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Tunnel

Critique de Tunnel

   3 - Pas mal
En 2014, Kim Seong-hun livrait Hard day, polar sur-vitaminé dont les qualités de réalisation et d’écriture sonnaient comme autant de belles promesses et plaçaient son auteur dans la liste des cinéastes à suivre. Dans Tunnel, Kim Seong-hun, de nouveau réalisateur et scénariste, confirme ses talents de metteur en scène et de conteur notamment par une remarquable fluidité. Plus de détails sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Le Pont des Espions

Critique de Le Pont des Espions

   3 - Pas mal
Le pont des espions de Steven Spielberg s'inscrit dans la veine des films historiques chers au cinéaste américain qui, sous couvert de faits réels, réunit Tom Hanks et Mark Rylance. Derrière la brillante et minutieuse reconstitution du New-York et du Berlin de la Guerre froide, le cinéaste met en œuvre une mise en scène classique et maîtrisée. Film de procès puis thriller d’espionnage, Le pont des espions déroule un récit humaniste doublé d'une étude sociale historique. Plus de détails sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Anna

Critique de Anna

   4 - Très bien
Dans Anna, Pierre Koralnik fait se rencontrer la Nouvelle Vague du cinéma français et la culture pop art sur le petit écran. Ce premier téléfilm français tourné en couleur réunit Anna Karina et Jean-Claude Brialy ainsi que Serge Gainbourg qui signe la bande originale d’une comédie musicale très pop. Aux qualités des paroles et de la composition musicale de L’homme à tête de chou, Pierre Koralnik adjoint celles d’une réalisation soignée et inventive. Plus de détails sur notre blog ciné : incineveritasblog.wordpress.com
Glory

Critique de Glory

   2 - Pas terrible
Glory est un énième film qui, en mode fable douce-amère, se veut critique d’une société corrompue. L’unique originalité du film tient dans sa provenance : la Bulgarie. Dans l’objectif de la caméra de Kristina Grozeva et Petar Valchanov, la Bulgarie filmée ressemble beaucoup à la Roumanie. Nul doute que les deux cinéastes bulgares apprécient les réalisations de leurs voisins du nord que sont Cristi Puiu et Cristian Mungiu. Mais dans Glory, ils n’apportent pas de regard nouveau. Le film souffre d’une réalisation que nous qualifierons pudiquement de naturaliste peu avare en cadrages incertains et images tremblantes. Faisant fi de la psychologie de personnages grossièrement taillés, Kristina Grozeva et Petar Valchanov alignent paisiblement des faits rivalisant de démonstration appuyée. Le récit linéaire et bégayant d’un engrenage forcément fatal fonctionne exclusivement sur les deux personnages principaux que tout oppose (l’un est aussi désintéressé que l’autre est carriériste). Soulignons cependant la belle interprétation de Stefan Denolyubov contraint d’endosser le costume d’un personnage taillé à la serpe.
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Citoyen d'honneur

Critique de Citoyen d'honneur

   2.5 - Moyen
Dans Citoyen d’honneur, Gastón Duprat et Mariano Cohn poursuivent leur réflexion sur la place accordée à la célébrité dans notre société contemporaine. Le regard critique porté sur la galerie de personnages ordinaires mis en scène mêle cruauté et dérision. Les deux cinéastes livrent ainsi une comédie satirique incisive découpée en chapitres comme une œuvre littéraire qui n’épargne aucun de ses protagonistes. Plus de détails sur notre blog ciné :
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L'Homme d'à côté

Critique de L'Homme d'à côté

   3 - Pas mal
Dans leur précédent film, L'artiste, Gastón Duprat et Mariano Cohn avaient fait preuve d’imagination dans la composition de leurs cadres. Dès lors, le synopsis de L’homme d’à côté suscite la curiosité en dévoilant que le film a été tourné dans l'unique construction dessinée par Le Corbusier en Amérique du Sud. La réalisation stylisée du film convient bien aux lignes épurées offertes par les intérieurs filmés. Malheureusement, les cadres proposés, classiques, déçoivent. Nous pouvons aussi regretter que la visite de la maison Curutchet ne soit que très partielle. Nous imaginons aisément que les réalisateurs n'ont pas été autorisés à filmer toutes les pièces composant cette propriété privée. Dans cette comédie noire empruntant au thriller dans son épilogue, les deux réalisateurs argentins mettent face-à-face deux voisins que tout oppose : classe sociale, tempérament, comportements, culture, etc. Sans surprise, cette opposition va déboucher sur des relations de voisinage complexes. Le conflit réaliste entre les deux hommes, monté en épingle au fur et à mesure du déroulement du film, est prétexte à brosser le portrait acerbe et sarcastique des relations entre individus de classe sociale différente. Dans le rôle-titre, celui d’un voisin parfois sympathique souvent inquiétant, Daniel Araoz est à créditer d’une interprétation dont il faut louer la qualité. Si le scénario et le casting du film donnent satisfaction, sa facture formelle maîtrisée mais trop classique nous a laissé sur notre faim.
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Copy Shop

Critique de Copy Shop

   4 - Très bien
Copy shop est un court-métrage expérimental écrit et réalisé en 2000 par Virgil Widrich, cinéaste autrichien. Ses indéniables qualités techniques lui valurent d’être nommé en 2002 à l’Oscar du Meilleur court-métrage. Plus de détails sur notre blog ciné :
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L'Artiste

Critique de L'Artiste

   4 - Très bien
Construit sur l’imposture de son personnage principal aux motivations cachées, le scénario linéaire du film interroge l’expression artistique et le statut d’artiste. Avec cynisme et sans démagogie, Gastón Duprat et Mariano Cohn dressent un portrait acerbe du milieu de l’art contemporain. Comment définir une œuvre artistique quand celle-ci semble relever d’un simple gribouillage ? Est-ce-que l’intellectualisation de l’art n’est pas pure vacuité ? Quelle devrait être la valeur du talent quand celui-ci est usurpé ? Au-delà des thématiques abordées, l’intérêt du long métrage réside aussi dans le travail effectué sur la composition originale et esthétique des cadres. Les images découpées en fenêtres, les prises de vue décentrées, les gros plans décadrés, les sur-cadrages et les multiples jeux de mise en scène observés sur les décors géométriques et la profondeur de champ relèvent d’une volonté forte chez les deux cinéastes argentins de proposer une mise en scène des plus singulières. De cette mécanique audacieuse privilégiant l’immobilisme émane une atmosphère étrange qui contraint le spectateur à un regard distancié, comme devant un tableau de grand maitre. Ce film-essai sur l’art contemporain (sans le filmer) s'apparente à une œuvre d'art car il a été pensé comme tel. En cela, L’artiste constitue une belle proposition cinématographique et peut être qualifié de film d’art et d’essai au sens littéral du terme.
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Album de famille

Critique de Album de famille

   3 - Pas mal
L’argument initial d’Album de famille se concentre sur la recherche en vue d’adoption d’un bébé par un couple turc. Menée secrètement par les deux protagonistes, cette quête familiale est surtout pour Mehmet Can Mertoğlu le prétexte pris pour dresser une critique sans concession de la Turquie, notamment à travers ses administrations. Mais au-delà de cette critique acerbe, le réalisateur turc dépeint également à travers son couple central le portrait de la classe moyenne turque entre apparences sociétales et racisme devenu ordinaire. Biberonné à l’humour noir pince-sans-rire, le portrait à charge dressé se joue avec facétie du politiquement correct. Au rythme de longs plans fixes dont certains seront propices à compléter l’album-titre, feuilleter cet Album de famille s’avère être une expérience très singulière.
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Adieu Mandalay

Critique de Adieu Mandalay

   2.5 - Moyen
Midi Z est un jeune réalisateur birman vivant depuis dix-huit ans à Taïwan. Adieu Mandalay est son premier long métrage bénéficiant, hors festivals, d’une distribution en France. Il questionne l’émigration des Birmans vers la Thaïlande et leurs vies en exil entre clandestinité, petits boulots et acquisition de faux papiers d’identité. La mise en scène adoptée est douce pour privilégier un réalisme lancinant. Cette légèreté rentrera cependant en opposition avec la fin du film durant laquelle Midi Z effectuera quelques embardées oniriques avant un épilogue sacrificiel d’une grande froideur. Le parti-pris de réalisation est radical et destine ce long métrage à un public averti. En composant son film d’une majorité de longs plans fixes, Midi Z semble s’inspirer du cinéma de Ming-Liang Tsaï. Ainsi, une scène d’Adieu Mandalay montre un groupe de deux roues arrêté à un feu rouge. Bien que prise sous un autre angle et d’une durée moins longue, cette scène rappelle une séquence semblable présente dans Les chiens errants (2013) de Ming-Liang Tsaï.
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