Date de sortie cinéma :
3 janvier 2007
Film déjà disponible en DVD depuis le : 19 septembre 2007
Réalisé par Francisco Vargas
Avec Don Angel Tavira, Dagoberto Gama, Fermin Martinez, plus
Titre original : El Violin
Long-métrage
mexicain.
Genre :
Drame
Durée :
1h38 min
Année de production :
2006
Distributeur :
Bodega Films
Synopsis : Don Plutarco et son fils Genaro mènent une double vie. Fermiers et musiciens itinérants, ils font également partie de la guérilla qui tente de renverser le gouvernement.
Un matin, les leaders de leur mouvement sont capturés par l'armée. Don Plutarco parvient à s'enfuir dans la montagne avec les femmes et les enfants, tandis que le reste des rebelles organise la contre-attaque.
Mais un problème majeur reste à résoudre : la plupart des munitions est restée cachée dans le village encerclé par les soldats...
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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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(2,9)
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21 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Ce film avait été présenté en 2007 à Cannes (Un certain regard), il y a été présenté à nouveau cette année (Vision sociale). Entre temps Don Angel Tavira a obtenu le prix du meilleur acteur dans un autre festival. Rien que pour la prestation de ce formidable acteur (musicien professionnel de 82 ans, mais pas acteur professionnel) il faut voir ce film, par ailleurs vibrant hommage à "los olvidados" d'une manière générale puisque le réalisateur, volontairement dit-il, ne situe pas précisément l'action : elle peut se situer n'importe quand durant la période des guérillas des fermiers contre l'armée dans n'importe lequel des pays d'Amérique latine où ces horreurs ont été perpétrées. Un film sombre et terrible où on est pris à la gorge dès la première séquence et dont on ne ressort pas indemne...
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40 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Contrastes violents des noirs et des blancs lorsqu’il s’agit de scruter les visages et la terre brulée! La caméra à l’épaule utilisée comme une arme ! Il faut faire jaillir l’âme de ce peuple asservi, abusé, torturé, violé en toute impunité par une armée cliquetante de breloques, grossière, vulgaire et lourde, lourde, lourde comme une bête féroce. Point n’est besoin de dire la terre où cela se passe… Qu’importe ! L’injustice et l’arbitraire règnent. Des pays dont on ne parle pas au 20 h de TF1 ! Est-ce la nature des hommes ? Que faire sinon se battre ? Sortir les machettes, organiser la défense des plus faibles. Soutenir la guérilla !
Il y a le peuple et son maigre quotidien. Chassé de son village, pillé et tué encore de son par les fronts butés de l’armée. Il y Plutarco, vieil homme et son violon. Il chemine pour joindre son fils et son village vidé par la soldatesque. Les paysages, en plan fixe, les seuls qui soient emplis des douceurs grisées de l’aube et du soir, voient le vieux musicien et sa mule cheminant. Il y a le capitaine qui confisque le violon de Plutarco. Tête carrée, mussolinienne. Il s’essaie au grattage des cordes : cacophonie… Plutarco accepte de jouer pour lui les jours suivants… Une « casquette» pourrait-elle ressentir quelque chose d’humain ? La musique est aigre, maigre, fragile comme le vieillard qui la fait naître ! La caméra donne à voir l’apparente proximité morphologique et la phénoménale distance psychologique des deux hommes face à face…
La guerre est plus têtue, plus violente encore que le lien qui semble les unir un moment…
Qu’importe le petit fils de Plutarco, guitare à la main, chants de révolte à la bouche, accompagné d’une gamine orpheline comme lui, continuera le combat pour la liberté
Francisco Varga nous offre à voir une réalité absurde, injuste et surréelle illustrée par de magnifiques images et par une musique simple, authentique qui ne nous quitte pas de sitôt. Il y a du Chaplin, du Buñuel chez ce réalisateur! Génial!
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Revue de presse : les critiques
Secrets de tournage
Présenté à Cannes
Le Violon a été projeté au Festival de Cannes en 2006 dans le cadre de la sélection Un Certain Regard. Il concourait également pour la Caméra d'Or récompensant les premiers films.
Voix oubliées
Le réalisateur Francisco Vargas revient sur ce qui l'a poussé à écrire et réaliser le Violon : "J´ai toujours eu envie d´écrire un scénario sur la réalité occultée du Mexique, sur ceux que Luis Buñuel en 1950 appelait Los Olvidados. Pour se faire entendre, ces voix oubliées vont jusqu'à recourir à la voie armée. À côté de nombreuses lectures sur les guérillas et les conflits en Amérique latin...
Tous les secrets de tournage
Commentaires
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un visiteur - Le mercredi 10 février à 08:38