Mon AlloCiné
  • Mes amis
  • Mes cinémas
  • Speednoter
  • Ma Collection
  • Mon compte
  • Jeux
  • Forum
  • Déconnexion
Fenêtre sur cour
note moyenne
4,3
12680 notes dont 463 critiques
40% (183 critiques)
40% (187 critiques)
11% (53 critiques)
8% (36 critiques)
1% (3 critiques)
0% (1 critique)
Votre avis sur Fenêtre sur cour ?

463 critiques spectateurs

ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

Suivre son activité 245 abonnés Lire ses 214 critiques

3,0
Publiée le 07/03/2013
Personnellement, "Fenêtre sur cour" n'est pas mon Hitchcock préféré, ce qui induit donc que je ne trouve pas qu'il soit le meilleur de son auteur. Je suis bien plus friand de "Vertigo", "Psycho", "Les oiseaux", "Les 39 marches" ou "L'homme qui en savait trop" (version de 56) dans sa riche et excellente filmographie. Cependant, je ne pense pas non plus que celui-ci soit mauvais, loin de moi cette idée, c'est dire le talent du bonhomme à la silhouette mythique. Mais là je ne vous apprends rien. On ne peut dénigrer, dans "Fenêtre sur cour", la nouvelle leçon de mise en scène que Sir Alfred nous donne. Absolument tout se déroule en huis-clos, dans l'appartement d'un excellent James Stewart cloué à son fauteuil par la force des choses, et qui passe son temps à épier la vie dans l'immeuble d'en face, soupçonnant qu'un meurtre s'y est tramé. Avec ces fenêtres qui représentent des cadres au sein même du cadre, le film se voit comme une métaphore du cinéma : Stewart est le spectateur rivé à son fauteuil, et ses voisins sont les acteurs du spectacle. La façade de l'immeuble peut même se voir comme la grande toile blanche. Les joutes verbales entre l'acteur principal et la sublime Grace Kelly sont savoureuses, l'opposition hommes/femmes mise en exergue aussi, et le Maitre du Suspense prouve une nouvelle fois son attrait pour les scénarios aussi bien ficelés qu'intelligents, jouant sur le mystère et la suggestion. Mais, puisque l'on parle de suspense, ce film-ci n'est pas son plus intense, n'est pas son plus prenant, et le rythme, peut-être trop théâtral à mon gout pour du Hitchcock, n'est pas des plus nerveux. Et puis il est a noté également, vers la fin du film, quelques erreurs très rares de la part du cinéaste britannique pour être soulignées (des images restées accélérées alors qu'elles n'auraient pas du l'être !). Mais "Fenêtre sur cour" reste un très bon film, un thriller incontournable du cinéma classique Hollywoodien. Retrouvez toutes mes critiques, avis et analyses sur mon blog ou ma page facebook, Chronique Mécanique. Merci !
Benjamin A
Benjamin A

Suivre son activité 314 abonnés Lire ses 1 899 critiques

4,5
Publiée le 05/03/2014
Aujourd'hui encore, Rear Window reste l'une des oeuvres les plus célèbres d'Alfred Hitchcock, voire même de l'histoire du cinéma et ce n'est pas pour rien. Le maître du suspense réalise un véritable tour de force et nous enferme dans un appartement donnant sur une cour ouverte, au côté de James Stewart pour d'abord passer le temps puis observer les activités plus ou moins douteuses de certains voisins. La construction du récit est en tout point remarquable, Hitchcock prenant d'abord son temps pour mettre en place l'histoire et nous présenter les personnages, d'abord le photographe, puis sa fiancée et sa concierge, remarquant d'ailleurs les penchant voyeuristes de celui-ci. Hitchcock bénéficie d'une excellente qualité d'écriture, tant dans l'avancement que dans les personnages mais surtout les dialogues, d'une incroyable justesse et finesse. Le maître du suspense propose surtout une plongée dans l'obsession et le voyeurisme, tout en exploitant à merveille le cadre de l'histoire et le lieu qu'il a à sa disposition. Car oui, l'une des plus grandes réussites du film se trouve ici. Le projet de base est aussi ambitieux qu'il est casse-gueule, Hitchcock n'usant que d'un seul lieu et d'un unique protagoniste handicapé et incapable de se déplacer. Pourtant, il arrive à rendre son oeuvre passionnante et palpitante, à tenir le spectateur en haleine tout le long du métrage et à proposer un suspense tenant de bout en bout, devenant même insoutenable dans la dernière partie. Il met en place en atmosphère lourde et de plus en plus tendue, tout en usant avec brio du cadre de l'histoire avec l'appartement de James Stewart donnant sur une cour accessible à tous les résidents. Le maître du suspense nous immerge au cœur de l'histoire, on a peu à peu l'impression de se retrouver au côté de James Stewart et d'être le voyeur, ressentant les mêmes soupçons, incompréhensions et sensations. La tension ne redescend jamais, bien au contraire tant elle monte crescendo, tout comme la fascination et l'ambiguïté. Hitchcock semble s'imprégner de son époque où, en ces temps de guerre froide et de maccarthysme, la paranoïa était plus forte et poussait à avoir des soupçons sur chaque être vivant, qu'il soit proche ou non. D'ailleurs on peut y trouver plusieurs thématiques et sous-entendus différents, à l'image des rapports que vont entretenir James Stewart et la magnifique Grace Kelly (tous deux formidables par ailleurs, rentrant à merveille dans la peau de leur personnage) tout le long du film. Pendant qu'il observe les querelles et problèmes des couples dans son entourage, il se refuse toujours à elle. La façon dont Hitchcock capte chaque mouvement, geste et posture des personnages révèlent d'une extraordinaire science du détail, où la richesse du film se trouve aussi dans sa forme où tout est millimétré, notamment dans la pièce qu'occupe Stewart qu'on ne quitte que pendant de très courtes séquences. Hitchcock nous plonge dans l'obsession et le voyeurisme et signe une oeuvre inoubliable, tendue, au suspense de plus en plus insoutenable et dont la puissance ne fait que monter au fur et à mesure que le récit avance, où chaque détail compte et il bénéficie d'excellents interprètes et d'une solide reconstitution. Un bijou.
AlphaWolf
AlphaWolf

Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 365 critiques

3,0
Publiée le 28/02/2013
Rear Window vaut surtout pour deux choses. La première, c'est la maitrise indéniable de la réalisation et de la mise-en-scène, toutes deux excellentes, Hitchcock oblige. La deuxième, c'est le concept novateur sur lequel s'appuie l'histoire, à savoir le huis-clos voyeuriste. Mais qu'on se le dise, le scénario n'est pas à la hauteur. L'intrigue est vraiment beaucoup trop téléphonée du début à la fin: on tente d'échafauder des théories plus ou moins farfelues, on cherche d'hypothétiques indices, alors que finalement il n'y a aucune surprise puisque tout ce que le personnage de Jefferies s'imagine s'avère être la réalité. Le dénouement apparait donc comme une réelle déception tant l'ensemble était cousu de fil blanc. Ajouter à cela de nombreuses longueurs avec certaines scènes de voyeurisme inutiles ou des discussions certes bien écrites et plutôt drôles mais qui n'apportent rien au récit, et vous obtenez un pseudo thriller peu rythmé, sans suspense ni tension, qui se démarque plus par sa forme que par son fond.
Puce6386
Puce6386

Suivre son activité 389 abonnés Lire ses 1 074 critiques

3,5
Publiée le 09/09/2012
Un huit-clos à l'intrigue incontestablement originale et intéressante. Cependant, l'enquête policière manque d'énergie et, suspense et tension ne sont, dans l'ensemble, pas suffisamment présents. Quelques petites faiblesses qui font de ce film une réalisation moins prenante que les chefs d'oeuvre de l'angoisse : "Psychose" et "Les Oiseaux". Il s'agit, malgré tout, d'un film policier à voir absolument pour sa mise en scène si singulière et novatrice !
Chris46
Chris46

Suivre son activité 224 abonnés Lire ses 933 critiques

4,0
Publiée le 06/01/2019
" Fenêtre sur cour " grand classique de Alfred Hitchcock . C’est l’histoire d’un reporter-photographe nommer L.B Jeffries ( James Steward ) qui est contraint de rester chez lui à cause d’une jambe cassé . Il passe ses journée clouer dans son fauteuil roulant à observer par sa fenêtre ses voisins pour tuer le temps . Jusqu’au jour ou il trouve le comportement de l’un de ses voisins suspect . Il est persuadé qu’il a assassiné sa femme . Avec l’aide de sa fiancée Lisa Fremont ( Grace Kelly ) il va tenter de connaître la vérité ... " Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma sortit en 1955 signé par le maître du suspense monsieur Alfred Hitchcock en personne . Ce film fait partit des meilleurs films de sa filmographie . L’histoire est vraiment prenante avec ce type en fauteuil roulant coincé dans son appartement à observer ses voisins qui va soupçonner son voisin d’avoir tuer sa femme . Il va observer nottament grâce à une paire de jumelles ses nombreux faits et gestes pour tenter d’en savoir plus sans se faire repéré et tout au long du film on va être tenu en haleine pour savoir si il a tuer sa femme ou si il ne s’agit en fait que d’un énorme malentendu et tout le long du film on ne va cesser de douter grâce à un très bon suspense mener de main de maître par Alfred Hitchcock qui laisse planer le doute . Alfred Hitchcock va insuffler à son film une tension constante et une certaine angoisse nottament que les personnages se fassent repérer par le voisin surtout que le personnage principale est en fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose pour se défendre si jamais il est découvert et qu’on s’attaque à lui . Un suspense , une tension et une angoisse qui ne cesse de grimper tout le film pour atteindre son paroxysme dans le dernier quart d’heure du film spoiler: notamment quand le personnage de Grace Kelly va décider d’aller voir ce qu’il se passe dans l’appartement du voisin . Même si le début du film est un peu longuet ( le temps de faire connaissance avec les personnages , de voir leurs relations et de mettre en place l’histoire ) une fois que l’intrigue est véritablement lancer on ne décroche plus jusqu’à la fin pour connaître la vérité et avoir le fin mot de l’histoire . Comme le personnage principal on se laisse aller au voyeurisme en observant ce voisin et comme lui on a envie d’en savoir plus et il y a une vrai sensation d’immersion nottament grâce à la réalisation de Alfred Hitchcock qui film comme si on regardait à travers les jumelles du personnage ce qui donne une ambiance assez unique au film . Le film a un rythme assez lent mais jamais ennuyant on reste captivé tout le long par l’intrigue . Le film contient également quelques petites touches d’humour sympathiques spoiler: notamment la scène où l’aide soignante du personnage principale essaye d’imaginer comment le voisin c’est débarrassé du corps de sa femme au grand dégoût du personnage principal . C’est assez marrant de voir la tête qu’il tire . Ou encore la scène finale quand le personnage principale se retrouve cette fois ci à son grand désaroi avec les deux pieds dans le plâtre après sa lutte avec le voisin quand il a enfin réussi à découvrir son petit jeu . L’histoire se déroule principalement dans le même décor qui est l’appartement du personnage principal situé dans un immeuble ( un superbe décor d’immeuble avec tout ses balcons et ses fenêtres ) et qui donne une sensation de huis clos où l’on se sent piégé comme le personnage principal dans cette appartement à observer les voisins . Et ce décor où l’on peut observer tout les voisins donne une ambiance assez unique au film . Le film est porter par un très bon casting avec à sa tête l’acteur James Steward qui est vraiment très bon et crédible dans le rôle de ce reporter suspicieux déterminé à connaître la vérité sur son voisin qu’il soupçonne du meurtre de sa femme . A ses côtés la charmante Grace Kelly parfaite également dans le rôle de sa fiancée qui va l’aider à tenter de découvrir la vérité et c’est elle qui va prendre tout les risques pour tenter de connaître le fin mot de l’histoire vu que le héros principal est coincé dans son fauteuil roulant et qu’il ne peut pas faire grand chose mis à part observer . C’est plutôt une idée originale ( surtout pour l’époque ) de mettre la femme dans le feu de l'action et l’homme en observateur . Le duo James Steward / Grace Kelly fonctionne très bien . Pour résumer " Fenêtre sur cour " est un grand classique du cinéma qui est toujour aussi efficace , prenant et captivant malgré le poid des années .
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

Suivre son activité 1010 abonnés Lire ses 3 054 critiques

5,0
Publiée le 03/01/2014
A mes yeux, Hitchcock est peut-être le premier cinéaste moderne, notamment pour ce « Fenêtre sur cour ». Pour ceux qui ne comprennent pas comment la construction de l’image peut enrichir le déroulement d’une intrigue, ce film est juste un cas d’école. Même vieux de plus d’un demi-siècle, le suspense de ce film fonctionne toujours sur moi à 100%. Les mécaniques du thriller sont certes ici un peu plus mollassonnes que ce dont on à l’habitude aujourd’hui, mais c’est finalement au service de l’ambiance générale. Surtout que le tout est compensé par une mécanique narrative sans faille et incroyablement huilée. Ce film ne connaît pas les rides me concernant, c’est juste impressionnant.
Roy Batty
Roy Batty

Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 213 critiques

5,0
Publiée le 03/07/2013
"Fenêtre sur cour" ou la virtuosité selon Hitchcock. Sa mise en scène met le spectateur au même niveau que le personnage principal, si bien qu'il devient lui-même un voyeur. On est alors plongé au cœur du problème, on est aussi perdu que les personnages (on n'en sait pas plus et pas moins qu’eux) et on est même invité à tenter de trouver une solution à cette intrigue redoutablement bien ficelée. Hitchcock prend son spectateur par la main et l’emmène au cœur de l’intrigue, sans le perdre et sans relâcher une seule seconde son attention. Captivant ! Le suspense est donc efficace, mais, là où c’est fort, c’est qu’en plus, c’est très drôle ! Hitchcock manie de main de maître l’humour des dialogues (percutants et pertinents) et le comique de situation (avec ces trois personnages attachants qui s’improvisent détectives et espions) et ce, en plein milieu d’une histoire sérieuse et d’un suspense prenant. En cela, on peut bien dire que Hitchcock est l’inventeur du blockbuster. Finalement, seule la fin est un peu décevante, car trop simpliste, alors que le reste du film était aussi complexe que facile à suivre. James Stewart (l’acteur fétiche du cinéaste, avec Cary Grant) et Grace Kelly (celle-ci venait la même année de tourner "Le Crime était presque parfait", toujours pour Hitchcock, qu’elle retrouvera plus tard pour "La Main au collet") sont excellents, tout comme les habitants qu’ils observent de la fenêtre (dont l’inoubliable Raymond Burr). "Fenêtre sur cour" est un film troublant, fascinant, qui n’a pas vieilli, comme la plupart des films du maître. Une œuvre intemporelle, un chef d’œuvre du huis-clos et l’un des meilleurs films illustrant le voyeurisme !
Estonius
Estonius

Suivre son activité 202 abonnés Lire ses 3 090 critiques

2,5
Publiée le 12/03/2013
Un film largement surestimé. Je veux bien que ce soit un exercice de style mais seul le résultat compte. Hitchcock n'est pas un scénariste et il ne faudrait pas que la réalisation en cache les défauts : Il faut d'abord supporter un dialogue interminable et redondant d'une masseuse rébarbative avant que le film ne démarre. Puis cette intrigue qui conduit le film ne suscite pas grand intérêt sauf celui de se demander quel sera le twist final... et il n'y en a pas. Grace Kelly est d'abord transformée en porte manteau, (un joli portemanteau, certes) avant de jouer les monte en l'air (quelle transformation !) "Tout ça pour ça !" a-t-on envie de dire. Côté distribution, si James Stewart est en pleine forme, ce qui n'est pas vraiment le cas des autres. Reste quelques plans amusants ou surprenants (c'est du Hitchcock quand même, mais du Hitchcock moyen) et une surprenante interrogation sur la justification du voyeurisme.
elbandito
elbandito

Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 862 critiques

5,0
Publiée le 12/04/2013
Une jambe brisée, un photographe est cloué dans son appartement new-yorkais. A force d’observer la cour de son immeuble, il finit par se persuader que son voisin d’en face a tué sa femme et demande à sa petite amie de l’aider. Hallucination ou vérité ? Ode au voyeurisme, allégorie sur les apparences, éloge du couple comme duo de complices. Hitchcock filme ce huis clos captivant avec brio.
conrad7893
conrad7893

Suivre son activité 121 abonnés Lire ses 1 560 critiques

3,0
Publiée le 25/11/2012
un film suspens par le roi du suspens pas le meilleur je pense d'Hitchcok. Par contre il arrive à nous tenir en haleine dans un décor unique, une cour d'immeuble.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 481 critiques

2,5
Publiée le 28/02/2008
Truffaut et bien d'autres considèrent ce film comme un chef d'oeuvre, pour des raisons principalement formelles. Etude sur le voyeurisme, sur le spectacle de cinéma, maîtrise de la mise en scène etc... Mais le film échoue à véritablement passioner. L'histoire entre James Stewart et Grace Kelly est bien ennuyeuse, et lassantes finisssent par devenir les scènètes dans les appartements "visités" par le journaliste voyeur. A ne vouloir à aucun prix aérer son histoire, en restant confiné dans l'appartement et la cour, Hitchcok tombe dans le même travers que pour La Corde. Dans les deux cas il réussit un tour de force formel mais ce aux dépends de l'intrigue, coincée dans un dispositif par trop contraignant. D'où une interprétation un peu forcée de James Stewart dans La corde, et sans particulière conviction dans Fenêtre sur cour. La psychologie est assez sommaire, les personnages à peine ébauchés (comme par exemple ce copain détective privé). Hitchcock est plus à l'aise, sauf pour l'excellent CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, où l'intrigue prenait le pas sur la forme, quand il film en extérieurs, où son inventivité trouve de multiples occasions de s'exprimer (cf LA MORT AUX TROUSSES). Quand à l'histoire criminelle, elle cloche par son caractère trop évident et cinématographique (Stewart voit à chaque fois des choses troublantes...), encore heureux que Raymond Burr réussisse un "méchant" convainquant, une des clés de la réussite d'un film selon Hitchcock.
David F.
David F.

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 41 critiques

4,5
Publiée le 24/04/2013
Fenêtre sur cour reste sans doute le film le plus construit du réalisateur où chaque plan est maîtrisé à la perfection grâce à la construction de cet immense décor, dans les studios de la Paramount, d’un immeuble new-yorkais et de sa cour. Chaque fenêtre nous présente les habitants qui mènent leurs vies et que L. B. Jeffries observe de son appartement d’en face. Immobilisé suite à un accident, le photographe incarné par James Stewart va observer ses voisins et découvrir que le voyeurisme est un défaut qui peut révéler bien des choses qui auraient dû être caché. A partir d’un scénario tiré du roman de William Irish, Hitchcock réussi le pari du huis clos dans un appartement après celui sur un bateau avec Lifeboat. Comme toujours, Hitchcock dirige le suspense en maître en nous mettant dans une position de voyeur comme le personnage principal. Chaque petite fenêtre présente un voisin et sa situation : la danseuse sexy qui trouve du réconfort avec les hommes, le jeune couple marié, reflet de ce que Jeffries peut concevoir d’un mariage avec Carol sa petite amie où bien le compositeur au piano et surtout sa musique, qui jouera un rôle essentiel dans l’intrigue. C’est lui qui crée la musique d’ambiance du film au fur et à mesure de ses inspirations. On va de l’intrigue policière avec ce supposé meurtre de la femme du voisin à une comédie romantique entre Jeffries et Lisa. Celle-ci voulant être aimée malgré ces manières de fille de riche par « Jeff » qui n'a pas les mêmes valeurs qu'elle. Grace Kelly et James Stewart forment un excellent duo. Seconde participation chacun, sur un film du réalisateur, Grace révèle enfin tout son talent après des débuts mitigés dans Le crime était presque parfait et James dont le talent n’est plus à confirmer, tellement il nous donne ce qu’il faut voir sans rien faire. Tout se fait par les réactions sur son visage. N’oublions pas la touche d’humour noir de l’excellente Stella incarné par Thelma Ritter qui, malgré le drame qui se joue, se prend volontiers au jeu de Jeffries pour en apprendre un peu plus sur ce meurtre. Ce film est l’un des mieux réussi de son œuvre tant par sa mise en scène que par l’utilisation de la lumière et de la représentation de thèmes tels que le désir, le voyeurisme ou le rapport à autrui. Un film indispensable dans la continuité des chefs d’œuvre de son époque américaine.
Claude DL
Claude DL

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 835 critiques

5,0
Publiée le 10/05/2009
Encore un grand Hitchcock (j'ai toute la collection en DVD). Même si on peut juger ce film un peu vieilli, on reste admiratif devant la virtuosité du maitre pour nous emmener là où il veut. Et Grace Kelly, c'était vraiment une des plus belles femmes du monde de tous les temps. Se déguste avec délectation.
Redzing
Redzing

Suivre son activité 110 abonnés Lire ses 3 298 critiques

5,0
Publiée le 07/11/2008
Quelques années avant l'excellent "Vertigo", Hitchcock nous offre "Rear Window", ou l'histoire d'un photographe immobilisé observant ses voisins et croyant découvrir un meurtre. Ainsi, après un début lent, le réalisateur laisse le doute s'immiscier chez le spectateur pour enchaîner sur un suspens très tendu dans les dix dernières minutes, le tout en filmant uniquement du point de vue du héros immobilisé. Mis à part un impeccable James Stewart et une sublime Grace Kelly, ce film propose une petite réflexion sur le voyeurisme, entre plaisir malin et surveillance bienheureuse, et demeure un classique de la période US du "Master of suspense".
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

Suivre son activité 311 abonnés Lire ses 3 563 critiques

5,0
Publiée le 24/06/2005
Encore une fois, Hitchcock sert un scénario à suspense avec une mise en scène magistrale (à part quelques plans, les extérieurs et les intérieurs sont filmés de l'appartement) avec en prime la présence de deux grands acteurs : James Stewart (la classe) et Grace Kelly (magnifique, aucune actrice d'aujourd'hui ne lui arrive à la cheville). Chef d'oeuvre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top