Plus qu’un film de procès sur la rupture d’un contrat de travail (sans trop de manichéisme), et bien qu’il ne s’agisse pas du 1er film sur le sujet, le réalisateur montre bien l’évolution du SIDA. chez un jeune avocat homosexuel Andrew Beckett (Tom Hanks, 37 ans) et le comportement des gens et de la société à son égard, dans les années 1990’ (le virus responsable, ., a été isolé en 1983 en France et en 1984 aux Etats-Unis), où le SIDA s’exprimait principalement sous la forme de la maladie de Kaposi, maladie tumorale (décrite en 1872) due au virus herpès humain de type 8, qui se développe chez les personnes immunodéprimées (stade 4 du SIDA). La maladie entrainait la mort sociale avant la mort physique. Cela n’est pas un hasard si l’histoire se déroule à Philadelphie (Pennsylvanie), ville dont le nom signifie amitié éternelle, lieu de tolérance et fondée par William Penn (1644-1718). Le film doit beaucoup à l’interprétation de Tom Hanks qui a reçu l’Ours d’argent à la 44e Berlinale (1994), l’Oscar et un Golden Globe du meilleur acteur. Même si la chanson « Streets of Philadelphia » de Bruce Springsteen, a été récompensée d’un Oscar, la musique, souvent extradiégétique, est parfois trop présente, comme pour déclencher un réflexe pavlovien lacrymal, et plus particulièrement, la scène où Tom Hanks écoute Maria Callas chanter « La Mamma morta » dans l’opéra « Andrea Chénier » d’Umberto Giordano (1867-1948), air moins connu que « Casta Diva » dans « Norma » (1831) de Vincenzo Bellini (1801-1835). Idem pour les images en Super 8 d’Andrew Beckett enfant, de trop.