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Que Dios Nos Perdone

Critique de Que Dios Nos Perdone

   4 - Très bien
Réalisateur de nombreux épisodes de séries pour la télévision espagnole, Rodrigo Sorogoyen livre son troisième long-métrage destiné au cinéma. À l’image de son précédent film, Stockholm (2013), Que dios nos perdone interroge la psychologie masculine au fil d’une intrigue limpide et au rythme d’un suspense sans faille. Ce film policier empruntant au polar dans sa deuxième moitié est d’une efficacité redoutable. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Millennium Mambo

Critique de Millennium Mambo

   2 - Pas terrible
Au-delà de la belle séquence d’ouverture et de quelques fulgurances visuelles sporadiques empruntant au style de Wong Kar-Waï, Millennium mambo peine à captiver au fil d’un récit allusif relevant plus d’un constat superficiel que d’un propos profond. Une profondeur qui fait aussi cruellement défaut aux personnages taïwanais peu caractérisés. La voix-off narre les évènements importants que Hsiao-hsien Hou se refuse de mettre en images préférant s’attarder sur des situations répétitives plus anodines. L’absence de variété dans la mise en scène contribue aussi à la vacuité d’une œuvre trop uniquement esthétique.
Chemin de croix

Critique de Chemin de croix

   3.5 - Bien
Quatorze, ce nombre vaut pour jalon dans Chemin de croix. Ce long métrage de Dietrich Brüggemann fut sélectionné en compétition officielle lors de l’édition 20…14 de la Berlinale. Coscénaristes, le réalisateur et sa sœur Anna Brüggemann, y remportèrent l’Ours d'argent du meilleur scénario. Œuvre de contrition et lent cheminement sacrificiel, Chemin de croix surprend par sa radicalité formelle et son récit implacable. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Carol

Critique de Carol

   2 - Pas terrible
En tournant Carol en 16 mm, Todd Haynes tente de reproduire le grain du format 35 mm qui aurait été plus adapté. Le format utilisé, anachronique aux années 50 restituées, plus rugueux, délivre sous la photographie d'Edward Lachman, des images surannées aux couleurs automnales délavées. Les incessantes références visuelles, notamment à Saul Leiter, rendent l’ensemble impersonnel. Si la qualité de la réalisation n’est pas à mettre en cause, le maniérisme copiste de Todd Haynes finit par lasser. D’apparence belle, la précise reconstitution de l'Amérique corsetée, conservatrice et puritaine des années 50 apparaît au final assez morne. La lenteur caractérise les travellings du metteur en scène et l’avancée d’un scénario allusif fait de non-dits et adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith. Le récit relève du mélodrame classique et étire sa structure répétitive en alternant le point de vue de ses deux figures centrales. Cate Blanchett à la froideur calculée joue de ses attributs oraux et physiques. En miroir, Rooney Mara tente de fendiller sa plus grande transparence.
Le Cabinet du docteur Caligari

Critique de Le Cabinet du docteur Caligari

   4 - Très bien
Le cabinet du docteur Caligari réalisé en 1920 par Robert Wiene fait indéniablement partie des réalisations cinématographiques les plus emblématiques de l’histoire du 7ème art. Sur la base du scénario confectionné par Carl Mayer et Hans Janowitz, le cinéaste allemand construit un univers, créé une ambiance étrange et invente un langage. Quelles soient perçues sous un angle esthétique ou narratif, la démonstration est faite et la réussite est totale. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Like Someone in Love

Critique de Like Someone in Love

   3.5 - Bien
Dans la filmographie d’Abbas Kiarostami, Like someone in love, présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2012, succède à Copie conforme (2010) dont il constitue une sorte de version plus sombre, plus désabusée, toujours atypique mais moins radicale. À la radiographie du duo formé par Juliette Binoche et William Shimell fait ainsi suite l’analyse d’un trio composé d’une jeune escort-girl, Akiko (Rin Takanashi), de son amoureux, Noriaki (Ryo Kase) et d’un érudit sociologue octogénaire, Watanabe (Tadashi Okuno). À la Toscane succède l’urbaine Tokyo d’abord nocturne puis diurne. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
La question humaine

Critique de La question humaine

   3 - Pas mal
Pour couvrir La question humaine, Nicolas Klotz convoque un joli casting dans lequel Mathieu Amalric et Michael Lonsdale livrent, à nouveau, une belle prestation. La narration extrêmement exigeante s’appuie par instant sur une voix off quelque peu explicative. Le récit, possiblement trop long et au rythme paisible, ménage quelques « entractes » musicales et/ou chantées. Ce schéma narratif déjà austère est mis en images sous une photographie et des éclairages peu soignés, de nombreuses scènes apparaissent ainsi sombres. Avec de telles caractéristiques, La question humaine trône en bonne place parmi les films monolithiques auxquels le spectateur n’a que deux alternatives : l’adhésion ou le rejet en bloc. Dans ce film comptable où les hommes sont des « unités », il est affaire de psychologie sur fond de faits historiques graves convoquant notamment l’Ordre noir allemand. D’étrange, le film devient troublant quand un parallèle est tiré entre un passé révolu (Shoah) et des faits des plus contemporains. À ce stade, la question (humaine) devient programme et pas uniquement d’un point de vue sémantique. L’interrogation dérange alors la conscience du spectateur qui se perdra définitivement dans un ultime fondu au noir qui masquera des images racontées en voix off. Des images que nous n’aurions sans doute pas su ou pu regarder.
On the Milky Road

Critique de On the Milky Road

   3.5 - Bien
Près d’une décennie sépare les deux dernières fictions réalisées par Emir Kusturica : Promets-moi, sélectionné en 2007 dans la compétition officielle du festival de Cannes et donc, On the milky road, présenté dans celle du festival de Venise 2016. Une longue attente prolongée par une distribution tardive du film sur les écrans français, dix mois après sa présentation à la Mostra de Venise. Et, pour ne rien cacher, à notre impatience s’était greffée une certaine anxiété nourrie par une réception plutôt fraîche du film par la presse spécialisée. Nous vous livrons notre verdict. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Entre deux rives

Critique de Entre deux rives

   1.5 - Mauvais
Dès la première scène, une vieille peluche déchirée, mainte fois recousue, vaut pour métaphore d’une Corée victime d’une autre déchirure veille de plus de 60 ans. Kim ki-duk fait évoluer son personnage principal (un pêcheur nordiste dont l’embarcation s’est échouée sur les rives sud d’un lac séparant les deux Corées) dans un récit académique qui pèche par l’absence de confrontation d’avis entre les belligérants. La narration suit ainsi la trajectoire de ce pêcheur en proposant d’abord la vision des protagonistes sud-coréens puis celle de leurs homologues du nord. Finalement, a deuxième partie d’Entre 2 rives ne dévoile qu’une copie, en plus court, de la première partie durant laquelle pointait déjà un sentiment de répétition que ne parvient pas à masquer une mise en scène sans imagination. En privilégiant l’action sur la réflexion (quelques généralités en guise d’analyse de la scission coréenne), Kim ki-duk restreint Entre 2 rives à un portrait de son pays plus humain (primauté en chacun de nous des valeurs inculquées dès notre plus jeune âge) que politique, mais là encore, l’entreprise est mise à mal par une partie du casting qui ne colle pas aux rôles endossés.
Le Charme discret de la bourgeoisie

Critique de Le Charme discret de la bourgeoisie

   3.5 - Bien
Le charme discret de la bourgeoisie fait partie des films les plus maîtrisés de la période française de son auteur. D’ailleurs, c’est avec ce film que Luis Buñuel remporta l’unique Oscar de sa carrière, celui du Meilleur film étranger en 1973. Comme sur tous ses films français depuis Le journal d’une femme de chambre, Luis Buñuel coécrit avec Jean-Claude Carrière un scénario articulé autour de six personnages bourgeois et amis échouant à diner ensemble. Critique complète sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
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