Grizzly Man
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Note moyenne :   3,7 pour 211 notes dont 45 critiques  | 
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45 critiques spectateurs

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Empi H.

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   1 - Très mauvais

Par où commencer ... peut-être le sujet de ce documentaire : Timothy Treadwell. Je m'attendais à voir des morceaux de vie d'un homme passionné par les ours et qui ferait tout pour les protéger. Un genre de Dian Fossey des ours ! Je me suis bien trompée. Très vite j'ai réalisé que ce personnage, très perturbé psychologiquement, ne m'intéressait pas. Pire j'avais pitié de lui, de voir à quel point il essayait d'oublier son passé et de se créer une relation amicale, totalement fictive, avec les ours. Parfois j'étais aussi énervée, parce qu'une personne qui dit aimer autant la nature et les animaux n’empiéterait pas autant sur leur territoire. J'y vois un délire personnel hyper égoïste. Si on se limite à ce documentaire on n'a pas l'impression que cet homme a aidé la cause des ours, au contraire (il a peut-être fait d'autres choses plus perspicaces pour ces animaux, mais on ne le voit pas dans ce documentaire). Alors pourquoi en avoir fait un documentaire, d'1h50 ... c'est une question que je me pose, j'essaye de comprendre l'intérêt de ce film. Est-ce que c'est pour montrer le destin d'un homme perdu, écorché par la société ? On a du mal à comprendre où le réalisateur se situe,Spoiler : il écoute les témoignages larmoyants des amies de Timothy (le moment où il écoute la cassette est très dérangeant), il demande également au docteur de témoigner (ce passage est d'un ridicule). Il essaye d'incorporer des témoignages de personnes ayant des avis divergents sur l'histoire de Timothy Treadwell. C'était plutôt une bonne idée, mais très vite ça part dans tous les sens. Je retiendrai le témoignage très intéressant de Sven Haakanson (un aluttiq) dans le musée de Kodiak's Aluttiq Museum. Il explique clairement que les "natives communites" d’Alaska ont un respect pour l'ours et qu'il y a une limite à ne pas franchir, dépasser cette limite est une marque d'irrespect pour les ours. Niveau réalisation, les choix du réalisateur ne m'ont pas convaincue. Il y a trop d' images de T. Treadwell et en plus on doit supporter la voix OFF du réalisateur qui franchement n'apporte pas grand chose. Très déçue donc par ce film qui décrédibilise T. Treadwelll. C'est gênant et très délicat comme sujet, d'autant plus lorsqu'on voit comment cela se termine. Je n'aime pas juger la personne qu'il était, chacun à une histoire, un passé, une conception de la vie différente. Pour moi, c'était pas nécessaire d'en faire un documentaire. J'espère seulement que les gens ne vont pas penser que la majorité des défenseurs des animaux sauvages et de la nature lui ressemble. Et surtout il ne faut pas essayer de comparer cet homme à H. D Thoreau ou encore à Christopher McCandless.

Francois H.

19 abonnés | Lire ses 4 critiques |

   3.5 - Bien

Grizzly Man est un objet (cinématographique ?) insaisissable où se mêlent inextricablement la prose parfois grotesque d'un individu en proie à la folie, et la poésie d'une fuite rédemptrice. Car il ne faut pas s'y tromper, l'objet c'est l'homme. Porté visuellement par le contraste entre l'immensité de l'Alaska et l'intimité des plans d'un univers sauvage, ce documentaire n'a d'autre sujet que son acteur/réalisateur Timothy Treadwell. Destin extraordinaire que celui d'une « personne normale », moyenne même, qui prit dans la spirale de la dépression, la déprise de sa propre vie, embrasse une autre voie. Celle-ci le conduira à vivre pas moins de 13 ans dans le parc naturel du Katmai en Alaska auprès des grizzlis. Dans cette retraite « into the wild », Timothy Treadwell réalisera avec une minutie surprenante une série de documentaires dans lesquels il raconte son adaptation et sensibilise à la « cause » de ses amis grizzlis et renards. C'est bien à 1h40 d'immersion intense et privilégiée dans un espace où se fait rare la présence humaine, que convoque ce documentaire. Personnage charismatique qui n'est pas sans évoquer le personnage des Racines du Ciel de Romain Gary, Morel, ardent défenseur des éléphants en Afrique, Timothy Treadwell est un homme qui par la puissance, la radicalité de son engagement à « protéger les grizzlis », a cette vertu de nous confronter au sens de nos existences. C'est là, me semble-t-il la force de ce reportage que de nous introduire dans l'âme tourmentée d'un laissé-pour-compte de la civilisation, d'une figure obscène de la société individualiste, de ce « monde d'individus » (c'est ainsi que la nomme Treadwell) qui trouve un refuge (rédempteur ?) dans ce que personne avant lui n'avait probablement réussi à faire : vivre sans armes auprès des bêtes parmi les plus dangereuses du règne animal. C'est au prix d'une espèce de renoncement à son humanité, ou pire, de son érection en « Ennemi » fantasmé de la cause animale, que Treadwell adopte ce choix de vie radical. Mais voilà, l'ours n'est pas un animal de meute, encore moins un animal social. Là où Treadwell devait voir la reconnaissance et la tendresse de ses congénères, parions qu'il n'y avait qu'une « indifférence molle pour une vulgaire source de nourriture ». Spoiler : C'est dévoré par ceux à qui il a tout sacrifié que s'achève la vie de Timothy Treadwell. Issue tragique, s'il en est, mais qu'importe, l'essentiel est ailleurs. S'il dit « avoir trouvé une vie » auprès des grizzlis, s'il a sans doute vécu heureux, si plus fondamental encore il semble avoir ramené son quotidien à un sens auquel il semble avoir pleinement adhéré,Spoiler : si en somme il est mort libre, l'abandon de l'homme pour une image fantasmée de l'ours, en vaut-il la peine ? C'est toute la question que suggère en creux ce documentaire souvent poignant.


Tupois Blagueur

37 abonnés | Lire ses 1066 critiques |

   3.5 - Bien

"Grizzly Man" est un documentaire comme seul Werner Herzog peut en faire. On y retrouve clairement son style de narrateur qui se veut objectif et filme de manière neutre tout ceux qui ont connu, de près ou de loin le fameux Timothy Treadwell. Cet homme, qui a passé treize saisons sur treize ans dans le Katmai National Park and Preserve en Alaska, a tenté de faire changer l'image négative des ours sauvages auprès du grand public en filmant des documentaires de sensibilisation controversés où il s'est mis en danger. Le dernier lui a coûté la vie, ainsi qu'à sa compagne. Composé de scènes extraites des 100 heures de prises de vues tournées avant la mort de Treadwell par lui-même et d'interviews de ses proches, "Grizzly Man" tente de comprendre l'homme qui se cachait derrière l'écologiste avec juste ce qu'il faut de bons sentiments et de suspense pour maintenir le spectateur en alerte tout au long du film, sans pour autant l'assommer avec du pathos malvenu. Encore une réussite de la part du cinéaste allemand.

MaxLaMenace89

32 abonnés | Lire ses 206 critiques |

   3.5 - Bien

Portrait post-mortem d'un paria illuminé et massacré par l'animal qui le hantait, GRIZZLY MAN est un documentaire en totale adéquation avec son sujet, théâtral et tragicomique, ouvrant sur un fond absolument pertinent et touchant. À travers le dispositif opté et le motif constant et conscient de la mise en scène, alternant d'excessifs témoignages et mises en situation avec les nombreuses vidéos personnelles de l'intéressé, Werner Herzog va alors au-delà de son sujet pour une autopsie viscérale du reflet humain dans l’œil d'une caméra, devenant mythe au-delà de toute crédibilité. Dans un scintillement de suffisance, le cinéaste offre alors enfin des spectateurs à ce passionné méprisé et méprisant qui, imposant sa figure encadrée dans l'implacable cohabitation Homme/Nature, ne voulait attirer l'attention qu'en vivant ses rêves, ode absurde et désespérée à la marginalité dans une civilisation bestiale.

http://shawshank89.blogspot.fr/2014/09/critique...

Ancien utilisateur

   3.5 - Bien

Très belle histoire, magnifiquement narré par Werner Herzog. Je suis rentré dans le film directement grâce à cet intriguant personnage, complètement fou, et au final dans l'attente un peu perverse d'une violente scène mortelle qui n'arrive jamais. Quelques longueurs par-ci par-là mais dans l'ensemble un bel hommage à un quelqu'un qui a dédié sa vie à une cause noble et unique.

Adrien D.

10 abonnés | Lire ses 80 critiques |

   3.5 - Bien

Quoi de mieux pour Herzog que l’histoire de Timothy Treadwell pour traiter de son thème fétiche, l’enfermement. Tim Treadwell est un américain né dans une famille modeste, enfant normal il bascule ensuite dans la drogue et l’alcool. Suite à une rencontre avec les ours il décide d’arrêter l’alcool et de vivre avec eux pour les protéger. Durant 13 ans Treadwell se filme à leur coté jusqu’en 2003, jour de sa mort. Herzog récupère alors les 100 heures de rushs laissés par Treadwell et recueille des témoignages poignants de proches pour en faire un documentaire tout à fait singulier. Ici comme dans Aguirre le personnage est prisonnier de sa condition dans une nature incommensurable. La suite de la critique ici:

http://lecinemadughetto.wordpress.com/page/4/

Dejeq

9 abonnés | Lire ses 23 critiques |

   3.5 - Bien

Quoi de mieux pour Herzog que l’histoire de Timothy Treadwell pour traiter de son thème fétiche, l’enfermement. Tim Treadwell est un américain né dans une famille modeste, enfant normal il bascule ensuite dans la drogue et l’alcool. Suite à une rencontre avec les ours il décide d’arrêter l’alcool et de vivre avec eux pour les protéger. Durant 13 ans Treadwell se filme à leur coté jusqu’en 2003, jour de sa mort. Herzog récupère alors les 100 heures de rushs laissés par Treadwell et recueille des témoignages poignants de proches pour en faire un documentaire tout à fait singulier. Ici comme dans Aguirre le personnage est prisonnier de sa condition dans une nature incommensurable. Treadwell au fil de son périple devient de plus en plus marginal, refusant la compagnie des hommes et prônant les règles du règne animal. Herzog ne cherche pas à faire l’apologie de cet homme, il reste objectif. Treadwell, lui, ne réussi pas à prendre le recul nécessaire sur sa situation, sa fascination pour les grizzlys et la beauté naturelle lui empêche toute réflexions lucides. Herzog le montre à deux reprises, une première ou Tim Treadwell pleure la mort d’un renard oubliant la loi de la nature et une deuxième ou il critique sévèrement les gardiens du parc de réserve des ours. Le réalisateur s’efforcera de rester impartial tout au long du film en abordant tour à tour les points positifs de l’action de cet homme et les points négatifs. Herzog alimente son documentaire d’une réflexion sur le pouvoir du cinéma en incluant des passages ou Treadwell se met en scène dans le but de dénoncer par l’image. Le paysage devient un décor et les récits de l’homme une réflexion existentielle. Enfin, Herzog met en place une fascination du spectateur effrayé mais impatient de découvrir la mort en direct de Tim Treadwell. Rejoignez-nous sur le blog "lecinemadughetto" pour pleins d'autres critiques de films! A très bientôt!

Emeline M.

0 abonné | Lire sa critique |

   1 - Très mauvais

je suis aller voir ce film avec mon lycée en version original sous titré français perso je vais vous dire c mec est un malade je n'est vraiment pas apprécier ce film je m'en suis même endormis la preuve. Peut-être que c'est pas mon style ou autres ou que je devais lire pendant tout le documentaire je ne sais pas mais au moin une seul chose que je sais c'est que ce mec est un malade mentale

Benfrost

1 abonné | Lire ses 7 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Surprenant. Vraie ou fausse, cette histoire pose des questions très vastes. Notamment sur la véracité des œuvres filmées.

Angela Ki La

32 abonnés | Lire ses 587 critiques |

   2.5 - Moyen

Au fou !! On ne peut qu’être soit ahuri par l’inconscience de gars, soit fasciné par un courage qui confine à de la folie pure. Mégalo, asocial, artiste raté, individu au discours incohérent, c’est tout ça à la fois. Voilà un gars qui a créé son propre monde en pleine nature, mais paradoxalement, il a toujours une caméra à portée de main, et se met tout le temps en scène. Je vois un être mal dans sa peau, qui a trouvé là le moyen d’avoir son quart d’heure de célébrité. Sauver les ours d’accord, mais exister médiatiquement aussi, nous en mettre plein la vue, être aimé en somme. Le plus étonnant, qu’il est pu survivre 13 ans à ce jeu dangereux. Certaines images sont réellement impressionnantes, car même à la maison, j’ai eut froid dans le dos, de le voir côtoyer la mort d’aussi près. Les défauts du personnage finissent par prendre toute la place, si bien qu’on ne voit plus que ça, et on finit par trouver le temps long. Herzog ne force pas son talent. Il n’a pas peur des sujets audacieux, on la savait déjà, mais il se contente de monter le film, et de donner à Grizzly man le premier rôle dont il a toujours rêvé. A part le sujet en or, ça reste un docu-fiction sur un original qui va finir mal.

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