Un très bon film américain des années 1970 avec Robert Mitchum par le réalisateur David Lean librement adapté du roman Madame Bovary de Gustave Flaubert.
Malgré la longueur du film et je ne devrais surement pas commencer par un point négatif, mais c'est fait, on passe un bon moment devant ce film. Le scénario ne regorge pas de rebondissements ou ce genre de choses, mais le rythme est là et les scènes s'enchainent bien et aucune ou presque ne parait superflue. Le film est classique, un peu vieillot maintenant, et je n'ai pas forcément apprécié toutes les scènes où il y avait beaucoup de figurants car c'était trop théâtral à mon goût. C'est romantique et poétique au fond, et les paysages superbes y participent aussi. Les personnages sont tous intéressants, il y a beaucoup d'"écorchés de la vie", notamment le pasteur qui joue vraiment un rôle important. Après Le Pont de la rivière Kwai, Docteur Jivago et Laurence d'Arabie, ce film est à voir aussi.
En dépit de quelques longueurs, un mélodrame romanesque où les sublimes paysages irlandais servent de décor à une tragique histoire d'amour impossible, porté par des comédiens talentueux, avec notamment la prestation lumineuse de Sarah Miles.
6 196 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 mars 2021
La réalisation de David Lean La Fille de Ryan est une œuvre cinématographique exceptionnelle. C'est un drame romantique qui se déroule dans un petit village sur la côte irlandaise. L'humeur des villageois est aussi changeante que les vagues qui s'écrasent sur le rivage. David Lean utilise la mer pour créer un effet dramatique en alternant entre les villageois et la mer elle-même. John Mills dans le rôle de Michael l'idiot curieux du village est superbe alors que nous le regardons jouer avec une boîte d'explosifs. Sarah Miles joue Rosy déchirée entre l'amour pour son mari instituteur irlandais (Robert Mitchum) et une passion débridée pour un officier britannique nouvellement arrivé. Je pense que les scènes les plus belles étaient celles des hautes falaises et des larges plages où Rosy marchait souvent seule avec la marée montante. Malheureusement les empreintes de pas dans le sable pouvaient révéler ses secrets les plus intimes...
David Lean réalisait comme il imaginait le film, c'est vrai et plus qu'une oeuvre, c'est une leçon de cinéma !! "La fille de Ryan" est l'un de ses meilleurs longs métrages qui dure plus de 3 heures mais sans une minute d'ennuie, on est attiré, on est passionné, on est foudroyé par cette histoire qui se passe en Irlande pendant la première guerre mondiale avec une jeune femme, fille du barman du village, qui épouse un peu rapidement l'instituteur du coin pour une vie monotone. Puis arrive un jeune commandant Anglais meurtri par la guerre qui sera son amant. Les conflits Irlandais et Anglais ne vont pas arranger les choses par la suite. D'abord, on est frappé par la façon de filmer du cinéaste ce coin Irlandais avec des décors sublimes de paysages vers cette falaise à plusieurs saisons. Les arrivés des personnages ou tout se lit du regard et des gestes du personnage handicapé qui annonce au récit la couleur ou la morosité joué par un brillant acteur nommé John Mills. Les scènes d'amours, l'injustice, tout est montré admirablement en joie ou en colère. La musique de Maurice Jarre est magnifique. Les comédiens comme la belle Sarah Miles, Robert Mitchum, Trevor Howard, Christopher Jones sont remarquables. Un chef d'oeuvre de plus dans la filmographie de l'indétronable David Lean.
L'Irlande au début du XXe siècle, véritable oeuvre d'art déposée sur la pellicule, une femme romantique et passionnée dans une contrée non moins passionnante. C'est de la peinture britannique pure, une histoire digne des récits chantés par les ballades irlandaises, une historie d'amour tourmentée et émouvante à souhait. La condition des gens, et principalement des femmes dans cette Irlande de la belle époque, contexte de crise, mais c'est dans ce contexte que naît la passion, entre ciel ennuagé et mer, verts pâturages et chemins sans fin, la poésie de ce film est sans pareille. David Lean signa un autre grand chef d'oeuvre avec ce film, démontrant si besoin était qu'il fut un très grand réalisateur. L'art cinématographique porté comme une toile où l'on aime s'égarer...
Ce film me laisse mitigé. Autant j'ai adoré cette peinture d'une société irlandaise sous la première guerre mondiale, ses paysages, ses habitants, autant la première partie du film m'a semblé extrêmement longue. Le coup du vaudeville prévisible en somme. Mais la seconde partie plus vivante et plus psychologique m'a enchanté. Ce film reste néanmoins à voir car tout est beau : réalisation, photographie, musique, jeu d'acteur...même si je doute que beaucoup supporte certaines scènes qui traînent en longueur.
Sur fond de lointaine guerre mondiale, cette belle comédie dramatique, parfaitement mise en scène par David Lean séduit aussi par ses décors naturels d'Irlande et sa photographie d'une grande beauté. La réalisation nous offre quelques scènes intenses et un superbe casting avec Sarah Miles assez convaincante dans le rôle délicat de Rosy, et les charismatiques Robert Mitchum (le prof et époux de Rose) et Trevor Howard (le Père Hugh). L'aspect négatif de ce film réside dans son scénario qui souffre d'une certaine langueur, nous distillant une ambiance malsaine et un sujet trop romantico-dramatique.
Ce qui s'appelle du grand cinéma avec des photographies grandioses, léchées qui caractérisent la pâte du grand David Lean. La fille de Ryan est une belle fresque historique et une intrigue amoureuse à la fois qui met en scène L'Irlande de 1916 en pleine révolte avec ses paysages superbes et l'océan déchaîné. C'est probablement le plus beau film tourné sur l'île verte avec des scènes d'amour parmi les plus belles de l'histoire du cinéma. À noter aussi la prestation époustouflante de John Mills en idiot du village plus vrai que nature à qui rien n'échappe. C'est un classique à ne pas manquer ne serait-ce que pour toutes ces images sublimes qui jalonnent cette histoire d'adultère avec un officier de l'armée d'occupation.
Techniquement c'est grandiose. Une profusion d'images sublimes. C'est impressionnant. Mais autant ce style épique convient merveilleusement à un film comme Le Pont de la Rivière Kwai, dont je suis un adorateur fanatique, autant on peut être sceptique quand le thème principal est celui, intimiste, d'une épouse qui fait cocu son mari (même si ce n'est pas le seul sujet)..Il y a comme un décalage : c'est comme se servir d'un bazooka pour tuer une fourmi. Robert Mitchum esr un acteur
formidable. Mais là il est complètement à contre-emploi. En un mot comme en cent, osons le dire, c'est une erreur de casting. Accessoirement, le personnage joué par John Mills est assez déplaisant : je trouve qu'en réalité, il est mal joué.
Restent deux scènes d'amour absolument prodigieuses, pour moi parmi les plus grandes du cinéma mondial de tous les temps : celle dans la forêt, et surtout celle du premier baiser dans le café, réellement fascinante. Deux joyaux dans un ensemble un peu mitigé.
Peut-être pas très "Nouvel Hollywood", c'est le moins que l'on puisse dire, mais j'adore. Sarah Miles est comme dans tous ses rôles (trop peu nombreux) sublime et l'inénarrable John Mills est inoubliable en gentil benêt, Trevor Howard en curé assure un maximum, la prise de vue du grand Freddie Young (souvent avec Lean) est magnifique, la musique de Maurice Jarre inoubliable, certes le scénario qui mêle l'histoire complexe de l'Irlande 1916 avec les Anglais, les nationalistes et les traîtres, d'un côté et Madame Bovary de l'autre est un peu tordu et parfois un peu longuet, surtout la partie romantique, (je n'en dis pas plus car il paraît qu'il ne faut pas "spoiler") mais au bout du compte c'est un très grand film à voir et revoir. A mon avis le meilleur Lean.
Sans doute le dernier grand film de David Lean qui me manquait : le découvrir au cinéma a donc été un grand plaisir pour moi, le cinéaste ayant manifestement un talent rare pour faire vivre des fresques historiques de grande ampleur. C'est magnifiquement réalisé, filmé, photographié : on sent que le bonhomme a pensé à tout dans les moindres détails, n'hésitant pas (comme toujours) à opter pour une très longue durée afin de développer autant que possible tous les sujets qu'il souhaite aborder. J'ai parfois été ébloui, visuellement, bien sûr, mais aussi dans l'approche que peut avoir le réalisateur de l'histoire (reprenant manifestement plusieurs aspects de « Madame Bovary » et de ses personnages) : jamais de jugement, de manichéisme, personne n'étant réellement épargné ou totalement positif (si ce n'est peut-être le Père Collins, excellemment interprété par Trevor Howard). Le fait que Rosy se comporte comme une gamine, que Charles soit ennuyeux à périr au quotidien malgré sa gentillesse... À la fois simple et complexe, s'enrichissant (grandement) d'une dimension historique (la lutte irlandaise pour l'indépendance) mélangeant habilement la « petite et la grande », « La Fille de Ryan » m'a paru toutefois un peu long, peut-être pas aussi lyrique qu'on aurait pu l'imaginer, ce qui n'empêche pas les moments forts spoiler: (la tempête) et certains enjeux remarquablement intégrés spoiler: (la trahison de Thomas Ryan, notamment) . Bref, sans atteindre les sommets que j'aurais pu espérer, cela reste quand même du sacré cinéma, superbement mis en images et peuplé de personnages souvent inoubliables : un classique justifié.