J’ai beaucoup aimé cette comédie dramatique. Cela m’a fait plaisir de voir Vincent Elbaz et Romain Duris à leurs débuts. C’étaient leur premier film et ils assuraient déjà. Quand on regarde, on comprend tout de suite pourquoi ces deux-là sont sortie du lot. Ils dégagent une énergie prenante. Romain Duris sera le personnage le plus travaillé. On n’explorera pas beaucoup la psychologie de ses petits camarades. Sa complexité est d’ailleurs ce que j’ai apprécié. Il y quand même un attachement qui se crée avec les autres. Et même si les détails ne sont pas aussi fournis, on verra leur vie. Chacun aura sa particularité et sa richesse. Les trois autres acteurs, bien qu’ils n’aient pas fait la même carrière que Vincent Elbaz et Romain Duris, sont très bons. On rigole bien avec cette bande, mais une fois qu’on commence à explorer ce qui se cache derrière, c’est une autre histoire. Romain Duris est le symbole d’une jeunesse perdue et qui ne veut pas rentrer dans le rang. Au départ c’est comme une rigolade, mais les choses se corsent. Cette rupture avec le système va être visualisée de manière globale à travers l’école, l’amour et surtout la drogue qui commençait à l’époque à faire ses ravages. Le tout se déroule fin des années 80, débuts des années 90 dans une France qui n’a plus rien à voir. J’aime toujours cette petite touche de nostalgie comme un temps où l’insouciance était de mise. LE PÉRIL JEUNE amuse mais faut aussi réfléchir sur un passage crucial de la vie.
Comédie où on a le plaisir de retrouver Romain Duris ou Vincent Elbaz très jeunes. L'ambiance du Lycée en 1975 (alors que le film est de 1994) est sympathique, notamment parce qu'elle est très marquée par des revendications politiques post-soixante huitardes. Quoi que faisant un peu réfléchir sur la scolarité qui reproduit un même système de classes sociales, ce divertissement reste assez bon, mais pas immémorable.
je ne suis pas sure que le film puisse être culte pour tous car baigné dans une époque révolue il ne peut être transgénérationnel. Mais il est en tout cas culte pour moi dans le sens que rediffusé souvent à la télé comme les bronzés font du ski ou le pére noel est une ordure, je ne me lasse pas de le revoir ou de revoir certains passages tant ils rentrent en résonance avec mon vécu. Bien sûr il y a un côté un peu systématique mais bon c'est le propre d'une comédie de forcer le trait pour provoquer rire. Tout sonne juste dans ce film tout en étant très drôle tel que pour donner un exemple parmi tant d'autre la scène ou la bonne copine vexée par une remarque revendique son droit de pouvoir être violée comme les autres dans un principe d'égalité.( on revendiquait beaucoup à l'époque même contre le chômage, considéré comme une atteinte intolérable contre les droits des salariés ) Construisant son histoire à travers un important flash-back , Cedric Klapish arrive aussi à baigner son film d'une certaine nostalgie et à le détacher du simple cadre de la comédie . Notamment une scéne anodine ou le héros plutôt qu'accompagner son camarade choisit de s'attarder dans un lieu communautaire hippie s' avére rétrospectivement décisive en scellant en quelque sorte son futur destin. la mort du personnage principal et la naissance de son fils annonce le glas d'un monde révolu et des utopies dont il était porteur pour faire place à une nouvelle génération ( moins glandeuse) .
Une radiographie parfois anecdotique, parfois profonde sur les attentes et les espérances de la jeunesse. Mais une chose universelle subsiste cette joie de vivre insouciante propre à l’âge tendre !!!
plongée dans les années 80 et la nonchalance de jeunes qui se cherchent, traversent leurs expériences sans penser aux conséquences, seul l'instant présent prime. PLV : une pléiade d'acteurs désormais connus, une musique maitrisée, un bon moment.
Un très bon film "d'époque" qui aide à comprendre les jeunes au travers de leur souvenir. Mais malgré tout, les sujets abordé sont encore d'actualité aujourd'hui et c'est en ça que je trouve que le film n'a pas vieillie...
Original avec une palette de personnages chacun représentatif d'une forme différente de rebellion : - l'artiste (élevé par sa mère) - le politique sérieux, avec des convictions, une ambition de faire progresser ses idées (un frère et des parents partageant ses convictions en partie, et cadrant son éducation) - celui qui rêve d'une meilleure condition sociale que ses parents (fils de boulanger, et au vu du patronyme, fils d'immigré) - le cancre (lourd, paresseux, ) pas méchant mais pas subtil - le rebelle absolu (rejet complet du système scolaire) Le film est un flashback sur ces années de lycée, vu 5 ans plus tard, à la mort de l'un (interprété par Duris). Sur 5, 3 s'en sont bien sortis : le sérieux fait architecte, l'ambitieux a un "travail de bureau", et le cancre est kiné. Seul l'artiste a visiblement encore une dépendance à la drogue, quand au plus rebelle, il en est visiblement mort. Certains aspects du film sont agaçants (la rebellion sans fondement envers un système assez confortable), les état d'âmes de lycéen, la vacuité des conversations. De plus le film est emblématique, mais pas représentatif des lycées de l'époque. Il montre en effet une jeunesse parisienne, assez gâtée (mobylettes, café, ..) avec une vie sociale riche et qui s'en sortira sans avoir beaucoup travaillé.
Même si la mise en scène a un peu vieilli (les scènes à l'hôpital servant de prétexte aux nombreux flash-back en particulier), quel plaisir de voir les premiers pas devant la caméra de Romain Duris et de Vincent Elbaz entre autres. Ce n'est pas le seul point fort du film qui oscille entre nostalgie (des années 70 pour ceux qui les ont vécues ou tout simplement des années-lycée) et petites histoires entre copains qui parleront à presque tout le monde. Mais, je me répète, un peu vieilli quand même...
Une comédie entre une bonne de potes lycéens peut paraître vu et revu dans le cinéma français mais en redoublant d'inventivité, Cédric Klapisch livre un film bourré de charme. La plus grande force du métrage réside dans la capacité de Klapisch à dépeindre des personnages vrais et attachants. Chaque personnage est dépeint en profondeur avec beaucoup de justesse et sont, chacun à leur manière, terriblement attachant. Lez film parvient avec simplicité à séduire le spectateur en mêlant émotion et humour. Ce mélange manque toutefois parfois d'équilibre et le film se révèle un peu inégal. De plus, l’aspect politique du film n'est pas toujours très bien exploité et son traitement se révèle un peu superficiel, ce qui est bien dommage car leur film aurait ainsi pu passer d'une chronique sympathique d'une bande jeunesse, à une fresque plus globale de cette jeunesse et de sa place dans la société. Ainsi le film possède un certain charme mais manque un peu de justesse et d'équilibre dans sa narration pour dépasser son statut de comédie sympathique.
un film ou chacun peu plus ou moins s identifier avec au moins un des acteurs des scenes que plus ou moins tout le monde a vécue des eclats de rire et des scenes plus sensibles en bref un bon moment de cinema et déplus qui ne prend pas trop de ride merci
Un film sur la jeunesse française des années 68. "Quelques jeunes hommes se retrouvent plusieurs années après avoir quitté le lycée. Ils assistent pendant son accouchement la compagne de leur meilleur ami, mort une semaine auparavant d'une overdose. C'est pour eux l'occasion de confronter leurs souvenirs." Et c'est un peu toute cette dualité entre la douce nostalgie de l'insoucience de la jeunesse, et la gravité de leur situation adulte, qui fait la force du film. Les personnages sont bons, l'histoire pas trop, mais elle permet de les faire évoluer dans diverses situations, à travers lesquelles chacun donnent son avis de jeunes. Avis qui tranchent avec l'âge adulte. Il y a certes tous les à côtés de la tragicomédie française, mais il n'en reste pas moins un film intéressant, et rafraichissant à découvrir dans le paysage cinématographique français.
Chronique d'une jeunesse des années 70, "Le péril jeune" retrace le quotidien d'une bande de jeunes lycéens turbulents dont le quotidien est partagé entre leur engagement politique et leurs histoires de coeur... et de fesses. Rien de bien nouveau dans ce teen-movie dont le fond est plutôt faible et le propos relativement vide. C'est ce manque d'intelligence dans l'écriture qui plombe le film. Les frasques de ces gamins ne sont ni drôles ni intéressantes. Il y a bien des vagues réflexions sur le temps qui passe, sur les interrogations de l'avenir, mais celles-ci sont peu creusées. Il ressort de cette histoire une nostalgie d'une époque révolue qui pourra séduire sertains spectateurs. Moyen.
Cultissime ! Grandiose ! Toute l'ambiance hippies-rock'n'roll-70's dans cette comédie très réussie de Klapisch ! Le Paris de 1975, la jeunesse, le joint, le LSD, le rock, le sexe, Pink Floyd, Hendrix.....une comédie à la française comme on en fait plus ! De plus, la révélation de jeunes acteurs tels que Romain Duris, Vincent Elbaz, Nicolas Koretzky, Hélène De Fougerolles, Elodie Bouchez .
Il est très difficile d'avoir un film préféré, pourtant si on me le demande, je répondrais sans hésitations "le péril jeune". J'adore tout dans ce film: en priorité le personnage de Tomasi, la philosophie de ce film, les personnages, les scènes. Ce film est à la fois drôle et puissant. Il y a tout de même un défaut à ce film, ce sont les scènes de l'hôpital qui sonnent un peu faux à mon goût, mais cela n'enlève rien au film. A voir, et à revoir!!!
"Le péril jeune" est à l'image de ses personnages, charmant et attachant, mais parfois maladroit. Klapish nous livre un nouveau film sur le thème "je me cherche et je passe mon bac" et réussit à nous faire passer un bon moment, malgré le fait que le tout a déjà pas mal vieilli. Romain Duris se détache déjà du lot dans ce classique du genre.