L'Enfer
Note moyenne
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88 critiques spectateurs

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Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2021
La première heure, assez longue, prend le temps d’introduire ses personnages. Puis la tension monte crescendo en même temps que la folie de Paul. Aux ambitions stylistiques de Clouzot, Chabrol préfère la sobriété, le sujet, dur, se suffisant à lui même.
Meli
Meli

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2021
On voit bien que ce film a été réalisé par un homme. Le personnage de Nelly est niais, sans profondeur et se résume à une belle femme, candide et amoureuse qui ne se déplace qu’en sautillant ou en dansant avec nonchalance. Cette dernière n’a aucune conscience des responsabilités qui incombent à la gestion d’un hôtel, prête à abandonner son travail pour quelques excuses futiles comme essayer un bracelet ou se baigner à la rivière. Aucune conscience non plus du charme qu’elle opère (presque malgré elle) sur les hommes ou de la jalousie qu’elle provoque chez son mari. Elle semble vouloir se contenter de vivre d’amour et d’eau fraîche.
Bien que les acteurs soient excellents, ce film paraît d’un autre temps et bien loin de la complexité qui s’opère dans une relation toxique.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2021
On peut diviser le film en deux parties, la première est un film d'ambiance et c'est plutôt bien vu avec cet hôtel de province où tout un petit monde se côtoie, tandis que la jalousie commence à ronger Cluzet. J'ai trouvé la seconde partie redondante, spoiler: Cluzet pique des crises de jalousie, Cluzet engueule Béart, Cluzet et Beat se réconcilient et hop on recommence en mêlant fantasme et réalité,
Si tout cela n'est pas redondant il faudra m'expliquer ce qu'est une redondance. Bref on a l'impression que le film s'enfonce dans l'ennuie d'autant qu'il se refuse à conclure. Reste le jeu impeccable de Cluzet et l'abatage de charme d'Emmanuelle Béart, mais ça ne fait pas le compte.
Xavière
Xavière

22 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2021
Bon film qui nous montre la paranoïa qui vire vers la folie ... Ça m'a fait penser à Dostoizveski , " le double " car le spectateur est perdu ... on ne sait pas si les événements se passent dans la tête du personnage ou dans la vie réelle. Belle approche qui laisse la créativité du spectateur s'exprimer. Bon jeu d'acteur aussi. Je recommande Cluzet est parfait dans ce rôle.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2021
Elle, trop parfaite (bien que mal arrangée au début), lui, excellent en malade de jalousie.. En conclusion un bon Chabrol malheureusement sans conclusion.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2021
Un très bon film servi par un duo d'acteurs remarquables. Le prix d'aimer une femme trop belle. Emmanuelle Béart y est troublante, délicieuse et désirable. La folie croissante de Cluzet est bien en image par Chabrol. Un film qui vieillit bien
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2021
Excellente mise en scène et sujet passionnant mais le scénario tourne en rond et reste problématique sur le traitement du personnage féminin (il n'est que caution et jamais problématisé).
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2020
Claude Chabrol parle « d’ une étude clinique sur les manifestations psychiatriques de la jalousie. À ce niveau, il est clair qu’on est jaloux parce qu’on est fou, et non l’inverse. » L’histoire de Paul à qui tout sourit, et surtout sa jolie femme qu’il se met pourtant à regarder différemment. Suspicieux, inquisiteur, il ne comprend pas ses réponses évasives, ou ses silences presque moqueurs quand il l’interroge sur ses journées. Paul surveille ses faits et gestes, Paul pète les plombs. Le jeu de François Cluzet est admirable dans les prémices de cette folie annoncée , celui de Emmanuelle Béart l’est tout autant dans son bonheur tourneboulé . Chabrol les réunit avec une virtuosité éclatante et quelques effets hitchcockiens qui des ombres aux sous-entendus décalés forcent l’intensité du propos et le trouble d’une narration entre fantasmes et vérité. Du grand art … AVIS BONUS Des scènes commentées par Claude Chabrol qui revient aussi longuement sur les scénarios de Clouzot avant que Marin Karmitz évoque l'esprit de sa maison à travers sa rencontre et son amitié avec le réalisateur. L'ensemble est passionnant.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
asonipse
asonipse

9 abonnés 279 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2020
la jalousie poussé à l'extrême jusqu'à la folie. C'est ce qu'éprouve vers sa séduisante femme Emmanuelle Béart.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 029 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 juin 2020
Comme toujours, le cinéma français fait des merveilles en ce qui concerne le quotidien des gens. Montrer la gérance d'un hôtel, son propriétaire dans le doute que sa femme le trompe avec un client, puis des hauts les cœurs... Voici le résumer unique que je peux dire d'un film qui pou moi est sans intérêt puisque mou dans son déroulement, notre duo principal était aussi bien bon par moment que banal par d'autres. Une comédie, un drame, une romance, un peu des trois mais franchement, le cinéma français ne m'attire pas pour ces raisons, montrer le quotidien des personnages sans qu'il y est de saveurs particulières. Autant se filmer sois-même. L'enfer, ou plutôt l’ennuie.
Fêtons le cinéma

851 abonnés 3 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2020
L’Enfer est une œuvre hybride, à la fois conforme aux thématiques abordées par le cinéma de Claude Chabrol et extérieure au geste artistique de ce dernier, tant l’ensemble se compose d’une suite de plans mis en scène avec brio, mais à la fulgurance trop évidente. Il s’agit, nous le comprenons rapidement, d’un hommage rendu non seulement au dernier film (inachevé) de Clouzot, mais également au style de ce dernier : l’image apparaît travaillée, très travaillée ; on ne compte pas les demi-bonnettes, les plans décentrés, le travail de l’obscurité pour isoler un visage, immortaliser une expression. Le geste de Chabrol mime fort bien celui de Clouzot. Le souci, c’est que le crescendo dramatique – pour ne pas dire horrifique – apparaît souvent forcé, voire grossier, puisque l’importance qu’accorde le cinéaste à la peinture d’un milieu social coïncide mal avec les exigences du thriller paranoïaque. Au début tout va bien : la première demi-heure est remarquable, annonce le meilleur. Et puis les comportements viennent à changer, le mari tombe dans une jalousie maladive mais aux étapes caricaturées. Les deux acteurs principaux, parfaits dans leur rôle respectif, souffrent de cette précipitation générale et peinent à construire des personnages crédibles. Tout cela manque de temps, et le style alerte du cinéma de Clouzot ne correspond pas au style souvent plus posé de Chabrol. Une œuvre hybride, vraiment, passionnante aussi et qui tire de son imperfection congénitale une bizarrerie et une puissance esthétique imposantes.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2020
Chabrol filme avec naturel le cheminement torturé de l’homme en regard de la légèreté douloureuse de la femme amoureuse.
Les plans sont parfois sauvages. On est loin des longues séquences de réflexion. C’est brutal et en complète harmonie avec l’esprit malade de l’homme. Ça part dans tous les sens parfois.
Terrible et intense.
bladgik
bladgik

105 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2020
Un film au sujet très intéressant porté par deux supers acteurs . Cluzet incroyable, et Emmanuel très très belle . La réalisation aurait pu être plus punchy on perd un peu les émotions parfois .
La fin est assez frustrante . Mais ça reste un film à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2020
L' interprétation par François Cluzet de cet homme dévoré par la jalousie qui sombre peu à peu dans la folie est impressionnante (pas du tout surjouée comme j'ai pu dire dans un avis) Cette ambiance angoissante et oppressante...Et la fin...Pour moi spoiler: il l'a égorgée malheureusement
...Bref, un chef d'oeuvre!
Pirgos82
Pirgos82

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2020
Reprenant un projet avorté de Clouzot que l'on peut découvrir dans l'excellent documentaire "l'enfer d'henri-georges Clouzot" de Serge Bromberg, Chabrol abandonne l'aspect expérimental et expressioniste qui caractérisait le projet initial pour nous présenter une histoire de jalousie maladive,dont la dimension pathologique ne fait que s'aggraver au cours du film ,à un point tel que spoiler:
le metteur en scene refusera d'ailleurs d'attribuer une fin à son oeuvre. En effet,estimant que le destin de cette relation de couple est mue par une fatalité inexorable ,il préférera reléguer les détails de l'évolution de l'intrigue au second plan... Ce parti pris n'est pas gênant,ce qui l'est davantage c'est la platitude de la mise en scène,très classique malgré les nombreuses scènes de fantasme de Paul,l'aubergiste,interprété par François Cluzet(qui surjoue un peu dans ce film).Il semblerait que Chabrol,dont le talent est incontestable dans la description des moeurs bourgeoises et qui a réalisé des intrigues policières ou d'inspiration plus psychologique de très bonne facture ,n'ait pas su restituer toute la folie inhérente au personnage,malgré le comportement paranoiaque et tyrannique de Paul.
Au début,on comprend un peu celui-ci,car sa femme,jouée par Emmanuelle Beart,outre ses attraits féminins très prononcés,a une attitude un peu ambigüe avec son entourage,c'est un peu le prototype de la femme-enfant,aguicheuse et "innocente" mais propre à émoustiller le mâle lambda... Après,bien évidemment on ne le suit plus et il nous apparait comme un pauvre type,enfermé dans son délire...peut-être ce détachement du spectateur joue aussi dans l'intérêt minime que l'on ressent pour l'histoire,alors qu'une mise en scène plus ambiguë,nous faisant réellement douter de la fidélité de l' épouse éplorée,aurait davantage captivé.
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