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Aguirre, la colère de Dieu
note moyenne
3,8
1403 notes dont 187 critiques
41% (76 critiques)
30% (56 critiques)
6% (11 critiques)
10% (19 critiques)
11% (20 critiques)
3% (5 critiques)
Votre avis sur Aguirre, la colère de Dieu ?

187 critiques spectateurs

Cliff554
Cliff554

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5,0
Publiée le 28/01/2014
Des mythes sur l'El Dorado, on en a tous entendu parler, cette mystérieuse cité d'or renfermant des trésors vastes et somptueux, source de nombreuses quêtes par les conquistadors pour la trouver. Disons qu'en soit, le mythe de l'El Dorado me branche pas mal, même si je n'ai pas encore pris le temps de me pencher entièrement sur son cas. Puis, je suis tombé un peu par hasard sur ce "Aguirre" dont j'en avais entendu les mérites. J'ai donc regardé le film sans trop avoir de connaissances sur l'El Dorado, en espérant ne pas être pénalisé par mon manque de culture. Verdict: Werner Herzog a signé un chef d'oeuvre. Un chef d'oeuvre esthétique, ou la mise en scène est travaillée, ou les images sont d'une beauté rare, et ou le réalisateur nous plonge dans une Amérique du Sud que l'on pourrait croire onirique tant on a l'impression qu'elle sort de contes et d'autres légendes. Aussi, je fus soulagé de ne point être largué concernant l'El Dorado. Finalement, Herzog n'a pas signé un film sur la légendaire cité, mais plutôt sur la folie de l'Homme, en particulier d'un, à savoir Don Lope de Aguirre, interprété par le ô combien charismatique Klaus Kinski, être amoral, violent, cruel, bref, complètement cinglé. Herzog nous propose en plus d'une plongée dans les décors somptueux de l'Amérique du Sud (en particulier au Pérou ou a été tourné le film) un véritable voyage dans la psyché humaine, avec la mort qui rôde, tandis que la folie des Hommes s'exécute sur le groupe de conquistadors. Avec "Aguirre, la colère de Dieu", Werner Herzog nous propose une expérience sensorielle extrêmement bien menée, à la limite de l'expérimental, tandis que la mégalomanie et la dramatique aventure de ces chercheurs de l'El Dorado se joue devant nos yeux. Un ovni cinématographique et, je le répète, un chef d'oeuvre dans lequel personne n'en ressort indemne.
El Che
El Che

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5,0
Publiée le 06/05/2012
Film extraordinaire et incroyable . Chef d'oeuvre. peu à dire sinon de le voir ! Evidemment il y a des gens pour ne pas aimer ce travail profond : Manque d'effets spéciaux ? Impressionnant ! Folie des hommes, déraison et beauté des passions, tout y est.
Estonius
Estonius

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2,0
Publiée le 17/10/2015
Comme le film est très lent on a le temps de se poser des questions. L'une des premières qui vient à l'esprit c'est pourquoi d'un côté pousser si loin le réalisme avec ce tournage en pleine jungle au milieu d'un fleuve déchaîné, et d'un autre côté laisser passer des incongruités manifestes : Les nanas qui ne salissent jamais leur jolies fringues et qui ont toujours les cheveux propres et bien coiffés, ces soldats qui au bout d'un mois dans la jungle ont de la barbe mais pas partout, le canon d'un modèle spécial qui lance des boulets explosifs. Et alors que le film n'a rien de comique, Herzog qui est un joyeux boute en train s'amuse comme un petit fou avec la tête décapitée qui continue de parler ou le gars transpercé par un flèche et qui meurt en faisant un bon mot. Tout ça fait un peu tâche. Ce film sur la folie sur fond de colonialisme est souvent lourd dans son propos, (cf les propos péremptoires du moine ou la ridicule scène de conversion) accumulant les ellipses, les longueurs, les scènes gratuites et les outrances (le dîner du roi). Mais sinon c'est vrai qu'il y a des belles images, quant à Kinski il campe un illuminé plutôt crédible mais il n'y a pas non plus de quoi crier au miracle. Bref, on est loin du chef d'œuvre, très loin ! Peut se regarder en grignotant des chips.
NeσLaiη
NeσLaiη

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2,5
Publiée le 04/11/2013
Histoire véridique d'un groupe de conquistadors à la conquêtes d'un hypothétique Eldorado en Amazonie. Mais centrons-nous également sur un personnage hors du commun/interprète hors du commun, Kinski qui joue Aguirre dit aussi "El loco", en somme je traduis, "le fou". Je m'attendais justement à un peu plus de folie, mais bon, Kinski assure tout de même. La réalisation est sous Herzog, tout comme pour un de ses films, "Fitzcarraldo", ici aussi, le paysage est somptueux (Malickien). Tourné très loin (au Pérou), sans trucages et ça se remarque. Sinon, sachez que l'action est peu présente. Le malaise qui me vient à l'esprit est que l'émotion ressort peu des personnages, je pense que de toute façon même dans la réalité ils devaient être froid.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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2,5
Publiée le 15/11/2008
Pour la première collaboration entre Werner Herzog et Klaus Kinski, «Aguirre, der Zone Gottes» (RFA, 1973) situe la démence humaine dans l’étendue infinie de l’Amérique du Sud où le point d’arrivée se perd sur la ligne d’horizon. A l’époque des Conquistadors, lorsque la péninsule ibérique, en masse, envahit les territoires verres de l’Amazonie en quête d’un pays idyllique : l’Eldorado, une troupe de soldats se lancent à la conquête de ce pays mystérieux, le long des flancs escarpés des montagnes monstrueuses. Environnés d’une nature étouffante ou libérés dans l’immensité d’un fleuve abondant, les soldats hispaniques se perdent dans les rhizomes incontrôlables de la nature et dans les sentiers impénétrables de l’ambition humaine. Le fabuleux prodige accomplit par le film est de diffuser l’ambiance d’une perdition, la lente et contemplative déliquescence de la civilisation humaine au son des musiques-trip de Popol Vuh et des corps vulgaires et ballant, tantôt perdus dans l’imposante dimension de la forêt tantôt hagards sur des radeaux flottants. Le film enchaîne, dans un flux hallucinatoire, les images de délire. Un cheval sur un radeau jeté à l’eau, un navire de fortune naufrageant où gît debout Aguirre tandis qu’une horde de ouistitis l’envahit, le meurtre d’un chef aux abords d’un toilette friable. Herzog, comme la géniale vague de cinéaste allemand des années 70 auquel il appartient, soumet l’apparente quiétude du monde et de sa nature au délire des hommes qui l’habitent ou l’assiègent. La même année Wenders réalise «Alice in den Städten» où les femmes se perdent dans les couloirs directifs des villes tandis que l’année suivante, Fassbinder réalise «Angst essen seele auf» où deux exclus de la société allemande (une vieille femme et un noir) partagent l’amour dans un déni aveugles de ce que leur environnement social leur somme d’être. Avec ce film en couleur –il fallait ça pour traiter l’explosion fantastique des esprits- le manifeste du film sauvage est dressé.
stebbins
stebbins

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4,0
Publiée le 29/07/2008
Aguirre, la Colère de Dieu, film flamboyant sur la volonté de puissance et le chaos engendré par les chefs, marque la première collaboration entre Werner Herzog et Klaus Kinski. Même si ce dernier n'atteint pas les sommets de Woyzeck ou de Fitzcarraldo, sa prestation est remarquable : le visage marqué , le regard mauvais, la bouche généreuse mais agressive cachant une étrange dentition, l'acteur est effroyable de cruauté ( aussi bien dans la peau d'Aguirre que sur le plateau : rappelons que Herzog et Kinski sont d'intimes ennemis...). Sur le plan visuel, le film est une splendeur : les premières images sont saisissantes de beauté ( on sent déjà que le réalisateur allemand sait s'adapter à son décor ) et la scène du radeau et des singes est pour le moins marquante. Bref, un film brillant et magnifique, accompagné de la musique écrasante de Popol Vuh. Il serait bon de redécouvrir l'intégralité de la filmographie de ce cinéaste qu'est Werner Herzog. A voir sur grand écran de préférence. Puissant et viscéral, à l'image de Klaus Kinski.
Meryn Fuckin' Trant
Meryn Fuckin' Trant

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1,0
Publiée le 19/02/2015
Une notoriété et une côte d'amour qui me resteront à jamais incompréhensibles. "Aguirre" restera pour moi "ce film qui parle du pouvoir" (oui, étudié en cours). Parce qu'il y a bien un fond à ce film, pas aussi poussé que l'on veut bien le dire mais tout de même, ce film parle de pouvoir, par le biais de métaphores aussi subtiles qu'une fable de La Fontaine certes, mais il le fait. En revanche sur la forme ce film est d'un amateurisme que n'excuse même pas son budget bien en dessous du million. Déjà d'une lenteur assommante, affublé de thèmes musicaux agréables mais bien trop peu présents, ce n'est pas l'idée saugrenue du réalisateur de redoubler la totalité du film en Allemand (c'est aussi subtil que ça en a l'air) qui fera mieux passer la pilule, la synchronisation labiale étant digne du nanar que tout le monde se refuse à voir en ce film. D'autant que les doubleurs ne laissent pas vraiment l'impression d'y mettre du cœur, finalement seul Klaus Kinski sort son épingle du jeu, épargné par la mauvaise qualité du redoublage puisqu'il joue directement en Allemand et étant le seul à croire réellement à son personnage. Dément, c'est le mot qui lui conviendrait le mieux. Sa performance est la seule chose qui pourrait à l'extrême limite justifier le visionnage de ce film. Pour le reste, l'action n'est déjà pas aidée par le budget au ras des pâquerettes mais le réalisateur trouve en plus de bon ton de la tourner presque constamment au ridicule. Parfois, on jurerait regarder "Sacré Graal", à l'image de cette scène de décapitation lors de laquelle la tête coupée continue de parler, ou des personnages qui mettent un point d'honneur à mourir sur un trait d'humour: "Ce n'est pas une lance" ou encore "Tiens, je ne savais pas que la mode était aux flèches longues". Personnellement pour aller au bout du délire, j'aurais rajouté des rires enregistrés par-dessus, et le jingle de "Big Bang Theory". On jurerait que le réalisateur est devenu subitement marteau sur le tournage, il y a probablement une part de vrai là-dedans d'ailleurs. Certains y trouveront sans doute un sens profond comme toujours, en ce qui me concerne je n'ai pas trop su s'il fallait en rire ou en pleurer, alors ce fut un peu des deux. Je laisserais au moins tout ce qui touche à la réalité historique au placard, on ne va pas non plus tirer sur le radeau. Herzog aura au moins le mérite d'avoir sué sang et eau pour tourner de tels travellings rotatifs au milieu d'une rivière et de construire de véritables villages au milieu de nulle part avec moins d'un million de budget. D'ailleurs plus que le film, ce sont les anecdotes de tournages qui valent réellement le coup d’œil, telles que le réalisateur pointant une arme le plus sérieusement du monde vers l'acteur principal pour le forcer à terminer le film, après que des figurants lui aient carrément suggéré de tuer l'acteur. Il y a des signes qui ne trompent pas...Un réalisateur névrotique, un acteur principal qui cherche à quitter le navire, un tournage chaotique, et pour quel résultat ? En vérité ce film me console presque que le "Don Quichotte" de Terry Gilliam n'ai jamais vu le jour.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

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2,5
Publiée le 30/01/2009
Je n'aime pas ou plus les films d'aventures épiques avec musique tonitruante, milliers de figurants, spectaculaire incessant et longueurs inhumaines... Cela ne s'applique pas tellement au dépaysement du récit, chose que je trouve toujours fascinante mais bel et bien à la façon ridicule dont sont mises en scène ces histoires grandioses et mégalomanes. En toute logique, "Aguirre, la colère de Dieu" trouva dès le début grâce à mes yeux. Les plans sont tenus, les décors extrêmement bien utilisés (notamment la manière dont ils symbolisent l'enfermement des Colons et leur escapade vers la folie), le montage n'obéit pas à ces idiotes conventions pseudo-rythmiques... Bref, esthétiquement, ce long-métrage est évidemment regardable (et même plus encore). Cette chronique sombre et percutante (grâce à la suppression de tous les éléments utiles chronologiquement mais artistiquement dispensables) se permet même de brillantes montées d'intensité, basculant assez tôt vers le drame psychologique teinté d'horreur avec un brio indéniable. Le crescendo est effrayant, le final magistral. Si Werner Herzog s'est ici montré assez inspiré, "Aguirre" doit également beaucoup à la performance comme souvent stupéfiante de Klaus Kinski, "bouffant" littéralement le reste du casting pourtant pas à la peine ! Malgré d'indéniables qualités et une bonne impression générale, je n'ai pas non plus été transcendé par "Aguirre", la faute à un cheminement d'intrigue classique, des rebondissements prévisibles et une description de la peur peut-être un brin attendue. Dès lors que l'on a compris où Herzog voulait en venir (autrement dit relativement tôt), le suspense s'estompe, les personnages paraissent moins imposants et le propos peu surprenant. Ce classique du cinéma Ouest-Allemand est donc une descente aux enfers tout à fait prenante, que l'on pourra considérer comme réussie mais souffrant d'un côté trop prévisible et pas assez détaché des codes établis au début des seventies. Je reste sur ma faim.
Shephard69
Shephard69

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5,0
Publiée le 18/02/2013
Un film allemand difficile d'accès mais d'une profondeur et d'une magie incomparables. La mise en scène et la photographie me rappellent "La ligne rouge" de Terence Malick. Klaus Kinski, que je découvrais à cette occasion, est absolument incroyable, l'une des plus impressionnantes prestations d'acteurs que j'ai vues. La scène d'ouverture est purement hallucinante. Du grand, du très grand cinéma.
oranous
oranous

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2,5
Publiée le 19/08/2008
Alors que je m’attendais a un réel chef d’œuvre, je me suis retrouvée face a un film lent, au rythme très décousu avec des passages intéressants et d’autres beaucoup moins. La réalisation est très bonne ainsi que l’idée de départ mais le montage se laisse a désirer. La fin est superbement bien écrite et le dernier plan travelling magnifique. Kinski cependant est remarquable.
Gonnard
Gonnard

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1,0
Publiée le 14/02/2012
Œuvre estampillée du sceau du paradoxe. Inspirée de faits historiques, elle prend toutefois de grandes libertés avec cet épisode de la conquête espagnole. L'expédition menée par Pizzaro, loin de finir en eau de boudin, aboutit en effet à une vraie rébellion vis-à-vis de la couronne espagnole. Le spectateur comprend donc rapidement que le film de Werner Herzog se veut avant tout esthétique et symbolique. Pourtant, ici aussi le résultat s'avère mitigé. Si l'univers musical dans lequel baigne "Aguirre" fascine, il n'est toutefois pas assez présent. De trop longs passages en sont dénués, ce qui met en exergue la pauvreté des images. Franchement, j'avais plus l'impression de regarder une vidéo tournée par mes parents dans les années 70. Et c'est bien dommage car Herzog réussit à créer une atmosphère pesante et à la limite du surnaturel. A la manière d'un Kubrick dans "Path of glory", il choisit habilement de ne jamais montrer l'ennemi qui, en restant caché, n'en est que plus inquiétant. Seule exception, lorsque les deux Amérindiens viennent désarmés à leur rencontre, pensant avoir affaire à des dieux. La symbolique est l'autre atout majeur du film. Les exemples sont légion. Le parallèle avec le radeau de la Méduse est peut-être le plus évident. On peut aussi pense aussi au moment lors duquel le cheval-Raison est abandonné, à la référence au Styx, celle aux Aryens avec la volonté finale de purification que manifeste le héros, et ainsi de suite. Mais là-encore, cette intelligence scénaristique est contre-balancée par le côté "fake" du film. Les personnages font des blagues d'un goût douteux au moment de mourir, genre "Tiens, je ne savais pas que la mode était aux flèches longues". L'apothéose, c'est quand l'un des membres de l'équipage a la tête tranchée, et qu'on voit cette dernière continuer à parler. C'est presque une scène digne de "Sacré Graal". La sauce-tomate qui fait office de sang n'arrange rien. Le coup de la couleuvrine qui tire sans même que le héros n'ait à allumer de mèche fait lui-aussi partie des bons moments de rigolade. Même les acteurs semblent vouloir torpiller la crédibilité du film. Si la performance de Klaus Kinski est à saluer, tant son personnage transpire la folie, le reste de l'équipe ne mérite franchement pas les louanges. Admirons par exemple le prêtre, qui se tourne et affiche un sourire niais quand Aguirre lui parle de "croix en or". On aurait souhaité un jeu un peu plus subtil. Certes, Klaus Kinski joue un rôle de composition. Il faisait peur aux figurants lors du tournage, et on se souvient que Werner Herzog a dû le menacer de mort. Mais est-ce une raison pour que les autres jouent aux bras cassés ? Non. Au final, le film s'avère d'un ennui profond. Herzog empile les plans-séquence, semblant jouer la montre. Il se vautre allègrement dans le ridicule. A tel point que la scène finale délivre le spectateur plus qu'elle ne le contente.
Akamaru
Akamaru

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1,0
Publiée le 18/11/2009
Largement sur-évalué,le film de Werner Herzog est surtout d'un amateurisme terrifiant.Il est incompréhensible que beaucoup parlent de chef d'oeuvre du 7ème art."Aguirre,la colère de Dieu" ne nous montre quasiment rien durant 90 minutes.Des visages inexpressifs.Une action d'une lenteur confondante.Des doublages ridicules(et des lèvres non postsynchronisées).Des métaphores grossières.Et enfin,une véracité historique prise en défaut.La bérézina.Sur un sujet proche,au moins sur l'époque et les lieux,"Mission" est d'un tout autre gabarit...On vit donc ici l'expédition des Conquistadores,colonisant à feu et à sang l'Amérique du Sud,dégommant les Incas,et cherchant avidement de l'or.Vu comme ça,la nature humaine ne paraît bien fameuse.C'est exactement ce que veut nous montrer Herzog.Aguirre est le paroxysme de cette folie mégalomane qui s'est emparé des hommes.Mon étoile revient donc à Klaus Kinski,hypnotique et effroyable sous son casque de fer et ses bottes prussiennes.En fait,le journal de tournage doit être plus intéressant.Avec une foule d'anecdotes incroyables comme Herzog qui menace son acteur d'une arme à bout portant!Véridique.Un film-ovni prétentieux et antipathique.
Vutib
Vutib

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1,0
Publiée le 03/12/2011
Mon dieu, quelle colère! Pensant à coup sur passer un moment épique et inoubliable, je me suis planté en beauté. Pourtant le film est acclamé par la critique comme par la presse, élevé au rang de leçon de cinéma et de vie, de métaphore philosophique du mal absolu, critique féroce des expéditions meurtrières et pseudo religieuses des Conquistadores Espagnoles en Amérique latine. Que nenni ! En plus d'être diablement déçu par ce monolithe évidement trop rugueux à mon gout, je me suis étonné à piquer du nez à plusieurs reprises. Interminable supplice, ou presque. Comment ne pas être scandaleusement surpris face à un film au rythme très mal calibré, sans aucune cohérence. A mi chemin entre le documentaire et le film amateur, Aguirre est un ovni ridé, pouilleux et à l'apparence très brute de décoffrage. Malgré toutes les bonnes intentions du réalisateur,Werner Herzog, pourtant très réputé et considéré comme l'un des plus grands représentants du "Nouveau cinéma Allemand", la sauce ne prend pas. Plus crédible que risible, cet enchainement de plan au montage grossier et à l'arrière gout d’œuvre impulsive et incontrôlée,"Aguirre, la colère de Dieu" n'a décidément pas mes faveurs. Incroyablement plat dans sa mise en scène, pitoyablement creux dans son scénario, le film en deviendrait presque embarrassant tellement il s'avère répétitif et léthargique. Ma plume est un tantinet trop meurtrière mais cette fois si mon coup de gueule est parfaitement mérité. Justifiable même. Tout semble relever de la parodie et du parfait amateurisme, ce qui n'est paradoxalement pas le but recherché par Werner Herzog. Les interprétations manquent singulièrement de professionnalisme et d'entrain, on y croit pas une seconde. Les bras m'en tombent face à l’interprétation de Klaus Kinski. Défaillante (tout comme sa démarche de clown penché), horripilante et exagérée, on se rit bien de ce personnage censé être funeste et diabolique. Énigmatique, ça il l'est, mais ses yeux de merlan frit et sa blonde et grasse chevelure ne parviennent pas à rattraper ce manque total de justesse. Ces mauvais acteurs déambulent dans des plans improvisés (Herzog affirme ne pas avoir préparé de script, tournant les scènes presque instinctivement). Peut-être que le désir de réaliser une œuvre à la fois organique, ténébreuse et unique en son genre était de la pure folie face à cet amas de défauts et d'intentions douteuses. Le tournage a été un vrai périple, mortellement dangereux et source d'incroyables tensions. Le film est en fin de compte principalement reconnu à travers ce tournage pour le moins chaotique. Pourtant, à travers cette effroyable mise en scène et ce scénario accablant, Werner Herzog veut insuffler à sa "monstruosité" une dimension ésotérique. Une noble intention qui malheureusement à du mal à se concrétiser. Au-delà d'une ambiance glauque et impalpable assez réussie, les messages du gourou Herzog sont tellement difficiles à décrypter qu'il faudrait avoir descendu dix bonnes pintes de bière afin de les discerner, vaguement. La scène finale comme la place du soleil ou du but ultime de ces colonisateurs (trouver l'Eldorado) occulte des significations fortes (de nombreuses thèses du 7ème art et anylses ont d'ailleur été portées sur ce film). Ne maitrisant clairement pas le sens idéologique du film, je regrette qu'il apparaisse trop dissimulé. Prédomine alors ces images Amazoniennes taciturnes, ses incohérences effarantes (L'art de se nourrir d'une maigre poignée de grains de blé pendant des semaines tout en restant gras comme un pourceau par exemple) gâchant totalement notre motivation. Même les rares passages un peu plus musclés de cette histoire s'avèrent ratés (bonjour la peinture rouge claire en guise de sang). Une fresque honteusement impalpable et terriblement assommante. Peut-être suis-je encore trop conventionnel et ai-je pas assez de poils au menton pour m’immerger et apprécier ce film. Seule cette étrange et nauséeuse sensation de folie demeure. Je vais tenter d'oublier ce cauchemar et laisser Don Lope de Aguirre et Dieu seuls dans cet humide bourbier. 2/20
Li-Po
Li-Po

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1,5
Publiée le 30/11/2011
Aguirre, le déni... déni de mise en scène tant Herzog se complait à éliminer tout ce qui pourrait ressembler à du spectaculaire,de la représentation; ancré dans un style outrancièrement proche du reportage-réalité, le film semble aussi avoir souffert d'un déni de montage. Longueurs, ellipses, non-dit, non-montré.... ce qui reste au spectateur affamé est aussi mince qu'un conquistador affamé par des mois de disette.A ce sujet: déni de réalisme aussi: ne manger que dix grains de blé par jour durant des semaines et demeurer aussi gras que la plupart des acteurs de ce "drame", voilà qui surprend; de même que les mêmes vêtements portés durant toute la durée de l'aventure sans qu'ils ne soient ni sales ni froissés... de même aussi que cette affligeante gouache vermillon que l'on fait passer pour du sang; ou encore ces coups de canon qui au lieu de délivrer des boulets, causent des gerbes de flammes. Le scénario existe mais minimaliste et l'action s'étire à l'infini, comme l'amazonienne forêt - jamais heure et demie ne me parût aussi longue. La plupart des acteurs sont ancrés dans un non-jeu, affublés de faces passe-partout dénuées en permanence de tout type de sentiment; seul parmi ces insipides marionnettes Klaus Kinsky joue, mais sans aucune délicatesse, roulant des yeux, tanguant sans cause d'une jambe à l'autre, tentant de nous faire croire qu'il est le mal incarné.Dénué de toute épaisseur, de tout passé, de toute histoire, le personnage ne convainc pas et nulle ébauche d'émotion ne réussit à transparaître même quand une kena nostalgique égrène sa mélopée mélancolique. On reste froid, on ne vibre pas, on ne compatit pas, submergé par un ennui aussi puissant que l'Amazone. Si le film avait pour ambition de donner à réfléchir sur l'incroyable mépris que les porteurs de la culture blanche ont colporté là-bas, de massacres en conversions forcées ou encore d'illustrer le pouvoir corrupteur de la soif de richesse - eh bien c'est raté à mes yeux , et la seule pitié qui naquit en moi fut celle envers la presse spécialisée, unanime à saluer une œuvre "magistrale" . Quelle est la part du convenu dans cette adulation, du pédantisme pseudo-intellectuel, du parti-pris de l'originalité-à-tout-prix? La beauté naturelle des paysages ne suffit pas à faire d'Aguirre un monument, ni de Werner Herzog un créateur, ni un génie d'un acteur caractériel...
Palmeria
Palmeria

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1,0
Publiée le 05/12/2008
Heu..."Aguirre" est un film assez aberrant. Il ne répond à rien de vraiment préci et certainement pas à ce à quoi je m'attendais. Je pense qu'Herzog avait juste comme scénario "la lente descente vers la folie d'un conquistador" et qu'il s'est dit que pour le reste, il improviserait. Si certains plans sont d'une remarquable beauté et que les décors naturels sont saisissants, le côté surréaliste du film est très déroutant. On ne comprend pas vraiment où Herzog veut en venir avec ces scènes ridicules que la premier amateur venu aurait pu tourner (la poursuite de l'esclave, le village cannibale, le cheval, les flèches...). En fait on aurait mieux compris si le film s'affichait ouvertement comique et était signé des Monty Pythons. Reste que la principale question que je me posais pendant le visionnage concernait le tournage du film, car à mon avis le making-of et les terribles conditions qu'a du affronter l'équipe de tournage doit être bien plus interessant que le film lui-même.
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