Videodrome
Note moyenne
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186 critiques spectateurs

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Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 janvier 2013
je n'ai pas aimé. plus d'une demie heure après je n'accrochais toujours pas. L'idée est bonne mais la façon dont elle est traité et réalisée me plait pas. Du coup je n'ai pas fini le film. Rhooooooooooo Cronenberg ! si ce n'est la tête dont il parle c'est du bas-ventre. lol
Malevolent Reviews

1 105 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
En 1983, David Cronenberg enchaîne deux productions sensiblement différentes. La première est une œuvre de commande, l'adaptation cinématographique du roman "Dead Zone" de Stephen King, la seconde est un film écrit par ses soins : Videodrome. Revenu à ses premiers amours quasi-expérimentaux, le réalisateur canadien nous entraîne dans une histoire oppressante où un producteur de chaînes télévisées ultra-violentes met la main sur une cassette vidéo délivrant un programme assez particulier qui va lui altérer l'esprit jusqu'à un point de non-retour où il est impossible de déterminer où est la réalité... Le scénario ayant été écrit au fur et à mesure que le tournage avançait, on peut aisément se perdre dans cette intrigue fantastique très souvent incompréhensible où nous entrons dans un univers mêlant technologie, sexe et bizarreries organiques (une obsession chez Cronenberg). Ainsi, plus le film avance, plus l'on se perd dans les dédales de cette quête de vérité pour ce producteur un brin trop curieux qui va plonger dans un véritable cauchemar éveillé dans lequel il s'est enseveli. Campé par un James Woods comme d'habitude fascinant, le personnage central de Videodrome est un producteur à l'attitude désinvolte, un être à la mentalité abjecte qui va pourtant être immédiatement sympathique, surtout lorsqu'on découvrira un bestiaire humaine plus dégueulasse encore. Appuyé par l'angoissante musique de Howard Shore, les impressionnants effets spéciaux (toujours aussi bluffants) concoctés par Rick Baker et la mise en scène halluciné de Cronenberg, le long-métrage est une aventure inoubliable peuplée de séquences déroutantes et irrémédiablement cultes à l'instar du "plongeon" dans la télé, du ventre-magnétoscope ou encore de cette mutation finale décérébrée où notre héros devient une véritable machine à tuer quasi-robotique. Dénonçant habilement le pouvoir hypnotisant de la télévision et critiquant avec malice la société de consommation, Videodrome est une œuvre singulière, aussi déconcertante que passionnante, devenant la pierre angulaire du style cronenbergien par excellence.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 novembre 2012
Sorti en 1983, c'est à dire quelques quinze années après les débuts au cinéma de son réalisateur, Vidéodrome traduit une certaine forme de maturité dans l'expression des thèmes favoris de David Cronenberg: la sexualité, la transformation (aussi bien physiques que psychiques), l'obsession, ou encore la violence. Il prend cette fois pour cible les médias, et plus particulièrement la télévision, dénonçant (il faut ajouter que le terme dénoncer, chez Cronenberg, signifie qu'il y fait assez vaguement référence...) l'emprise psychologique qu'il peuvent avoir sur nous autres mortels, symbolisé par ce programme démoniaque, Vidéodrome, qui va jusqu'à causer des tumeurs et provoquer des hallucinations. On peut aussi voir dans ce film une opposition entre sexe et pornographie. spoiler: En faisant apparaitre sur le ventre de son héros masculin ce qui ressemble à un orifice vaginal, le réalisateur fait de lui le symbole (encore un) du sexe "anormal", qui, sous la demande de la télévision (eh oui, c'est vraiment ce qu'il se passe), abat ses représentants, c'est à dire les patrons de chaine porno, avant de se donner la mort.
Aidé par un James Wood parfait, Cronenberg parvient à délivrer des messages clairs, offrant à son film la dimension d'une œuvre culte.
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2012
Même si l'intrigue et le sous-texte metaphysique peut paraitre souvent trop obscur,'Videodrome' est un film unique,subversif et visionnaire.En effet,il anticipe 20 ans avant l'arrivée de la télé realite et des dérives de la TV!Il traite aussi du voyeurisme,du rapport de l'homme avec la perversité ou encore des méfaits de l'image...Tout ça raconté avec ambiguité par un Croenenberg génialement malsain.On ressort de ce film sous le choc et lessivé.Une oeuvre devant laquelle on ne reste pas de marbre...
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2017
Sorti en 1983, "Videodrome" est sans conteste le premier film important de David Cronenberg. En effet, si "Chromosome 3" ou "Scanners" s'avéraient efficaces et laissaient entrevoir quelques parcelles de son univers, celui-ci était encore beaucoup trop épars. "Videodrome" change désormais la donne et révèle le Cronenberg à la fois cinématographique, social et politique. Ce n'est plus à un simple bon faiseur de films frôlant la série B que le spectateur a affaire mais à un réel artiste dont l'univers inspirera une génération de congénères. À travers l'histoire de ce patron minable d'une chaîne porno et de l'inquiétant programme qu'il reçoit, le cinéaste impose d'emblée l'un de ses thèmes phares : le pouvoir du média. Il s'affirme au passage comme un pionnier certain concernant la thématique de la mystérieuse cassette vidéo qui hantera plus tard Lynch ou Haneke. affecte non seulement l'esprit mais également la chair humaine. En complément se dévoile une autre de ses obsessions, à savoir la difficile distinction entre réalité et virtualité qu'il reprendra une quinzaine d'années plus tard dans "Existenz". James Woods trouve l'un de ses rôles les plus marquants. Peut-être trop court, il s'agit néanmoins d'un jalon d'importance pour le cinéaste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 septembre 2012
Vu avec un pote il y a une semaine et il est bien.
Cronenberg explore les rapports à la chair (comme dans eXistenZ ou La Mouche) avec cette histoire d'hallucinations et de télé organique et comme d'habitude avec ce réalisateur on ne sait jamais si on est dans la réalité ou si le personnage est en train d'halluciner. Dans ce registre James Woods est très bon, moi qui ne connaissait pas cet acteur il m'a étonné.
Mais ce qui m'a surtout marqué c'est l'aspect extrêmement visionnaire du film. Cronenberg nous montre les dérives d'une chaîne câblée qui ne propose que des programmes voyeuristes, pornographiques et ultra-violents. On a l'impression de reconnaître les dérives de la télé d'aujourd'hui avec le développement de la télé-réalité et Cronenberg nous montre à en ... 1983 !
On peut aussi faire un rapprochement avec l'Internet d'aujourd'hui avec toutes les vidéos malsaines qui y circulent, je pense notamment à cette histoire de dépeceur de Montréal.
Mention spéciale aussi pour les effets spéciaux qui pour un film de cette époque sont franchement bien !

Et puis enfin, à la fin du film, on peut émettre des multiples explications et ça c'est quelque chose que je trouve très cool !

A voir même si certaines scènes peuvent être assez choquantes
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 515 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2012
Viscéral. Intriguant. Dangereux. Érotique. Obscur. Daté. Révolutionnaire
. Obsédant. Malsain. Expérimental.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2012
Un des films les plus puissants de son auteur et des plus réussis. Une vision de l’emprise télévisuelle et une vision sado-masochiste de notre rapport avec ce média ; un choc visuel et mental. Ne serais-ce qu’au niveau visuel. Cronenberg, évitant les débordements sanglants, aime à parler de viande, de chair sans âme, sa réalisation est très significative, il y a tant de signification derrière ses mouvements lents, larges et si douloureux parfois. Et ses plans fixes qui peuvent rendre mal-à-l’aise. Un film visuellement violent et pénible, aggressif et jouissif. Alors la critique de notre univers télévisuel va se trouver être encore plus cinglante : Admirez ces métaphore de l’homme fouettant son maitre, de l’homme magnétoscope qui absorbe les images directement, de l’homme qui absorbe la violence d’une arme comme partie de lui. Décrypter c’est adoptez le point de vue de cet auteur toujours très en avance sur son temps, très réfléchi et intéressant ; son film est à l’image de notre monde : absurde, extrème, méchant, violent et complaisant. Mais ne sera guère découvert par la nouvelle génération. Il faut qu'a l'époque ; la photographie était du même style (ce qui refroidira deja les ados). JE met trois étoiles pour l'ensemble, mâis si l'image et tout le reste avait été remastérisé ; cela ne serait pas pareil et je pense que je lui aurait mis 3,5? Dommage. Mais pour l'époque, ce fut un film énorme par tout ce qu'il fait passer. Un remake se met en route, mais reste à voir si il resteront sur le même truc ou si il devellopera des choses en plus. Meme si celui-ci est deja bien traité, notamment au niveau des genres ; ou science fiction, horreur et j'en passe... A était complètement maitrisé. Apres plus de 20 ans plus tard, le film a quand même bien vieillit. Reste à voir si un réalisateur prendra la relève pour en faire un remake (ou généralement, soit on est dessus ; soit c'est totalement le contraire. Donc verrons bien comment cela va se dégoupiller.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 319 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2019
En premier lieu, j'espère que même sur les chaines dont les programmes s'orientent sur l'érotisme et la pornographie, il n'y ait pas de telles émissions qui soient diffusées. On peut voir "Vidéodrome" comme un film avant-gardiste mais surtout comme un curieux objet cinématographique. Décidément, Cronenberg a une imagination des plus débordante et je dirais même effrayante par instants. Curieuse idée tout de même: une émission de télé qui provoque un signal qui transmet des hallucinations, des tumeurs cérébrales, qui altère atrocement les capacités mentales. Mais alors ces fameuses hallucinations, sont-elles réalités ou sont elles pur produit de l'imagination? Un film mélangeant épouvante, horreur et science fiction et qui montre que la frontière entre le réel et le virtuel est finalement très très mince et que la télé est un objet (extrêmement dangereux) d'influence et de manipulation...
Filmosaure
Filmosaure

132 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2012
Max, directeur d’une chaîne de cinéma pornographique à la recherche de nouveaux programmes plus attractifs et moins “soft”, tombe par hasard sur une émission pirate intitulée Vidéodrome. Malsaine, celle-ci retransmet en direct des scènes de torture et mise à mort des participants. Enquêtant sur ce programme, il réalise que les sévices infligés pourraient être bien réels. Mais la nature même de Vidéodrome, drapée de secrets et d’obscures complots politiques, va bien plus loin que cela. Max commence à avoir des hallucinations, et bientôt, semble incapable de distinguer le virtuel du réel, comme si son esprit était contaminé par l’émission.

Un joyau de la collection Cronenberg (dont le dernier film, A Dangerous Method, sort en décembre dans les salles) serti de ses plus belles obsessions : l’érotisation de la violence (cf. Crash), la confusion du réel et du virtuel (cf. ExistenZ), la fusion de l’objet inorganique avec la chair (cf. Existenz & La Mouche), la folie et la transgression des tabous (… beaucoup de ses films).

Une œuvre, si ce n’est intemporelle, en tout cas non démodée : les thèmes et réflexions amorcées se prêtent tout particulièrement à notre époque. C’est là qu’est l’ironie car ce que dénonçait Cronenberg il y a maintenant presque 30 ans est toujours d’actualité et même au cœur de notre consommation des médias.

Television is reality, and reality is less than television.

Il fait écho à l’hypersexualisation ou la banalisation de la violence sur petit écran, mais également la déshumanisation des participants aux télé-réalités qui n’ont vu le jour que plus de 15 ans après ce film prophétique. Il aborde également le sujet des snuff-movies et le tabou associé à ces vidéos, qui à ce jour encore ont presque le statut de légende urbaine, ainsi qu’une paranoïa associée à l’idée de conspirations politiques derrière les plus sombres aspects de notre société.

Un film à voir plusieurs fois et étudier en profondeur avant d’en saisir tous les messages. L’on pourra rire bêtement du malaise occasionné par les effets spéciaux années 80 et les petites lubies du réalisateur : metamorphose du corps, cassettes videos palpitantes, le tout à grand renfort de matière gluante… Ou se plonger dans une vision plus poussée et réfléchie. Plus qu’un film gore ou de science-fiction, une réflexion sur les parts de réalité et de liberté accordées à la vie publique sur écran, et celles laissées à l’individuel intime.
cinono1

366 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2012
D'une grande intelligence, Videodrome aborde le thème de l'apparition de la technologie et de l'image dans nos vies quotidienne et de la confusion qu'elle prend entrainer entre la réalité et l'imagination. Avant gardiste pour l'époque, ca l'est autant aujourd'hui. L'ensemble est malaisant comme dans les meilleurs Cronenberg. Le final est un peu expédié.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2013
Cronenberg démontre une fois de plus qu'il est le maître pour mixer horreur et science-fiction. Dans ce film pessimiste ou la mutilation du corps humain, la désacralisation des médias et les scènes visuellement hyper choquantes s’enchaînent, ce réalisateur de génie nous fais vivre une histoire très bien ficelée passionnante et perturbante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 juin 2012
Un film vraiment particulier, fallait y penser tout de même: faire un film sur une émission sordide qui après son visionnage provoque des hallucinations et des tumeurs.
Seul le début du film se passe dans la réalité, le reste est le fruit des hallucinations du personnage incarné par James Woods, un film vraiment poignant oscillant entre l'épouvante et l'horreur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juin 2012
Les ravages du média télévision décrits de main de maître par David Cronenberg, une vision organique et fusionnel entre machine et chair qui ne laisse décidément pas indifférent. Cette approche unique fait de Videodrome un film d'exception, tout comme son réalisateur jusqu'au-boutiste.
SuperMadara
SuperMadara

105 abonnés 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2012
Un thriller psychologique extrême , une heure vingt de violence gratuite et de descente en enfers mais qui a un vrai fond. Facilement qualifiable de film extrême et tordu , le scénario suit la descente en enfer d'un directeur de télévision , Max Renn, qui va découvrir un programme télé pirate appelé "Vidéodrome" et qui va le plonger dans un univers de torture, de violence et de sexe , un mélange qui peut dégouter (et qui dégoute vraiment, c'est très limite !), mais l'influence et le pouvoir absolu des médias se reflète bien dans un scénario d'une folie vraiment particulière ! Plongé dans l'univers impitoyable et imprévisible de Cronenberg , James Woods gère la transformation et le déclin de son personnage avec beaucoup de rigueur et une certaine proportion a la folie, il comprend et s'adapte très bien au style de Cronenberg et n'est pas repoussé par le côté malsain du cinéaste face a des seconds rôles de tous les genres. Pour confirmer les bases de son univers cinématographique , David Cronenberg se lâche dans une mise en scène de tous les extrêmes : l'horreur et le machiavélisme du scénario et des personnages ressort comme amplifier par le cinéaste, un spectacle horrifiant et typique de Cronenberg.
Un thriller malsain, complexe et horrifique qui reste comme une expérience terrible mais marquante.
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