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Leave No Trace

Critique de Leave No Trace

   3 - Pas mal
Présenté à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2018, Leave no trace a aussi été projeté durant le festival de Deauville. En cela, le troisième long-métrage de fiction de Debra Granik suit les traces laissées par ses deux aînés : Down to the bone (2004) puis Winter’s bone (2010). A l’identique, la réalisatrice américaine laisse la nature au cœur de Leave no trace. Elle sera l’écrin parfait pour représenter le réalisme social cru d’une Amérique alternative animée par un désir d’indépendance. Dans sa thématique, Leave no trace s’inscrit dans le sillon de films tels que Vie sauvage (2014) de Cédric Kahn ou Captain fantastic (2016, Œuvre de renoncement) de Matt Ross. L’originalité du film n’est donc pas dans son sujet mais dans le traitement de celui-ci. Ainsi Debra Granik ne fait porter aucun message utopiste à des personnages qui ne seront jamais antagonistes. La réalisatrice conserve donc une narration usant des mêmes postulats que ceux exposés dans Winter’s bone (2010) et éloigne Leave no trace des films de Kahn et Ross précités. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
La Motocyclette

Critique de La Motocyclette

   2.5 - Moyen
En 1968, La motocyclette fut sélectionné pour concourir dans la compétition officielle du festival de Cannes. Mais cette année-là, faute d’être arrivée à son terme, la grande messe du cinéma ne livra aucun palmarès. Ce film de Jack Cardiff avec en tête d’affiche Marianne Faithfull et Alain Delon aurait-il obtenu un prix ? Il n’y a nulle réponse définitive possible à cette question. La motocyclette de Jack Cardiff ne brille guère par son intrigue servie par peu de dialogues. Ainsi, les pensées et les états d’âme de Rebecca incarnée par Marianne Faithfull sont restitués aux spectateurs par la voix-off de l’héroïne. La narration musarde donc à bas régime et carbure en toute liberté alors que les plans défilent au rythme des kilomètres parcourus. Du roman éponyme et difficilement adaptable au cinéma d’André Pieyre de Mandiargues, le cinéaste ne parvient que partiellement à mettre en images l’ambiguïté couchée noir sur blanc. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Les Fraises sauvages

Critique de Les Fraises sauvages

   4.5 - Excellent
Si, année après année, visionnement après visionnement, Les fraises sauvages d’Ingmar Bergman conserve toujours ses mêmes et nombreuses saveurs c’est avant tout lié au caractère atemporel et intemporel donc impérissable du film. Ici, le cinéaste suédois se plait à brouiller puis effacer l’espace-temps. L’itinéraire emprunté par le personnage principal (Victor Sjöström) accompagné par sa belle-fille (Bibi Andersson) est rétrospectif. Il déroule avec une grande subtilité une large gamme de tonalités. Ce parcours d’un homme âgé et usé peut être perçu rétrospectivement comme un autoportrait anticipé du cinéaste suédois.
Sonate d'automne

Critique de Sonate d'automne

   4 - Très bien
Certes, on ne cessera de gloser sur le caractère extrêmement dramatique de Sonate d’automne. Comme les notes d’un prélude de Chopin, le contexte familial mis en lumière (automnale) est pesant, voire lugubre. De plus, Ingmar Bergman, réalisateur et scénariste, prend un malin plaisir à insister sur les points les plus douloureux. Mais ce film est un magnifique écrin dans lequel s’affronte les deux muses du cinéaste : Ingrid Bergman et Liv Ullmann. Les deux actrices interprètent une mère et une fille peu aimantes, ou plus exactement inadaptées à l’amour, sorte de tare familiale héritée de mère en fille. Les deux tragédiennes se livrent à une confrontation au sommet. Du scénario de Sonate d’automne émergera une gagnante et une perdante. Mais d’un point de vue force et qualité d’interprétation, l’égalité est parfaite. Deux immenses actrices au sommet de leur art, magistral et inoubliable.
La Source

Critique de La Source

   4 - Très bien
Dans la première scène de La source, la lumière vient d’abord du sol (un feu ravivé en soufflant sur des braises) puis du ciel que Ingeri (Gunnel Lindblom) ne tardera pas à implorer. Cet appel réitéré de cette jeune paysanne bâtarde et enceinte paraît encore plus oppressant filmé en contre-plongée. Dans l’une des dernières scènes, Töre (Max von Sydow), riche fermier, se tournera aussi vers le ciel pour manifester son incompréhension avant de faire repentance et que l’ultime séquence ne vienne apporter au titre du film toute sa valeur symbolique. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Les Communiants

Critique de Les Communiants

   3 - Pas mal
Les communiants réalisé par Ingmar Bergman démarre sur l’office du pasteur Tomas Ericsson (Gunnar Björnstrand). Huit fidèles y assistent, cinq d’entre-eux seront communiants. Après l’austère prêche, la crise de foi apparaît chez ces fidèles. Ces âmes en peine cherchent le réconfort dans la religion et son représentant local… également en crise de foi. A l’écoute ne répondra que le déstabilisant “silence de Dieu�. Au fil des tourments exprimés par les quelques protagonistes, Bergman parle de foi et dévoile in fine le dégoût et la haine d’un monde où les ouailles ont perdu leurs (re)pères et ne trouvent plus leur place. D’ailleurs, le cinéaste invoque dans Les communiants la figure du père et plus particulièrement le sien.
Sourires d'une nuit d'été

Critique de Sourires d'une nuit d'été

   2.5 - Moyen
Malgré ses apparences, Sourires d’une nuit d’été n’est pas l’adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre. L’auteur du scénario, Ingmar Bergman lui-même, était avant tout un homme de théâtre. Tôt dans le film, une réplique fait mention que nous ne sommes plus au théâtre, celle-ci ne doit pas être prise au pied de la lettre. Tout dans Sourires d’une nuit d’été renvoie au théâtre : l’abondance des plans frontaux et des scènes tournées en intérieur, la comédie du remariage narrée teintée de mélodrame et de marivaudage, le découpage en trois actes. Bergman pousse même l’expérience jusqu’à mettre en abyme une pièce de théâtre dans son film. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Monika

Critique de Monika

   3.5 - Bien
Dans Les quatre cents coups de François Truffaut, le jeune Jean-Pierre Léaud arrache une photographie de Monika affichée dans un cinéma. Acte délictueux parmi d’autres du jeune protagoniste, mais celui-ci vaut pour clin d’œil au film d’Ingmar Bergman. Tourné dès 1952, Monika est le creuset d’un filmage très moderne dont les tenants de la Nouvelle Vague du cinéma français à venir sauront s’inspirer. En 1958, Jean-Luc Godard indiquait même que Monika était “au cinéma d’aujourd’hui ce que Naissance d’une nation est au cinéma classique.� Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Jeux d'été

Critique de Jeux d'été

   2.5 - Moyen
A travers ces Jeux d’été, Ingmar Bergman se livre à une remémoration d’une période estivale et adolescente, celle d’un premier amour. Le film s’inscrit dans une veine extrêmement intimiste – l’élément déclencheur de la narration est un journal intime – dans laquelle le spectateur devra s’engouffrer. Sans ce nécessaire effort, il restera au bord d’un récit imprégné de doux sentiments parfois fleur-bleue. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Patagonia, el invierno

Critique de Patagonia, el invierno

   3.5 - Bien
Les sélections et les palmarès du festival de San Sebastian méritent toujours qu’on s’y attarde. Durant l’édition 2016, Que dios nos perdone (Noirceur et nihilisme exaucés) de Rodrigo Sorogoyen avait obtenu le Prix du meilleur scénario. Pour sa part, Patagonia, el invierno s’était vu décerner le Prix Spécial du Jury alors que son directeur de la photographie, Ramiro Civita, avait été récompensé par le Prix de la meilleure photographie. Après visionnement de ce premier film d’Emiliano Torres, nous ne pouvons que reconnaître que ces deux récompenses étaient pleinement méritées. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
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