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Chaplin1925
12 abonnés
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4,0
Publiée le 14 mai 2021
Un huis-clos de Alfred Hitchcock assez captivant, qui a assez vieilli dans son ambiance mais dont les mécaniques scénaristiques restent à la mode. A travers différents sujets comme le handicap, l'espionnage et les violences conjugales, Alfred Hitchcock nous signe un film policier d'environ une heure et demi totalement captivant, avec un suspense grandiose et un mystère typiquement hitchcockien. En plus, ce format de huis-clos policier est assez innovant, plutôt intéressant. On sent bien qu'en réalisant ce film, Hitchcock s'est lancé un véritable défi et le résultat est une réussite. Et puis, c'est un film sympathique à regarder, qui est détendant, et cette manière qu'à Hitchcock à ne pas mettre trop de sérieux est toujours super. Bon, c'est pas un film parfait puisque le format de huis-clos possède toujours ses inconvénients, et puis il y aussispoiler: la fin qui m'a un peu déçu, et je dois avouer que je m'attendais à un twist final plus intéressant, puisque là, c'est pas dingue , mais quand même, "Fenêtre sur cour" est un très bon film. 4/5
6 196 abonnés
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2,0
Publiée le 6 mai 2021
Je suis heureux de voir que je n'étais pas le seul à être déçu par ce film et ca fin. il s'avère que Thorwald a vraiment tué sa femme. S'il y a bien un film qui avait besoin d'une surprise finale c'est Fenêtre sur cour. J'admets que je trouvais que la caméra ne quittant jamais la pièce semblait gadget. Les gens n'utilisaient-ils pas des stores à New York dans les années 50. Et si Jefferies n'a aucun problème pour voir ses voisins pourquoi aucun d'entre eux ne le voient surtout avec l'énorme objectif de caméra qu'il tient. Eh bien Thorwald le voit à la fin mais pourquoi cela lui a-t-il pris si longtemps alors que Jefferies avait son objectif de caméra pointé sur sa chambre pendant plus de la moitié de cette histoire. Le méchant est arrêté par les flashs de sa caméra, C'est quelque chose que je m'attendrais à voir fonctionner seulement dans un dessin animé. J'ai vu deux autres films d'Hitchcock et je ne les ai pas aimés non plus. Vertigo était tout simplement ennuyeux. Le méchant a juste trouvé le plan le plus alambiqué pour se débarrasser de sa femme. Et North by Northwest n'était pas génial non plus...
"Rear Window" rentre dans les plus grands longs métrages de la filmographie Hitchcockienne. "Fenêtre sur cour" est un film sur le cinéma, une déclaration d'amour à ce qu'il aime tant. Hitchcock disait "Rien n'aurait pu m'empêcher de tourner ce film car mon amour pour le cinéma est plus fort que n'importe quelle morale". Le reporter Jeffries interpreté par James Stewart est le voyeur représentant le spectateur de cinéma. L'immeuble d'en face représente l'écran de cinéma et les voisins d'en face par leurs actions et paroles font le film. Par la vision de Jeffries de l'autre côté de la cour, on peut suivre la vie amoureuse très différente de tous ses voisins. Une danseuse invite plein d'hommes chez elle, tandis qu'un musicien célibataire se noie dans l'alcool, une femme seule dîne avec un invité imaginaire en face d'elle et bien sûr ce qui nous intéresse le plus : un couple dont la femme est au lit malade se disputent sans arrêt. C'est d'un grande richesse cinématographique. De plus, la mise en scène est parfaitement menée grâce à l'utilisation de l'effet Koulechov (plan sur les voisins d'en face puis plan très rapproché sur le visage de James Stewart), cette façon de filmer nous immerge pleinement dans le voyeurisme de Jeffries. Par ailleurs, les acteurs James Stewart et Grace Kelly sont excellents et participent grandement à la réussite du film. Hitchcock traite leur relation comme un amour encore différent de tout ce que peuvent vivre ses différents voisins. Une oeuvre qui restera dans les annales du cinéma.
Sorti en septembre 1954, Rear window (titre français Fenêtre sur cour), est l’un des films considérés comme majeurs du réalisateur Alfred Hitchcock. Il innove par le faux huis clos de l’appartement où l’entièreté du film se déroule, puisqu’il est élargi à l’ensemble du voisinage et de la cour centrale, mais ceux-ci sont uniquement visualisés du point de vue offert par ce premier appartement. La mise en perspective est d’autant plus intéressante que le spectateur du film regarde un héros voyeur lui-même spectateur de ses congénères qu’il épie pour tuer le temps. De longs travellings ponctuent le film sur l’ensemble des appartements observés, et le final fait écho à celui de l’ouverture, en mettant en perspective l’évolution des relations de voisinage. Si Hitchcock ne déroge pas à son humour habituel (l’auxiliaire médicale commentant la découpe d’un corps quand son patient commence à manger son bacon), les scènes de vie dans les appartements sont néanmoins majoritairement emprunts de tristesse : la proximité des uns et des autres n’empêche pas leur extrême solitude. Les scènes de suspens sont une parfaite réussite, et l’irruption du personnage surveillé dans l’appartement même de celui qui le surveillait sort du cadre la trame précédente, suscitant une angoisse réelle. Fenêtre sur cour est un film brillant et intelligent, sans aucun doute.
Plutôt que de s’occuper de sa jolie fiancée, un photographe immobilisé par une blessure mate ses voisins par la cour de son immeuble et se trouve témoin d’un crime. Long à démarrer, un tantinet démodé, invraisemblable mais original et bien fait.
Le montage est un aspect essentiel du cinéma. L’effet Koulechov l’a démontré au début des années 20. Cinéaste visuel par excellence, Alfred Hitchcock ne pouvait qu’être influencé par cette expérience. Une trentaine d’années plus tard, il put ainsi exploiter pleinement cet aspect dans un de ses plus grands films : Fenêtre sur cour. Ce huis-clos est, en effet, totalement cinématographique par son sujet : l’histoire d’un homme qui observe ses voisins et pense avoir découvert un meurtre uniquement par les aspects qu’il a pu voir depuis le fauteuil dans lequel il est immobilisé. Ce principe permet au cinéaste de décrire différents récits uniquement par l’image puisque le héros ne peut entendre les différents dialogues de l’immeuble lui faisant face. On y découvre ainsi tout le talent visuel du réalisateur (il suffit de voir le plan d’introduction de Jeffries qui arrive à décrire sans aucune parole la situation du personnage, son métier et les raisons de son immobilisation). Il serait d’ailleurs injuste en parlant de l'aspect visuel du film de ne pas évoquer l’incroyable décor dont il bénéficie. Le travail de Sam Corner et Ray Moyer est effectivement incroyable (c’était à l’époque le décor le plus cher de l’histoire du cinéma) car cette recréation d’une cour d’immeuble permet de décrire de nombreuses histoires différentes. Alors qu’on aurait pu s’attendre à une simple intrigue policière, celles-ci permettent d’offrir une vision assez pessimiste sur l’amour. On y découvre ainsi toutes les étapes que celui-ci peut revêtirspoiler: : la vielle fille en manque d’amour, le couple de jeunes mariés ne cessant de faire l’amour, la jeune femme entourée d’hommes mais attendant celui qu’elle aime réellement, le couple de retraités n’ayant pas d’enfant et reportant son amour sur un chien, le couple ne cessant de se disputer… Cela permet d’accentuer le suspense (absent de la nouvelle de William Irish) que le cinéaste crée autour de la relation amoureuse du couple formé par James Stewart et Grace Kelly, le premier étant retissant au mariage alors que la seconde ne désire que cela. On peut ainsi y voir une vision assez pessimiste du cinéaste sur l’être humainspoiler: : il suffit d'observer nos héros préférer se concentrer sur la résolution de l’intrigue criminelle alors qu’ils viennent de voir Madame Cœur solitaire (Miss Lonelyheart en V.O.) sortir des médicaments, donnant l’impression qu’elle soit au bord de se suicider (Hitchcock renforce ce suspense en l’oubliant quelques instants pour embrayer sur l’intrigue principale) . Si Hitchcock réussit à atteindre des sommets avec cette œuvre, c’est aussi parce qu’il bénéficie de collaborateurs de haut niveau à tous les postes : Robert Burks à la photographie, Franz Waxman signant une musique presqu’uniquement diégétique (seul le générique est extra-diégétique), Edith Head aux costumes, le duo Sam Corner-Ray Moyer aux décors et surtout des comédiens extraordinaires (James Stewart, la sublime Grace Kelly, Thelma Ritter et Raymond Burr). Ainsi, Fenêtre sur cour est bel et bien un chef-d’œuvre sublime, un suspense prenant de bout en bout, une œuvre totalement maîtrisée et surtout un des plus grands films de son réalisateur.
Ce film d’Alfred Hitchcock, sorti en 1954, est une référence incontournable du cinéma à suspense. Comment peut-on créer une ambiance anxiogène aussi soutenue en ne filmant qu’à travers une fenêtre ? Le tour de force du réalisateur britannique est de rendre cette histoire de voyeurisme palpitante alors que l’action est quasiment inexistante. La présence du couple James Stewart et Grace Kelly ajoute une touche de charme à ce huis clos nominé quatre fois aux Oscars. Bref, un grand classique qui met en exergue la suggestion avec un talent sans faille.
Sans etre le meilleur film dHitchcock,fenetre sur cour est dans le top 5 du réalisateur.La derniere demi heure est excellente avec un James Stewart en grande forme.Il faut reconnaitre qu Alfred Hitchcock reste encore aujourd hui le maitre du suspense.
C'est un bon film mais il n'est pas à la hauteur de son concept, en effet les plans ne sont pas toujours judicieusement choisis, car les prises de vue sur James Stewart sont trop nombreuses et produisent un effet de "claustrophobie ", au contraire il n y a pas assez de plans-séquences. De plus je trouve la fin décevante et sans surprise, plusieurs plans nous mettant la puce à l'oreille sur le dénouement final. C'est dommage car l'intrigue était intéressante et prenante même si il y avait quelques incohérences, quant au concept il est génial et original, manquait juste un suspens pour que le film soit parfait, néanmoins il n'est pas ennuyeux et plutôt captivant.
Un film passable qui a du mal à supporter le poids des années. L'idée est bien-sûr genialissime, tout suivre d'une fenêtre est une brillante idée. Néanmoins beaucoup de défauts sont présent dans le film, toute l'histoire est invraisemblable. Aucun de ses voisins de ne soucient de leur vie privée,ils font tout aux yeux de tous sans se demander si quelqu'un les regarde. Alors Hitchcock a essayé d'expliquer les fenêtres ouvertes au début du film avec la température élevée mais ça n'empêche pas que personne ne s'exhiberait de la sorte tous les jours. Ensuite le film manque énormément de tensions, que le voisin soit un meurtrier ou non ne nous donne jamais un sentiment d'insécurité même dans la scène finale, qui au passage est assez grotesque avec les flash. Le film Disturbia a repris le principe plus récemment et a su mettre cette peur constante chez le spectateur contrairement à notre chère Alfred. Pour cela le réalisateur a choisis de ne pas rester coller à la fenêtre. Alors forcément la contrainte et l'idée originale est amoindri mais ça fonctionne mieux. Est ce impossible de créer cette tension en restant en un point fixe et toujours avec le point de vue du personnage principal et personne d'autre? Honnêtement je pense que c'est faisable mais en tout cas Hitchcock n'y parviens pas malheureusement. Je vais quand même lui pardonner en partie du fait que le film a quelques décennies au compteur. Film vu le 26/07/2020
« Classique », « film culte », « chef d’œuvre » … Toutes ces commentaires unanimes et dithyrambiques m’ont poussé à finalement voir ce film, qui au final me laisse un arrière-gout un peu mitigé. Si force est constater que Hitchcock est sans aucun doute un maitre de la réalisation et que d’un point formel, et surtout pour son époque, la réalisation est admirablement menée (le huis-clos, les plans et contre-plans, etc.), en revanche, coté scenario et suspense, on repassera. Le meurtre (coupable et victime compris) est dévoilé dès le début du film, les dialogues (quasi uniquement entre 3 protagonistes) sont longs et parfois sans intérêt, et le rythme quant à lui ne s’accélère que dans la dernière demi-heure… On pourrait presque reclasser ce film dans la catégorie exercice de style, plutôt que polar ou thriller…
Comment avec un minimum de moyen, de décor et d'ambiance faire un film captivant de bout en bout : pour la réponse, regardez ce film! A voir par tous les amateurs de thriller et de hitchcock.
Un film qui a surement inspiré toute une génération de réalisateur, mais à regarder aujourd'hui ...
Le film est monté comme ce genre de films ou l'on veut nous faire croire à qqch dès le début, pour finalement nous montrer que la réalité était tout autre, et qu'il y avait plein d'indices pour nous aider. Or, ici, on passe le film à inventer des indices, à imaginer un scénario plus compliqué ... il n'en sera rien.
Les plans sont supers, le film est culte pour l'époque et son impact, mais le scénario fait aujourd'hui un peu facile.
Fenêtre sur cour est un excellent polar où l'imagination prime. C'est une grande leçon de cinéma qui nous prouve qu'avec l'image on peut tout faire. Un grand film, qui n'a pas prit une ride.