L'Exorciste 2 - l'hérétique
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Sebastienripetuto1
Sebastienripetuto1

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0,5
Publiée le 24 mars 2021
L'exorciste 2 mérite tout de même d'être nominé aux Razi Awards non mais franchement l'exorciste 2 c'est vraiment le plus nul ainsi que le 3e le seul et le plus réussi sera l'exorciste 1 de 1973 malgré que l'exorciste 1 et beaucoup vieilli
Mais par contre l'exorciste 2 et un plan navet mais heureusement qu'il est sauvé par deux acteurs Meetic Max von Sydow et Richard Burton mais ça reste néanmoins un nanar
Et je ne parle pas du troisième qui est encore pire que le deuxième
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2021
Comment Boorman est-il passé de Délivrance à cette suite de L'Exorciste. Pourquoi l'Afrique est-elle en papier et pourquoi Richard Burton est-il en pierre. Ils n'auraient pas pu faire pire même s'ils l'avaient scénarisé ainsi. Il s'agit d'une tentative désespérée d'un grand studio de tirer tout l'argent possible d'un succès préexistant en combinant des acteurs de premier plan avec un réalisateur controversé et un scénario préparé à la hâte. Il partage peu d'esprit et d'intelligence avec son prédécesseur produisant de ce fait une suite ennuyeuse. Bien que souvent risible de quelque chose de plus grand. Si vous êtes un fan de mauvais films celui-ci est fait pour vous...
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2020
À la suite du succès phénoménal de « L’exorciste » qui fut tout à la fois une révolution visuelle et un record de rentabilité pour un film d’horreur, William Friedkin et son scénariste William Peter Blatty ne sont pas du tout intéressés par l’idée d’une suite que la Warner les presse de mettre en chantier. Les deux hommes considèrent peut-être par intégrité artistique qu’ils ne pourront pas égaler le degré de perfection de ce véritable coup de poing assené aux spectateurs du monde entier. Pas question pour autant que la Warner renonce à de potentiels juteux bénéfices. C’est John Boorman qui accepte de s’atteler à cette tâche ingrate. Celui qui s’est fait connaître avec « Délivrance » (1972) impose sa vision qu’il souhaite être une réponse au premier opus au sein de laquelle l’onirisme et la réflexion l’emporteront largement sur les effets sanglants et horrifiques. Il avait en effet pour des raisons éthiques décliné l’offre qui lui avait été faite de réaliser le premier opus. Il faut savoir qu’en dépit du succès colossal récolté par William Friedkin, nombreux furent ceux qui lui reprochèrent la transgression de certains tabous par le biais d'une transcendance racoleuse d’images choquantes. Au premier rang de ceux-ci se plaçait Max Von Sidow, interprète repentant du père Lankester Merrin en 1973 qui tout d’abord refusa de figurer dans le second volet avant que John Boorman finisse par le convaincre des visées humanistes et réparatrices qui l’animaient. Pour l’écriture du scénario, l’écrivain William Goodhart puisa son inspiration dans les théories de Pierre Teilhard de Chardin (1881–1955). Prêtre jésuite français, théologien, philosophe mais aussi célèbre paléontologue, il milita au prix de démêlés sérieux avec le Vatican en faveur des thèses sur l’évolution de Charles Darwin qui de facto remettaient en cause le dogme catholique du péché originel. Dépassant la notion de cosmos statique, il promeut un Christ cosmique que l’humanité insérée dans un cycle plus large pourrait rejoindre en un point oméga, convergence de l’évolution, atteinte via un summum de spiritualité acquis à force de communication entre les consciences. spoiler: Pour symboliser cette communication des consciences à laquelle la jeune Regan MacNeil (Linda Blair) revenue de sa possession par le diable et devenue adolescente est hypersensible, William Goodhart invente de toute pièce le Synchronisateur. Un appareil un peu baroque permettant par l’hypnose réciproque (expérience réalisée dans les années trente) au thérapeute de pénétrer la conscience de son patient
. « L’exorciste II : l’hérétique » est d’emblée un projet aux ambitions artistiques et interprétatives immenses peu en rapport avec les attentes des fans du film de Friedkin dont on pressent qu’il risque d’être sérieusement fragilisé au fur et à mesure des aléas du tournage. Les aléas justement ne vont pas manquer. L’entente tout d’abord entre Boorman et son scénariste qui se heurte à la réticence de ce dernier à céder aux modifications demandées par le réalisateur. L’impossibilité ensuite pour Boorman de convaincre Jon Voight qu’il souhaitait voir dans le rôle du père Lamont missionné par le Vatican pour éclairer l’exorcisme pratiqué par le père Merrin (Richard Burton) sur la petite Regan . Suivront le refus d’Ellen Burstyn de reprendre le rôle de la mère de Regan puis la mort de Lee J.Cobb qui déciment gravement le casting original. Enfin Linda Blair devenue une petite star capricieuse, refuse d’être grimée comme lors de sa première apparition dans le rôle de Regan , obligeant le recours à une doublure. Cerise sur le gâteau, John Boorman hérite de la fièvre du Rift qui traînait dans le sable importé d’Afrique pour les scènes d’extérieur finalement tournées en studio. L’ensemble de ces avatars ajoutés à d’autres minent Boorman qui perd peu à peu l’énergie nécessaire pour mener à bien un projet qui était en réalité sans doute condamné d'emblée, compte tenu de l’aura du film auquel il entendait non seulement succéder mais aussi faire de l’ombre. Tout s’en ressent bien sûr, notamment la cohérence narrative et par voie de conséquence une direction d’acteurs devenue erratique. Richard Burton notamment qui semble complétement ailleurs, sans doute vidé de toute émotion alors qu’il luttait contre son alcoolisme. Reste les images africaines envoûtantes tournées en plateau par le grand chef opérateur William A. Fraker, inaugurant ici l’utilisation de la caméra steadicam qui magnifie les plans aériens notamment spoiler: le vol du frelon, symbole bourdonnant du mal cherchant à se répandre à grande échelle
. Bénéficiant de l’effet de surprise, le film parvint malgré tout à être bénéficiaire mais avec un score sans commune mesure avec le premier opus. Prophète, le grand Stanley Kubrick avait pourtant mis en garde John Boorman : « La seule manière de donner une suite à "L’exorciste" , c’est d’ajouter au sang et à l’horreur. La bonté n’intéresse personne ». La critique s’est donc déchaînée face à ce qu’elle jugea comme l'un des pires navets de l’histoire d’Hollywood. « L’hérétique », film aux ailes coupées par trop d’impréparation et sans doute un soupçon de suffisance est aujourd’hui maudit, grandissant à son corps défendant le chef d’œuvre de William Friedkin.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2020
Exorcist II: The Heretic a l’intelligence d’aborder l’œuvre originale à laquelle elle fait suite comme un mythe à part entière qu’il faut traiter comme tel, déconstruire pour mieux creuser son sol et déterrer ses racines. Et si le long métrage de John Boorman est à ce point détesté, c’est certainement parce que le cinéaste aborde la déconstruction du mythe par le biais du mysticisme, pensant le cinéma comme un art susceptible de créer des chimères, comme un art qui affirme ou rappelle au spectateur son besoin de fiction pour organiser sa lecture du monde. Aussi le film oscille-t-il sans cesse entre hallucination et réalisme brut, religion et sciences, pour placer l’hypnose en point de contact entre ces deux réalités opposées, pour faire des expériences avant tout visuelles – comme l’est le cinéma – des rituels contre le mal et la maladie. Exorcist II ne représente plus une initiation aux pratiques de l’exorcisme ; il est une œuvre initiatique à part entière qui tire profit de la partition musicale signée Ennio Morricone pour éveiller les sens, remuer l’âme, attiser l’espace du dedans ; également de sa photographie magnifique et de son sens de la lumière, composée de rayons filtrant à travers des cloisons mi-closes ou perforées. Si la première partie du film peine à intriguer et pose longuement sa situation initiale, force est de constater que l’expédition du père Lamont en Afrique entame une errance intérieure fascinante, pleine de visions apocalyptiques – les sauterelles ne sont pas sans évoquer les plaies d’Égypte – puissamment mises en scène.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 avril 2020
Ce film avait pourtant du potentiel pour être un bon film, de bon acteurs, une bonne bande son du meilleur du grand Ennio Morricone, mais franchement faire une suite à l'exorciste premier du nom, c'était une mauvaise idée. Le premier volet raconte tout. Une suite n'était pas nécessaire, je sais pas comment ça à pue foirée à ce point. John Boorman est un très bon réalisateur qui nous à fait par exemple l'excellent Excalibur où l'excellent Délivrance essaye la de faire un film d'horreur. La plus part des acteurs reprennent leur rôle du premier film, Linda Blair, Max Von Sydow que l'on voit en flashback du passé, kitty Winn reprend son rôle également. Louise Fletcher est la nouvelle arrivée, elle joue le rôle du docteur Gene Tuskin, il y a même James Earl Jones, mais que c'est il passé ? Les effets spéciaux ont pris un bon coup de vieux, les maquillage aussi, c'était mieux fait dans le premier, compliqué de faire une suite aussi comme la plus part des acteurs principaux sont spoiler: mort
dans le premier volet. En plus le film à un budget de 14 millions de dollars, le premier en avait que 12.. ils ont quand même réussir à faire moins bien niveau effet spéciaux quel gâchis.. et aussi c'est plus un film fantastique que horreur vis-à-vis le premier qui était terrifiant, ont ne ressent pas cela dans le deuxième opus. Le film à eut des soucis aussi à cause de son scénario qui aurait changé à plusieurs reprises ce qui fait que certains acteurs ont décliné l'offre de jouer dedans. Comme je le disais le seul point positif de ce film, c'est sa bande son d'ennio Morricone sinon le reste vraiment moyen.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 887 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 décembre 2022
Après le culte premier volet de cette franchise, lui qui avait attiré énormément de monde dans les salles de cinéma à la surprise générale, un second film a donc vu le jour. "L'Exorciste 2 - l'hérétique" était une suite attendue, mais craint par beaucoup de mondes. Forcément, on pouvait légitimement avoir peur de casser quelque chose. Et c'est effectivement ce qui s'est passé. Contrairement au premier film, celui-ci se plante littéralement du début à la fin. À vrai dire, c'est assez compliqué pour moi de parler de ce projet, car je ne vois pas tout simplement pas où il veut en venir. Je ne comprends pas comment avec un matériau de base aussi complet et intéressant, les producteurs et scénaristes aient décidé de complètement changer l'ambiance de leurs œuvres. Ce film ne ressemble même pas un tout petit peu à son prédécesseur. Que ce soit dans son scénario, dans sa bande-son ou dans son ambiance, je ne comprends pas comment ce film peut être une véritable suite du film "L'Exorciste" et pas un simple "direct to dvd" (même si les dvd n'existait pas à l'époque, mais vous m'avez compris). Ce que l'on retient est un bordel sans nom, un film qui essaye d'expliquer le pourquoi du comment par rapport au premier film, mais qui en perd son identité. Rien ne vous fera vraiment peur dans ce film, ce sera juste ennuyeux à en mourir. On ne comprend pas du tout où l'histoire veut en venir, on a juste l'impression de tourner en rond sans véritable cohérence global. Et je n'ai finalement rien à dire de plus sur ce film, car je ne sais même pas quoi dire tant tout me semble juste surréaliste. Si le premier film était malsain dans le bon sens du terme, celui-ci va sérieusement vous mettre mal à l'aise pour de plutôt mauvaises raisons. Je suis encore secoué d'avoir vu ce film, car je n'ai jamais vu une œuvre culte comme le premier volet, avoir une suite aussi ratée et à l'opposé d'elle. Pour conclure, ce film est une énigme qui je ne comprendrais certainement jamais.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2019
Alors la c’est une performance, John Boorman derrière la caméra, Richard Burton, Louise Fletcher et Max Van Sydow devant et c’est nul. La faute à un scénario qui n’a ni queue ni tête, des effets spéciaux d’un autre âge, tout semble expédié fait à la va vite sans réflexion comme si le succès du premier aller garantir à lui seul celui de cette suite. J’imagine sans peine que les acteurs avaient un air plus convaincus le jour où ils ont encaissé leur cachet que pendant le tournage de leur scène, la seule chose faisant frissonner dans ce film d’horreur étant leur jeu. Un Nanard comme il n’en existe plus, une belle addition de talents gâchés.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 avril 2019
Déjà le film commence mal par la musique de son générique qui fait limite saigner les oreilles. L’exorciste 2, en soit, n’est pas un si mauvais film que ça, mais il n’est pas bon, celles ou ceux qui espèrent voir une suite aussi parfaite que le premier, qui était un chef-d’œuvre, seront vraiment déçu. Le film est hypnotisant mais fade sans être effrayant, c’est selon moi ce qui pose problème...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2019
Une suite à un film d'horreur culte, ça fait déjà peur avant qu'il démarre. Ça fait penser à des abominations comme La Mouche 2. Mais déjà, on ne parle pas de mouche mais de sauterelles, et les plans médiocres (quoiqu'ingénieux) et surutilisés qui les mettent en scène ne sont pas synonyme d'un ratage complet. Oui, je ferai partie, avec Scorsese, de la minorité considérant que L'Exorciste 2 n'est pas un navet.

Grosse surprise, Boorman n'essaye pas de recréer le frisson qui était le bébé de Friedkin. En fait, ce contraste est la raison pour laquelle le film a été fait, carrément, et pour laquelle il est haï, principalement. Et s'il doit juste à la controverse d'être culte comme l'œuvre originale, c'est une franche injustice. Car les filons essentiels sont conservés : la tension latente d'abord, mais surtout le conflit entre science et religion. Certes, il est matérialisé par des personnages qui ont visiblement souffert des nombreuses réécritures (on regrettera la platitude des répliques) et il est sérieusement amoché par ce dispositif de synchronisation hypnotique (wtf ?) qui décrédibilise la voix très importante de la raison.

Mais puisque je suis décidé à me faire l'avocat du Diable (ou plutôt de Pazuzu), je dois dire que j'ai été pris au jeu de cette reconstitution dans les mêmes tons, où l'air semble vibrer de suspense et dont le sound design apporte une douce humeur folle. Le conflit théologico-scientifique, ce n'est pas juste un repaire conformiste de l'incompréhension, ou une brèche que le scénariste écarte pour ouvrir la voie à son idée d'intégrer une télépathie enfantine à la E.T. : c'est une occasion d'utiliser les métaphores visuelles pour établir un vrai lien entre Linda Blair et Richard Burton, un lien qui marche et qui s'arbore des perles d'une photographie épatante. On sent bien que quelque chose ne va pas dans l'image (elle ne vient jamais d'Afrique), mais elle s'ouvre toujours sur le bon degré de confusion pour se justifier.

Je pourrais encore citer comme défauts la présence spasmodique de Von Sydow (gros sur l'affiche, petit sur l'écran) ou le côté vaguement giallo par lequel s'exprime l'horrificité rachitique de l'histoire. Mais par ses séquences en forme de pièces de puzzle qui s'assemblent bien et avec un vrai but évolutif (prouver que le démon est là, trouver le démon, tuer le démon), j'ai eu l'impression d'avoir devant moi une œuvre cohérente, consciente de son objectif, tenace face aux difficultés de tournage, et libérée de l'étau d'un Exorciste célèbre. Ses failles ? Des sauterelles. Un fléau en masse, mais rien que des insectes quand on les prend individuellement.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2019
après avoir regardé celui de 1973 je m'attendais a une super suite mais omg ce film.. il est lent , chiant a regarder. des plans stables de 1h sur des visages sans expressions . et le scénario on dirait que le film lui même est un bout de film . l'histoire est presque incompréhensible . en 5sec tu passes d'un plan en afrique a un autre a washington avec le même personnage on dirait qu'il se téléporte. faut vraiment revoir les scènes plusieurs fois pour comprendre . je n'arrive pas a faire le lien entre le 1er et le 2nd film ..
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 juin 2018
on est très très loin du chef-d'œuvre de 1973, ce film est assez mauvais dans son ensemble, l'histoire est plate et incohérente. c'est même chiant ! le film aurait pu être super si le scénario avait réellement suivi à la lettre l'histoire du 1er. ça se laisse regarder mais on oublie vite ce desastre !
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juin 2018
Comment passer d'un film d'horreur resté culte à une suite ridicule de bout en bout,sans intérêt ,qui n'est même pas un film d'horreur !Le scénario (si toutefois il y en a un),est d'une nullité abominable,beaucoup de plans inutiles,les acteurs ne sont pas bons,l'histoire est presque incompréhensible est la fin est risible et on se demande ce qu'a consommé le réalisateur en tournant cette scène !!Je parle même pas de la bande son ,c'est une catastrophe ...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 octobre 2018
La suite de la séance d’exorciste se transforme en thérapie d’hypnose, une longue intrigue où l’endormissement réussit à m’envahir, on apprend au moins l’origine de la terre de "l’Exorciste", l’onirisme d’hérésie bien ennuyeux où l’on passe très loin du compte qui se retrouvait dans le premier film culte, un chef-d’œuvre se suffisant, terriblement effrayant jusqu’à s’attaquer à la possession démoniaque, le prochain à visionner en DVD pour terminer la trilogie.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 février 2018
Je ne vais pas faire dans l'originalité dans la notation. Sincèrement, je pensais obtenir une excellente surprise à l'image de Psychose II. Or, malgré un budget faramineux pour l'époque, un casting 4 étoiles mêlant anciens/nouveaux personnages, nouvelle génération et gloire ancienne du 7ème art mais encore une intrigue qui débute où se termine le premier Exorciste, l'Hérétique s'avère être une mauvaise surprise. Je ne vais pas nier une évidence : ce film construit sa propre identité et sort des sentiers battus pour nous offrir une virée onirique bien loin des scènes mortifères et horrifiques du premier opus. Mais là où l'Exorciste de William Friedkin évoque un message universel dont son propos ne s'est absolument pas terni de nos jours, l'Hérétique de Boorman semble avoir particulièrement mal vieilli. A commencer par les décors : terne, mou, baveux... Qui prouve une nouvelle fois que le budget ne camoufle pas la dimension artistique. Si l'envie de rattacher le surnaturel à un fait psychique s'avère concluant, le propos reste malgré tout maladroit et superficiel. Et c'est un autre point ici que nous soulevons : le film est bavard et jamais effrayant. Si la venue de Richard Burton offre du sang neuf au casting, son personnage est particulièrement pénible tout comme le mauvais jeux - ici décuplé - des 2 protagonistes féminines Linda Blair et Louise Fletcher (pourtant exceptionnelle dans Vol-au-dessus d'un nid de coucou). Ce film ne dispose pas d'une audience suffisament claire : s'exprime-t-il au nom des fans du premier volet ou bien à une nouvelle génération ? A l'image de ce film, cette interrogation pose en retour une réponse maladroite et évasive. Très décevant.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2017
Une bonne suite au film d'horreur de William Friedkin. John Boorman reprend les même codes. On retrouve Linda Blair et Max von Sydow. Une bonne fiction d'épouvante. Une bonne musique d'Ennio Morricone.
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