David Cronenberg est incontestablement un des plus pessimistes des réalisateurs et le message imposé sur sa filmographie est déprimante. Le rapport entre folie et mutation physique était toujours au centre de ses films (jusqu’au 21ème siècle quand il adopta une imagerie plus conventionnel). Vidéodrome, et sa dénonciation des effets de la télévision (sujet visionnaire en 1983!), semble être un panel de l’ensemble de ses idées qui, malheureusement sont condensées à tel point que son intrigue initial va totalement déraillée au point de perdre toute forme de crédibilité et ne mener à rien de concret. Le jeu minutieux de James Woods et la qualité, aujourd’hui désuets, des effets visuels sont restés mémorables mais n’empêchent pas de justifier les excès absurdes de fantastique gore de ce qui aurait pu être un excellent thriller psychologique.
Cronenberg, on le connait maintenant. Son style visuel atypique qui s'est calmé depuis quelques années, ses thèmes favoris et ses obsessions. Mais là, le canadien nous pond un film qui reste assez ardu à comprendre ma foi. Médias, contrôle, sexe, violence, voilà un peu le melting pot auquel on fait face. Le film est en soi très intéressant, pose quelques questions si vous arrivez à déchiffrer certains passages et vous retourne l'estomac avec des effets visuels prodigieux annonciateurs dans le style de ce que l'on pourra voir en apothéose dans La Mouche. Mais le scénario alambiqué, la narration pas toujours très clair et la fin un peu bizarre nous achève un peu. On a pas tout compris au final, plus qu'à le revoir ou abandonner et passer à autre chose. Les spectateurs lambda passeront leurs chemins, les fans de Cronenberg ( dont je fais partie ) le regarderont encore et encore jusqu'à en extraire la moelle épinière du métrage.
David Cronenberg est complètement cinglé. Une foi le visionnage de "vidéodrome" terminé, on ressort convaincu de cette affirmation. Avec un scénario terriblement difficile d'accès, on reste parfois sceptique quand au déroulement même du film. Nous ne sommes jamais sûr de rien. Et même si James Woods nous dévoile ici l'étendue de ses talents, on reste toujours avec un arrière goût dans la bouche, celui d'avoir vu un film dispensable et outrageusement gore.
Film visionnaire (quoi que Tavernier et Boisset l'ont précédé) sur les pouvoirs des médias et notamment de la télévision Cronenberg signe ici un film dans lequel on reconnait lapatte de son réalisateur. La mise en scène crée une sorte d'emprise sur nous, comme l'écran pour James Woods. Le film est prenant, envoûtant à chaque instant. Entre le sado-masochisme et le pouvoir de l'image Cronenberg offre une histoire tordue mais pas toujours des plus cohérents (la VHS et le cancer ?!). James Woods est excellent en video-addict qui se perd dans les méandres entre hallucinations et réalités. Les effets spéciaux, maquillages surtout, sont superbes et nous plongent encore plus dans les cuachemars éveillés. Par contre certaines idées (la plaie du ventre entre autres) ne sont pas de splus originales, elles sont mêmes assez laides. Ca reste un grand classique du genre.
J'ai bien aimé mais je dois avouer que ca part un peu trop dans tous les sens , on arrive pas a cerner si c'est la realité ou les hallucinations au bout d'un moment mais en meme temps c'est ca qui rend le film fort et qui nous mets dans la peau de Max ; Un film visionnaire et "perché" , proche de "chromosome 3" pour les effets visuels ( le ventre qui s'ouvre ) , un peu crade quand meme mais ca ne gache pas le film au contraire ca accentue son caractére et le style de Cronenberg ; James Woods est excellent , c'est vraiment un super acteur qui a fait une carriere assez diversifiée
Un film bizarre, assez dérangeant et complexe dans le sens où on l'interprète un peu comme on veut. Pour tout le côté métaphorique de la manipulation des gens par la télé et des médias, ce film mérite d'être vus. Ca c'est pour le fond. Pour la forme, ce film est une sorte de délire assez morbide et particulier du réalisateur qui donne naissance à plusieurs interprétations pour le spectateur. Pour ma part, je ne suis pas forcément client de ce genre de film donc une explication un peu plus explicite aurait été la bienvenue. Si non, James Woods est impeccable dans son rôle et constitue très certainement l'un des principaux centres d'intérêt de ce film.
Jamais Cronenberg n'aura poussé plus loin dans ses thèmes décalés que dans Vidéodrome : horreur complète lorsque réalité et fiction s'entremêlent, le héros ne contrôle plus la distance qu'il avait avec le monde de la vidéo (images de violence et de haine). A cette plongée dans un univers parallèle, on peut bien évidemment associer une métaphore sexuelle : la forme de l'orifice ventral de Max Renn a la forme d'un vagin. Et c'est ainsi durant tout le film... Mais ce qui rend le film complètement malsain, c'est que l'on erre dans des fumées allégoriques de gore et d'inhumain. Cronenberg ne paraît pas toujours se soucier de la compréhension du film : ce qui paraissait être un film banal au début se révèle une exploration des univers lugubres sortis de l'imagination du cinéaste canadien. La conclusion du film est l'un des seuls éléments prévisibles : on sent tout au long du film que Max est en train de descendre dans un gouffre qu'il ne pourra remonter, quoi qu'il arrive. Et c'est une descente aux enfers d'autant plus terrible qu'il paraît l'ignorer ou bien tout simplement ne pas la comprendre et donc ne même pas essayer à l'éviter.
Un Cronenberg bien gore, et qui peut parraître gratuit au premier abords. Or ce film est très intéressant tant l'analyse et la compléxité psychologique des personnage est profonde.
Lorsque l'on découvre la filmographie de David Cronenberg aujourd'hui, on a toujours peur que l'oeuvre que l'on va découvrir soit celle de trop, celle où le maestro sera allé trop loin et à laquelle il nous sera impossible d'adhérer. Ce ne sera pas « Videodrome », plongée d'abord saisissante dans le milieu des tortures et sévices sexuels, avant que le réalisateur ne s'aventure directement sur le terrain du pur fantastique, parfois absurde, toujours fascinant. Ce qui est fou c'est que j'ai beaucoup de mal à exprimer toutes les sensations fortes que m'a fait connaître « Videodrome » tant l'expérience est complexe, indescriptible, terrifiante, mais toujours intelligente et sensée. Cronenberg ne fait jamais dans la violence gratuite, et c'est bien pour cela que beaucoup de scènes sont en définitive aussi marquantes, témoignage d'un homme qui n'en est plus vraiment un, à moins que tout ceci ne soit une fois de plus que fantasmes et hallucinations... Un film qui ne plaira ainsi probablement pas à tout le monde, mais qui ne laissera personne indifférent : en tout cas, j'ai personnellement pris un pied d'enfer devant cet indescriptible objet cinématographique, l'un des plus incroyables qu'ils m'aient été permis de voir.
Un film étrange, qui peut paraître confus au premier abord et pas facile d'accès. Personnellement j'ai plutôt bien aimé.
James Woods n'est pas particulièrement incroyable (performance habituelle, mi-figue mi-raisin, perso cet acteur je m’y fais pas trop), à souligner par contre : Deborah Harry, hypnotisante, magnétique et magnifique dans ce film. La réalisation reste plutôt classique, c'est surtout le contenu et le propos du film qui sont impressionnant/marquant et font tout l’attrait du film. La réalisation de Cronenberg : beaucoup d’ambiance comme d’hab, bonne bande-son, scènes dégueues quand il le faut etc. Le gros effort personnel de Cronenberg est l’ajout de son étrange relation avec la chair et les machines, beaucoup abordée dans ses films et ici carrément explicite puisque le film traite de la machine organique, de l’union de la chair et du métal, ce qui m’amène au contenu du film.
Le scénario : Woods fait une lente descente aux enfers dans la folie, la mutation en machine à cause d’une vidéo de télévision le tout sous fond de complot. On voit d’abord la critique de la télé et ses effets pervers, Woods dirige une chaîne vétuste diffusant porno, snuff, violence etc. Il découvre une vidéo incroyablement perverse et cherche à la diffuser. Une scène d’interview de Woods sur les possibles conséquences de sa chaîne sur le peuple souligne bien cet aspect. Il y aussi la partie homme-machine, de l’union de la chair et du métal « vive la nouvelle chair ! » toujours aussi trouble mais néanmoins intéressante et récurrente chez Cronenberg, c’est juste hypnotisant pour ma part, du coup j'ai adoré, une fois de plus si on n’adhère pas, le film va être dur à supporter. Dans l’ensemble un bon film, clairement à voir pour les fans de Cronenberg, mais aussi pour les néophytes qui sont juste curieux de voir une bonne critique de la télé et une incroyable théorie de l’union de la chair et du métal. :P
Cronenberg est un réalisateur déroutant, c'est le moins que l'on puisse dire. Si j'avais été déçu de Crash, j'avais un peu peur pour ce Videodrome de rester un peu hermétique malgré les bonnes idées. Mais ce ne fut pas le cas. J'ai tout de suite été pris dans cette atmosphère étrange, sans concession, violente, perturbante. Je veux dire il faut être un sacré malade pour imaginer un tel film et rien que pour ça j'ai envie de l'aimer. Gore, sexuel, politique même je dirai, je ne sais pas si le pamphlet contre la télévision est juste un background au film, ou si c'est une réelle volonté de Cronenberg, mais toujours est il que c'est fascinant, intriguant, on ne sait jamais si c'est réel ou non, si on hallucine, pour le final je m'attendais à voir des tripes sortir de mon propre téléviseur. Je crois que j'ai un réel goût pour ce genre de film à la fois inventif et foutraque, qui semblent totalement bordélique, à l'univers baroque, faisant ressortir des craintes freudiennes, des fantasmes inavoués, refoulés. Bon après je comprend parfaitement que certains détestent, c'est totalement marginal comme film, ça ne ressemble à pas grand chose, si ce n'est à d'autres Cronenberg, à ma connaissance. Et puis voir un mec dont le ventre s'ouvre avec une forme de vagin, c'est assez spécial pour valoir le détour.
Videodrome, de David Cronenberg, est le dernier film que je viens de regarder, qui parle des conséquences néfastes de la télévision sur notre esprit. Cronenberg étant un maître en la matière, c'est filmé de manière très psychologique et très étrange. Interdit aux moins de 12 ans, le film se permet d'afficher des images assez violentes, tant physiques que morales. Il s'agit également d'un film complexe de premier abord, que seuls les cinéphiles pourront apprécier pleinement ce qui est tenté d'y expliquer. James Woods y est d'ailleurs bon dans son rôle.
Film purement Cronergbien, Vidéodrome fait partie de ses plus grand film. Le scénario se concentre sur deux entre deux association, l'une qui veut rendre les humains des étres restant devant la télé et l'autre veut les rendre violent et servent le gouvernement. Entre ces deux, ce trouve Max Renn, dont la chaine porno qu'il dirige est l'enjeu principal, ses proches vont en patir et va avoir des halunation qui seront pour le manipuler, un cas comme dans l'autre. Les acteurs joue bien (surtout Woods et Harry). L'image est belle et la mise en scene est bonne.
Un film "old school" à l'ambiance assez réussie, dénonçant avec virulence le pouvoir de la télévision et instaurant une réflexion sur le contenu des programmes proposés. Le scénario est pourtant difficilement compréhensible et les acteurs parfois pas très convaincants. Un film enrichissant au niveau de la culture cinématographique mais qui a plutôt mal vieilli. Moyen donc.