3814 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
184 critiques spectateurs
5
54 critiques
4
73 critiques
3
31 critiques
2
15 critiques
1
10 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2011
Dans Rashomon , film ayant redéfini le septième art , Kurosawa fait montre de son extraordinaire maîtrise du récit , de la réalisation et de la mise en scène . Le film présente un même évènement vu sous différents angles et nous fait nous interroger sur la réalité même des choses . Rashomon est un film profond , philosophique , qui dresse un portrait effroyable de pessimisme sur l'humanité , en dénonçant son égoïsme et sa malhonnêteté , avant une lueur d'espoir finale . Un Chef-d'oeuvre !
J'ai bien aimé. Disons que j'aime bien le procédé de narration, je le trouve intéressant et Rashomon a le mérite de proposer quelque chose d'autre. J'aime cette idée de confrontation de points de vues sur un même évènement surtout que l'histoire est plutôt intéressante. En plus de ça c'est bien filmé, bref je suis vraiment satisfait du premier Kurosawa que je vois. Point négatif par contre, le jeu des acteurs. C'est peut être après que selon la culture on ressent le jeu d'acteur d'une façon différente mais j'ai trouvé ça plutôt surjoué dans Rashomon. Un bon film tout de même.
Kurosawa est un grand cinéaste et encore une fois il le demontre avec ce film. "Rashomon" est vraiment sublime sur tous les points, déjà la réalisation et le montage est excellent, chaque plan est un régale pour les yeux, l'intrigue est prenante, profonde et intéressante. Les personnages sont bien étudié, la bande son est trés bonne. Que demander de plus pour une oeuvre du 7ème art, aprés faut aimer le cinema japonnais c'est certain.
En fait, je pensais regarder l'histoire de Rashômon de Akutagawa, et il s'agit de sa nouvelle "Dans le fourré" qui a été retranscrite en version cinéma. J'aime cette idée qu'il n'y a pas qu'une vérité, mais que les choses n'existent que par l'importance qu'on leur donne. Il en va de même pour les hommes. Beau film mais l'hystérie de Masako m'a un peu gênée.
"Rashomon" est le film qui a donné à Kurosawa une popularité mondiale. Et c'est pas sans raisons. Il est filmé de main de maître (cette scène avec la main de Machiko Kyô qui monte dans le dos de Toshirô Mifune, mmmmmmmmm!), superbement mis en musique, s'appuie sur un scénario adroit, plein de flash-backs qui s'emboîtent d'une manière remarquable, des dialogues profonds, et pour finir, un point de vue de l'âme humaine pertinent et pas si moralisateur qu'il aurait pu être. Voilà pour ce qui est bon, si ce n'est excellent. Mais malheureusement, le tout a un peu vieilli, notamment le jeu des comédiens (les rires et les pleurs) et la scène du combat. Mais le film n'est pas irregardable pour autant. Il est même très bon.
Mais Rashômon a surtout été une révolution formelle. A l'époque, le public a appris à admettre comme authentique d'un point de vue fictionnel ce qui lui est présenté à l'écran, sans y opposer de doute. En racontant une même histoire sous les différents points de vue de ses protagonistes, Kurosawa se saisit d'un procédé jusque-là inconnu, qui inspirera les plus grands noms du cinéma américain, découvrant un cinéma apte à tromper la réalité (et ''sa'' réalité-même), plutôt que la représenter simplement. Loin de là, l'intention de Kurosawa dans Rashômon est de la refléter.
Des personnages hauts en couleurs, des plans merveilleux, et ce malgré le noir et blanc, Akira Kurosawa fait simple et efficace, et nous peint une magnifique fresque. L'intrigue du film est intéressante, et si on trouve le début un peu mou, bien vite le spectateur est captivé. Pour son époque, Kurosawa est très en avance: la transe de la jeune femme pour le témoignage de son mari, est tout bonnement excellente. On plonge dans la société japonaise et ses codes de l'honneur, et son extravagance. En tout point un très bon film qui n'a aucun mal à se faire accepter au rang des chefs d'œuvre.
Le film qui a révélé le cinéma japonais au monde entier. Il s'agit d'un pur chef d'oeuvre , doté d'un sens narratif exceptionnel . Une pluie battante, un ancien temple, et puis "Je ne comprends vraiment rien"... Le sujet du film (la façon pour l'être humain d'interprêter les chôses et leurs implications), dénote d'une acuité et d'un sens de l'observation extraordinaire. Véritable tornade à l'époque, le phénomene est devenus une pierre d'oeuvre du cinéma contemporain. Absolument fascinant !
Vu à Lyon lors d'un cinéma de plein air, Rashomon est un excellent film, dont l'intrigue sera plus ou moins reprise par Zhang Yimou dans Hero. Un samouraï retrouvé mort dans une forêt, trois témoignages : celui de Tajomaru, un bandit redouté arrêté près du lieu du crime, celui de la veuve, celui du défunt via un mystique; trois histoires différentes. Où se cache la vérité ? Akira Kurosawa signe là une oeuvre captivante sublimement interprétée notamment par Toshirô Mifune magistral dans le rôle de Tajomaru. Par ailleurs, le film, par sa morale finale, se révèle plus actuel que jamais et sa vision n'en est que d'autant plus indispensable, pas seulement parce que Rashomon est un grand film de cinéma superbement bien fait, mais aussi (et surtout ?) parce qu'il s'interroge sur la nature humaine et la fragilité des liens sociaux qui régissent notre société. A l'heure où l'on reproche à notré époque d'avoir placé l'égoïsme comme valeur suprême, Rashomon fait figure de remède efficace.
Premier succès internationale pour Kurosawa "Rashomon" raflât le Lion d'or de 1951 ainsi que l'oscar du meilleurs film étranger. Et c'est une chose facilement compréhensible. Car l'œuvre présente les trait d'un grand films. Un prêtre, un bucheron et un paysans s'abritent sous une ruine pour se protéger de la pluie. Pour passer le temps les deux derniers racontent le procès auquel ils ont participé. Kurosawa confronte habilement quatre témoignages donnant lieu à autant de versions de l'histoire. Toshiro Mifune acteur fétiche du cinéaste fait preuve d'un charisme hors norme. On regrettera juste que le personnage féminin (Mashiko Kto) comme dans "Ran" (avec Mieko Harada) soit une nouvelle fois dans un surjeu outrancier. A l'impeccable photographie et à un beau noir et blanc s'ajoute un constat autant réaliste que pessimiste sur la nature de l'homme. En effet, dans la plus grande clarté les points de vue qui prennes la forme de flashback témoigne d'un égo prennant le pas sur la réalité. Kurosawa évite toute prise de position laissant au spectateur le libre arbitre. Pour autant le dernier témoignage, s'impose comme le fil conducteur du propos de Rashomon. Pointant du doigt la lacheté des hommes il s'affirme comme mot final d'une morale que Kurosawa tentera tout de meme d'éclaicir par une fin humaniste.
Rashomon avait beaucoup pour être parfait : plans millimétrés où l’on sent que les capacités créatrices avec une caméra noir et blanc sont à leur paroxysme, musique entraînante nous rappelant, cocorico, le fameux boléro de Ravel… Oui mais voilà, non seulement le scénario à poupées russes, bien que créatif, semble archi-surfait (et magistralement conclu par l’arrivée d’un bébé mystère), non seulement l'image a plutôt mal vieilli, Rashomon souffre aussi de son jeu d’acteur, où chacun essaye de rire plus fort que son voisin (mouahaha...). Reste alors quelques blagues machistes qui arracheront un petit sourire, un soupçon de morale sur la bonté possible du genre humain (mais alors vraiment léger) et surtout l’impression d’être tout simplement passé à côté. Dommage.
Déjà le cinéma des années 1950 c’est assez sec pour quelqu’un qui a été élevé et nourri au cinéma de la fin du XXe siècle comme c’est mon cas, mais si en plus on y rajoute le minimalisme de Kurosawa, eh bien ça pique quand même sévère ! Alors, oui, on peut être séduit par l’atmosphère de ce « Rashômon » mais, franchement, rester plus d’une heure devant un spectacle aussi aride et aussi rigide formellement, c’est quand même un sacré effort, du moins pour un mec comme moi. Au final, la récompense reste souvent la même pour les vieux classiques qu’on n’arrive pas à digérer : bah comme c’est classique justement, on a l’impression que ce film n’a rien inventé, même si ça a peut-être été le cas. Une expérience pénible me concernant, que je ne recommande d’ailleurs à personne, sauf à ceux pour qui le goût de l’érudition est capable de triompher de tout…
Là ou "Rashomon" se révèle très ingénieux, c'est avant tout dans sa narration. Le fait de confronter les points de vue de ces nombreux personnages tous plus différents les uns que les autres reste l'élément clé du film, ce qui le rend à la fois passionnant et déroutant. Malgré son coté quelque peu statique dans sa forme, "Rashomon" pose néanmoins une grande interrogation sur la nature humaine. L'homme nait il mauvais ? Si oui peut il réellement se sauver ? C'est ce qui se cache derrière cette apparente "simple" histoire de meurte. Et à l'inverse d'un Stanley Kubrick, Kurosawa lui, préfère terminer son oeuvre sur une note d'espoir. Il vous faudra donc choisir entre deux sensibilités.
La mise en scène, la réalisation, sont belles, extrêmement soignées. Est-ce que ça vient de la religiosité japonaise, du chamanisme ? du shinto ? Elles traduisent un sens profond de la nature. L’intrigue est une sorte d’énigme policière, non résolue, qui sonde les abîmes psychologiques des protagonistes. La séquence finale, plaquée, cristallise ce qu’on peut reprocher au film : un humanisme de pathos, très appuyé.
Un vieux chef d’œuvre que j'ai beaucoup aimer, très bonne intrigue, du suspense, des acteurs au top, vraiment une belle image, je le recommande a tout cinéphile.