Sonatine, mélodie mortelle
  • Séances
  • Bandes-annonces
  • Casting
  • Critiques
    • Critiques Presse
    • Critiques Spectateurs
  • Photos
  • VOD, DVD
  • Musique
  • Le saviez-vous ?
Note moyenne :   3,7 pour 813 notes dont 82 critiques  | 
  • 27 critiques     33%
  • 26 critiques     32%
  • 11 critiques     14%
  • 8 critiques     10%
  • 7 critiques     9%
  • 2 critiques     2%

82 critiques spectateurs

Trier par 
Les plus récentes
  • Critiques les plus utiles
  • Les membres ayant fait le plus de critiques
  • Membres ayant le plus d'abonnés
Kloden

34 abonnés | Lire ses 816 critiques |

   4.5 - Excellent

Sonatine. Le mot désigne une sonate courte et légère, référant facilement à une pièce de musique écrite sans trop grande ambition, par un musicien débutant par exemple. C'est de ce mot-titre que s'arme Takeshi Kitano, autant pour profiter de sa poésie pleine de vivacité que pour se dédouaner, refuser une approche trop serrée, trop contraignante, devant trop aux habitudes cinématographiques, à un genre ou à un mouvement. Il a beau en être à son quatrième long-métrage à l'époque, Kitano ne s'en cache absolument pas ; lui l'animateur télé, l'humoriste, le peintre, le poète, n'est surtout pas un cinéaste. Il avoue ne pas connaître ses classiques, ni se préoccuper d'atteindre une quelconque plénitude formelle. Il préfère plutôt laisser guider sa main par ce qu'il sent l'animer, tourner un film à sa manière, et bordel, il en tire une incroyable pépite. Tout part en quelque sorte de cet aveu singulier de vouloir tracer sa propre voie, avec ces plans fixes répétés. Les cadrages ratent souvent les personnages au moment où ils parlent, tout a l'air hébété, excisé de ses capacités de réaction et de perception. Tout ça cadre directement avec ces yakuzas improbables, qui n'ont pas vraiment l'air de savoir ce qu'il font là, cherchent à peine à se protéger et regardent les leurs tomber avec un hiératisme confondant. Oui, le premier contact avec Sonatine est raide, mais on se sent d'emblée porté quelque part en s'accrochant à ces notes répétées à intervalles discrets mais qui évitent de figer le film et laissent présager d'une épaisseur supplémentaire. Dans ce premier acte, l'impression est déjà grande qu'on a ici affaire à des gosses, du premier sous-fifre jusqu'au boss yakuza, tant les personnages semblent en manque d'un guide pour leur apporter le sens qu'ils ne savent pas d'eux-mêmes accorder à la vie. La vision proposée pervertit tout, renversant les propositions jusqu'à créer des personnages amorphes à partir d'un milieu dont on nous montre d'ordinaire qu'on y survit pas bien longtemps sans une farouche détermination. D'ailleurs, il ne faut vraiment pas grand-chose pour que quelques yakuzas se détachent du Milieu pour éviter une guerre, et se retirent quelque temps au bord de la mer, se mettant alors à tuer le temps en s'amusant comme le feraient, là encore, des enfants. Là, la veine surréaliste se poursuit et se creuse, dans des scènes poétiques étonnantes. Et c'est là, vraiment, que se trouve tout le sel de ce film, c'est là qu'il trouve toute sa force, dans cette rêverie enlevée qui lui retire tout antipathie (au contraire de ce qu'aurait provoqué une vision froidement absurde) et aspire au contraire véritablement le spectateur à venir la rejoindre. Sublimant complètement ce qu'il raconte, Sonatine offre forcément des sommets assez vertigineux, faisant vivre des sensations neuves, profitant à fond du bord de mer, ce lieu si puissamment symbolique, qui porte en lui un infini mouvement de va-et-vient qui décrit si bien le dialogue entre vie et mort du long-métrage. Et Kitano, tranquillement, continue de dérouler son récit, laissant pénétrer doucement l'impression morbide que dégage Sonatine. Celle-ci, d'ailleurs, ne vient pas d'une violence surlignée comme on le fait si souvent à l'accoutumée. Parfois hors-champ, souvent imprévisible, subie par des personnages qui n'essaient même plus de s'en prémunir et semblent s'y être résignés, la violence de Sonatine semble y être comme chez elle. Elle n'est plus ce monstre par lequel les cinéastes cherchent souvent à horrifier, et qui viendrait hanter le monde des vivants. Elle est le seigneur sur son domaine, qui se balade sans subir de barrière. Sonatine est un lieu de mort, la mort que côtoient des yakuzas déjà damnés, qui vivent une sorte d'enfer terrestre que ne cessent pourtant de rendre habitable leurs enfantillages étonnants - et souvent incroyablement drôles, vu le contexte. D'ailleurs, l'arrivée possible d'une romance, d'un éclat de vie, ne se fait qu'au travers d'une jeune femme violée, elle-même déjà arrachée à la vie, quelque part. Alors je me suis laissé emporter par et dans ce poème morbide, appréciant sa fluidité et la sensation d'aboutissement qu'il dégage malgré sa mise en scène assez minimaliste. Jusqu'à ce que le final arriveSpoiler : , et que le yakuza joué par Kitano se tire une balle dans la tête, préférant en finir plutôt que rejoindre la nouvelle vie qui semblait se promettre à lui. La seule scène de conclusion vient confirmer en le vidant d'un coup l'incroyable réservoir de vie maladroite et incomplètement structurée que possédaient encore ces personnages désincarnés (et que leurs gamineries laissaient supposer), images de l'homme mafieux qui a vendu son âme mais a gardé ce désir profond qui fait ce qu'est la vie. Et là, j'ai compris. Sonatine n'est pas la balade des morts. C'est la ballade des morts-vivants.

S M.

11 abonnés | Lire ses 546 critiques |

   4 - Très bien

Takeshi Kitano, avec son classique "Sonatine", arrive à transformer une simple histoire de Yakuzas en une véritable aventure complexe où règnent poésie, humour et violence. Pas facile d'accès avec son rythme lent et cette impression qu'il ne se passe pas grand chose, le film pourra en rebuter certains. On retrouve ici des thèmes chers à Kitano. Moins bon que son chef-d'oeuvre "Hana-Bi", ce film n'en reste pas moins efficace et est à découvrir.


garf25

2 abonnés | Lire ses 133 critiques |

   4 - Très bien

Kitano s'amuse à emmener ses Yakuzas en vacances à la plage. Sonatine déborde d'humour, de gaieté et de joie de vivre, toujours entremêlées à une violence structurelle, extérieure aux personnages mais dont ils ne peuvent pas échapper. La grandeur de Kitano est de montrer l'Eden, le luxe, calme et volupté dans lesquels nous pourrions vivre si la violence des affaires ne s'abattait pas sur nous en permanence.

Truman.

90 abonnés | Lire ses 1345 critiques |

   3 - Pas mal

Beaucoup moins captivé par Sonatine au contraire des autres film de Kitano ( Violent Cop , L'été de Kikujiro , Hana-Bi ) . J'ai trouvé une forte ressemblance avec un certains "Guerre des Gangs a Okinawa" dans le contexte d'une guerre entre différente bande rival de Yakuzas sur l'ile d'Okinawa mais la ressemblance s’arrête là . On retrouve bien l’atmosphère propre a Takeshi Kitano avec sa bande son splendide , son style poétique par moment , sa violence et son humour . Mais j'ai eu l'impression qu'il ne savait pas quel voie prendre entre un véritable film de gangsters ou un film poétique a souhait . L'histoire est a mes yeux peu approfondie , des Yakuzas sont envoyés sur une ile pour aider une bande de Yakuzas en pleine guerre avec ses rivales , la bande a Kitano va attendre les ordres et ils s'ennuieront , ils retomberont en enfance sur cette plage ou l'on aura droit a de magnifique scène ( celle ou ils jouent le Sumo , la bataille avec les fusées ) et comme souvent on retrouve une de l'humour un peu absurde et original mais surtout très agréable . J'ai trouvé une certaines lassitude , j'ai eu l'impression que c'était trop peu différent des autres films de Kitano que j'avais vu , je me suis même ennuyé par moment , trouvant des longueurs sur seulement 1h30 et les personnages manquent un peu de profondeur Sonatine possèdent donc beaucoup de points positif comme sa bande son somptueuse , ses plans magnifique avec cette belle photographie , ce coté poétique bien mis en scène mais dans le fond c'est presque vide , des longueurs feront que l'on risque même de s'ennuyer , pas un mauvais Kitano pour autant mais j'ai pas autant accroché qu'avec certain de ses autres films .

Attila de Blois

48 abonnés | Lire ses 1980 critiques |

   3.5 - Bien

Bon film dans lequel on retrouve tout de suite la patte de Takeshi Kitano. A la fois poétique, amusante et violente, cette histoire de yakuza sort de l'ordinaire tant par la mise en scène unique du réalisateur nippon que par le choix de faire primer la détente à la pure action et à la tension comme souvent dans ce genre de films (Kinji Fukasaku en tête). On voit ainsi durant la majeure partie de "Sonatine" des mafieux plaisanter, s'amuser et s'adonner à leurs occupations quotidiennes. Et si le long métrage souffre de quelques petites longueurs, le style contemplatif de Kitano fascine plus qu'il n'ennuie.

mac guffin

0 abonné | Lire ses 80 critiques |

   4 - Très bien

Sonatine, ou la petite musique propre aux films de Kitano. Il faut bien avouer que les films du réalisateur japonais sont difficile d'accès, de par leur rythme, leur aspect incongru, et cette impression qu'il ne se passe absolument rien...C'est un peu le cas ici, mais j'aime cette imbrication, chez Kitano, entre violence, humour absurde et poésie. Sonatine narre l'histoire peu banale de yakuzas tuant le temps sur une plage.Tandis qu'ils inventent des jeux et régressent en enfance, la mort rôde et finira par les rattraper. Le retour à la réalité s'incarne dans le personnage de Kitano, dont le désespoir suicidaire imprègne tous ses films. Pas aussi bon que Hana_bi, mais une œuvre qui risque de surprendre ceux qui la découvriront pour la première fois.

Ancien utilisateur

   1.5 - Mauvais

Ce n'était pas encore ça pour le réalisateur japonais, il y a l'air mais pas la musique!

wesleybodin

170 abonnés | Lire ses 3858 critiques |

   4.5 - Excellent

Avec Sonatine, la Kitano's Touch excelle et transforme une histoire de yakuzas somme toute basique en un modèle du genre implacable.

Arthur de Bussy

42 abonnés | Lire ses 473 critiques |

   2.5 - Moyen

Avec «Sonatine», Takeshi Kitano réalise plus qu'un simple film de yakusas, il se joue des codes pour dépasser le genre. Violent mais non complaisant, ce film marque plus par son ton contemplatif et désabusé que par des massacres magnifiés, contrairement au commun des polars asiatiques d'aujourd'hui. Kitano joue ici un yakuza d'âge mûr contraint de liquider un clan rival pour le compte d'un patron invisible et semble-t-il tout-puissant. Mais tout ne se passera pas comme prévu, et le film s'achèvera dans un bain de sang... hors-caméra : et oui il existe encore quelques réalisateur sachant utiliser un minimum le pouvoir suggestif des images, fait tellement rare qu'il faut le souligner vu la surenchère dont on nous abreuve de nos jours. Kitano n'est pas de ceux qui se vautrent dans le racolage cinématographique, de ces cinéastes « hype » enchaînants les films « stylés » et jetables : son oeuvre est très personnelle et quelque peu difficile d'accès, ses personnages sont fouillés mais pas bavard pour autant, sa mise en scène est magnifique bien que dépouillée, le montage est changeant, tantôt fulgurant tantôt engourdi, le scénario évite les pièges du déjà-vu,... Il se paye même le luxe d'introduire des passages poétiques et surréalistes, ou encore des blagues enfantines tellement simples qu'on en rit de bon coeur. Tout n'est pas d'une extrême finesse, mais il s'agit d'un remarquable long métrage. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

Salvatore T.

5 abonnés | Lire ses 101 critiques |

   3.5 - Bien

Ce film culte, dont l'accueil est resté mitigé par le grand public, est particulier par rapport à son genre ; des yakuzas qui se retrouveront dépassés par les guerres entre gang, ainsi obligé a disparaitre quelque temps près d'une plage désertique... à attendre (et a retomber en enfance car malgré le sérieux du sujet, l'humour est légèrement présent). Le jeu d'acteur reste bon globalement même si certains moments manquent de naturalisme dans les mouvements et les expressions, Takeshi Kitano joue dans ce film comme étant le personnage principal. Inutile de rappeler l'habituel collaboration entre le réalisateur et l'inséparable et reconnu Joe Hisaishi, ici le thème récurrent est "Act Of Violence" également assidu sous diverses variantes (piano,...), bref la formule classique de notre compositeur fétiche. Quant à la réalisation la mise en scène prône la "violence hors champ" donnant ainsi un côté original, on se rappelle les quelques fusillades rapides et efficace. Au final, je n'ai pas été aussi émerveillé que je ne l'avais espéré (à défaut d'un scénario un peu trop "classique"), Kitano nous offre un long-métrage pour le moins particulier, à voir mais ce n'est pas son meilleur !

Précédente Suivante

Donnez votre avis sur ce film

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Vidéos liées à ce film
Sonatine, mélodie mortelle Bande-annonce VO
2 202 vues
Top films au box office
  1. Mission: Impossible - Rogue Nation

    De Christopher McQuarrie
    Avec Tom Cruise,
    Jeremy Renner
    Film - Action

    Bande-annonce
  2. Une famille à louer
  3. Les Minions
  4. Le Petit Prince
  5. Antigang
  6. Ted 2
  7. American Ultra
  8. Les 4 Fantastiques
  9. Vice Versa
  10. La Face cachée de Margo
Bandes-annonces les plus récentes
The 5th Wave Bande-annonce VO
Strictly Criminal Bande-annonce (2) VF
Knock Knock Bande-annonce (2) VO
The Danish Girl Bande-annonce VO
Macbeth Bande-annonce VO
Un début prometteur Bande-annonce VF sous-titrée sourds et malentendants
La Vie en grand Bande-annonce VF sous-titrée sourds et malentendants
Made in France Bande-annonce VF
Censored Voices Bande-annonce VO
Toutes les dernières bandes-annonces
Films prochainement au cinéma
  1. The Walk – Rêver Plus Haut

    De Robert Zemeckis
    J-56

    Bande-annonce
  2. Prémonitions J-7
  3. Youth J-7
  4. Star Wars : Episode VII - Le Réveil de la Force J-107
  5. Jamais entre amis J-7
  6. Life J-7
  7. N.W.A - Straight Outta Compton J-14
  8. Les Nouvelles aventures d'Aladin J-42
  9. Le Transporteur Héritage J-7
  10. Le Labyrinthe : La Terre brûlée J-35
Les films à venir les plus consultés