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Barbara

Critique de Barbara

   3 - Pas mal
Lauréat du premier Prix de la poésie de la section Un Certain Regard et, plus significativement, du prix Jean Vigo 2017, Barbara de Mathieu Amalric évoque et invoque plus qu’il ne biographie la chanteuse immortalisée par L’aigle noir. Des deux côtés de la caméra, Mathieu Amalric prouve son intelligence de traitement dans un film-prototype dans lequel la nostalgie et l’émotion vont se nicher entre deux plans, deux vocalises ou deux notes de musique. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Un Beau Soleil Intérieur

Critique de Un Beau Soleil Intérieur

   3 - Pas mal
Présenté en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs 2017, Un beau soleil intérieur de Claire Denis chronique les fragments de la vie sentimentale de son héroïne principale interprétée par Juliette Binoche. En reflet, la galerie de portraits masculins, rehaussée par une bande-son jazzy composée par Stuart A. Staples, expose les faiblesses du genre humain. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Malgré la nuit

Critique de Malgré la nuit

   1.5 - Mauvais
Sans réelle profondeur et trop étirée, l’intrigue amoureuse absconse de Malgré la nuit ne captive pas. À voix basses, les quelques dialogues virent souvent aux soliloques. Pire, la narration dessert le cinéma expérimental de Philippe Grandrieux qui a certes toujours privilégié l’image (souvent crépusculaire) au récit (souvent nébuleux). Ici, le cinéaste au style marqué joue sur la transparence et la superposition d’images pour verser dans un style clip-vidéo lors des passages musicaux. Sur les gros plans faciaux, le cinéaste travaille ses images en jouant alternativement sur le manque ou le trop plein de lumière. Mais dans Malgré la nuit, la relation explorée est celle du physique (beau ou laid, jeune ou vieux) au détriment de l’oralité et de la cérébralité. Les protagonistes, en retrait, figurent trop systématiquement des individus-objets abjects dans des univers interlopes. Trop rare, l’expérience singulière attendue se niche dans le flou esthétique des images et se noie dans le flou narratif (qui est qui, qui fait quoi) d’une fiction à la durée excessive.
Olli Mäki

Critique de Olli Mäki

   2 - Pas terrible
Pour son premier long-métrage, Juho Kuosmanen s’empare d’un genre filmique très codifié, le film de boxe. Si le match à préparer, les médias à satisfaire, l’entourage sportif soucieux sont bien présents, ils ne sont jamais centraux. Le cinéaste livre en fait le portrait d’Olli Mäki, premier boxeur professionnel finlandais sélectionné pour disputer un championnat du monde, mais avant tout un homme ordinaire amoureux. Ce biopic romantique et élégiaque propose une belle reconstitution du début des années 60 et baigne dans un noir et blanc granuleux (16 mm) quelque peu arty. Héros malgré lui, Olli Mäki parle peu et contribue donc au ton étonnamment doux, nonchalant et pudique du film. Trop peut-être car, en privilégiant les situations anodines, Juho Kuosmanen dote son film d’un enjeu dramatique ténu. Comme son héros, le film passe de la catégorie poids léger à celle des poids plume.
Les derniers jours du monde

Critique de Les derniers jours du monde

   1.5 - Mauvais
La quantité nuit parfois à la qualité. C’est ce sentiment qui domine en fin de parcours de la (trop) longue divagation de Robinson, personnage principal incarné par Mathieu Amalric. On reconnaît aisément le style des frères Larrieu fait de scènes à l’enchaînement volontiers abscons. Dans Les derniers jours du monde, l’incohérence domine et nuit à la lisibilité de l’ensemble malgré quelques séquences réussies à défaut d’être réalistes notamment celles cherchant à figurer la fin du monde annoncée, sujet premier du film… finalement éludé. Au rang des étrangetés, nous pouvons aussi placer cette propension inexplicable a si souvent adapter de façon littérale la chanson Ton style de Léo Ferré… Est-ce une question de style ?
Bienvenus !

Critique de Bienvenus !

   2.5 - Moyen
Rune Denstad Langlo s’empare d’un sujet d’actualité au traitement délicat, l’accueil de demandeurs d’asile. Sans empathie tire-larmes et avec beaucoup de subtilité, le cinéaste norvégien signe une comédie in situ des plus rafraîchissantes, la reconversion précipitée d’un hôtel déserté en centre d’accueil pour migrants ou la quête d’un agrément source de subventions. Ton décalé et humour pince-sans-rire manquant un peu de mordant servent sans cynisme un récit réflexif. Le télescopage de cultures mis en images évite les stéréotypes qui souvent viennent ternir ce type d’entreprise.
Une famille syrienne

Critique de Une famille syrienne

   2 - Pas terrible
Comme Petit paysan d'Hubert Charuel, Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw a obtenu trois prix lors du festival du Film Francophone d’Angoulême clos il y a quelques jours. Au prix décerné par le public sont venus se joindre le Valois de la mise en scène et celui de la meilleure actrice décerné ex-aequo à Hiam Abbass et Diamand Bou Abboud. Ces deux longs-métrages ont donc été placés sur un pied d’égalité en terme de récompenses obtenues et pourtant… Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Le Redoutable

Critique de Le Redoutable

   3 - Pas mal
Après l’échec critique et commercial de The search (2014), Michel Hazanavicius revient à ses premières amours, celles de la comédie pastiche. Dans Le redoutable, sa cible n’est ni le cinéma américain ni l’un de ses « héros » mais l’icône intouchable du 7ème art, Jean-Luc Godard. Nullement hagiographique, Le redoutable est un portrait iconoclaste, parfois satirique, d’un cinéaste tout aussi iconoclaste. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Corporate

Critique de Corporate

   1.5 - Mauvais
Comme Nicolas Silhol, évacuons sans sourciller les questions de forme : mise en scène absente, cadrages approximatifs, prise de sons en mode « boîte de conserve » et montage à l’emporte-pièce répondant peut-être à une logique qui nous sera restée mystérieuse. Le trop plein d’amateurisme technique dans lequel baigne Corporate fait de ce film plus un produit de télévision qu’une œuvre destinée au grand écran. Nous pouvons dès lors entièrement nous concentrer sur le fond. Tiré de faits réels, le scénario attire l’attention mais, à cause d’un traitement bien trop sage, nous retiendrons avant tout la part drame au détriment du supposé thriller annoncé. Trop balisé et sans surprise, le parcours proposé de l’ultralibéralisme et de ces rejetons que sont le cynisme, les mensonges et l’absence de scrupules emprunte des chemins déjà battus par de multiples téléfilms-dossiers. Les interprétations de Céline Salette et Lambert Wilson parviennent cependant par intermittence à relever un premier long-métrage peu convaincant.
120 battements par minute

Critique de 120 battements par minute

   1 - Très mauvais
Lauréat du Grand Prix du Jury du festival de Cannes 2017 mais aussi « palme du cœur » d’une critique entièrement conquise, dire que 120 battements par minute était précédé d’un belle notoriété relève de l’euphémisme. L’attente était également renforcée par le précédent film de Robin Campillo, Eastern boys, qui avait su nous plaire dans sa première partie (gare et appartement) mais moins dans sa seconde plus mécanique (hôtel). Nous avions donc placé de gros espoirs dans ce film, aucun n’a été satisfait. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
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