'une oeuvre avant-gardiste, tellement adaptée à notre époque, mais à la sauce Cronenberg, on se retrouve en face d'une oeuvre complètement mystérieuse et dense, à la limite incompréhensible. Alors oui, le film possède de solides atouts : une ambiance sombre et étrange, une BO réussie et un acteur principal au top. Si certaines scènes sont vraiment réussies dans lesquelles on peut comprendre le message qui nous est adressé, dans d'autres plus alambiquées, il est vraiment difficile de voir où se dirige le réalisateur. En effet, son but est de nous perdre avec le héros dans les méandres de la télévision et de ses effets, mais parfois on a vraiment du mal à percevoir l'idée qui en ressort. Je ressens souvent ce sentiment avec les œuvres de Cronenberg, on ne peut pas dire que ce film soit moyen, il est même plutôt bon, mais le sentiment d'incompréhension que l'on ressent nous empêche de profiter pleinement de cette oeuvre.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2014
David Cronenberg réalise un excellent film d'horreur . Un chef d'oeuvre terrifiant et effrayant . Son chef d'oeuvre après Frissons et Scanners , et avant la Mouche. Aussi malsain, pervers, dérangeant comme film. David Cronenberg arrive à capter l'attention du spectateur jusqu'au dénouement final. Avec la chanteuse du groupe Blondie des années 80 dans le rôle de Nicky.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2018
Vidéodrome, ou la claque visuelle inégalée., l'explosion répugnante d'images partant loin dans le gore recherché, doublée d'une réflexion passionnante sur l'expansion progressive d'une télévision qui connaitrait bientôt son âge d'or. Vidéodrome, ou l'apogée de l'art graphiquement viscéral de Cronenberg, qui s'approchait ici du chef-d'oeuvre fantastique qu'il réalisera plus tard avec La Mouche.

Porté par des acteurs de talent, le long-métrage de Cronenberg s'est tout de même armé de James Woods et Déborah Harry, acteurs secondaires qui ont eu, fut un temps, une certaine renommée dans le domaine du cinéma de genre. Woods marquera principalement par son charisme et son jeu cynique, incarnation parfaite de la virulente critique sociale disséminée avec plus ou moins de discrétion, mais toujours autant de finesse, tout le long de ce que l'on pourra considérer comme l'une des visions les plus intéressantes et novatrices sur la télévision et le cinéma.

L'on croit instantanément à ce qui lui arrive, immersion renforcée par le réalisme et la crédibilité des effets spéciaux et des maquillages, d'un travail et d'un souci du détail rarement vus ailleurs. D'autant plus que l'horreur visuelle s'y mêle habilement avec la beauté d'un érotisme virant progressivement vers la perversité pure et dure. Sadisme, masochisme, hallucinations de ce que l'on voit et de ce que l'on fait, paranoïa et violence se confondront dans un trip viscéral révulsant, qui vous prendra jusqu'aux tripes et vous laissera une nausée persistante en bouche.

Acerbe et cru, Vidéodrome se sert de sa violence exacerbée pour attirer l'attention de son spectateur sur le propos profond de son scénario, prônant une forme tape-à-l’œil inoubliable dans le but de mieux servir son fond passionnant. Réflexion poussée sur l'importance progressive des écrans dans nos vies, ce qui pourrait s'apparenter à du Lovecraft moderne et revisité trouve tout son génie dans l'intemporalité de ses termes, principalement due à la manière neutre et habile de les traiter.

Et si le concept de base est un poil poussif, pour ne pas dire cheap (il s'agit tout de même d'une cassette vidéo qui donne une tumeur au cerveau à son spectateur, le précipitant dès lors dans la folie par le biais d'hallucinations monstrueuses), on le voit uniquement comme la justification d'une critique sociale passionnante, sans que cela ne dérange véritablement le visionnage.

Vidéodrome est un film qui marque par sa brutalité, sa profondeur et son atmosphère poisseuse, glauque, vicieuse, qui vous en ferait presque devenir pervers par substitution. On suit l'oeuvre comme fasciné par ce qu'elle nous jette à la figure, par les possibilités de réflexion qu'elle nous laisse envisager, au point d'en venir à qualifier le film de novateur, de visionnaire, de chef-d'oeuvre. L'on y tient sans nul doute l'un des plus grands films du genre.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Pour ma part Cronenberg, c’est des hauts et des bas, autant il peut passionner, autant il peut aussi laisser totalement indiffèrent, "Videodrome" appartient à la première catégorie. C’est un film captivant et à travers une critique de la société, de la télévision, de ses frontières avec le réels, on va suivre la descente aux enfers d’un homme Max, un propriétaire d’une chaine allant du porno soft au hard. Le film est court et bien rythmé, il y a pas mal de rebondissement mais surtout c’est fascinant la façon dont les évènements vont toucher cet homme. On se demande toujours où est le vrai et où est le faux. C'est vraiment fascinant, intriguant et certaines scènes sont géniales. De plus James Wood est vraiment convainquant dans le rôle principal. Un film fantastique/"Horreur" intelligent, passionnant et captivant.
Legid
Legid

43 abonnés 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2014
Un film étrange auquel soit on adhère totalement, soit on n'adhère pas du tout. Pour ma part, il s'agit de la seconde possibilité. Si on retrouve les thématiques du cinéma de Cronenberg avec la métamorphose, l'illusion et ce rapport si particulier à la destruction de la chair, le résultat peut totalement rebuter.
Pourtant le film est bien réalisé avec des effets spéciaux réussis pour l'époque mais le scénario est bien trop obscur pour m'avoir accroché.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2014
Le seul film de Cronenberg que j’ai vu jusqu’à présent est Cosmopolis. J’avais aimé, même si je sais que ce n’était pas représentatif de ce que j’appellerais le « vieux » Cronenberg. Vidéodrome est un film jouissif, c’est ça qui est bon. C’est un mélange entre un thriller, un film expérimental érotique et un pamphlet anti-télévision (ce qui me plaît je dois le reconnaître). Jouissif parce qu’il sait très bien mettre en scène le malaise, comme au début où Max et sa copine se font du bien, ça met mal à l’aise. L’intrigue est vraiment plaisante à suivre et ce qui est formidable c’est qu’à un moment on se demande si on n’est pas en train d’halluciner complètement ce qu’on voit, on est comme le héros perdu entre la réalité et le monde télévisuel. J’aime beaucoup cette obsession qu’il a de la transformation du corps (littérale), cela donne lieu à des images justes magnifiques spoiler: (le « ventre-vagin », la main-flingue ou encore le corps rentrant dans l’écran de télé la tête la première)
. C’est vraiment de la bonne mise en scène. J’aime ces films totalement barrés, ces thématiques freudiennes vraiment fascinantes. Et la fin, l’idée de mise en abîme, je trouve ça très intelligent, ça fait peut-être encore plus d’effet quand on regarde le film sur une télé. J’ai hâte de voir La Mouche (entre autres). Vraiment un bon film, assez gore et jouissif.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse