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Rashômon
note moyenne
4,0
1308 notes dont 144 critiques
34% (49 critiques)
38% (55 critiques)
16% (23 critiques)
6% (9 critiques)
5% (7 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Rashômon ?

144 critiques spectateurs

Housecoat
Housecoat

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4,5
Publiée le 01/11/2018
Un crime a été commis et quatre points de vue doivent y répondre, le but n'est pas de savoir qui est le coupable puisqu'il n'y a aucun doute sur qui est le responsable, mais de définir quel est l'implication des trois différents protagonistes dans ce déroulé d'événements à l'aboutissement macabre. Chacune des 4 versions révélant ou inventant aux trois protagonistes impliqués des personnalités minoritairement honorables et très souvent abjectes. Impossible de définir laquelle des interprétations est vraie puisque chacune sauve de façon dissimilée l'image morale de soi ou d'un autre et se conclue toujours sur des éléments manquants qui ne peuvent confirmer à 100% leur véracité. Nous sommes obligés d'accepter par dépit la quatrième version, la plus difficile à accepter, la plus abjecte, celle qui réduit les trois concernés aux plus basses ignominies de la nature humaine, celle qui est la plus douloureuse, celle où personne n'est innocent, celle qui nous fait douter de notre humanité, telle est la parabole que Kurosawa exprime avec Rashômon. Les dernières minutes sont une réponse morale irréfutable qui parleront aux spectateurs qui révéleront si ils sont soit pessimisme ou optimistes. Incontournable.
Roub E.
Roub E.

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3,0
Publiée le 30/08/2018
Dans la série je découvre les classiques du septième art je viens de voir Rashomon pour la première fois. Et je ne peux pas dire que ce fut une expérience inoubliable. Non pas que je l’ai trouvé ennuyeux ou vieillot (d’ailleurs sa mise en scène, l’utilisation de la caméra sont elles franchement modernes), juste que le film ne m’a pas touché et que je l’ai traversé sans rien vraiment ressentir. Au delà de ses qualités artistiques formelles et de son scénario intéressant sur la notion de vérité, je n’ai tout simplement pas pris et en suis sorti avec une forme de déception.
brunodinah
brunodinah

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2,0
Publiée le 15/05/2018
Après avoir assisté à la Cérémonie d’Ouverture du 71ème Festival de Cannes, découvert un Edouard Baer en maître de cérémonie classe et frais, j’ai été subjugué par la présence de Martin Scorsese (il a reçu le Carrosse d’Or pour le 50ème anniversaire de la Quinzaine des réalisateurs). J’ai surtout été envahi d’un immense frisson de pur joie quand j’ai entendu le metteur en scène de « Mean streets », « Taxi driver », « Les affranchis », « Silence »…, qui de pair avec Madame l’australienne Cate Blanchett (tournant pour Woody Allen, Fincher, Todd Haynes…), ont déclaré (en français !) le Festival ouvert. Et pour 2018, le thriller « Everybody knows », d’Asghar Farhadi, avec le couple star mirobolant Bardem-Cruz qui a monté les marches rouges du Palais tel un Brangelina l’aurait esquissé, est ainsi le premier métrage visionné dans le cadre de cet événement international. Et rien que d’avoir pu visionner ces images cannoises de 2018, je savoure toujours autant ! Et qui dit Cannes dit cycle Cannes. Ma sélection est donc composée de « Rashômon » (Lion d’Or 1951 à Venise), « Le Salaire de la peur » (Grand Prix 1953 à Cannes, ex-Palme d’Or actuelle), « 2001, l’Odyssée de l’espace » (faisant partie du Cannes Classics 2018), « Amadeus », (Oscar du meilleur film de 1985, Golden Globe du meilleur réalisateur 85… et puis surtout pour rendre un vibrant hommage à un metteur en scène hors norme : Milos Forman) « Le Grand Bleu » (César de la meilleure musique de film 1989 et appartenant au Cannes Classics 2018 !) et « Miss Daisy et son chauffeur » (Ours d’Argent de la meilleure performance d’équipe d’acteurs 1990 ainsi que Cannes Classics 2018). Des moments de cinéma intense en perspective… j’en frissonne d’avance ! A partir de ces lignes, c’est donc le point de départ de ma critique de « Rashômon ». Mais comment qualifier « Rashômon » aujourd’hui ? Par ses qualités d’écriture, de mise en scène… mais pas que. Il y a ce truc, cette manière de raconter l’histoire, de filmer la torpeur des personnages par un ton, une attitude qui m’a laissé à côté de ce chef d’œuvre. Commençons donc par les qualités. Synopsis : abrités d’une pluie torrentielle sous un temple en ruines, deux personnes, hantés par le procès qu’ils viennent de vivre, vont forcer un troisième homme à écouter leur drame : qui du bandit, de la femme de la victime ou du bûcheron qui passait par là a tué le samouraï ? Les scénaristes Akira Kurosawa (également monteur pour le métrage et déjà un réalisateur reconnu au niveau national : « L’ange ivre », « Chien enragé ») et Shinobu Hashimoto (auteur fétiche de Kurosawa : « Les sept samouraïs », « La forteresse caché ») réinventent la structure narrative du drame japonais en prenant le point de vue de quatre personnages en des flashbacks utilisés pour la première fois dans un film nippon et en offrant une vision personnelle du drame en laissant des indices au spectateur. Totalement innovant ! De plus, les décors et costumes servant l’histoire de « Rashomôn » sont habilement mis en avant : il s’agit avant tout du premier film japonais moderne utilisant les codes consacrés à l’histoire médiévale du Japon sur grand écran. En cela, Kurosawa démontre son talent de narrateur mais également son talent à s’engager dans une plaidoirie en faveur des samouraïs. L’ancien devient moderne et le futur metteur en scène de « Ran » nous prouve la force de sa structure narrative et de sa capacité à injecter du sang neuf au montage de l’histoire. Toujours pour parler décor, la pluie évoque, selon Kurosawa, les tourments des personnages. Preuve qu’Akira n’en est pas à son coup d’essai et pioche dans ses références pour nous faire sa leçon de cinéma. Ensuite, la musique du film, aujourd’hui vieillotte, nous embarque dans le récit d’un procès avec retournements de situations. Le compositeur Fumio Hayasaka (il a principalement collaboré avec Kurosawa –« Les sept samouraïs »…- et pour Mizoguchi sur « Les amants crucifiés » notamment) nous emmène dans des partitions exotiques, oppressantes et pleines de liberté. Une adéquation de tous les instants. Merci Fumio ! D’autant que ta reprise du Boléro de Ravel reste encore dans mes oreilles qui se sentent encore en forêt nippone en compagnie du bûcheron, caché dans les feuilles. Parfait. Pour rester sur l’ambiance, voici le directeur photographique de « Rashomôn » également caméraman : Kazuo Miyagawa. Il fait autant partie de l’équipe Kurosawa (« Yojimbo ») que de celle de Kenji Mizoguchi (« Le héros sacrilège », « La rue de la honte »). Miyagawa a réussi à capter chaque nuance d’une lumière s’insinuant entre les feuilles des arbres : les jeux d’ombre et de lumière, sous ce magnifique N&B, sont ainsi très bien travaillés et l’on ressort transcendé de cette expérience visuelle. Le chef opérateur Kazuo Miyagawa a ainsi utilisé pour la première fois sa caméra qui a été pointée directement vers le soleil dans l’histoire du cinéma. Un résultat plein de nuances forestières. J’adhère ! On pourrait ensuite discuter du casting pendant des heures, mais je retiendrai l’acteur principal, Toshirô Mifune (alter-ego de Kurosawa devant sa caméra –« Les sept samouraïs », « Yojimbo », « Barberousse »- qui reçut en 1965 à Venise la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine pour le dernier film cité), qui m’a bluffé par sa composition magistrale. Imprégné par son rôle de bandit, il livre une interprétation dantesquement bestiale, et ce, tout en retenu. La classe à la japonaise, je dirai. Excellentissime !!! Avec Machiko Kyô (« La porte de l’enfer », « Herbes flottantes » de Yasujirô Ozu), la femme du samouraï, qui incarne le féminisme, la beauté fragile et l’irrévérence. Le must. Takashi Shimura, le bûcheron tour-à-tour désespéré et philosophe, sort du lot des seconds rôles par son approche brutale du drame auquel il est lui-même confronté, tant du côté du procès que par son immersion active dans l’histoire. Apportant ainsi une double épaisseur à son rôle, il se fait le double du spectateur en une représentation de l’avocat du diable. Shimura n’est pas meilleur que Mifune, il apporte le liant dont a besoin « Rashomôn » pour exister. Et tant mieux, car il est considéré au Japon comme l’un des plus grands comédiens du vingtième siècle : « Le duel silencieux » de Kurosawa, « Godzilla » d’Ishirô Honda, « La légende de Zaitochi, le défi »… . Un casting ainsi mené à la baguette par le Maître nippon Akira Kurosawa. Ce qui m’a laissé sur ma faim ? La mise en scène de Kurosawa, léchée, classique, radieuse et beaucoup trop méthodique. Oui, il y a le grattage inopiné du viscéral Mifune, Hayasaka à la musique pour le fameux boléro japonais, Miyagawa dans l’antre forestière de « Rashomôn » et toutes les révolutions possibles (scénaristique, de montage et de mise en scène) mais je n’ai pas adhéré au chef d’œuvre intemporel réalisé par le plus moderne des cinéastes japonais. La cause ? Sa manière de nous narrer son histoire. Son montage impulsif. Son peps. Son invitation beaucoup trop hâtive. Non pas qu’il ne prenne pas le temps mais j’ai trouvé le ton du métrage démonstratif et pas assez enlevé. J’avais sans doute une attente autre de la part de Kurosawa pour son premier film que je regarde, en revanche, je ne peux nier le génie qu’il a eu sur le sol japonais, et bien plus encore… . Pour conclure, « Rashomôn » (sorti en 1952 en France) est le douzième long-métrage d’Akira Kurosawa qui le révéla au monde entier. Premier succès japonais à l’international (récompensé du Lion d’Or à Venise et de l’Oscar du meilleur film étranger en 1951) et jalon dans l’Histoire du septième art, il s’agit d’un drame humaniste signé et soigné par le plus moderne des artistes-peintres du vingtième siècle pour avoir créé « Les sept samouraïs », « La forteresse cachée » et « Yojimbo »/« Sanjuro » (et repris par Sturges, Lucas et Leone respectivement) pour ne citer que ceux-là. Spectateurs, Kurosawa pour un jour, pasionaria pour toujours !!
dougray
dougray

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3,0
Publiée le 26/03/2018
Grand classique du cinéma japonais, "Rashomon" a, également, marqué le cinéma occidental en créant un genre à part : le récit même raconté selon différents points de vue (voir, entre autres, l’excellent "Basic" de McTiernan). On retrouve, donc, ici le meurtre d’un homme raconté par son épouse, son assassin, un témoin et par le fantôme du mort lui-même à grands coups de flash-back… ce qui permet au réalisateur Akira Kurosawa de faire évoluer son histoire au fil du récit, en montrant, au passage, que la vérité n’est pas forcément aussi simple que celle qui semblait s’imposer. La mise en scène du réalisateur se met, ainsi, au service de son propos et contraint le spectateur à revoir constamment son jugement sur les événements. Il a, d’ailleurs, l’intelligence de ne pas forcément donner toutes les clés du récit en laissant un certain nombre de réponse en suspens… le spectateur étant, ainsi, invité à se forger sa propre opinion sans certitude. En cela, "Rashomon" est un exercice de réflexion intéressant, surtout à une époque où les images tendent à imposer une opinion à un public pas forcément désireux de s’interroger plus avant. Le propos du film est, par ailleurs, très politique puisque Kurosawa l’a tournée en 1950, c’est-à-dire après l’explosion des deux bombes nucléaires sur le sol japonais et la capitulation… soit deux évènements traumatisants qui ont profondément bouleversé le pays. Et Kurosawa ne manque pas d’évoquer ce Japon post-Hiroshima à travers cette histoire (qui se déroule, pourtant, à l’époque médiévale) qui traite de l’écroulement des valeurs dans un pays ravagé par la guerre mais, également, de l’espoir de jours meilleurs. Maintenant, soyons clairs : "Rashomon" reste un film japonais de 1950 et, de ce fait, n’est pas forcément très facile d’accès pour un public contemporain. Il faut, quand même, être très cinéphile (ou vouer un culte ou cinéma asiatique) pour ne pas grincer des dents devant les habituels "excès" des productions nippones, que ce soit les interminables envolées lyriques déclamés par un personnage qui se croit au théâtre, le rythme franchement lancinant de la mise en scène (alourdi par la musique !) ou, encore, le jeu terriblement outrancier des acteurs. Pour autant, une fois accepter cet écueil, le casting peut s’avérer surprenant, avec un Toshiro Mifune en bandit complètement barré mais, également, touchant, Machiko Kyo en épouse trop éplorée pour être honnête ou encore un Takashi Shimura en bûcheron traumatisé. "Rashomon" est, donc, un film à voir pour sa culture cinématographique mais suppose un certain effort. Difficile, dès lors, pour moi, de m'enthousiasmer totalement malgré tout ce qu'il aura apporté au cinéma moderne...
Christiane H
Christiane H

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5,0
Publiée le 22/03/2018
Le chef-d’œuvre à découvrir m’a laissé sans voix, le déroulement du scénario s’enchaîne en laissant le doute plané autour de cette enquête menés par trois points de vue différents, l’intrigue se passe dans le Japon médiéval, la résolution du meurtre mystérieux d’un samouraï est palpitante par ses interventions divinatoires propre au folklore japonais, je me suis fait une frayeur devant l’irrationnel. La révélation du dénouement est une surprise à laquelle je ne m’y attendait pas, le retournement de situation devient dur à encaisser pour les protagonistes, ça marque mon esprit, le voile des mensonges incohérents se lève pour reconstitué en puzzle la vérité en face.
Mr. Renton
Mr. Renton

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4,5
Publiée le 18/03/2018
Si je devais citer mes 100 plus beaux plans du Cinéma, la moitié du classement proviendrait de Rashomon! La réalisation est parfaite, le scénario, un peu a la manière de l'Homme qui tua Liberty Valance s'amuse a brouiller les pistes avec une ingéniosité rare, les acteurs sont fabuleux, certains les jugeront en sur jeu, personnellement il n'en est rien, même Toshiro Mifune est d'une justesse incroyable dans sa folie bestiale et le montage, d'une modernité ahurissante donne un rythme inégalable à l'époque. Et cette MUSIQUE! Akira Kurosawa est un des plus grand réalisateur, Japonais mais pas seulement, de l'histoire du Cinéma
Scorcm83
Scorcm83

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4,5
Publiée le 29/12/2017
*Rashomon* est un film qui m'a impressionné par sa modernité. A la manière d'un *Citizen Kane*, il est bluffant par sa narration et ses qualités techniques. En terme de narration, nous sommes face à une structure composée de flashbacks emboîtés les uns dans les autres à la manière de poupées russes, tous situés dans la même temporalités mais décrivant un événement selon différents points de vue. De fait, malgré la relative répétitivité de l'action, j'ai été captivé par la façon dont le film se réinvente et diversifie son propos à travers les différentes versions proposées d'une même histoire. Ajouté à cela, Kurosawa se révèle un maître des mouvements de caméra et de la mise en scène des corps. Le spectateur est constamment captivé par les déplacements et l'énergie de son acteur principal, Toshiro Mifune, bourré de talent et de charisme qui campe un bandit imprévisible et finalement plus complexe qu'il n'y paraît, tout comme Machiko Kyo, second révélation du film. Au fur et à mesure des différentes facettes de l'histoire proposées par les personnages, les caractères et les relations se complexifient et la version finale de l'événement est beaucoup plus subtile que ce qu'il paraissait aux premiers abords. Malgré la temporalité du film située à une époque féodale, *Rashomon* discours néanmoins sur son époque et sa société tout en proposant un divertissement de premier ordre, le spectateur ne ressentant jamais pointer une once d'ennui tant le récit est tenu et la mise en scène maîtrisée. De fait, pour un film vieux de plus de presque 70 ans, il reste clairement d'actualité et nous prouve pourquoi Kurosawa est considéré comme l'un des maîtres incontestés du septième art. A voir, plusieurs fois !
Matis H.
Matis H.

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4,5
Publiée le 31/10/2017
L'incroyable force de "Rashômon" est de parvenir à constamment se renouveler par la répétition. Le principe narratif du film est tout d'abord novateur, consistant à voir le même événement par le point de vue de différents protagonistes, mais c'est surtout ce qu'opère Kurosawa par le biais de ce procédé qui parvient à fasciner et à émouvoir au plus au point. Œuvre formelle tournant autour de la notion de subjectivité, cette construction radicale surprend autant qu'elle interroge. Chaque regard se mue alors en récit unique, s'autorisant toutes les libertés, et ce jusqu'à flirter avec le fantastique, dans une séquence de possession aussi dérangeante qu'hypnotisante. Les motifs restent alors les mêmes, mais leur sens, et la manière avec laquelle Kurosawa les met en scène, en change perpétuellement la portée thématique. L'asservissement des femmes et leurs conditions sociales se transforme ainsi en propos sur la façon dont ces dernières manipulent les hommes, avant de devenir un questionnement sur l'honneur et la filiation. De même qu'un combat entre deux guerriers tourne au pugilat burlesque entre deux hommes tétanisés. C'est cette proximité dans la mise en scène, et l'angle avec lequel sont traités les événements, qui poussent Kurosawa à occulter tout ce qui pourrait venir parasiter la vision de ces protagonistes - des autres intervenants placés dans le flou de l'arrière plan, jusqu'aux juges hors-champs, à qui même la voix à été retirée - pour ne conserver que leur regard. Et c'est alors que le cinéaste décide d'offrir la vérité : celle d'une culpabilité commune, où seul la bonté, le pardon et l'espoir permettront à l'Homme d'avancer, et que ce sont là les seules éléments auxquels les protagonistes, et le spectateur, doivent croire, bien au delà des toutes les visions individuelles proposées. Car si Kurosawa nous dit de ne pas croire ces personnages, il nous demande de croire en leur humanité. Long-métrage d'observation et d'analyse passionnant, il n'en oublie en rien d'être une œuvre formelle puissante et ludique, se servant du regard des êtres qu'il filme pour nous demander d'oublier le passé - le long-métrage sort au lendemain de Hiroshima et Nagasaki - pour mieux se concentrer sur ce qu'il nous reste d'Humanité. "Rashômon" est beau à pleurer, fort à en être tétanisé et innovant à en être déconcerté.
Antoine D.
Antoine D.

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4,5
Publiée le 13/08/2017
Un film aux allures de tragédie grecque avec une mise en scène très moderne pour l'époque, les mouvements de caméra donnent du relief au film. Le film est tellement connu que le mot Rashomon est entré dans le Oxford English Dictionary. Le scénario mélange l'enquête et questionne, en même temps, sur la mort, la morale, l'honneur et la justice car tous les témoignages rapportés sont différents et objectifs car chacun sert ses intérêts. Le casting avec Toshiro Mifune dans le rôle du bandit est super et le plan final où un homme part avec, dans ses bras, un bébé est splendide et on quitte le film de la manière où on l'a commencé, sur un cadrage avec la porte du dieu Rashô.
dagrey1
dagrey1

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4,0
Publiée le 27/07/2017
En 750, dans un Japon féodal miné par les guerres et la famine, 3 hommes (un bandit, un bonze et un bûcheron) se sont réfugiés sous la porte de Rasho (la porte du démon) des pluies diluviennes qui s'abattent sur la région. Le bonze et le bûcheron sont encore sous le choc du procès auquel ils viennent d'assister: celui de Tajomaru après le meurtre supposé d'un samourai et le viol de sa femme. Rashomon est un film d' Akira Kurosawa datant de 1950. Le film explore les thématiques du réel, de la relativité de la vérité et de la valeur du témoignage face à une affaire de droit commun. Les versions diffèrent et laissent libre cours à une interprétation qui ne peut que fausser le jugement. En l'occurence, Kurosawa place ici le spectateur en position de juge. Le spectateur est informé par des flashbacks parfois contradictoires qui interrogent sur la responsabilité des 3 protagonistes. Le samourai tué s'est il suicidé où a t il été tué par Tajomaru? La femme du samourai était elle consentante? Les différents éclairages font apparaitre des jugements très différents sur les personnages. Au fur et à mesure que les témoignages irréconciliables se confrontent, le spectateur réalise qu'aucun protagoniste du trio n'est au final innocent. Les acteurs du film sont très bons notamment Toshiro Mifune, l'acteur fétiche du réalisateur japonais, très expressif et Machio Kyo dans le rôle de Masaka. Le film s'inspire du théâtre japonais Kabuki, ses acteurs forcent le trait. En même temps, il constitue presque un huis clos, 80% de l'action se situant dans la clairière où le bandit de grand chemin a attaqué le couple. Rashomon bénéficie d'une bande originale qui est une adaptation asiatique du Boléro de Ravel. Le film a obtenu le lion d'or à la Mostra de Venise en 1951.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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4,0
Publiée le 03/03/2017
La « virtuosité technique » est au service d’un procédé narratif, mais évidemment pas au détriment du spectacle filmique. Les plans, les décors, cette simple porte qui est le théâtre du Tout. C’est brillant et beau, même si je préfère le Kurosawa de « Vivre sa vie ».
Newstrum
Newstrum

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4,5
Publiée le 25/02/2017
Un film sur la relativité de la vérité qui affirme in fine que la bonté est la seule vérité accessible à l'homme. La manière dont Kurosawa filme la même histoire selon quatre points de vue différents et irréconciliables eut une influence énorme sur le cinéma post-moderne. Sans Rashômon, les films d'Altman et de Tarantino n'auraient pas été les mêmes. En même temps, Rashômon est un film dostoïevskien. Voir ma critique complète sur mon blog :
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

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3,5
Publiée le 28/11/2016
Rashômon est un film très intéressant de la part d'Akira Kurosawa. Le scénario est vachement intéressant prenant le parti de revivre une scène de crime vécue différemment par quatre personnes. Ça rend l'histoire d'autant plus intéressante que l'on ne sait pas quel jugement porter.spoiler: L'idée de laisser l'enquête en suspens est d'ailleurs très appropriée. Les acteurs jouaient globalement correctement. Les personnages sont très intéressants d'autant plus que leur personnalité varie selon le récit. À voir comme beaucoup de classiques de Kurosawa.
Estonius
Estonius

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4,0
Publiée le 13/07/2016
Un chef d'œuvre se doit d'être exempt de toutes critiques. Ce n'est pas le cas de cet excellent film dans lequel Toshiro Mifuné surjoue en sautillant comme un cabri et en riant comme une chèvre. La fin du film n'est pas non plus très convaincante . Quant au thème, on n'a pas attendu Kurosawa pour dénoncer la fragilité du témoignage humain, mais il et vrai que l'illustration ici en est remarquable. La caméra parait vivante tellement elle suit l'action des personnages, l'utilisation de la musique est fabuleuse et puis cette façon de nous montrer un combat dans le quatrième récit où l'on tombe, on a peur, on se bat comme des chiffonniers. Quelles images !
Eselce
Eselce

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1,5
Publiée le 13/05/2016
La même histoire racontée sous plusieurs versions différentes. Toutes sont peu palpitantes. A moins d'aimer le cinéma étranger des années 50… Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout de l'intrigue. Les différentes versions de l'histoire n'ont pas éveillé davantage d'attention que le final. Trop vieux et comprenant des plans trop longs pour une intrigue qui aurait pu se traduire en court métrage. Bof.
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