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Fixeur

Critique de Fixeur

   3 - Pas mal
Après Picnic et Illégitime, Adrian Sitaru délaisse la sphère familiale pour s’emparer d’un sujet public « inspiré de faits réels », la prostitution. Film rugueux sur un sujet qui ne l’est pas moins. Dans Fixeur, l’investigation journalistique sur le trafic de mineures est menée sur le terrain d’une Roumanie rurale. Sitaru interroge l’éthique dans le journalisme. Quelles doivent être les limites morales d’un journaliste à la recherche de témoignages pour libérer la parole et alerter le public ? Au fil d’un récit manquant de régularité dans sa progression scénaristique, Sitaru parvient à émailler son film de quelques scènes fortes : Spoiler : le véto à un témoignage d’une représentante de l’Église, l’émotion d’une mère face à un interviewer lui apprenant que sa fille mineure partie en France a été contrainte de se prostituer ou encore la longue scène finale qui se terminera par un panoramique à 360° sur une place déserte, symbole de l’avenir du personnage qui clôt Fixeur.
Au loin s'en vont les nuages

Critique de Au loin s'en vont les nuages

   3.5 - Bien
Dans Au loin s’en vont les nuages, Aki Kaurismäki use d’une mise en scène épurée et de dialogues distribués de façon parcimonieuse mais s’aventure à quelques mouvements de caméra. Inexorablement inexpressifs, ses deux protagonistes principaux, incarnés par Kati Outinen et Kari Vaananen, forment un ménage confronté au chômage. Le jeu d’acteurs sobre surligne un désespoir latent résultant de l’inadéquation des deux protagonistes au marché de l’emploi (âge, secteur d’activité). L’épure de la réalisation permet au film de ne pas verser dans le mélodrame et le misérabilisme. Ce dépouillement caractéristique du cinéma de Kaurismäki contribue au contraire au réalisme des situations et à l’authenticité du propos.
L'Ecole buissonnière

Critique de L'Ecole buissonnière

   1.5 - Mauvais
En salle dès mercredi prochain. Un jeune parisien orphelin est placé dans une famille vivant à la campagne. Pour ce jeune citadin se dessine un récit initiatique entre une maman adoptive attentionnée (Valérie Karsenti), un papa garde-champêtre zélé (Eric Elmosnino) du vaste domaine du comte (François Berléand) et Totoche (François Cluzet), braconnier rebelle et sans attache. À travers ces personnages peu originaux et pour certains caricaturaux, Nicolas Vanier fait vivre sa narration sur des sentiers, fussent-ils bucoliques et de la Sologne, maintes fois battus. Les événements racontés ne brillent pas non plus par leur originalité. Le mal titré L'école buissonnière navigue entre Les choristes et Vipère au poing pour finalement échouer à fournir la moindre scène originale et imprévisible. Vaste œuvre de recyclage impersonnelle, L'école buissonnière excelle dans la complaisance et le bien-pensant. Parfaitement calibré, ce nouveau long-métrage de Nicolas Vanier est frappé d’un classicisme suranné, noblesse des sentiments oblige.
La Dame sanguinaire

Critique de La Dame sanguinaire

   2 - Pas terrible
Réalisé en 1980 par Viktor Kubal, La dame sanglante est un film d’animation slovaque qui est resté longtemps invisible jusqu’à sa récente restauration. Kubal, caricaturiste, scénariste et réalisateur a été l’auteur de plus de deux cents courts-métrages avant de réaliser son premier long-métrage en 1976. Dans La dame sanglante, Kubal retrace la légende d’une comtesse slovaque qui fut accusée d’atroces sévices pratiqués sur des jeunes filles. Par l’intermédiaire de dessins très simples, voire enfantins, le réalisateur crée un univers atypique. D’abord doux et poétique, l’ambiance s’assombrit progressivement au fur et à mesure de l’avancée du récit notamment par l’emploi d’une bande originale devenant de plus en plus heurtée et lugubre. L’intérêt de ce film d’animation réside dans la figuration de la violence et de la folie au moyen de dessins simples et dans l’utilisation de la symbolique du cœur.
Ca t'la coupe

Critique de Ca t'la coupe

   2.5 - Moyen
De facture classique, ce film avec Harold Lloyd se démarque cependant par une longue séquence de poursuite parfaitement orchestrée durant laquelle le maître du slapstick empruntera de nombreux moyens de déplacement. Cette séquence fera référence et sera maintes fois imitées notamment par Buster Keaton en 1925 dans Fiancées en folie.
Sorcerer

Critique de Sorcerer

   3 - Pas mal
Si William Friedkin roule de mécaniques hors d’âge et bricolées, c’est au détriment de la psychologie de ses quatre héros incarnés par Roy Schneider, Francisco Rabal, Bruno Cremer et Amidou. Le parcours de ces derniers, long de 218 km, s’annonce chaotique et explosif. Il le sera, même à bas régime, par un filmage nerveux et un montage calculé. Parmi les instants de bravoure, il y a bien sûr celui de la traversée du pont par les deux camions sous des trombes d’eau. William Friedkin réalise ainsi son Fitzcarraldo (1982, Werner Herzog) non pas sur, mais sous les flots. La fin hallucinée du trajet est l’aboutissement et le prolongement d’un projet hallucinant.
Infernal affairs

Critique de Infernal affairs

   2.5 - Moyen
Andrew Lau et Alan Mak livrent avec Infernal affairs un film d’espionnage en milieu policier solide au scénario particulièrement bien pensé. Premier élément d’une trilogie, ce film puise allègrement dans les codes cinématographiques des polars américains. Cependant, ces multiples emprunts ne se déclinent pas en une volonté de renouveler ces codes. Dès lors, il n’est pas étonnant que Infernal affairs ait fait l’objet quatre ans plus tard d’un remake outre-Atlantique : Les infiltrés (2006)de Martin Scorsese.
Faut pas s'en faire

Critique de Faut pas s'en faire

   2.5 - Moyen
Éternellement placé entre Buster Keaton et Charlie Chaplin, Harold Lloyd coréalise Faut pas s’en faire et y interprète un personnage lunaire, étranger à son environnement. Il fait ainsi de ce film, aidé par quelques cascades et trucages vidéo, l’un des plus proches de l’univers de Buster Keaton qu’il ait produit. L’univers de Faut pas s’en faire est assez singulier et étranger pour les spectateurs et son protagoniste principal. Les codes vestimentaires employés font penser au Mexique et les nombreux figurants mis en scène sont ceux d’une véritable armée mexicaine.
MINDHUNTER

Critique de MINDHUNTER - Saison 1

   4 - Très bien
Mindhunter est une série Netflix créée par Joe Penhall et adaptée de l’essai Mindhunter : Dans la tête d’un profileur de John E. Douglas. Elle aborde les prémices du profilage psychologique des tueurs en série, figures traitées par David Fincher notamment dans Zodiac (2007), film auquel Mindhunter renvoie tant sur le fond que sur la forme. Fincher figure parmi les coproducteurs de cette série Netflix et a réalisé les deux premiers et deux derniers épisodes d’une première saison qui en compte dix. Plus de détails sur notre blog ciné :
https://incineveritasblog.wordpress.com/2017/12...
Twin Peaks - The Return (Mystères à Twin Peaks)

Critique de Twin Peaks - The Return (Mystères à Twin Peaks) - Saison 3

   4.5 - Excellent
Hôtel Grand Nord, chambre 315. Diane, nous avons terminé le visionnage de Twin Peaks: The return. L’agent Gordon Cole est à mes côtés. Son large sourire vaut pour symbole d’une saison 3, œuvre majeure, magistrale et inimaginable. J’ai l’esprit un peu embrumé, mais l’excellent café servi au Double R m’aide à y voir plus clair. Diane, je dois vous entretenir de l’expérience-plurielle véhiculée par dix-huit épisodes dont je tairai les tenants et les aboutissants puisque vous les connaissez. Plus de détails sur notre blog ciné :
https://incineveritasblog.wordpress.com/2017/09...
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