Cet obscur objet du désir
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Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2016
Le désir d'un homme pour une femme qu'il ne parvient pas à avoir. Au cours du film, le spectateur s'impatiente autant que le personnage principal. Le jeu du réalisateur sur le spectateur est bon malgré les longueurs. Une interrogation intéressante et très vrai de l'exercice charismatique des femmes sur les hommes.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2016
Adapté du roman de Pierre Louÿs (qui connait au moins 2 adaptations cinématographiques, celle de Julien Duvivier, « La femme et le pantin » en 1959 avec Brigitte Bardot et celle de Joseph Von Sternberg en 1935 avec Marlène Dietrich) à l’aide de Jean-Claude Carrière, l’histoire est simple : Fernando Rey (doublé par Michel Piccoli), notable qui rentre de Séville à Paris en train, renverse un seau d’eau sur la tête d’une jeune femme ; il explique aux passagers de son compartiment le pourquoi de son geste. spoiler: Il s’agit de son ancienne servante, Conchita, jouée par Carole Bouquet (âgée alors de 20 ans pour son 1er film) et Angelina Molina (22 ans), qui se refuse sexuellement à lui malgré tous ses cadeaux (le dernier étant une maison à Séville !).
Le film est émaillé d’explosions terroristes. Un peu confus et probablement surréaliste pour qui a réalisé « Un chien andalou » (1928) et « L’âge d’or » (1930). .
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mai 2016
Voilà un film qui, parmi les adaptations cinématographiques globalement décevantes du roman de Pierre Louÿs "La Femme et le Pantin", fait vraiment croire au destin tel qu'on peut louer ou comme on peut vouloir s'en débarrasser. Cette impression d'horrible destinée à laquelle on ne peut pas échapper est plus prégnante ici, bien que les actrices jouant le rôle de la femme cruelle - Carole Bouquet et Angela Molina - ne soient pas les plus performantes pour jouer sur cet aspect de la personnalité de leur personnage. Mais il faut avouer que leur jeu se fond l'un dans celui de l'autre et se prête à la folie de Buñuel d'une façon formidable. En revanche, la place du terrorisme, ambiguë et même floue, laisse une impression de bouche-trou qui prend toute son importance à la dernière image, impossible à interpréter et qui potentiellement gâche tout.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2016
Avec Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel partait sur un chef-d'oeuvre qui condensait son style surréaliste et ses obsessions pour les contrariétés amoureuses et la bourgeoisie. Traités sur un mode grotesque, les attentats qui occupent l'arrière-plan du film amènent un quelque chose d'alarmant et d'abscons, comme si tout allait exploser de façon ridicule et sans qu'on y comprenne rien. Buñuel, à travers ses personnages, les considère de loin, leur importance étant de loin dépassée par l'obsession charnelle du personnage de Fernando Rey, qui désire follement une femme qui se refuse à lui. Ainsi, le film s'inscrit dans une veine presque maladive peaufinée par des décors qui se font écho (parcs, appartements bourgeois et grilles sont omniprésents) , traçant un tableau mental, comme celui d'un paysage inextricable. Concernant le travail d'ambiance, j'ai beaucoup pensé à Sueurs Froides et sa ville qui répondait directement à l'état psychologique de son personnage, sans jamais que celui-ci ne manifeste la conscience de sa situation alors que tout l'environnement semblait la lui crier. Dans son développement et le grotesque de son histoire, ce film testamentaire me rappelle également L'Eternel Mari de Dostoïevski, où les personnages semblaient là aussi les jouets ridicules d'un destin qu'ils embrassaient à la fois en tant que coupables et victimes. C'est d'ailleurs ce genre de sensation souterraine que semble tenter de faire passer Buñuel, de façon bien plus riche que s'il débitait une thèse. Le désir, d'ailleurs, est considéré sous tous ses angles, pour finir par dépasser même l'objet qui le motivait et exister a priori, comme un élan humain dont la source est intarissable. Cette nature inévitable d'un désir dont on ne sait plus quoi faire, dont il faudrait presque se purger en le projetant quelque part est en grande partie amenée par l'idée géniale de faire jouer un même rôle à deux actrices différentes. Jamais utilisé pour appuyer une schizophrénie du désir entre pulsion charnelle et amour spirituel puisque les deux actrices jouent le même comportement (toutes deux se montrent tour à tour offertes et inaccessibles), le procédé concourt simplement à troubler en désacralisant la femme désirée et en faisant remonter le désir au sujet qui l'éprouve, qui continue pourtant de demeurer aveugle en croyant de façon grotesque que tout repose sur une femme et que tout se résoudra en la possédant. Mais en réalité, impossible d'agir d'une quelconque manière sur ces traits complètement inséparables de notre nature. On le comprend de façon simple, par le personnage du psychiatre condamné à débiter des banalités, même s'il comprend ce qui se passe : on peut bien analyser le désir et prendre conscience de sa nature véritable, cela ne permet en rien de s'y soustraire et d'y échapper. Profond, cohérent et très personnel, ce testament est un grand film, qui parle de l'Homme avec la sagesse usée d'un artiste arrivé au bout de ce qu'il avait à offrir, et préférait renoncer à son art (la scène de l'explosion finale signe la victoire nécessaire du désir et des impulsions humaines sur toute forme de recul) pour s'abandonner, le temps qu'il lui restait à vivre. Un chef-d'oeuvre.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2014
"Cet obscur objet du désir" est un film bien étrange. Les personnages sont atypiques, l'humour pour le moins décalé et la progression de l'action surprenante. Tous ces éléments confirment le style surréaliste de Luis Bu­ñuel, avec des choix de décors et de couleurs qui se répondent parfois très bien sans que l'on comprenne vraiment leurs significations. Si j'apprécie beaucoup le film, il ne passionne pourtant pas totalement, à cause notamment de l'alternance des deux actrices (Carole Bouquet et Ángela Molina) pour jouer le rôle de Conchita. De prime abord, cette idée de mise en scène se révèle troublante mais devient finalement vaine, dans le sens où elle n'apporte plus de distinctions relatives au caractère du personnage féminin. On retiendra un final hallucinant et un ensemble qui reste un document précieux sur la complexité du désir.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2014
"Cet obscur objet du désir" est le dernier film de Luis Bunuel. Cette oeuvre surréaliste est passionnante et très intéressante notamment grâce à la duplicité des actrices jouant le rôle de Conchita (Excellente Carole Bouquet et superbe Angelina Molina). Quel jeu des deux femmes! Une très bonne ambiance s'installe et on se laisse "aspirer" par les images. Comme d'habitude chez Bunuel, la mise en scène est parfaite. Le maestro hispano-mexicain en profite même pour écorner un peu l'image de la bourgeoisie. Un classique, à voir!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juin 2014
"Cet obscur objet du désir", sorti en 1977, a un grand défaut : c'est le dernier film de Luis Buñuel !
Chose plus grave, son réalisateur s'est autorisé à mourir en 1983, soit à peine quelques années plus tard.
"Cet obscur objet du désir" est un film excellent, qui vaut mieux que 99% de ce qu'ont produit les américains depuis cette époque. Les choses n'ont d'ailleurs malheureusement pas tendance à s'améliorer ces dernières années ! Allez donc voir tous les films de Luis Buñuel et, s'ils ne passent nulle part, procurez-vous leurs DVD...
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2014
Personnellement, je n'ai pas aimé. Le personnage de Conchita est par trop invraisemblable. Les réactions de son vieil amoureux le sont tout autant.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2014
La renaissance du surréalisme au cinéma, Bunuel en est le maître. Dans son dernier film, il ne récidive pas avec le thème du cadavre exquis et l'absence totale de logique comme dans ses précédentes oeuvres, mais décide de travailler sur une histoire d'amour semblable à Lolita de Kubrick. Tout en restant élégant, le cinéaste introduit encore quelques touches de son style, cependant très minimes. Il fait une éloge ironique de l'amour en comparant ce phénomène à la violence des attentats, et pour pousser le bouchon encore plus loin en comparant la femme à un sac d'ordures ( le plan panoramique du couple principal vers un ouvrier portant un sac ). Les abandons et retrouvailles amoureux s'enchaînent, jusqu'à la dernière séparation, non justifiée ( les paroles inaudibles de Rey derrière la vitrine ) et se terminent par une fin typique de Bunuel. Il n'hésite pas à maltraiter les types de personnalités, comme le nain professeur de psychologie. Bunuel a choisi de faire incarner l'héroïne par deux actrices, sans doute pour traiter du caractère indécis féminin. Il s'agit pour lui d'exprimer un cercle vicieux avec un objectif confus, comme souligné dans le titre, "obscur". Le film abonde de métaphores et de trouvailles scénaristiques, preuve de la grande perfecion du cinéaste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2014
Déroutant par la duplicité des actrices jouant le rôle de Conchita, mais une fois surmonté la première gêne on s'habitue à ce jeu qui, il est vrai, apporte une belle originalité et une richesse à cette oeuvre. L'ambiance du film est parfaite. Seul bémol: les passages dans le train, un peu désuets.
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2014
Dans son tout dernier film, Luis Bunuel nous conte l'histoire d'une passion amoureuse. Ce n'est pas son meilleur film, mais on retrouve sa patte et une Carole Bouquet radieuse.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2013
Luis Buñuel nous offre avec "Cet obscur objet du désir" une exploration assez ironique de la passion amoureuse. L'histoire est celle de Mathieu (l'excellent Fernando Rey), un homme qui raconte, dans un train, son obsession pour Conchita (un personnage interprètée à la fois par Carole Bouquet et Angela Molina), une femme pour le moins inaccesible et qui à été engagée comme femme de chambre. Le sujet est donc des plus plaisant à suivre et le casting à la hauteur de la tâche, mais il ne faut pas non plus occulter la brillante mise en scène du célèbre réalisateur espagnol, qui clôt donc à l'occasion de ce long-métrage et ce d'une très belle façon sa filmographie .
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2013
"Cet obscur objet du désir"(1977) est la dernière réalisation d'un Luis Bunuel,qui en était alors à plus de 50 ans de carrière! Dans ce film-testament,Bunuel questionne une fois encore ses grandes obsessions,celles du désir,de la frustration,de la réalité sociale évadée dans une rêverie perturbante. Fernando Rey en alter-eg de toujours,incarne de nouveau l'homme âgé,sorte de pervers raffiné pris en affection,qui se heurte à une maîtresse récalcitrante,à la fois allumeuse et prude,opportuniste et libre. L'idée de génie étant de faire jouer cette fille par deux actrices très différentes, Carole Bouquet et Angela Molina,comme les deux faces d'une même personne. Le tout est conté sous forme de flash-backs, racontés durant un voyage en train Séville-Madrid. En parlant des attentats sur un mode bouffonnesque,Bunuel semble indiquer qu'il quitte apaisé un monde qu'il ne comprend plus. Picturalement,ce film qui dégage aussi un fort parfum érotique,est aussi très réussi.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2013
Dernier film du maître, plein de bonnes choses mais souffrant d'hermétisme. On ne sait pas trop ce qu'a voulu nous raconter Buñuel en adaptant à sa façon (et plutôt librement) le roman de Pierre Louÿs, "La femme et le Pantin" (L'histoire d'une homme amoureux pigeonné par une femme et s'accommodant de cette situation) et on ne le saura sans doute jamais car que de questions non résolues : qu'est ce sac de patates qui apparaît plusieurs fois, pourquoi incorporer tous ces attentats, pourquoi cette scène d'attaque sur la route, pourquoi cette fin absurde (la broderie et l'explosion) ? Et pourquoi cette souris en plastique ? Quant à cette idée de faire jouer le rôle de Conchita par deux femmes différentes, ce que certains qualifient de génial, (Buñuel ne s'est jamais vraiment expliqué sur ce point) disons qu'elle n'est pas gênante, on s'y habitue très vite, mais elle a un inconvénient celui d'empêcher d'entrer dans la psychologie du personnage. Le film n'est pas non plus une critique de la bourgeoisie (ça devient lassant d'entendre répéter ça). Fernando Rey (qui joue très bien) n'est pas un mauvais bougre, il a simplement le tort de croire que l'argent achète tout (rien de nouveau sous le soleil) La critique de la religion (personnage de la mère bigote) manque de finesse. Ça fait beaucoup de points négatifs ! Reste : l'interprétation des Conchitas (avec une Angelina Molina qui crève l'écran et qui est bien supérieure à Carole Bouquet), un doigt d'humour, un zeste d'érotisme, quelques scènes insolites, des personnages secondaires impayables (Pierral, Milena Vukotic...) l'inoubliable séquence de la pièce cachée dans le cabaret, le rôle de parfait abruti du valet Martin, et la mise en scène de Buñuel qui fait qu'on ne s'ennuie jamais même si on ne sait pas où on nous emmène. Ça reste bon mais on est loin des grands Buñuel !
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2013
étrange, un film prenant par son interprétation, par ses dialogues, et son côté bizarre. Une expérience
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