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    Nous avons gagné ce soir
    note moyenne
    4,0
    147 notes dont 31 critiques
    26% (8 critiques)
    58% (18 critiques)
    10% (3 critiques)
    3% (1 critique)
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    31 critiques spectateurs

    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    3,5
    Publiée le 1 septembre 2018
    Bonne surprise que ce film de boxe des années 40. Une belle interprétation, une photo magnifique qui rappel un peu l'expressionnisme, et un scenar bien ficelé avec un bon suspense. Étonnant d'ailleurs que ce film soit passé un peu inaperçue dans la filmographie de Robert Wise...
    Gimli4ever
    Gimli4ever

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    5,0
    Publiée le 14 février 2018
    C’est le dernier combat de Stoker Thompson, boxeur vieillissant en qui personne ou presque ne croit plus. C’est le moment de vérité, celui où tout va se jouer - sauf que comme dans toute vraie tragédie, tout est bien sûr déjà joué. Et c'est bien sûr le caractère du protagoniste, inflexible et emprunt de noblesse, qui précipite la défaite. Mais cette dernière est aussi une victoire, une porte de sortie. Car ce très grand film noir est en fait l’histoire d’une reconstruction, ambiguë et désespérée, où l'espoir pointe dans les ténèbres.
    robertnicholson
    robertnicholson

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    4,0
    Publiée le 6 février 2017
    Avant les comédies musicales (West side Story,la Mélodie du bonheur)Robert Wise s'était interessé à la boxe : "Marqué par la haine" en 56 avec Paul Newmann et surtout "Nous avons gagné ce soir" (the Set-Up"). La mise en scène est superbe entre les combats de boxe et cette ouverture en plan séquence qui nous montre 2 ripoux évoquant les combats truqués puis lent travelling de la caméra qui nous amène de l'autre côté de la rue à la fenètre de l'hotel de Stocker. Robert Wise ne fait pas que filmer avec brio mais s'attache aussi à nous faire ressentir l'atmosphère des matchs de boxe dans les petits clubs , loin des grandes arènes. Ainsi,cette séquence en temps réel (tout le film est sur une unité de temps) dans les vestiaires ou l'on voit chaque boxeur se préparer avant son match .Dans le rôle titre ,Robert Ryan en vieux boxeur cabossé mais qui par fierté ne s'allongera pas est évidemment excellent .
    Yetcha
    Yetcha

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    5,0
    Publiée le 28 janvier 2016
    Robert Wise... Robert Wise... Robert Wise... Ai-je vraiment besoin de le présenter? La splendeur des Amberson, Le récupérateur de cadavres, Le jour où la Terre s'arrêta, La maison sur la colline, West side story, La maison du diable, La mélodie du bonheur, La canonnière du Yang-Tsé, Le mystère Andromède, L'odyssée du Hindenburg, Star Trek le film... Un truc de fou quoi!!! Et je n'ai pas tout mis. Bref, ici on a encore droit à un grand grand film. La volonté d'un homme face à la malhonnêteté, un homme qui reste droit et debout quoi qu'il en coûte. La boxe sert ici à la fois de décor mais aussi de métaphore. Une oeuvre superbe, qui garde toute sa force.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2016
    Nous avons gagné ce soir fait partie des films de Robert Wise que j'aime (je crois qu'on arrive à un certain équilibre entre ceux qui m'ennuient et ceux que j'aime), mais bon, il faut dire que je partais gagnant d'avance, ça parle de boxe, c'est super court, j'aime bien l'acteur principal, c'est en temps réel... Tout est là. Wise ne pouvait pas rater ça. J'aime beaucoup la manière avec laquelle Wise pose ses enjeux, on commence par une simple discussion pour truquer un combat et un manageur qui décide de ne pas avertir son boxeur de se coucher pour éviter de partager la somme touchée. Alors forcément le reste du film est couru d'avance, ainsi que la résolution du problème, cependant ça donne un petit côté tragédie grecque, les dés sont lancés, la fatalité pèse sur les personnages et on prend un plaisir à les voir essayer de se défaire de leur destin. J'avais pu lire que le combat de boxe était un peu mou, mais j'ai pas trouvé, j'étais à fond, notamment parce que Wise filme également l'audience, les mêmes spectateurs reviennent souvent et donc on peut voir l'évolution de leur comportement en fonction de ce qui se passe sur le ring. Les combats en eux-même étant assez intenses également, par moment on se balance quand même quelques grosses patates dans la gueule. Toute la partie dans les vestiaires est pas mal non plus, voir les dessous d'un combat de boxe ordinaire avec plusieurs combats qui s'enchaînent dans la soirée, ben c'est assez sympa et je ne crois pas l'avoir vu ailleurs. D'habitude on a toujours des grands champions, c'est des gros combats. Là non, c'est juste un petit combat de rien du tout, avec dans les vestiaires toutes sortes de boxeurs, des vieux, des jeunes, des anxieux, des ambitieux. Et Wise arrive à capter cette ambiance. Bref j'ai vu un film super court, vraiment bien écrit et qui arrive à dégager une atmosphère mêlant film noir et sueur.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 6 janvier 2016
    Je n'avais jamais entendu parler de Nous avons gagné ce soir, avant que Jérômej, un allocinéens, ne le mentionne en des termes très élogieux il y a de cela un mois. Je me suis donc empressé de me renseigner sur ce film, qui, je le constatais vite, étais à la fois très méconnu mais adhulé par ceux qui l'avaient vu. C'est donc à mon tour d'en mettre une couche : Nous avons gagné ce soir est selon moi le meilleur film de boxe avec le superbe Raging Bull. Tout se passe en temps réel : entre le début et la fin du film, il se passe précisément 1h12, durée totale du métrage. La première partie pose les personnages, l'histoire. On y suivra donc Stoker, boxeur âgé et sur le déclin, merveilleusement interprété par Robert Ryan, tout en retenue. On va le suivre pendant tout le film, sauf à quelques passages où on suivra sa petite-amie qui elle erre en ville (ce qui est la partie la moins captivante du film, même si elle est globalement très réussie, notamment avec ce plan magnifique du tramway). Le grand Robert Wise pose clairement une réalisation belle, virtuose (surtout pour la scène de boxe, filmée avec trois caméras dont une à l'épaule), et on a vraiment l'impression d'y être. En plus de ça le noir et blanc est sublime. Puis arrive la scène centrale du film : le combat de boxe, environ vingt minutes durant lesquels les coups pleuvent, jamais l'intensité ne faiblit, et surtout, de voir cet homme, qu'on hue, dont on se moque (et d'ailleurs la seule personne à laquelle il tient n'est pas là) se battre, montrer qu'il existe, qu'il peut en avoir dans le ventre et gagne, c'est juste sublime, et d'une puissance émotionnelle formidable, le tout sans musique et sans parole. Un classique qui mériterait une plus grande renommée, un film sur l'humain, sur ce qu'il a de bon et de mauvais. Une réussite totale.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 4 septembre 2015
    « Nous avons gagné ce soir » est le dernier film de Robert Wise pour la RKO au sein de laquelle il avait débuté en tant que coursier parce que son père y était comptable, avant d’y entamer un parcours de monteur reconnu, ayant participé à « Citizen Kane » (1940) et à « La splendeur des Amberson » (1942) d’Orson Welles. C’est en remplacement de Gunther von Fritsch qu’il débute son métier de réalisateur avec « La malédiction des hommes-chats » en 1943. Il subira immédiatement l’influence stylistique du génial producteur Val Lewton. Aujourd’hui , comme Richard Fleischer, Jacques Tourneur ou Mark Robson, Wise n’est pas reconnu comme un maître d’Hollywood au contraire des grands anciens, Billy Wilder, Otto Preminger, Richard Siodmak ou Fritz Lang, auréolés dès leur arrivée à Hollywood de leur statut de réalisateurs européens. Sa carrière a pourtant été jalonnée de très grands succès comme « Le jour où la terre s’arrêta » (1951), « West side story » (1961), « La maison du diable » (1963), « La mélodie du bonheur » (1965) ou « La canonnière du Yang-Tse » (1966). Sans doute un trop grand éclectisme pourtant très apprécié des studios ne lui a pas permis d’imprimer une marque de fabrique indélébile dans l’inconscient de la critique et du spectateur. Le temps faisant son effet et l’apport du support DVD contribuant à diffuser l’ensemble de leur œuvre, Wise et ses trois confrères voient progressivement et fort justement leur travail réévalué. « Nous avons gagné ce soir » est un petit bijou de film noir réaliste sur le milieu populaire de la boxe. A juste titre Wise était très fier de son travail sur ce film qui est un des premiers où l’histoire se déroule en « temps réel ». Ecrit par un journaliste sportif reconverti scénariste (Art Cohn), « Nous avons gagné ce soir » est certes un film sur la boxe mais sans doute un des rares parmi les plus connus à fixer son point de vue sur sa pratique la plus populaire, celle des meetings régionaux sillonnés par des forçats du métier obligés de multiplier les combats pour faire bouillir la marmite. Que ce soit « Le champion » de King Vidor (1931), « Gentleman Jim » de Raoul Walsh (1942), « Champion » de Mark Robson (1949), « Rocky » de John G. Avildsen (1977) , « Racing bull » de Martin Scorsese (1980), « Ali » de Michael Mann (2000) ou même « Marque par la haine » du même Robert Wise (1956), tous s’inspiraient de la vie de champions du monde dans leur catégorie (James J. Corbett, Rocky Grazziano, Jack La Motta, Mohammed Ali). C’est donc le changement de trajectoire d’un homme sur une soirée, le temps d’un combat de l’échauffement à sa conclusion, qui nous est proposé de la manière la plus réaliste qui soit. Âgé de 36 ans, Wise fait montre de toute sa technicité pour ne rien laisser échapper du moindre détail de ce qui constitue l’environnement d’un combat qui se déroule sur fond de paris truqués comme la règle l’impose dans ce sport, depuis toujours gangréné par le milieu. Bill « Stoker » Thompson (Robert Ryan) est un boxeur sur le retour arrivé à la croisée des chemins, sa jeune femme (Audrey Totter) ne supportant plus leur vie de bohème et les coups portés à son époux, de moins en moins armé pour les rendre. Il ne le sait pas encore mais cette soirée sera celle où son destin va se basculer à cause de ses managers véreux qui parient sur ses défaites sans l’associer à leurs gains frauduleux. Sa femme refusant de venir le voir se faire « démolir », préfère dissiper son angoisse en se promenant en ville. Très subtilement, Wise distille un montage alterné oscillant entre l’espoir de « Stoker » de voir sa femme le rejoindre dans la salle et l’angoisse de cette dernière qui tente vainement de tuer le temps. Autour de cette tension dramatique ajoutée à celle du combat, Wise place sa caméra sur tous les protagonistes de ces soirées enfumées où les pulsions animales enfouies se libèrent au rythme des uppercuts, comme cette femme qui à l’entrée jure qu’elle vient à contrecœur pour ensuite mieux haranguer le boxeur titubant, lui intimant la fureur aux lèvres de se relever. Tourné presque exclusivement en studio, le film superbement photographié en noir et blanc par Milton R. Krasner peut facilement se ranger dans la lignée des meilleurs films noirs dont il reprend certains codes esthétiques mais aussi le parfum tragique du parcours de son héros. Il faut enfin saluer la performance tout en sobriété de Robert Ryan ancien champion de boxe universitaire. Si un film peut contribuer à faire gravir à Robert Wise une marche de l’escalier qui mène au panthéon des grands réalisateurs américains, c’est bien « Nous avons gagné ce soir ».
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    4,0
    Publiée le 13 juillet 2015
    J’avais découvert Wise il y a longtemps maintenant avec un film « anecdotique » dans sa filmographie qui était toutefois très intéressant (Le Mystère Andromède). Il était temps de poursuivre et j’ai heureusement pioché un superbe film dans cette optique. The Set Up, mine de rien, c’est l’exemple parfait du film qui sait se concentrer sur ses enjeux sans jamais s’en écarter. Ça dure 1h10 seulement et ça ne l’empêche pas d’être vraiment riche en terme de contenu. Et cette durée resserrée était également un excellent moyen de rendre le film prenant et intense. Stoker est un boxeur raté sur le point de raccrocher les gants au terme d’un ultime combat durant lequel il doit se coucher. La majeure partie du film traitera cette attente avec toutes les interrogations et toute la tension qui en découlent. Et c’est traité avec une intelligence remarquable en alternant subtilement les situations : l’une sur Stoker patientant dans le vestiaire et l’autre sur sa compagne cloîtrée dans sa chambre d’hôtel. L’intensité de cette attente est accentuée par une unité de temps bien définie avec une intrigue qui se déroule en temps réel. De quoi rendre l’immersion du spectateur au top grâce à cette absence d’ellipses. Et l'immersion est aussi garantie par cet énorme travail de mise en scène. La séquence du combat est juste incroyable, les coups pleuvent, les impacts sont réalistes. Et le tout est d'un suspense remarquable. De plus, la photographie est merveilleuse avec ses contrastes qui soulignent la noirceur de l'atmosphère qui règne autour de ce combat. Vraiment brillant. The Set Up soulève plusieurs questionnements moraux sur la cupidité ou l’éthique. Le boxeur fera les cent pas dans son vestiaire, s’interrogeant sur le bien-fondé de ce combat truqué, sur le calvaire qu’il fait vivre à sa compagne. Et c’est aussi un film romantique dans le sens noble du terme avec ce couple qui se déchire sans le vouloir, avec cet homme et cette femme qui éprouvent remords, regrets mais surtout amour. Et c’est traité tout en subtilité, sans lourdeur, sans scènes de trop. La séquence finale est l’aboutissement de ce que le film questionne. Intensément dramatique, elle reste pourtant sur une note d’espoir, sur l’essentiel de ce que représente une relation amoureuse. Et c’est ce qui fait de The Set un beau film, riche et à découvrir absolument.
    Shephard69
    Shephard69

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2015
    Un film noir dans les règles de l'art qui se démarque du reste du troupeau pour l'une des meilleures peintures du monde de la boxe. De bons acteurs comme Robert Ryan, une atmosphère prenante et une mise en scène solide à défaut d'une grande originalité. Une œuvre qui m'a énormément fait penser à "Pulp Fiction" et plus particulièrement à l'histoire de Butch Coolidge. Très bon.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,5
    Publiée le 1 avril 2015
    (...) Le film de Wise se révèle également intéressant car il décrit surtout l'effervescence d'une ville au contact de ce genre de divertissement, une nuit de combats qui verra défiler une quinzaine de boxeurs et c'est surtout la dure vie de ces combattants qui semble le passionner. Le scénario d'Art Cohn fait en effet une longue pause dans la salle où se prépare les boxeurs, véritable lieu de vie dans lequel ces hommes se prennent à rêver d'un destin glorieux, où les espoirs les plus fous se rencontrent face à la dure réalité des combats. Les vétérans côtoient des débutants et font partager leurs expériences tandis que les soigneurs préparent les mains de ces guerriers du ring qui vont devoir s'affronter pour une paye de misère devant une foule très excitée à la fois par la vue du sang mais aussi par l'appât du gain. Le film n'est d'ailleurs pas très tendre avec les spectateurs et brosse toute une galerie de portraits plus ou moins savoureux : on retrouve donc ceux qui hurlent "A mort", le spectateur qui se goinfre tout au long des combats, la femme qui accompagne son mari à contre-cœur, ce même mari qui rejoue tous les coups du combat, l'aveugle qui vient écouter les combats décrits par son accompagnateur, la petite amie du gangster qui s'amuse à faire des paris ou bien encore cette autre femme véritablement passionnée par le combat et qui exige du sang ! A cette occasion, le film noir touche à la satire sociale et atteint une autre dimension. C'est à la fois drôle et grave et on ne peut rester insensible. Le combat lui aussi se devait d'être en temps réel et les rounds vont défiler. On est ainsi surpris par l'intensité de ce dernier: les coups pleuvent, les corps souffrent, les visages sont marqués et il demeure incertain jusqu'au bout. La mise en scène de Wise se révèle à cette occasion véritablement brillante et reste encore à ce jour un véritable exemple en la matière. C'est ainsi que le très cinéphile Martin Scorsese avouera avoir pompé le style de Wise pour faire les séquences de combat dans son "Raging Bull". La virtuosité de Wise s'exprimera aussi dans le final, avec des cadres bien construit, un jeu d'ombres et de lumières somptueux et un final d'une puissance dramatique rare. La critique complète sur
    Estonius
    Estonius

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    4,0
    Publiée le 13 décembre 2014
    Si le scénario est minimaliste, le traitement est prodigieux, ce film de 72 minutes est en temps réel à la minute près. Une contrainte folle proche de l'exercice de style, mais réussi car grâce à un montage très nerveux, on n'en a conscience (et encore !) que quand apparaissent des pendules à l'écran. C'est très noir, sans concession et assez briseur de rêves mais passionnant.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 9 juin 2014
    Stocker, 35 ans prépare son combat face à un jeune de 23 ans, d’abord dans sa chambre d’hôtel avec sa femme puis dans les vestiaires moite et sombre avec d’autres boxeur. Pendant ce temps son entraineur fait un arrangement sans le prévenir, considérant qu’il est trop vieux et donc qu’il n’a aucune chance : il devra se coucher. Pour son neuvième film, Robert Wise nous fait littéralement vivre ce combat. Caméra à l’épaule, il ne lâche (presque) jamais Stocker, de sa préparation d’avant-match où défilent les autres boxeurs ainsi que son attente et son envie de voir sa femme qui désapprouve la boxe dans le public, comme d’habitude, puis sur le ring « en temps réel » où l’on se croirait avec les deux boxeurs tant c’est magnifiquement et crument filmé. C’est un portrait puissant, dur, attachant et humain qu’il nous livre, montrant les combats physiques et psychologiques de Stocker, son combat contre lui-même, son estime, son envie de sortir de son statut de « loser » et sa dignité. Toujours réaliste, Wise donne une atmosphère sale et humide où l’on sent l’odeur du vestiaire puis de la corruption. C’est de plus en plus intense et électrisant, notamment sur le ring et après et on ressent aussi de la mélancolie dans l’atmosphère. Le noir et blanc est superbe et Wise utilise bien les jeux d’ombres et de lumières. Sa façon de filmer, caméra à l’épaule, permet de nous immerger dans cet instant de vie, juste une soirée, de ce personnage. Robert Ryan est d’ailleurs excellent, donnant une vraie touche d’humanité à son personnage. Une petite perle de film noir, intense, puissante et réaliste, superbement réalisé et interprétés.
    loulou451
    loulou451

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    4,0
    Publiée le 11 mai 2014
    Un film d'une simplicité déconcertante, et cependant certainement l'un des meilleurs films de bowe jamais tournés. Ici, l'ancien monteur Robert Wise fait preuve de tout son talent pour ne garder que l'essentiel, s'attachant à la psychologie de son héros (Robert Ryan dans un de ses plus grands rôles), à son combat presque métaphysique, et à sa lutte pour l'humanité. A travers son combat, Jim Thompson livre sa plus grande bataille : celle de son humanité, de sa dignité, de son humilité dans la victoire comme dans la défaite. Ici, on est loin des grands moments de gloire de trop nombreux films de boxe, on reste dans l'humain, dans la tragédie et la lutte, dans l'adversité. A travers cette parabole, Wise signe une œuvre forte et touchante.
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

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    4,0
    Publiée le 5 mai 2014
    Un bon film de boxe, très bon même pour l'époque et avec les moyens à disposition. La grande partie du film se joue sur le ring, on assiste au match en gros. L'odeur du vestiaire, la tension, la triche, c'est divertissant et plutôt bien foutu. Le film dure 1h15. Le personnage principal n'est pas mal du tout, on est derrière lui durant tout le match, on se surprendrai même à le supporter. La fin passe pour un travail baclé ou pour une idée simple et géniale, les deux ou au choix. La morale est bonne et ce film se regarde vraiment tout seul. Sur le podium de la boxe derrière Million dollar baby et Raging Bull à mon sens.
    charly5766
    charly5766

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    4,0
    Publiée le 14 avril 2014
    Un chef d'oeuvre au niveau du montage et du découpage. Robert Wise, comme à son habitude, nous offre un film intelligent et touchant qui révolutionne la technique cinématographique comme je le disais précédemment et qui film un combat de boxe avec une telle virtuosité qu'il faudra attendre Scorsese pour revoir ça. Indispensable.
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