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    Le Feu Follet
    note moyenne
    4,1
    274 notes dont 42 critiques
    31% (13 critiques)
    21% (9 critiques)
    31% (13 critiques)
    7% (3 critiques)
    5% (2 critiques)
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    Votre avis sur Le Feu Follet ?

    42 critiques spectateurs

    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Publiée le 28 juillet 2009
    L'interprétation de Ronet, pleine de détresse, est bouleversante. Un chef-d'oeuvre.
    mazou31
    mazou31

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    4,5
    Publiée le 13 septembre 2011
    Un des meilleurs films de Louis Malle (et il partageait cet avis). Les dernières heures d’un alcoolique mondain qui ne veut plus supporter son angoisse existentielle de grand rentier, la vacuité de lui-même, des autres, de cette bourgeoisie qui se regarde vivre avec des airs importants. Un film qui nous touche au plus profond car authentique et humain, même pour des hommes moins velléitaires et plus accaparés par la vie. La maîtrise du noir et blanc, des éclairages du Paris nocturne, du cadrage et des plans est celle d’un chef-d’œuvre. Maurice Ronet, prodigieux acteur bien trop tôt disparu, est admirable ; peut-être sa plus grande interprétation. La musique d’Éric Satie est un choix parfait. Un film bouleversant, dont on est captif malgré la lenteur, un grand film du cinéma français intimiste.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    4,0
    Publiée le 2 août 2015
    En adaptant le roman éponyme de Drieu La Rochelle (1931), Louis Malle change quelques éléments : l'alcool remplace la drogue en matière d'addiction ; l'actualité des années 1960 affleure ici et là. Mais l'essence du roman est bien transposée : dépression latente, de plus en plus accablante, misanthropie et solitude mélancoliques, sables mouvants d'une réalité médiocre qui engloutit peu à peu tout espoir, tableau sans concession d'une inaptitude à vivre avec soi-même, avec les autres... Le portrait du personnage principal, bourgeois intello plus ou moins oisif, est certes peu aimable, mais il touche profondément par sa noirceur. La composition de Maurice Ronet est mémorable. Louis Malle tourne autour de lui, de son personnage qui titube deux heures durant au bord de l'abîme, avec un mélange de respect trop littéraire (voix off, dialogues très écrits) et de stylisation inspirée. Pour la poétique des gestes et des sons, il se souvient manifestement de son expérience aux côtés de Robert Bresson (dont il fut l'assistant sur le tournage d'Un condamné à mort s'est échappé, 1956). La mise en scène est précise et fluide. Les gros plans sont oppressants. Le noir et blanc fait superbement suinter la tristesse poisseuse du récit. Et les Gymnopédies d'Erik Satie finissent par achever la bête. Lentement. Doucement. Fatalement.
    Edouard des Carpates
    Edouard des Carpates

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    4,0
    Publiée le 26 mai 2016
    Quel film ! Quel film ! Dès les premières images le ton est donné : l'esthétique dominera. On ne tombe pas dans l'onanisme intellectuel mais le Beau guide chaque choix de plan de Louis Malle. N'est-ce pas là peut-être la spécificité de son cinéma ? Ne pas troubler, faire du beau. Or c'est peut-être ici un de ses chefs-d’œuvre. Pour ceux qui ont lu le roman de Pierre Drieu la Rochelle, vous remarquerez la grande fidélité, jusqu'au dialogue, tout en gardant une grande liberté artistique et de ton. C'est une vraie bonne adaptation, on ne tombe pas dans le calque. Seul bémol : pourquoi l'addiction n'est-elle pas la même que dans le roman ? Puritanisme de l'époque ? Je ne me le suis pas expliqué ! Et l'alcool ne va pas si bien que cela aux mondanités dans lesquelles évolue Alain. Une mention spéciale, si je peux me permettre, à Maurice Ronet qui campe là un rôle qui semble l'habiter, sous ses faux airs d'Alain Delon. A voir !
    logan morpheus
    logan morpheus

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    5,0
    Publiée le 13 mars 2011
    Le prototype même de l'oeuvre qu'on aime ou non, à prendre ou à laisser. Très européenne, la tournure de ce film se joue dans les impressions, dans le non-dit davantage que dans les dialogues; et sera donc par-là même difficilement intelligible pour les adeptes du cinoche Us d'aujourd'hui. Pas moins un classique.
    Antonin T.
    Antonin T.

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    5,0
    Publiée le 17 février 2013
    Le meilleur film de Louis Malle, et un des quelque meilleur tout cour.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    2,0
    Publiée le 8 mars 2017
    En 1963, Louis Malle poursuit imperturbablement son itinèraire, en approfondissant toujours davantage son style, au bènèfice d'une analyse psychologique et sociale très pertinente! Plus pessimiste et plus dèpouillè tu meurs, tel est son "Feu follet", portrait d'un homme suicidaire qui vous donne le bourdon très longtemps après la projection finie! Un film dèpressif et de dèpression qui retrace pèniblement dans les rues grises de la capitale les dernières heures d'un suicide, d'après le livre tout aussi cafardeux de Drieu La Rochelle! Le mal de vivre, qui est presque de tous les plans, est aux antipodes des films français d'aujourd'hui! On serait tentè de dire un chemin de croix pour Maurice Ronet qui porte sur son visage toute la tristesse du monde, les minutes s'ajoutant au minutes et une èmotion se crèant presque uniquement par l'accumulation de gros plans neutres! La photo en noir et blanc est remarquable (c'est à signaler) et le final est brutal, sec: « Je me tue parce que vous ne m’avez pas aimè, parce que je ne vous ai pas aimès...Je laisserai sur vous une tache indèlébile. Je sais bien qu’on vit mieux mort que vivant dans la mèmoire de ses amis. Vous ne pensiez pas à moi, eh bien, vous ne m’oublierez jamais! ». En effet, on ne vous oubliera jamais Maurice Ronet...
    Cécile HARISTOY
    Cécile HARISTOY

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    3,0
    Publiée le 23 avril 2017
    Misère, c'est pas gai ! Je ne connaissais pas le sujet du livre de Drieu La Rochelle dont est tiré le film. Alors voilà, pour faire court : c'est l'histoire d'un dépressif désœuvré, ex-alcoolique, qui erre dans Paris avant de se suicider. Pas franchement réjouissant... Et le long-métrage de Louis Malle est fidèle au roman éponyme ! Dans le rôle du dépressif traînant son désœuvrement, Maurice Ronet. L'acteur ténébreux, à l'affiche 5 ans plus tôt d' "Ascenseur pour l'échafaud" (déjà Louis Malle), puis magnétique en 1960 dans "Plein Soleil" de René Clément au côté de Delon, se fond de façon quasi mimétique dans la peau du héros. Cynique désabusé profondément inapte au bonheur, impuissant à refaire surface après sa cure de désintoxication dans la clinique versaillaise du docteur La Barbinais, Alain Leroy, dégoûté de tout, fatigué de vivre, annonce ses intentions suicidaires en inscrivant la date du 23 juillet sur le miroir de sa chambre. Avant ce geste fatidique, on le voit trimbaler son mal-être dans les rues de Paris et refaire une dernière fois le tour de ses connaissances, ses amis, ses ex dans une sorte d'itinéraire final désespéré. Du point de vue esthétique, la photographie noir et blanc de la capitale dans laquelle le héros malheureux traîne son désespoir sublime l'œuvre, jusqu'à la quintessence de la scène au "Café de Flore" sur la "Gnossienne n°1" de Satie. Drame à l'atmosphère crépusculaire sorti en 1963, "Le Feu Follet" me laisse une impression bizarre, mitigée, entre mélancolie et pessimisme, à laquelle j'étais finalement soulagée d'échapper avant d'être, comme Alain Leroy, aspirée dans ses filets.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 10 mars 2011
    La seule oeuvre de sa pourtant plutôt excellente filmographie pour laquelle Louis Malle avait de l'estime. En tous les cas, il est certain ce film triste et désespérant est une réussite. Paris a rarement été aussi bien filmé, la musique d'Eric Satie et la très grande et authentique interprétation de Maurice Ronet s'intégrent parfaitement à la texture même du film. Quand à la vacuité qui ressort des réceptions parisiennes, elle est décrite avec une acuité qui n'a rien à envier à celle de Fellini pour les soirées romaines dans "La Dolce Vita". Une des plus belles oeuvres de la décennie et peut-être la plus ambitieuse de son réalisateur.
    AMCHI
    AMCHI

    Suivre son activité 224 abonnés Lire ses 4 838 critiques

    3,5
    Publiée le 31 octobre 2013
    C'est le film le plus personnel de Malle d'ailleurs à l'origine il voulait interpréter le rôle principal et garder le film rien que pour lui mais les producteurs n'ont pas vu cela du même oeil et finalement Malle donna le rôle à Maurice Ronet (entre Ascenseur pour l'échafaud et Le feu follet 4 ans se sont écoulés et l'acteur bouffi par l'alcool a réellement suivi une cure pour maigrir comme son personnage), excellent acteur un peu oublié de nos jours qui trouve certainement ici son meilleur rôle. Son personnage traînera son ton désabusé jusqu'au final fatidique, on le suivra durant une journée d'errance à Paris, journée d'Adieu ; un film sombre mais pas forcément désespéré. Un film qui nous touche pour peu que l'on se sente proche du personnage.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,0
    Publiée le 8 octobre 2011
    Une belle déception pour ce film qui avait tout pour me plaire sur le papier qui ne m'a plus convaincu que ça finalement. Pourtant les qualités y sont à commencer par l'esthétique tout simplement sublime du film. C'est visuellement très beau, la photographie est magnifique et c'est très bien mis en scène en dépit de quelques erreurs techniques (l'équipe de tournage que l'on voit clairement dans le reflet d'une vitre pendant 15 secondes ça passe pas). Mais outre ce genre de ptits détails il n'y a vraiment presque rien à redire sur le plan formel, Le Feu Follet est vraiment très beau. L'histoire l'est également et avait tout pour me toucher. Cet homme dépressif qui revient à Paris pour revoir du monde et tenter peut-être de s'extirper de son mal-être c'était une bonne idée de base. Mais en fait la seule chose que je reproche réellement au film c'est son jeu d'acteurs. Il est vanté par les rares personnes qui ont vu le film mais pas par moi... D'un point de vue "je te flingue l'authenticité de la scène" c'est pas mal je l'avoue. Je vais peut-être choquer mais pour moi les seuls moments où Maurice Ronet est bon c'est quand il ferme sa gueule car putain il a un visage qui transmet des choses. Mais quand il récite son texte ça te tue l'effet mais avec une force inouïe. Pour rentrer dans ce genre d'histoire j'avais besoin d'un personnage principal en qui croire mais je n'y ai pas cru. Si j'avais cru en ce personnage je pense que j'aurais adoré ce film, comme quoi ça se joue à peu de choses. Là où le film coince c'est au niveau de l'interprétation (et il n'y a pas que lui). D'ailleurs en y réflechissant le début du film est vraiment lourd, cette scène d'introduction sur une scène d'amour vainement esthétisante ne m'a vraiment pas plu. Là c'était gratuit et au même niveau que le jeu d'acteurs: peu authentique. Je n'y croyais tout simplement pas. Ce côté spirale infernale de la dépression m'a pourtant bien plu, j'avais adoré cette séquence du dîner vers la fin du film et la toute fin du film également (même si ça reste encore plombé par une interprétation médiocre), ces scènes ont une force subjective impressionnante comme durant une bonne partie du film d'ailleurs. Je le répète que visuellement c'est un film réfléchi et très beau, même si on a l'impression de sentir un côté de film fait un peu à la va-vite à cause des quelques erreurs techniques. Néanmoins je ne saurais que conseiller ce film aux amateurs du cinéma français, ce film se rapproche un peu de la nouvelle vague mais il ne m'a vraiment pas touché et c'est dommage.
    shmifmuf
    shmifmuf

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 1 730 critiques

    5,0
    Publiée le 1 mai 2014
    Le chef d'oeuvre de Louis Malle, avec un Maurice Ronet parfait dans ce film au Spleen très "Baudelairien". "Le Feu follet" aura un remake norvégien de grande qualité.
    stebbins
    stebbins

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    3,0
    Publiée le 17 mars 2012
    Superbe partition dramatique de Maurice Ronet ; Noir et Blanc proprement rutilant ; sujet fort et propice au cinéma ; on pense à Robert Bresson pour la sécheresse émotionnelle de certains plans, de certains visages ou encore à l'oralité des films d'Eric Rohmer ; Paris est incroyablement bien filmé, la musique de Satie poignante... et pourtant Le Feu Follet de Louis Malle ne convaint pas totalement, faute à un personnage tout sauf véritablement sympathique, se complaisant dans son scepticisme existentiel et sa douleur morale d'un bout à l'autre. Certes le film se présente d'emblée tel une élégie, la préparation d'un départ méticuleusement choisi par le protagoniste mais cette solennité généralisée semble très rapidement se mordre la queue : trop d'emphase tue l'emphase, en somme. Si quelques magnifiques éclats de cinéma sont à relever ( surtout dans cette fameuse chambre visiblement présentée autour d'une date étrange, peut-être même fatidique ) Le Feu Follet reste un film fâcheusement inégal et assez distancié dans ses états. Je préfère la récente variation du très prometteur Joachim Trier qui, avec Oslo, 31 août, est complètement parvenu à m'émouvoir. Une déception.
    Eselce
    Eselce

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    1,0
    Publiée le 20 octobre 2014
    Un homme dépressif et déprimant résume le film en quelques phrases sympathiques : "Ca ne vous ennuie de pas de ne pas avoir beaucoup d'argent ? Moi, ça m'ennuie." "Je tiens à vous dire, Monsieur, que pas plus que vous, je ne trouve drôle de se coucher sur une tombe. Quand il est si facile de l'ouvrir et de se coucher dedans." Voici ce que j'ai retenu du film et de son personnage principal.
    Ti Nou
    Ti Nou

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    2,0
    Publiée le 31 juillet 2010
    Un long cri de désespoir, bien trop long malheureusement et la fin, plutôt que de serrer la gorge, soulage. Les réflexions insupportables et boursouflées du personnage principal n'arrangent rien à l'affaire.
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