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Sonatine, mélodie mortelle
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note moyenne
3,7
851 notes dont 84 critiques
33% 28 critiques
31% 26 critiques
15% 13 critiques
10% 8 critiques
8% 7 critiques
2% 2 critiques

84 critiques spectateurs

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Broyax

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3,5Bien
• Publiée le 24/01/2017

Sonatine ne vaut décidément pas Violent Cop mais on y retrouve l'humour pince-sans-rire, cette ambiance nihiliste, un certain goût pour l'absurde et surtout la monolithique tronche de Kitano le clown triste, par moment frappadingue et sardonique. Il aime prendre à contre-pied le spectateur avec notamment ces plans de face lorsqu'ils se tirent dessus ou la vengeance au M16 qu'on ne voit pratiquement pas, sans compter cette fin d'une ironie brutale. A cela s'ajoutent les cérémoniaux typiquement japonais des yakuzas entre eux, l'hypocrisie et les courbettes, puis ces mêmes yakuzas qui retombent en enfance, laissés à eux-mêmes et leurs blagues de collégiens sur la plage : un contraste saisissant. Sonatine reste lent et sa musique d'ascenseur finit par taper sur le système. Il s'agit pourtant d'une bizzarerie parfois surréaliste qui continue d'interpeller, intrigante et inopinément drôle.

Quentin E. V.

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3,5Bien
• Publiée le 09/11/2016

Sonatine parvient à nos oreilles sous la baguette du chef d'orchestre Takeshi Kitano, dans un film étonnant entre le What the fuck (?) et la maîtrise. Tout n'est pas parfait, mais on se laisse surprendre. J'ai trouvé le tout un peu vieillot aujourd'hui, mais encore bon. A découvrir pour la filmographie Kitano, sinon passez votre chemin !

Kloden

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4,5Excellent
• Publiée le 03/04/2015

Sonatine. Le mot désigne une sonate courte et légère, référant facilement à une pièce de musique écrite sans trop grande ambition, par un musicien débutant par exemple. C'est de ce mot-titre que s'arme Takeshi Kitano, autant pour profiter de sa poésie pleine de vivacité que pour se dédouaner, refuser une approche trop serrée, trop contraignante, devant trop aux habitudes cinématographiques, à un genre ou à un mouvement. Il a beau en être à son quatrième long-métrage à l'époque, Kitano ne s'en cache absolument pas ; lui l'animateur télé, l'humoriste, le peintre, le poète, n'est surtout pas un cinéaste. Il avoue ne pas connaître ses classiques, ni se préoccuper d'atteindre une quelconque plénitude formelle. Il préfère plutôt laisser guider sa main par ce qu'il sent l'animer, tourner un film à sa manière, et bordel, il en tire une incroyable pépite. Tout part en quelque sorte de cet aveu singulier de vouloir tracer sa propre voie, avec ces plans fixes répétés. Les cadrages ratent souvent les personnages au moment où ils parlent, tout a l'air hébété, excisé de ses capacités de réaction et de perception. Tout ça cadre directement avec ces yakuzas improbables, qui n'ont pas vraiment l'air de savoir ce qu'il font là, cherchent à peine à se protéger et regardent les leurs tomber avec un hiératisme confondant. Oui, le premier contact avec Sonatine est raide, mais on se sent d'emblée porté quelque part en s'accrochant à ces notes répétées à intervalles discrets mais qui évitent de figer le film et laissent présager d'une épaisseur supplémentaire. Dans ce premier acte, l'impression est déjà grande qu'on a ici affaire à des gosses, du premier sous-fifre jusqu'au boss yakuza, tant les personnages semblent en manque d'un guide pour leur apporter le sens qu'ils ne savent pas d'eux-mêmes accorder à la vie. La vision proposée pervertit tout, renversant les propositions jusqu'à créer des personnages amorphes à partir d'un milieu dont on nous montre d'ordinaire qu'on y survit pas bien longtemps sans une farouche détermination. D'ailleurs, il ne faut vraiment pas grand-chose pour que quelques yakuzas se détachent du Milieu pour éviter une guerre, et se retirent quelque temps au bord de la mer, se mettant alors à tuer le temps en s'amusant comme le feraient, là encore, des enfants. Là, la veine surréaliste se poursuit et se creuse, dans des scènes poétiques étonnantes. Et c'est là, vraiment, que se trouve tout le sel de ce film, c'est là qu'il trouve toute sa force, dans cette rêverie enlevée qui lui retire tout antipathie (au contraire de ce qu'aurait provoqué une vision froidement absurde) et aspire au contraire véritablement le spectateur à venir la rejoindre. Sublimant complètement ce qu'il raconte, Sonatine offre forcément des sommets assez vertigineux, faisant vivre des sensations neuves, profitant à fond du bord de mer, ce lieu si puissamment symbolique, qui porte en lui un infini mouvement de va-et-vient qui décrit si bien le dialogue entre vie et mort du long-métrage. Et Kitano, tranquillement, continue de dérouler son récit, laissant pénétrer doucement l'impression morbide que dégage Sonatine. Celle-ci, d'ailleurs, ne vient pas d'une violence surlignée comme on le fait si souvent à l'accoutumée. Parfois hors-champ, souvent imprévisible, subie par des personnages qui n'essaient même plus de s'en prémunir et semblent s'y être résignés, la violence de Sonatine semble y être comme chez elle. Elle n'est plus ce monstre par lequel les cinéastes cherchent souvent à horrifier, et qui viendrait hanter le monde des vivants. Elle est le seigneur sur son domaine, qui se balade sans subir de barrière. Sonatine est un lieu de mort, la mort que côtoient des yakuzas déjà damnés, qui vivent une sorte d'enfer terrestre que ne cessent pourtant de rendre habitable leurs enfantillages étonnants - et souvent incroyablement drôles, vu le contexte. D'ailleurs, l'arrivée possible d'une romance, d'un éclat de vie, ne se fait qu'au travers d'une jeune femme violée, elle-même déjà arrachée à la vie, quelque part. Alors je me suis laissé emporter par et dans ce poème morbide, appréciant sa fluidité et la sensation d'aboutissement qu'il dégage malgré sa mise en scène assez minimaliste. Jusqu'à ce que le final arriveSpoiler: , et que le yakuza joué par Kitano se tire une balle dans la tête, préférant en finir plutôt que rejoindre la nouvelle vie qui semblait se promettre à lui. La seule scène de conclusion vient confirmer en le vidant d'un coup l'incroyable réservoir de vie maladroite et incomplètement structurée que possédaient encore ces personnages désincarnés (et que leurs gamineries laissaient supposer), images de l'homme mafieux qui a vendu son âme mais a gardé ce désir profond qui fait ce qu'est la vie. Et là, j'ai compris. Sonatine n'est pas la balade des morts. C'est la ballade des morts-vivants.

S M.

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4,0Très bien
• Publiée le 02/07/2014

Takeshi Kitano, avec son classique "Sonatine", arrive à transformer une simple histoire de Yakuzas en une véritable aventure complexe où règnent poésie, humour et violence. Pas facile d'accès avec son rythme lent et cette impression qu'il ne se passe pas grand chose, le film pourra en rebuter certains. On retrouve ici des thèmes chers à Kitano. Moins bon que son chef-d'oeuvre "Hana-Bi", ce film n'en reste pas moins efficace et est à découvrir.

garf25

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4,0Très bien
• Publiée le 16/03/2014

Kitano s'amuse à emmener ses Yakuzas en vacances à la plage. Sonatine déborde d'humour, de gaieté et de joie de vivre, toujours entremêlées à une violence structurelle, extérieure aux personnages mais dont ils ne peuvent pas échapper. La grandeur de Kitano est de montrer l'Eden, le luxe, calme et volupté dans lesquels nous pourrions vivre si la violence des affaires ne s'abattait pas sur nous en permanence.

Truman.

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3,0Pas mal
• Publiée le 26/07/2013

Beaucoup moins captivé par Sonatine au contraire des autres film de Kitano ( Violent Cop , L'été de Kikujiro , Hana-Bi ) . J'ai trouvé une forte ressemblance avec un certains "Guerre des Gangs a Okinawa" dans le contexte d'une guerre entre différente bande rival de Yakuzas sur l'ile d'Okinawa mais la ressemblance s’arrête là . On retrouve bien l’atmosphère propre a Takeshi Kitano avec sa bande son splendide , son style poétique par moment , sa violence et son humour . Mais j'ai eu l'impression qu'il ne savait pas quel voie prendre entre un véritable film de gangsters ou un film poétique a souhait . L'histoire est a mes yeux peu approfondie , des Yakuzas sont envoyés sur une ile pour aider une bande de Yakuzas en pleine guerre avec ses rivales , la bande a Kitano va attendre les ordres et ils s'ennuieront , ils retomberont en enfance sur cette plage ou l'on aura droit a de magnifique scène ( celle ou ils jouent le Sumo , la bataille avec les fusées ) et comme souvent on retrouve une de l'humour un peu absurde et original mais surtout très agréable . J'ai trouvé une certaines lassitude , j'ai eu l'impression que c'était trop peu différent des autres films de Kitano que j'avais vu , je me suis même ennuyé par moment , trouvant des longueurs sur seulement 1h30 et les personnages manquent un peu de profondeur Sonatine possèdent donc beaucoup de points positif comme sa bande son somptueuse , ses plans magnifique avec cette belle photographie , ce coté poétique bien mis en scène mais dans le fond c'est presque vide , des longueurs feront que l'on risque même de s'ennuyer , pas un mauvais Kitano pour autant mais j'ai pas autant accroché qu'avec certain de ses autres films .

Attila de Blois

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3,5Bien
• Publiée le 21/01/2013

Bon film dans lequel on retrouve tout de suite la patte de Takeshi Kitano. A la fois poétique, amusante et violente, cette histoire de yakuza sort de l'ordinaire tant par la mise en scène unique du réalisateur nippon que par le choix de faire primer la détente à la pure action et à la tension comme souvent dans ce genre de films (Kinji Fukasaku en tête). On voit ainsi durant la majeure partie de "Sonatine" des mafieux plaisanter, s'amuser et s'adonner à leurs occupations quotidiennes. Et si le long métrage souffre de quelques petites longueurs, le style contemplatif de Kitano fascine plus qu'il n'ennuie.

mac guffin

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4,0Très bien
• Publiée le 07/11/2012

Sonatine, ou la petite musique propre aux films de Kitano. Il faut bien avouer que les films du réalisateur japonais sont difficile d'accès, de par leur rythme, leur aspect incongru, et cette impression qu'il ne se passe absolument rien...C'est un peu le cas ici, mais j'aime cette imbrication, chez Kitano, entre violence, humour absurde et poésie. Sonatine narre l'histoire peu banale de yakuzas tuant le temps sur une plage.Tandis qu'ils inventent des jeux et régressent en enfance, la mort rôde et finira par les rattraper. Le retour à la réalité s'incarne dans le personnage de Kitano, dont le désespoir suicidaire imprègne tous ses films. Pas aussi bon que Hana_bi, mais une œuvre qui risque de surprendre ceux qui la découvriront pour la première fois.

fuck-les-modérateurs-allociné

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1,5Mauvais
• Publiée le 18/09/2012

Ce n'était pas encore ça pour le réalisateur japonais, il y a l'air mais pas la musique!

wesleybodin

Suivre son activité 193 abonnés Lire ses 3 860 critiques

4,5Excellent
• Publiée le 11/07/2012

Avec Sonatine, la Kitano's Touch excelle et transforme une histoire de yakuzas somme toute basique en un modèle du genre implacable.

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