Le Doulos
Note moyenne
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118 critiques spectateurs

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marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2019
Un bon polar avec Belmondo et Reggiani même si l’histoire est quelque peu alambiquée. La fin est presque digne d'un western. A voir.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2018
'Le Doulos' est un film de gangsters plaisant mais un peu convenu. Son dénouement, trop précipité, trop forcé, est même assez navrant. Restent tout de même un Belmondo très charismatique et quelques belles trouvailles de mise en scène.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2017
"Le Doulos" marque un tournant dans la filmographie de Melville, après le dispensable "Léon Morin, prêtre", dans la mesure où le cinéaste est en train de trouver la forme qui s'établira définitivement dans "Le deuxième souffle" et "Le Samouraï". Il est assez passionnant d'assister à la mutation d'une mise en scène en même temps qu'au parti pris d'orienter le récit vers la tragédie, un choix qui deviendra une constante par la suite. La sécheresse du montage accompagne ici l’ambiguïté des personnages, surtout celle de Silien (Jean-Paul Belmondo immense), qui ne choisit pas entre la police et le gangstérisme mais agit en fonction de l'amitié qu'il éprouve pour l'inspecteur Salignari et Faugel. Captivant, le film fait preuve d'une belle maîtrise du récit, toutefois moins évidente lors des vingt dernières minutes qui forcent le fatum. Mais la manière quelque peu artificielle dont Melville amorce le dénouement ne doit pas masquer les belles qualités de ce très bon polar à forte densité psychologique.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2019
Ce thriller en noir et blanc de JP Melville, metteur en scène pas si prolixe, est parait-il l’un des préférés de Tarantino. On peut comprendre pourquoi. Les méchants s’entretuent entre eux plus qu’ils ne tombent sous les balles de la police!
Après un long travelling en guise de prologue, qui semble sorti tout droit d'un décor post-industriel américain, le scénario diabolique va nous tenir en haleine jusqu'à la scène finale. Accrochez-vous car un indic peut en cacher un autre. « Le Doulos », c’est un chapeau en argot, mais surtout un indic dans le milieu de l'époque. Melville, qui aimait aussi porter des chapeaux, et qui jouait dans A bout de souffle, tournera cinq ans plus tard  Le samouraï, dans lequel un autre solitaire joue au chat et à la souris entre complices et police. Dans la catégorie "homme à chapeau", Delon gagne aisément, même si Belmondo, mais tout autant Reggiani, tiennent ici la rampe avec brio. Le Doulos tient la dragée haute au film noir de gangsters des années 30. Avec en plus la classe d’un Silien, qui sent bon le gentleman cambrioleur et affiche avec conviction son attachement indéfectible à ses rares amis. On prendra autant de plaisir à le voir Le Doulos sur petit écran qu'en salle, tant la mise en scène élaborée est très convaincante (longs plans séquence à l'intérieur du commissariat) et les éclairages sont un pur régal. Cinéma 2 - juin 2019 -TV3 - septembre 2019
https://my100films.wordpress.com/2015/02/01/melville-chapeau-bas/
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2017
« Le Doulos » fait partie de ces films noirs crépusculaires dont Jean-Pierre Melville avait le secret (maintes fois imité - Kitano, les frères Coen, Michael Mann, Johnnie To, John Woo - jamais égalé). Inspiré par les films noirs américains, il a pour autant réussi à créer quelque chose de tout à fait français, en mettant l'accent le plus souvent sur la camaraderie dans le milieu du grand banditisme, et particulièrement sur les amitiés brisées. Il a aussi su tirer parti des villes et des paysages typiquement français, créant une identité visuelle particulière. Les dialogues se font rares, et brefs, le style est sec, aride, direct, les personnages n'en font pas des tonnes. Mais à côté de ça, le langage cinématographique de Melville est tout ce qu'il y a de plus sophistiqué. On ne compte plus les mouvements de caméra discrets mais bien virtuoses (en témoigne ce fameux plan séquence d'ouverture), ces effets de styles simples en apparence, mais tellement fluides qu'on ne relève plus le savoir faire qui les a fait naître. Et puis n'oublions pas le scénario. C'est la grande force de ce film. Au début on ne comprend pas grand chose, on ne sait plus qui tire les ficelles, on est comme sonné... Bon sang, mais notre anti-héros (l'excellent Serge Reggiani) se fait donc mener en bateau ? Et puis tout à coup tout se délie. On comprend alors toute la complexité de l'intrigue, et tout fait alors sens. On comprend que rien n'est gratuit, que tout est subtilement amené, que tout concourt à créer une ambiance de polar extrêmement puissante. Du grand, grand film noir, mais toujours sous le couvert d'une sobriété qui ne fait que renforcer la force de ce cinéma. D'aucuns parlent d'abstractions lyrique pour qualifier le cinéma de Bresson, j'utiliserais ce même qualificatif pour caractériser le cinéma de Melville. Comme un coup de poing dans le ventre. Attention donc, ce n'est pas un long métrage bucolique : il est très, très pessimiste. Mais pour qui apprécie les films de genre de ce type, on ne peut qu'être impressionné par le talent de Melville, et bien sûr de ses acteurs.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2017
Un film policier noir à l'ambiance particulière. Une histoire de voyous assez alambiquée. Le dénouement final nous donne la réalité de l'histoire.
Les acteurs sont plutôt bons par contre les actrices pas terribles.
Un film quand même assez lent qui manque de rythme .
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2017
Jean-Pierre Melville utilise la caméra en se focalisant sur aucun des personnages. Il a pour conséquence, un twist parfait à la fin du film et de nombreux rebondissements pendant 1h48.
Fabrice Deabrassart
Fabrice Deabrassart

21 abonnés 134 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2017
On reconnaît bien le style de Jean-Pierre Melville, très attaché aux histoires de gangsters , mais un film un peu compliqué niveau scénario . Bien sur une très belle distribution ,Belmondo , bof bof .
ne regardons pas la technique de l'époque ( niveau directeur photo pas extra à mon goûts bourré d erreurs ) , mais une superbe musique qui nous mets bien dans le climat Melvillien comme diras Maître Delon . Un film à découvrir pour les vrais cinéphiles soit ont retiens ou ont oublie très vite
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2016
Melville s’est fait une réputation de réalisateur majeur du cinéma français, et si je ne peux lui retirer cette réputation car il me semble en effet être un réalisateur de premier plan, force est de constater que Le Doulos n’est pas un polar très enthousiasmant.
Honnêtement, je n’ai pas compris pourquoi la narration se voulait aussi tortueuse et alambiquée, au point d’en être ennuyeuse, lourde, pâteuse. Je crois que c’est le bon terme, Le Doulos est un film pâteux, avec peu d’action, et surtout ce sentiment de rythme lancinant qui se dissimule sou des lacets tortueux alors que tout aurait tellement gagner à être fluide, clair, précis, ce qui caractérise d’ailleurs, généralement, le cinéma de Melville. Ici ça gâche l’histoire, même si là aussi, malgré les coups de théâtre, on reste assez sceptique devant un métrage qui n’est pas tellement portée par une trame continue qui apporterait un vrai relief à ce film dont la qualité essentielle n’est donc pas, vous l’aurez compris, le scénario.
En revanche, sur la forme, Melville emballe un film solide. Sa mise en scène est brillante, la photographie utilise à merveille les contrastes du noir et blanc, et les décors permettent d’instaurer une ambiance film noir qui saura ravir l’amateur. Honnêtement, Le Doulos est un beau film, c’est très esthétique, et c’est un bon témoignage du soin et du perfectionnisme de Melville. Un beau film doté d’une bande soignée bien que classique pour le genre. Peu de surprise, mais ça colle assez bien finalement à un métrage qui, visuellement, est une des références iconiques du film noir.
Le casting est propret, mais inégal. Tandis que Jean-Paul Belmondo impressionne dans un rôle ambigu, Serge Reggiani est déjà plus en retrait, un peu fade, même s’il ne démérite pas non plus. Disons que son jeu n’a pas le relief de celui de Belmondo, tout du moins pas ici. Des seconds rôles convaincants émaillent le film, et si l’on peut penser qu’il y en a trop (et c’est vrai), au moins, voir des personnages échoir à des Michel Piccoli ou a des Jean Desailly c’est plutôt rassurant. Globalement les acteurs ne m’ont pas déçu, hormis un Reggiani un peu en-dessous. Quant aux personnages, hormis celui de Belmondo qui présente un intérêt certain, pour les autres ça manque un peu de relief.
Globalement Le Doulos est surtout à voir parce qu’il incarne à merveille, sur le plan visuel, le film noir, et il est assez révélateur du soin esthétique donné par Melville à ses œuvres. Reste qu’ici il s’empêtre dans une intrigue peu entrainante, et donne bien moins de piquant et de force à cette histoire aux circonvolutions inutiles. 3
Sonia K.
Sonia K.

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2016
Excellent scénario, excellente distribution, excellente musique, excellentes prises de vue. L' histoire est simple, cohérente et plutôt vraisemblable quand on la compare à ces nombreux polars au scénario tarabiscoté et incompréhensible. Un bon classique qui se laisse regarder sans ennui!
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2016
Melville a signé ici une œuvre-hommage au film noir américain. Et les ingrédients sont tous réunis pour donner une ambiance parfaitement conforme au genre: la musique, le noir et blanc, les personnages culottés et le héros très classe. Cependant l'intrigue est vraiment complexe et on ne saisit pas vraiment qui dit la vérité et qui est l'ami de l'autre. Qu'importe, le "port de l'angoisse était aussi incompréhensible et cela reste un film haletant.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2015
Jean Pierre Melville, ici, renoue avec le film noir après « Léon Morin prêtre » et en profite aussi pour retrouver Belmondo. Ce genre fera son succès à l’international ; nombreux sont les réalisateurs qui revendiquent l’héritage Melville ; Tarantino, Woo,… Et le scénario alambiqué autour d’une histoire de truand où le final offre un dénouement inattendu est proche de ce que feront ces héritiers. Il incarne aussi la transition entre le cinéma d’après guerre et la nouvelle vague ; et sa mise en scène novatrice le prouve ; de fait, Godard et Truffaut revendique aussi l’héritage. Ce film a donc d’énormes atouts et, 50 ans après, n’a en rien perdu de son intensité dramatique et de son dynamisme.
Marc Shift dans son blog écrit à propos de ce film : « A sa sortie de prison Maurice Faugel, usé par sa détention, n’aspire qu’à peu de chose : se retirer après un dernier coup, et oublier la mort de sa femme durant sa détention. On n’échappe pas à son destin….
Un temps de retard, le spectateur a toujours un temps de retard devant ce film. L’histoire se passe dans un milieu où tout le monde se connait déjà, avec des trajectoires plus ou moins complexes faites de trahisons, de meurtres, de casses.
On navigue donc dans les bas-fonds, et c’est logiquement que le film s’ouvre dans une chambre de bonne où un receleur manipule des bijoux (forcément volés, il n’y a aucun mystère là dessous), et reçoit un vieil ami tout juste sorti de prison, qui expose son plan pour se retirer. Après avoir exprimé ses motivations et les effets de la prison, qui l’a physiquement affaibli, il abat le receleur. Les explications seront pour bien plus tard dans le film.
Et le plus important, c’est que rien n’est gratuit dans l’histoire, la construction du film permet de comprendre tous les actes et motivations des protagonistes. Comme souvent, chez Melville, l’histoire (tirée du livre de Pierre Lesou) tourne autour des truands, la police ne « servant » que de ressort. Les scènes où la police est personnifiée ne sont pas très nombreuses (mais traitées avec une réelle maestria), mais l’ombre de l’institution plane tout au long du film comme un danger vital.
Parce qu’ici on ne sait pas vraiment à qui se fier, qui joue double jeu? Car le film d’emblée s’ouvre sur cette explication : le doulos, en argot, désigne le chapeau généralement arboré par les gangsters (style imper avec de la classe) mais aussi l’indic, le traitre, la balance….
Donc le jeu est de trouver qui est le traitre. Et sans connaître le roman ou avoir trop lu de révélations sur le film, sans nul doute vous vous engagerez sur une mauvaise piste. On peut définir le film comme un classique du genre. L histoire en elle même possède un carcan assez classique (un univers très typé, un code moral fort, de la trahison, le remord….), même si au final il y a deux récit s’entremêlant (le parcours quasi simultané de deux truands) pour au final se rejoindre.
Classique aussi et surtout par son interprétation et sa réalisation. Quand sur une affiche on a comme noms Serge Reggiani, Jean-Paul Belmondo, Michel Piccoli, Jean Desailly et même Philippe Nahon dans son premier rôle (c’est d’ ailleurs lui même qui m’a donné envie de voir ce film, donc merci à lui), on peut être certain que les acteurs vont être bons. Et bien c’est même mieux que ça, tous les acteurs sont bons (c’est à dire tous les rôles), et les premiers rôles sont simplement fabuleux. On a trop tendance à réduire Belmondo à ses cascades alors qu’il possédait une palette de jeu vraiment impressionnante (tour à tour charmeur, suave, salop de la pire espèce….). Et puis Serge Reggiani très bon aussi dans son rôle de truand désabusé…..
Et la réalisation, où l’on se rend compte que ce qui pourrait être une banale scène de dialogue devient un bijoux de tension, de pression grâce à la caméra de Melville qui magnifie le jeu des acteurs (le boulot de tout bon réal!!) et transcendant un récit à priori classique pour le faire évoluer en un récit shakespearien.
Un vrai classique de cinéma, où les acteurs , le réalisateur, la technique (les éclairage sont sublimes), la musique (très jazzy, dans les tons de l’ époque) transcendent le récit originel. A voir absolument. »
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2015
Un film magistral au scénario ébouriffant et à l'ambiance unique. Melville est bien le roi du film noir français et nous offre encore une œuvre géniale. Le film n'a presque rien à envier aux meilleurs polars de Welles ou Siodmak. Avec une lumière incroyable, une photo éblouissante et une réalisation dynamique, le cinéaste pose une ambiance unique. Le propos est noir et très caractéristique du genre, tout comme le jeu, en brutalité et en noirceur de Belmondo, Piccoli et surtout de Reggiani. On est surtout cueilli par un scénario dense et surprenant, distillé avec un rythme au cordeau.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2015
La patte Melville est incontestablement présente dans ce polar retors à souhait, où la manipulation et le mensonge sont les maîtres-mots. Reggiani est impeccable face à un Belmondo encore jeune premier mais qui se déployait déjà dans divers registres. S'il est moins mémorable que ne le sera le Cercle Rouge, le Doulos est un film très solide, admirablement bâti sur un scénario redoutable à la mécanique de précision parfaite. Bien qu'un peu daté, le plaisir en demeure intact.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 janvier 2015
Le titre "le Doulos" est bien la seule originalité de ces kilomètres de pellicules ! Si l'on peut parler d'originalité pour qualifier "une balance" ou un "indic" si vous préférez. Un scénario consternant dans lequel on finit par compter les morts plutôt que de chercher à comprendre pourquoi ils s'entassent sur une pile. On finit du reste par s'en moquer éperdument : "je vous en mets un de plus?" Quant aux comédiens, ils cherchent désespérément à comprendre le rôle qu'on veut leur faire jouer ! Recherche dialogue d'urgence ! Je comprends que par respect pour la mémoire du réalisateur-scénariste on ait volontairement tu le nombre d'entrées de cette bête histoire dans laquelle on enterre des liasses de billets de banque sans quasiment de protection : le papier monnaie imperméable et indissoluble, bref indestructible est né ! Et on enterre fric et bijoux au pied d'un réverbère très bien éclairé, pour être mieux vu de loin la nuit ! Des fois qu'aux environs, on soit en manque de liquidités ! Hilarant. Un "demi-succès" titrait-on sans rire pour qualifier le bide de cette histoire ! C'est ce genre de nanar où l'on vous projetait n'importe quoi sur un écran, pourvu qu'il y ait des artistes connus, et du sang à la clef. Avec des actrices comme utilités et se hasardant à dévoiler un sein ou deux. Tout ce qui a failli causer la disparition du cinéma français au début des années soixante. "Le doulos" est un navet, signé Melville ou pas ! Même pas d'inspiration américaine comme cette culture que l'auteur aimait tant ! Affligeant ! Je ne suis pas là de le revoir ! Je déconseille.
willycopresto
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