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Abarai
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3,0
Publiée le 25 juillet 2010
Un film marquant, sur le thème du voyeurisme, le tout en huis-clos. L'histoire est intéressante et la mise en scène parfois ingénieuse, même si quelquefois rébarbative (travelling similaires, fondu au noir trop présents). Le jeu des acteurs est appréciable, recelant quelques doses d'humour. En bref, un film devenu culte, mais dont les défauts, avec le temps, sont de plus en plus flagrants.
Un des plus grand chef d'oeuvre de Hitchcock! On y retrouve l'habituel mélange du maitre, érotisme (discret certes, année 50 oblige), suspense et humour, le tout avec une mise en scéne résolument avant gardiste: le film se déroule dans un décors unique l'appartement de Jeffries (que la camera ne quitte presque jamais) et la cours, et est entiérement basé sur le champ/contre-champ et la camera subjective. Ces choix auraient pu faire sombrer le film dans le théâtre filmé, mais ce n'est le cas a aucun moment, Hitchcock conservant toujours une véritable intensité dramatique et renvoyant finalement au spectateur sa propre image. Puisque Jeffries est dans la même situation que nous, bloqué dans son fauteuil spectateur de ses fantasmes. Le films capte l'essence du cinema ce qui fait qu'il fascine autant: le voyeurisme. Et voila un chef d'oeuvre, un film qui fait preuve d'une très grande modernité pour l'époque, et qui n'en déplaise a certains qui reproche a Hitchcock un manque d'engagement politique, un manque de noirceur, ou même de ne pas être assez intellectuel, supporte bien mieux le temps qu'une grande majorité de polar ou de film soit disant moderne des années 60 qui sont parfois iregardable aujourd'hui, alors qu'Hitchcock a atteint depuis longtemps l'universalité.
Un très bon film sur le voyeurisme porté par le couple James Stewart/Grace Kelly. Le scénario est très intelligent et la mise en scène efficace. Dommage que le film souffre de quelques manques de rythme à certains moments notamment au début.
Une fois de plus, Alfred Hitchcoq nous donne une grande leçon de cinéma en réalisant un film époustouflant.
En effet, au même titre que l’acteur principal, j’ai pris beaucoup de plaisir à observer les évènements qui se déroulaient de l’autre coté de la rue. Jetais littéralement captivé par ce qui se passait à l’écran.
Dans un décore « banale » (un appartement), Alfred Hitchcoq réussi à créer une « ambiance ».
Grace à une mise en scène irréprochable, à des idées de géni, ainsi qu’à un suspense qui dure jusqu’à la dernière minute, ce film m’a fait passer une très bonne séance de cinéma.
Petite perle de ludisme et d'humour. Cette fois-ci, Alfred s'adresse directement au spectateur, qui est représenté par ce génial Jimmy. Rear window, c'est plusieurs films. D'une part l'enquête d'un platré qui visiblement, VEUT voir un meutre dans sa cour, pour le distraire. Il y a aussi la vie de tous les jours de cette cour, où chaque élément renvoie au couple... et au problème principal de Jimmy, celui qu'il cherche à fuir justement, à savoir son couple avec Grace Kelly, plus belle que jamais (ca veut dire quelque chose!), qui trouve là probablement le seul rôle où on peut dire d'elle qu'elle est une bonne actrice. C'est un festival d'astuces cinématographiques que nous offre Alfred, les plans-séquences, l'utilisation des décors, regards-caméra... Bien sûr le film n'a pas la gravité et la richesse thématique de Vertigo, mais c'est avant tout une comédie. Et comment ne pas frissonner lorsque Jimmy est impuissant dans son siège alors que Grace est en danger (typiquement la terreur que recherche le spectateur qui va au cinéma), lorsqu'il est vu par le "méchant" (fantasme des films d'horreu) et lorsque ce dernier vient attaquer Stewart (après les livres dont vous êtes le héros, les films dont vous êtes le héros!). Quelques fous rires garantis donc, tant le second degré d'Hitchcock fait merveile.
Immobilisé à la suite d'un accident, un photographe de choc s'ennuie à mourir dans son appartement. Mais avec la chaleur de l'été, les voisins de la cour laissent leurs volets ouverts, et c'est l'occasion pour notre protagoniste de jouer les voyeurs pour tromper l'ennui. Jusqu'à ce qu'il soit témoin de ce qu'il pense être un meurtre... "Rear Window" est un véritable tour de force en terme de mise en scène. Alfred Hitchcock propose une intrigue policière filmée du point de vue du seul personnage statique, et du seul appartement où il ne se passe pas grand chose ! Un concept qui sera repris à diverses sauces dans les décennies qui suivront, en serait-ce que par Brian De Palma. Jouant avec des plans larges et des zooms serrés, avec les suspicions de nos héros systématiquement minées par un policier méticuleux, le réalisateur parvient à construire un suspense très efficace. Cela peut presque apparaître anti-spectaculaire vu d'aujourd'hui, avec par exemple la quasi absence de musique (hormis les sons intradiégétique). Pour autant "Rear Window" était très ambitieux pour son temps, offrant par exemple des décors monstrueux (toute la cour et l'immeuble sont reconstitués en studio). Et toute la logistique qui va avec. Le film apporte également une réflexion pertinente sur le voyeurisme. Faut-il envahir la vie privée des gens, si cela permet de les sauver ou de les punir à juste titre ? Tout en offrant une mise en abîme du cinéma. Ce protagoniste voyeur peut être vu comme une représentation du spectateur, prenant plaisir à observer les détails intimes... ou d'un réalisateur cherchant à filmer ce qu'il perçoit du monde. Le scénario est d'ailleurs dans son ensemble très soigné, avec de nombreuses joutes verbales ou touches humoristiques savoureuses. Et au milieu de tout cela, le tandem James Stewart / Grace Kelly. Il est le photographe de l'extrême, cloué depuis des semaines dans un fauteuil, à la recherche de l'aventure là où il la trouve. Elle est la riche jeune femme travaillant dans la mode, qui peut difficilement vivre comme lui, mais en est néanmoins amoureuse. Mise à part le fait que 20 ans séparent les acteurs, leur couple est éclatant. Surtout Grace Kelly, malicieuse et sublime.
Fenêtre sur cour est un suspens qui prend son temps. La première heure et demi en est même agaçante... Heureusement que Grace Kelly saupoudre son charme sur cet Hitchcock mineur.
Je profite des ressorties des Hitchckock en copies neuves en ce moment pour combler cet énorme trou dans ma culture cinématographique ! Ce réalisateur est vraiment génial, c'est fou quand on y pense d'arriver à scotcher le spectateur devant un film ou toutes les scènes se déroulent dans une pièce de 15m2 à tout casser. Et puis les acteurs, je n'avais jamais vu auparavant de films ou on leur prête autant d'attention : on ne voit plus si souvent des longues scènes de dialogues aussi savoureuses. En tout cas, je ne suis pas prête d'oublier les yeux bleus de James Stewart.
Alfred Hitchcock est un des très grands d'Hollywood , mais comme tous les grands réalisateurs , je considère qu'il n'a pas fait que des chefs d'oeuvre , et pour moi , Fenêtre sur cour , qui était resté longtemps invisible dans les salles a été pour moi une très grande déception lorsque je l'ai vu en 1984 lors de sa réédition .
D'ailleurs , je pense que beaucoup de films d'Hitchcock tournés entre 1955 et 1959 sont largement surestimés :
La main au collet , Mais qui a tué Harry , La mort aux trousses , tous en couleurs .
Hitchcock n'a jamais été meilleur ( avant 1962 ) que dans ses films en noir et blanc : Henry Fonda dans Le faux coupable joue 100 fois mieux que James Stewart ( acteur surestimé , sauf dans ses comédies de Frank Capra ) ou que Cary Grant dans La mort aux trousses .
Psychose , L 'inconnu du Nord Express et La loi du silence sont des chefs d'oeuvre comparé aux films tournés avec James Stewart ou Cary Grant .
Le suspense va crescendo jusqu'au dénouement dans ce film palpitant, comme toujours avec Hitchcock. Peut être pas son meilleur, mais tout de même très intéressant avec un James Stewart voyeur dans le plâtre et une gracieuse Grace Kelly. Peut être la jambe cassée du héros empêche de le film de se promener un peu plus dans l'intrigue ? Reste une mise un scène tout de même impeccable, entièrement du point de vue du voyeur, ce qui donne tout son intérêt au film.
Parmi toutes les autres oeuvres du maître, celle ci est celle qui m'a pour l'instant le moins transporté. Je trouve les effets spéciaux limites, même pour l'époque. Des longueurs et une fin précipitée. Reste la qualité du jeu des acteurs et une mise sur tension efficace et progressive.
Tout le cinéma d'Hitchcock peut se résumer à ce seul film. Chef d'oeuvre absolu du thriller pararoïaque... genre peut-être même inventé par ce huis-clos intelligent et subtil mené par un James Stewart flippant de réalisme. Ne pas aimer Fenêtre sur cour reviendrait à ne pas aimer le cinéma tout court.