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    Videodrome
    note moyenne
    3,5
    1656 notes dont 154 critiques
    18% (27 critiques)
    32% (49 critiques)
    29% (45 critiques)
    13% (20 critiques)
    6% (10 critiques)
    2% (3 critiques)
    Votre avis sur Videodrome ?

    154 critiques spectateurs

    Djo D
    Djo D

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    1,5
    Publiée le 11 juin 2014
    Videodrome est tellement obscur que le propos en devient confus. Entre un personnage principal sans passion, une intrigue pas claire et un final chaotique, on ne saisit pas vraiment quel est le sens de tout ceci. Pourtant, certaines idées ne sont pas mauvaises. D’une part, il y a cette incertitude à propos de l’objet Videodrome. S’agit-il d’une émission, d’une cassette, d’une onde, d’une maladie ? Le doute est d’autant plus fort que l’œuvre porte le même nom. A côté de ça, les pistes de réflexions sont nombreuses : le traitement par le visionnage d’écrans, l’immortalité par la vidéo, la banalisation de la violence à la télévision, mais sans qu’aucune d’elle ne soit approfondie comme elles le méritent. Pire, dès lors que commencent les hallucinations de Max , le spectateur ne peut plus que perdre le fil du récit. De là, le film perd toute cohérence, et son message devient indéchiffrable. C’est en même temps que les défauts du film deviennent évidents. Dans le positif je noterai quand même le maquillage/les effets spéciaux du film plutôt visionnaire pour son époque ! Un film trop confus dans son propos.
    Redzing
    Redzing

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    3,5
    Publiée le 25 octobre 2013
    Le directeur d'une chaîne de télé miteuse devient obsédé par un programme sado-maso, et sombre dans une descente aux enfers. "Videodrome" n'est pas à mettre entre toutes les mains. Avec son scénario étrange au fil conducteur diffus, et surtout sa violence très graphique à base de body horror dérangeant, nombreux sont ceux qui n'adhèreront pas au film. Pourtant, outre l'originalité de ces images, le message délivré est très intéressant. Cronenberg tire sur la télévision, évoquant ses ravages auprès du public. Il la dépeint ainsi comme un outil de manipulation politique, et comme un instrument machiavélique : en donnant l'impression de soulager par catharsis, elle contrôle son public pour lui imposer de nouveaux fantasmes. Un message qui s'applique également aux médias vidéos des années 2000. En somme, "Videodrome" est un film fantastique étrange, qui vaut pour son ambiance et son sujet.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    2,5
    Publiée le 29 juillet 2018
    Après avoir été écœuré par La Mouche, je retrouve Cronenberg et son cinéma gore tendance "toutes tripes dehors". Conclusion: toujours pas. D’abord les dystopies qui se prennent trop au sérieux ont tendance à m’agacer. Le scénario est alambiqué et pénible à suivre et le prétendu côté visionnaire ne m’est pas du tout apparu : l’inquiétude face aux écrans est un thème récurrent des années 80 et la forme qu’il prend ici est au contraire très datée (ce qui n’est pas un problème en soi). Et puis toujours ce gore kitsch qui me dégoûte plus qu’autre chose. Je reconnais quand même un statut mérité de cinéaste iconoclaste (le vagin-magnétoscope, il fallait le faire!) et du talent dans la mise en scène. Je retiens par exemple la scène d’amour, qui m’a fait penser à celle de la mouche, très belle et inquiétante aussi, si je me souviens bien.
    stebbins
    stebbins

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    2,5
    Publiée le 14 novembre 2007
    Videodrome est reconnu comme LE chef d'oeuvre de David Cronenberg par un bon nombre de cinéphiles. Il est certain que l'idée est méchamment géniale : jusqu'où l'être humain peut-il aller dans son délire passionnel - presque pulsionnel - et son aliénation mentale ? Cronenberg prend comme exemple illustratif le cas de Max ( James Wood ), directeur de programmes pornographiques diffusés à la télévision, bien décidé à proposer à ses téléspectateurs le Videodrome: une émission vivante et démoniaque capable de transformer la vie des gens. On retrouve la " new flesh " du cinéaste canadien ( présente dans la majeure partie de son oeuvre ) et les effets spéciaux sont saisissants et pour le moins choquants ( même si le film a quelque peu vieilli ). Videodrome s'impose comme une intéressante critique de la TV et de ses méfaits ( intéressante car la fiction reste fiction, puisque le réalisateur ne sombre jamais dans le documentarisme ou le didactisme ). Je ne mets que deux étoiles car le dénouement m'a déçu. Un bon film au final. PS : je ne sais pas pourquoi, mais je rapprocherais volontiers ce film du Body Double de Brian De Palma : peut être pour la similitude des thèmes ( la pornographie ) et pour le côté manipulateur.
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    4,0
    Publiée le 2 septembre 2013
    Réalisé par le maître du bizarre-gore, ce film fantastico-terrifique est vraiment très spécial…carrément zarbi et ce depuis le début : lors de sa 1ère présentation en salle en 1982, à la fin de la projection, tous les spectateurs étaient unanime : incompréhensible !!! Et encore, à l'époque, le film ne faisait que 1h12, c'est dire si Cronenberg voulait vraiment limiter son discours !! Nous sommes ici dans un contexte de futur proche où l'on suit une histoire limite réaliste…puis des éléments bizarres et malsains apparaissent, basculant le film dans le cadre d'un thriller noir….puis nous basculons dans un cauchemar où on perd tous ces repères. C'est impressionnant car Cronenberg a réussi à faire en sorte qu'on ne s'y attende pas du tout et on est happé par cet effet de surprise à un point qu'on devient prisonnier du script. Le script justement…quand on regarde ''Videodrome'', on a l'impression que Cronenberg nous amène à une critique du phénomène Big Brother….alors que cela n'existait pas encore !! Précurseur Cronenberg ? Peut-être…mais à l'époque on avait déjà une peur des images, de la télévision et de leur influences…terrible quand on y repense et surtout quand on voit où on en est arrivé de nos jours sur ce sujet !! Sinon Cronenberg ne se limite pas à cette seule critique….il explore encore une fois les confins de l'esprit de l'être humain et de ces vices les plus cachés : il s'attarde ici sur les désirs sado-masochistes des hommes ainsi qu'à leurs déviances extrêmes. Et oui car si Max et Nicky s'adonnent à ses pratiques, c'est tout de même après avoir vu un snuff, après le visionnage de l'émission Videodrome…jusqu'où peut on aller pour avoir du plaisir ? Douleur ? Souffrance ? Mort ? Voilà sur quoi s'attarde aussi Cronenberg. Je sais c'est spécial, voire dérangeant, mais Cronenberg as toujours fonctionné comme ça…y'a qu'a voir ''Crash'' ou encore ''Spider''. En tout cas, sa mise en scène est toujours très efficace et c'est payant à l'écran : scènes étranges, flippantes, coup de poing …quand je vous disais qu'on était happé par cette histoire, ce n'était point une blague (si du moins on arrive à accrocher au scénar). De plus les acteurs sont très convaincants : James Woods est exceptionnel et on ne voit pas qui d'autre aurait pu jouer le rôle de Max tellement James s'y investit. Un petit bravo aussi à Deborah Harry, la chanteuse du groupe Blondie, qui joue très bien dans le rôle de Nicky Brant. Bon je tiens quand même à avertir tout le monde : ''Videodrome'' est tout de même un film de genre, underground, comme l'œuvre de Monsieur Cronenberg. Un véritable et captivant cauchemar de science-fiction dans un univers pas si éloigné du notre où la vidéo peut contrôler et modifier la vie humaine, où "L'écran de la télévisuel devient la rétine de l'âme humaine". Le thème de l'hallucination est très intelligemment traité : on nous expose une critique sur les effets de la télévison mêlée à une histoire fantastique dont le final frappant nous amènes à plusieurs hypothèses possibles. Bref, pour public averti.
    NeoLain
    NeoLain

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    1,0
    Publiée le 2 février 2010
    Avec une une prestation au diapason de James Woods, une réalisation efficace, de même pour l'histoire, musique et une ambiance déstabilisante. Tout est fait pour que cela soit un film culte. Le hic ! j'adhère pas du tout à sa vision de la relation chair/machine à part pour La mouche.
    Akamaru
    Akamaru

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    1,0
    Publiée le 21 juillet 2010
    Pourquoi tant de haine?Dans le genre auteur pessimiste,David Cronenberg se pose là.Son "Vidéodrome" dérange profondément,ce qui est évidemment le but recherché.Plutôt visionnaire pour un film de 1983,il dénonce la dictature de la télévision,et les dérives hallucinogènes qui peuvent en découler.Confusion du réel et du virtuel.Intégrité physique remise en question.Mort violente inéluctable.Cronenberg n'y va pas avec le dos de la cuillère,même pour une parabole.On flirte parfois avec le gore dérangeant.Les effets spéciaux sont impressionnants pour l'époque.Ce qui est impressionnant aussi,c'est comment le film a pris un sérieux coup de vieux.De la gestuelle aux looks,plus rien n'est crédible.Et je ne vois pas l'esquisse d'un film culte là-dedans.CQFD.
    Truman.
    Truman.

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    3,5
    Publiée le 7 septembre 2013
    Avec Vidéodrome David Cronenberg remet en question la société actuel qui est obnubilé par la télévision, le sexe, les déviances perverse et autre curiosité malsaine, un message qui date de 1984 qui n'a pas vieillit d'un pouce, un film visionnaire et en avance sur son temps tout comme ses effets spéciaux . Tout l'univers et la patte si spécial du réalisateur en ressort a merveille, dégoutant et étrange mais aussi gore et fou avec une touche de génie . Cronenberg manipule son personnage principal tout autant que le spectateur, même un peu trop que l'on pourrait lâcher le film en cours de route . Le film dégage une ambiance spécial entre l'univers du voyeurisme, du sexe et ces effets gore réussit qui sont un signe du réalisateur ( Exemple avec la main du personnage qui se transforme en pistolet ) . Entre démence et réalité Vidéodrome est bien un film d'anticipation ou tout l'art de Cronenberg est a l'air libre . Mais dans tout ça il y a quelques petit points négatifs, on semble un peu perdu entre temps, et le rythme s’alourdit vraiment par moment nous plongeant dans des phases ( courtes ) d'ennui . Vidéodrome est impressionnant dans ses effets spéciaux qui n'ont pas vieillit d'un pouce, dans ses propos visionnaire sur le monde du virtuel et de la télévision mais une chose est sur il faux aimer l'univers de Cronenberg .
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    5,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Voilà ce qui reste pour moi un incontestable chef d’œuvre au propos torve et à la réalisation des plus vicieuses. Personnellement, je reste admiratif par la capacité de cet auteur à me happer dès la première seconde par ce souffle malsain de folie pure qui me colle ensuite à la peau – devrais-je dire à la chair – jusqu’à la fin du film et même après ! Pas de doute, ce « Videodrome » est un pur plaisir presque masochiste de démence visionnaire. Oui, je le crie haut et fort : « Long life to the new flesh ! »
    Sid Nitrik
    Sid Nitrik

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2014
    Choisissant un visuel brut et violent, Cronenberg livre un pamphlet d'anticipation cru et sans concessions contre le pouvoir de la télévision. Et nous ne sommes qu'en 1983 ! Imaginons Cronenberg traiter ce sujet aujourd'hui, le film serait sans doute interdit aux -18. La télé comme prolongement du cerveau humain, comme objet hypnotique accaparant le cortex cérébral, cela n'est pas sans rappeler certaines formules à base de boissons gazeuses et de temps de cerveau disponible, non ?... Le réalisateur pousse le spectateur à la réflexion, joue sur la dualité fiction/réalité et utilise des thèmes forts comme la manipulation mentale et le voyeurisme, avec toujours cet attrait étrange et extrême pour le corps humain. James Woods est impeccable dans ce rôle, la mise en scène soignée et les effets spéciaux de qualité pour l'époque. Une plongée glaçante dans l'univers barré d'un cinéaste étrangement génial.
    Skunk Kusai
    Skunk Kusai

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    0,5
    Publiée le 25 octobre 2012
    Ce film est vraiment dégoutant!Certes l'idée de Cronenberg n'est pas mal en ce qui concerne de dénoncer la dictature de la télé et c'est un bon message,mais ce qu'il réussit à faire c'est d'effrayer les enfants qui tombent dessus par hasard,ou des personnes comme moi à l'âme sensible.Une grosse bouche qui donne l'impression qu'elle veut dévorer quelqu'un,un homme qui s'ouvre en deux,les organes vitaux qui ressortent....j'en passe et des meilleures. La vieille bande annonce en mauvais 3D est très laide et impressionnante,elle peut réveiller des peurs remontant à la petite enfance comme les yeux en gros plan d'un personnage bleu et non-humain(eh oui j'ai l'oculophobie,cette peur des yeux depuis mon enfance ).La musique est très angoissante.A moins d'avoir bien saisi le message de Cronenberg,ce qui n'est pas évident pour des enfants trop jeunes, il vaut mieux réserver ce film à un public averti.Pour ma part,certaines images de ce film m'ont poursuivie pendant de nombreux jours.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    3,5
    Publiée le 5 janvier 2015
    Videodrome, plus qu'un film d'horreur, est le symbole flamboyant de ces années Videoclub qui, hélas, ne reviendront plus. Ô comme je me souviens de cet épais boîtier plastique, sésame de tous les rêves et cauchemars du week-end allongés que nous étions sur un clic-clac déployé sur une moquette épaisse et emmitouflés sous une couette rassurante. La pré-adolescence de ce début des années 80 était délectable quand s'emparait de chacun d'entre nous ce sentiment particulier de s'être passé sous le manteau l'absinthe qui chavirerait nos sens jusqu'à la prochaine dose, le vendredi suivant. Et bien voilà, James Woods s'extrayant de cette masse floue et bleutée non pas de l'océan mais d'un vulgaire écran de télé, c'était la quintessence, l'un des emblèmes de cette époque bénie. Et au-delà du symbole, de l'affect qui s'y joue, des défauts de jeunesse ou du manque de moyens dont souffre le film aujourd'hui plus qu'hier, Videodrome reste une des dénonciations les plus frontales qui soient du poison mortel que peut constituer la télévision, des effets hallucinogènes qu'elle peut avoir sur ses sujets, comme la drogue dure, comme le gourou mal intentionné... On est qui plus est dans la plus pure mise en abyme du spectateur qui subit des images sans trop comprendre ce qui l'y fascine autant puisque James Woods c'est évidemment nous devant l'écran. Un personnage principal fasciné par un spectacle qui prend rapidement la forme d'un sabbat cruel comme dans Salo ou les 120 jours de Sodome. La grande époque, la très grande époque de Cronenberg où comment entre ses mains expertes le poste de télévision devient autel sacrificiel !
    Estonius
    Estonius

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    4,5
    Publiée le 12 mai 2013
    C'est un VRAI film d'horreur, mais un film d'horreur intelligent. Si le réalisateur est très critique envers la télévision, il n'est pas évident que le message aille plus loin, Cronenberg parait en effet plutôt mal placé pour critiquer la violence et le sexe. Quant à l'amalgame entre les deux domaines, on sait qu'il fait partie des arguments de comptoir… mais certains le revendiquent et la demande existe. Bref, si l'intention du film est de faire une critique de la télévision, il serait passé à côté du sujet, mais justement ce n'est pas cela, il s'agit plutôt d'un essai sur l'interaction entre le réel et le virtuel et là on est servi, jusqu'à plus soif. James Wood est très bon, Deborah Harry (la chanteuse du groupe Blondie) est craquante. C'est excellent.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 12 octobre 2018
    "Videodrome" se situe en plein dans la période organique de Cronenberg, au beau milieu d'une filmographie qui explore le lien entre l'esprit et le corps, à la manière dont ce dernier est aliéné, contrôlé, soumis à une mutation aussi inexplicable qu'effrayante. On comprend la mise en route du film, l'idée qu'un patron d'une chaîne érotique soit pris d'hallucinations violentes après la vision d'un dangereux programme (les cassettes vidéo s'animent, l'abdomen s'ouvre tel un lecteur et les fantasmes sexuels douteux semblent s’exécuter) mais le film ne va se résoudre à aucune explication rationnelle; au contraire, "Videodrome" devient progressivement un objet mental et abolit du même coup la distinction entre réel et fantastique. Alors que l'on pourrait être frustré face à l'absence de résolution et devant un personnage particulièrement antipathique, la fascination opère car le caractère viscéral de l'ensemble l'emporte sur l'opacité du propos, car on défend beaucoup mieux le film en essayant de dire ce que l'on ressent, soit un mélange singulier de dégoût et de stupéfaction, plutôt que ce qu'il raconte. Cronenberg semble aller plus loin que la représentation d'un rapport vampirique entre l'écran et le corps – une dimension politique pointe, mais elle reste difficilement restituable dans ses détails –, il réalise l'enregistrement glaçant d'une société hostile, d'une humanité glauque qui arrive à son stade terminal à travers l'acceptation d'une dépossession de soi pour revêtir une "new flesh", mais sans savoir que celle-ci n'est en fait que l'expression d'un suicide sans ambiguïté, à l'instar d'une scène finale où l'image de l'écran et celle devant lui est exactement la même. Objet radical et dérangeant, "Videodrome" est l'un des sommets de l'oeuvre de Cronenberg.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    2,5
    Publiée le 4 mars 2012
    Jamais Cronenberg n'aura poussé plus loin dans ses thèmes décalés que dans Vidéodrome : horreur complète lorsque réalité et fiction s'entremêlent, le héros ne contrôle plus la distance qu'il avait avec le monde de la vidéo (images de violence et de haine). A cette plongée dans un univers parallèle, on peut bien évidemment associer une métaphore sexuelle : la forme de l'orifice ventral de Max Renn a la forme d'un vagin. Et c'est ainsi durant tout le film... Mais ce qui rend le film complètement malsain, c'est que l'on erre dans des fumées allégoriques de gore et d'inhumain. Cronenberg ne paraît pas toujours se soucier de la compréhension du film : ce qui paraissait être un film banal au début se révèle une exploration des univers lugubres sortis de l'imagination du cinéaste canadien. La conclusion du film est l'un des seuls éléments prévisibles : on sent tout au long du film que Max est en train de descendre dans un gouffre qu'il ne pourra remonter, quoi qu'il arrive. Et c'est une descente aux enfers d'autant plus terrible qu'il paraît l'ignorer ou bien tout simplement ne pas la comprendre et donc ne même pas essayer à l'éviter.
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