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    La Momie
    note moyenne
    3,4
    217 notes dont 42 critiques
    5% (2 critiques)
    33% (14 critiques)
    43% (18 critiques)
    17% (7 critiques)
    2% (1 critique)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur La Momie ?

    42 critiques spectateurs

    Alexarod
    Alexarod

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 1 081 critiques

    2,5
    Film qui a vieilli, dommage, Karloff est génial dedans, le montage faisant apparaitre ses yeux dans la pénombre est fabuleux. Seulement depuis le mythe de la momie a été revisité, et voir la dernière version d'Imhotep créer un visage de sable pour ensevelir ses assaillants plutôt que de donner une crise cardiaque à distance ça a + de gueule. Plus d'action, + d'explication, + long, bref la dernière version répond + aux attentes actuelles, et les avancées cinématographiques le permettait, dommage pour Boris qui s'est distingué dans bon nombre de films d'épouvante.
    dom.delaisne
    dom.delaisne

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    5,0
    Drame fantastique contant l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma, La Momie n'a strictement rien à voir avec le film à gros budget de Stephen Sommers. Ici, tout est dans l'atmosphère palpable, la gueule parcheminée de Boris Karloff au regard perçant et une réalisation en noir et blanc très graphique. Envoûtant...
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    Un de mes premiers souvenirs de cinéphile (oui, il y a très longtemps!!!) que j'ai revu tout récemment. (Re)constatation : "La Momie" est un très beau classique Universal. Plus faible que le brillant "Frankenstein" de James Whale mais largement au-dessus du trop théâtral "Dracula" de Tod Browning, "La Momie" dès le générique qui présente quelques notes du "Lac des Cygnes" arrive à imposer une certaine atmosphère. Alors le mieux c'est de passer sur quelques fautes de rythme ainsi que sur un personnage de jeune héros aussi charismatique et intelligent qu'un pruneau... Voilà, c'est fait. Alors malgré la présence d'Edward Van Sloan (le type qui arrive à mettre hors d'état de nuire Dracula avant de se faire zigouiller par la créature de Frankenstein avant de mettre hors d'état de nuire la Momie, 2-1 ça ferait un beau score au foot!!!) et de Zita Johann (beauté exotique très intéressante bien qu'elle soit d'origine hongroise!!!), c'est le film de Boris Karloff. C'est lui, son talent, son charisme et sa silhouette mince et imposante qui portent tout le film. Bon, Karl Freund, qui est surtout connu comme un immense directeur de la photographie, arrive à donner tout de même un certain cachet à l'oeuvre par ses plans expressionnistes surtout dans les scènes d'incantation captivantes. Avec "La Momie", Universal Pictures avaient encore donné naissance à un très bel "enfant".
    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 1473 abonnés Lire ses 8 623 critiques

    5,0
    "The Mummy" appartient à l'âge d'or du cinèma fantastique! Rèalisè par l'un des plus grands opèrateurs du monde, Karl Freund signe un film d'horreur d'une sobriètè exemplaire sans gros effets spectaculaires! "The Mummy" fut rèalisèe au temps où les expèditions archèologiques dèfrayaient la chronique! Les lègendes et les mystères qui entouraient la tombe de Toutankhamon avaient renouvelè l'actualitè de l'egyptologie! Histoire d'une rèsurrection et d'un sacrifice rituel, "The Mummy" est jouè par un extraordinaire Boris Karloff, qui revenait à la vie et enlevait la seule femme de l'expèdition archèologique! Quand la momie revenait à la vie, le spectateur ne voyait rien de la rèsurrection, mais seulement ses indices: le sarcophage vide et les bandelettes dènouèes! Freund èvitait ainsi de sombrer dans "le clou" terrifiant, dont ne se sont pas privès James Whale pour "Frankenstein" et Tod Browning dans "Dracula"! Et par cette sobriètè, ce chef d'oeuvre peut paraître aujourd'hui extrêmement moderne et efficace, ètonnament rigoureux! Même le passage - en flash-back - qui raconte l'histoire la momie au temps des pharaons, èvite l'emphase ridicule! La tentative de sacrifice rituel au musèe du Caire, qu'un autre metteur en scène du genre aurait traîtèe sous une forme truculente ou grotesque, possède une ètrange force poètique - Freund utilisant parfaitement le masque impassible et presque èmouvant de Karloff! Incontournable...
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    1,5
    Je crois qu'aujourd'hui c'est pas mon jour, cet après midi déjà Le loup garou de 1941 m'avait fortement déçu et maintenant c'est au tour de La Momie de 1932. Pourtant ça commence pas si mal, on trouve une momie, un coffre qu'il ne faut pas ouvrir, mais très vite, il y a un souci, il n'y a aucune envie de créer du suspens, c'est totalement creux. La mythologie égyptienne j'adore ça (bon je triche j'adore la mythologie en général), elle a quelque chose de particulier que n'ont pas la mythologie gréco-romaine, ces histoires de malédictions, aussi les tombeaux égyptiens recèlent encore de nos jours des secrets, quelque chose de mystique, et honnêtement j’espérais trouver ça sur pellicule à travers ce film. Un film qui touche cet aspect fascinant du mythe, cette crainte de l'inconnu, ces mystères. En fait c'est tout pourri. J'ai l'impression de voir un mélange très mauvaise de Dracula pour l'histoire d'amour éternel et de Frankenstein pour voir ce pauvre Karloff en monstre pas forcément si méchant que ça. Bon je ne suis pas du tout fan du premier Dracula, par contre le Frankenstein est vraiment bon, mais j'ai l'impression qu'au lieu de tenter de faire un film à la Dracula ils auraient mieux faire de faire quelque chose de plus expressionniste un peu à la Nosferatu, histoire d'amour autre chose que cette mise en scène plate, et qu'on ait un peu de tension. Non parce que ça dure 1h13 et c'est foutrement chiant, on voit Karloff débiter ses trois pauvres lignes de texte avec un air faussement inquiétant et la pauvre fille être sous son emprise, puis plus, puis de nouveau. Je sature à un moment. J'ai l'impression qu'il n'y a aucune recherche dans ce film. Bon je peux comprendre qu'on aime ce film pour son charme désuet, mais bon lorsque à côté il y a Frankenstein (et sa suite encore meilleure : la Fiancé de Frankenstein) et puis Nosferatu, j'ai envie de dire, la Momie on s'en fout un peu. Et ça m'ennuie vraiment de voir un film aussi banal et inintéressant. C'est à peine mieux que le remake indiajonisé.
    reymi586
    reymi586

    Suivre son activité 141 abonnés Lire ses 2 102 critiques

    4,0
    L'avant garde du cinéma d'épouvante avec le grand Boris Karloff! A voir pour les amateurs du genre!
    dougray
    dougray

    Suivre son activité 103 abonnés Lire ses 1 619 critiques

    3,0
    Classique des Studios Universal un peu moins connu que les "Dracula", "Frankenstein" et autres "Wolfman", "La Momie" est surtout incontestablement moins réussi que ses illustres confrères, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le scénario est une copie quasi-parfaite de l’intrigue de "Dracula" (avec Bela Lugosi), de sorte qu’on retrouve une créature millénaire revenue d’entre les morts et armée d’un regard hypotonique (l’excellent Boris Karloff, qui reste moins transcendant que dans "Frankenstein"), une pauvre jeune femme (la cabotine Zita Johann) tombant sous son contrôle, un jeune soupirant espérant tirer sa dulcinée de ses griffes (joué, dans les deux films par la falot David Manners) et aidé, dans sa quête, par un scientifique s’érigeant comme l’ennemi personnel du monstre (joué, dans les deux films, par Edward Van Sloan)… On a beau être moins regardant sur les scénarios des vieux films, il faut admettre que ses énormes similitudes scénaristiques (pour ne pas dire ce plagiat en bonne et due forme) gâche un peu le plaisir et, surtout, ne renouvelle pas le genre. Il est d‘ailleurs amusant de noter que la seule véritable différence entre les deux films est la motivation du monstre qui, dans "La Momie", agit par amour puisque sa victime est la réincarnation de sa défunte bien-aimée (soit l’intrigue du "Dracula" de Coppola… ce qui ne manque pas d’ironie). Autre problème de taille : on ne vois quasiment jamais la Momie sous sa forme "momifiée" alors que le film est surtout resté dans les mémoires grâce au plan du monstre enrubanné de bandelettes (mention spéciale au travail exceptionnel du maquilleur Jack Pierce). La scène du réveil de la Momie est d’ailleurs très impressionnante et renforce le sentiment de frustration de ne pas en voir plus, le réalisateur Karl Freund ayant pris le parti de laisser sa créature hors-champ (seules sa main et une bandelette traînante sont visibles) puis de lui donner un aspect plus humain (à savoir un vieil égyptien au visage ridé… autre maquillage exceptionnel de Jack Pierce). C’est donc ce visage contemporain qu’arbore la Momie pendant la quasi-totalité du film et il fallait tout le talent d Boris Karloff pour donner un intérêt à ce personnage qui, privé de l’aura d’un Dracula et d’un aspect reconnaissable par tous, s’avère finalement assez pauvre sur le papier. Ainsi, on s’amusera, avec une pointe de nostalgie, des gros plans sur les yeux du Monstre et leurs mises en lumière, censés illustrer son pouvoir hypnotique. Ce jeux de lumière, ainsi que la qualité des décors et l’utilisation d’une BO bien plus présente que dans les précédents films de monstres Universal, sont d’ailleurs la seule véritable valeur ajoutée de cette "Momie", trop plan-plan dans son rythme et dans son intrigue… mais qui, en tout état de cause, aura eu le mérite de savoir saisir l’air du temps (les années 30 étant une période d’effervescence fantastique pour l’archéologique en général et l’Egypte en particulier) et, surtout, d’imposer un des rares monstres classiques du 7e Art qui ne soit pas issue d’un roman… même si il n’apparaît quasiment pas à l’écran !
    8etdemi.canalblog.com
    8etdemi.canalblog.com

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    4,5
    Superbe! Boris Karloff est hypnotisant, et la belle Zita Johann en descendante d'une princesse egyptienne, ancien amour de d'Im-Ho-Tep est parfaite. http://8etdemi.canalblog.com/
    Malevolent Reviews
    Malevolent Reviews

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    4,0
    Après Dracula et Frankenstein, les studios Universal continuent de produire des longs-métrages fantastiques débordant d'originalité et d'inventivité en s'attaquant cette fois-ci à la momie vengeresse, thème inédit au cinéma et inspiré ici par la malédiction qui s'est abattue sur les membres de l'expédition qui a découvert le tombeau de Toutânkhamon. Mis en scène par Karl Freund, dont c'est le premier long-métrage, et principalement interprété par l'habitué de la maison de la production Boris Karloff ainsi que par Zita Johann, David Manners et Edward Van Sloan, La Momie reste une pièce maîtresse dans le cinéma horrifique... Pourtant, s'il est bien question de momie, le célèbre personnage tout de bandelettes vêtu ne fait qu'une très brève apparition en début de bobine, laissant par la suite place à son alter ego humain, tout deux campés par Boris Karloff. On pourra ainsi demeurer forcément déçu par une telle frustration, l'un des monstres sacrés du cinéma n'étant en fait pas vraiment présent à l'écran. Pourtant, c'est dans la suite du récit, plus fantastique qu'horrifique, que le long-métrage va épater. Car il n'est pas question ici de momie déambulant et tuant son prochain mais plutôt de la lente tentative de résurrection de la défunte bien-aimée de cette dernière, alors rescussité depuis dix ans et ayant repris forme humaine. L'intrigue nous plonge avec efficacité et onirisme dans une Égypte peu à peu colonisée mais qui garde ses valeurs ancestrales au même titre que ses décors pour ainsi dire pharaoniques. On tombe très vite sous le charme de cette histoire d'amour morbide où l'atypique Imhotep, sous les traits de l'effrayant Boris Karloff, envahit l'écran de sa présence, éclipsant à chacune de ses apparitions ses partenaires. La mise en scène de Karl Freund s'avère sobre mais efficace, appuyée par la musique étourdissante de James Dietrich et quelques séquences de frissons désuètes mais réussies. Ainsi, La Momie n'est pas vraiment en soi un réel chef-d’œuvre mais marque néanmoins profondément le cinéma de genre grâce à son thème inédit et son passionnant scénario.
    Ricco92
    Ricco92

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    3,5
    Réalisé par le directeur de la photographie de Dracula et écrit par le même scénariste, La Momie rappelle beaucoup le film de Tod Browning. En effet, il semble que John L. Balderston ait choisi, en reprenant le scénario de ce qui devait à la base être un film sur Cagliostro, de réutiliser consciemment ou non les recettes de Dracula. Ainsi, on retrouve de nombreux point communs (le pendentif remplaçant la croix, la possibilité d’hypnotiser du méchant…) et des acteurs communs comme David Manners et Edward Van Sloan. Ce dernier semble jouer un clone de son personnage de Van Helsing, qu’il interprète de la même manière théâtrale. Ce type de jeu détonne d’ailleurs par rapport au reste du casting car les autres acteurs jouent de manière plus naturelle que dans le film sur le célèbre vampire. Bien évidemment, au-dessus des autres interprètes surnage Boris Karloff parfait dans son rôle d’être surnaturel et, qui après avoir marqué à jamais le rôle de Frankenstein, impose pour plusieurs décennies un modèle de momie. Mais, comme pour le monstre inventé par Mary Shelley, l’interprétation de Karloff est renforcée par le magnifique maquillage de Jack Pierce, artiste à l’origine des grands monstres du bestiaire de Universal. Il faut également noter la qualité des effets spéciaux de John P. Fulton notamment dans la séquence finale. Tout cela permet au film de dépasser le statut de banale série B qu’appelait son scénario. Cependant, même s’il demeure le film le plus célèbre de Karl Freund en tant que réalisateur, La Momie est loin d’être aussi marquant que les meilleurs films d’horreur produit par Universal à cette époque.
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 116 abonnés Lire ses 2 065 critiques

    3,5
    Après "Dracula" et "Frankenstein", Universal poursuit dans le cinéma d'horreur avec "The Mummy". A noter qu'à la différence de ses deux prédécesseurs, ce film n'est pas adapté d'un roman, mais inspiré de la découverte de la tombe de Toutankhamon, et de la malédiction qui s'en est suivie. On y suit des archéologues qui affrontent une momie ressuscitée, dotée de pouvoirs surnaturels. En ayant en tête le parfum d'aventure des 30's, l'exploration de tombeaux, ou le cliché du mort-vivant en bandelettes, on peut être assez déçu par "The Mummy", car il ne contient pas ces éléments, et s'avère assez sage. Néanmoins, Boris Karloff est impressionnant en antagoniste impitoyable (son maquillage est d'ailleurs très réussi), quelques séquences sont assez violentes pour l'époque, et le scénario mélange de manière originale romantisme et horreur. Sans oublier la mise en scène Karl Freund, qui contient de jolis passages. Ainsi, le film demeure marquant pour son temps, et en inspirera beaucoup d'autres.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    2,5
    Un bon classique du film d'horreur, même s'il est en-dessous par rapport à d'autres films de l'époque (notamment Frankenstein). L'histoire est simple (peut-être un peu trop simpliste), mais ce n'est qu'un prétexte. Boris Karloff est très bon en momie et son apparence humaine est presque aussi terrifiante que lorsqu'il est déguisé en momie, du fait de l'atmosphère qu'il dégage. Les effets spéciaux sont pas si mal pour voir qu'on est dans les années 30. Ils sont simples, mais efficaces et aujourd'hui encore, ils pourraient presque être crédible. Le film n'est pas mauvais mais n'est pas extraordinaire.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

    Suivre son activité 225 abonnés Lire ses 291 critiques

    3,5
    Je trouve la fin un peu ratée tant l'intensité monte en flèche pour se résoudre sur un vulgaire deus ex machina (c'est le cas de le dire), car le reste du film joue beaucoup de subtilité, notamment à travers le jeu de Karloff qui donne au personnage de la momie un relief assez inédit (par rapport à l'image qu'on s'en fait généralement), à la fois puissant, charmant, envoutant et menaçant. Le registre épouvante n'est même que peu suggéré, si ce n'est dans les premières 10 minutes et la dernière partie, c'est je dirais avant tout une romance classique qui utilise le fantastique comme matériau de réminiscence, sans oublier la base du triangle amoureux qu'on peut retrouver dans Dracula ou Mme Muir par exemple, la dramaturgie est simple mais efficace. Et j'ai adoré le flashback dans l'ancienne Égypte avec la malédiction d'Imhotep, c'est bien mis en scène, sans fioriture, et surtout bien raconté, bref globalement j'ai passé un moment très sympathique, certaines images resteront.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 333 abonnés Lire ses 1 055 critiques

    3,0
    Après l'énorme succès de "Dracula" de Tod Browning et "Frankenstein" de James Whale, le studio Universal décide de lancer le projet de "La Momie", confié à Karl Freund. Ce dernier nous emmène en Egypte suivre une momie revenue à la vie et qui va tout faire pour retrouver sa bien aimée. Alors je dois avouer que je suis légèrement (ça reste léger, le film est plutôt agréable à suivre) déçu par sa vision, surtout comparé à "Frankenstein". Le film souffre de quelques fautes de rythmes notamment passé un bon et intriguant début et les personnages, hormis celui de la momie, ne sont pas toujours bien exploités et attachants. Néanmoins, et ce dès la superbe introduction, le personnage de la momie est une vraie réussite. Peu à peu, Karl Freund oscille entre terreur et romantisme, rendant la momie d'abord intrigante puis passionnante. Bien que pas toujours transcendante, l'atmosphère est plutôt prenante et retranscrit plutôt bien tout le charme et le côté mystique de la mythologie égyptienne (que je trouve passionnante). "La momie" bénéficie aussi d'une excellente composition de Boris Karloff jouant deux rôles et éclipsant tous les autres interprètes. Il donne au film une certaine beauté par le romantisme de son personnage. La reconstitution et les décors sont eux aussi bien réussis. Bref, moins marquant que "Frankenstein", "La Momie" reste, malgré quelques défauts, tout de même un classique d'horreur agréable à suivre notamment grâce à son charme désuet, son parti pris ainsi que son interprète principal.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Avec "Dracula" de Tod Browning en 1931 suivi de "Frankenstein" de James Whale, l'Universal avait lancé sa célèbre galerie de monstres. Le succès étant au rendez-vous, il n'était pas question pour Carl Laemmle Jr de s'arrêter en si bon chemin. Toujours opportuniste, il décida de profiter de l'engouement pour l'égyptologie qui s'était emparé du monde après la découverte le 4 novembre 1922 du tombeau du jeune pharaon Toutankhamon suivie d'une légende maléfique bâtie après que plusieurs des 17 membres de l'expédition meurent dans des circonstances jugées mystérieuses. John L.Balderston qui avait déjà officié sur "Frankenstein" se mit en charge de développer l'idée de Leammle Jr. à partir de la légende du comte de Cagliostro (Joseph Balsamo), aventurier italien douteux et escroc de la fin du XVIIIème siècle se prétendant immortel. Il la transposa dans le contexte recherché à travers le réveil de la momie d'Imhotep, un grand prêtre de l'Egypte ancienne, suite à la profanation de sa sépulture par une équipe d'archéologues peu soucieuse du respect des rites ancestraux. C'est naturellement Boris Karloff devenu la star du studio qui fut pressenti pour incarner Imhotep, l'amoureux réveillé après 3000 ans de sommeil et bien décidé à retrouver la princesse Ank-Souh-Namun (Zita Johann), objet de sa condamnation à être enterré vivant, qu'il croit reconnaitre en Helen Grovesnor (Zita Johann) la patiente du docteur Muller (Edward von Sloan), un des membres de l'expédition maudite. Le scénario ainsi agencé marie très subtilement romantisme absolu (l'amour éternel) et mystère exotique. Moins spectaculaire que "Frankenstein", "La momie" n'en n'est pas moins captivante grâce au sublime maquillage réussi par Jack Pierce qui dote Boris Karloff d'une allure spectrale inoubliable où le tourment et la fièvre amoureuse qui transpirent de son regard l'emportent sur la peur qu'il provoque. Le grand chef opérateur Karl Freund passé à la réalisation, complice de Murnau ("le dernier des hommes" en 1924) et ayant œuvré auprès de Tod Browning sur "Dracula" a très bien saisi l'enjeu du récit en prenant le soin de mettre parfaitement en lumière Boris Karloff et Zita Johann, conscient que c'est de la magie du couple que son film sera digne de ses deux prédécesseurs. Pari magistralement réussi pour Karl Freund qui néanmoins retournera à sa vocation initiale de chef opérateur pour récolter un Oscar en 1937 avec "Visages d'Orient" de Sidney Franklin. C'est donc par une histoire d'amour impossible cherchant à défier le temps, sertie dans un magnifique écrin que le nouveau monstre de la panoplie Universal se révéla au monde. Manière originale et quelque peu anachronique qui n'empêchera pas le mythe de la momie se voir dupliquer dans tous les genres cinématographiques jusqu'à nos jours. Mais jamais rien ne surpassera le choc ressenti à la vue en grsos plan du visage de l'immense Boris Karloff maquillé par Jack Pierce et filmé par Karl Freund.
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