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Sicilian Ghost Story

Critique de Sicilian Ghost Story

   4 - Très bien
Lors du festival de Cannes 2017, Sicilian ghost story, film d’ouverture de la Semaine Internationale de la critique, n’avait reçu qu’un accueil plutôt distancié de la part des critiques in situ. Cette mauvaise presse vaut au film une sortie tardive sur nos écrans alors qu’en Italie, il a connu un beau succès et remporté plusieurs prix notables. Le peu d’entrain de la critique internationale envers ce film s’explique peut-être par la tonalité douloureuse et triste de celui-ci. Pourtant, la réalisation et le récit de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza cumulent de belles qualités. Ce deuxième film sur la mafia délaisse les codes du western pour emprunter ceux des polars et des mélodrames. L’histoire racontée est vraie. Elle se loge dans la société sicilienne des années quatre-vingt-dix marquée par la multiplication des kidnappings mafieux. Son dénouement morbide à peine supportable sera filmé en caméra suggestive avant d’être sèchement rappelé et daté par deux cartons avant le générique de fin. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Pororoca, pas un jour ne passe

Critique de Pororoca, pas un jour ne passe

   3.5 - Bien
Film au long cours (2h30), drame psychologique profond, Pororoca, pas un jour ne passe est émaillé de deux longs plans-séquences radicalement différents. Ils sont autant de marqueurs d’une mise en scène réfléchie, intelligente et brillante. Ce film, réceptacle d’une excellente gestion des durées et des espaces dans un format Scope, positionne son auteur, Constantin Popescu, en bonne place dans la sphère du cinéma roumain actuel. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Everybody knows

Critique de Everybody knows

   2 - Pas terrible
Asghar Farhadi est l’auteur de récits remarquablement ancrés dans le contexte social et politique de son pays. En 2013, le cinéaste iranien avait réalisé Le passé. Cette première tentative d’exporter son cinéma nous avait moyennement convaincu. Le passé n’avait pas la force des œuvres précédentes du cinéaste. Celui-ci n’était pas parvenu, à nos yeux, à redresser la barre dans sa réalisation suivante en Iran, Le client (2016, Crime, châtiment et esquives), pourtant animée par des acteurs locaux. Avec Everybody knows, Farhadi réitère l’expérience de Le passé mais cette fois-ci en langue et terres espagnoles. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Adua et ses compagnes

Critique de Adua et ses compagnes

   3 - Pas mal
Le distributeur Les Films du Camélia poursuit son travail de réhabilitation de l’œuvre cinématographique d’Antonio Pietrangeli. Ainsi, fin janvier, Adua et ses compagnes (1960) est réapparu en salle en version restaurée. Dans la filmographie de son auteur, ce cinquième long-métrage se caractérise par la mise en scène non pas d’une unique héroïne mais d’un quatuor féminin franco-italien. Ici, Pietrangeli s’attache les services d’un prestigieux casting franco-italien emmené par Simone Signoret (Adua) et ses compagnes incarnées par Emmanuelle Riva, Sandra Milo et Gina Rovere. Ce quatuor féminin incontournable relègue au second plan les personnages masculins dont Piero, un représentant de commerce mythomane et lâche, joliment croqué en quelques scènes par Marcello Mastroianni. En 1958, l’adoption en Italie de la loi Merlin qui interdit les maisons de prostitution pousse nos quatre héroïnes à quitter Rome pour s’échafauder un avenir en dehors de la prostitution. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Les Tricheurs

Critique de Les Tricheurs

   3.5 - Bien
Gros succès en salle lors de sa sortie en 1958, Les tricheurs fut ensuite un des angles d’attaque des tenants de la Nouvelle Vague pour dénigrer un cinéma « ancien genre ». Ce film et toute la filmographie de Marcel Carné feront les frais de « critiques » pas toujours pertinentes. Soixante ans après sa réalisation, il est savoureux de constater que Les tricheurs a bien mieux vieilli que nombre de films estampillés « Nouvelle Vague », œuvres pour certaines tournées par les plus fervents détracteurs dudit Les tricheurs. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
L'Homme qui tua Don Quichotte

Critique de L'Homme qui tua Don Quichotte

   2 - Pas terrible
L’homme qui tua Don Quichotte démarre au son d’une voix, celle de Terry Gilliam. En voix off sur un écran noir, le cinéaste témoigne que ce film est le fruit de vingt-cinq ans de travail… et de foire d’empoigne ! Dès lors, il est légitime de s’interroger sur ce qui caractérise le plus ce long-métrage espéré de longue date et à la genèse maudite. Est-ce que L’homme qui tua Don Quichotte reflète le long labeur annoncé ou relève-t-il plutôt d’un ersatz de film, possible spécimen de foire ? Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Foxtrot

Critique de Foxtrot

   3.5 - Bien
En 2009, Samuel Maoz obtenait le Lion d’Or au Festival de Venise dès son premier film, Lebanon. Huit ans plus tard, c’est le Lion d’Argent de la Mostra qui célébra son second métrage, Foxtrot. Le cinéaste israélien use d’une mise en scène extrêmement précise et livre un film très formaliste qui n’abandonne pas pour autant tout propos. Le récit de Foxtrot délaye une réflexion sur les traumas d’une société malade, celle d’Israël, doublée d’une dénonciation de l’absurdité de la situation militaire de l’État hébreu. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête

Critique de Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête

   3.5 - Bien
Présenté à Cannes en 2017 dans la sélection ACID, Le ciel étoilé au-dessus de ma tête est un film libre tourné en douze jours avec peu de moyens. Il émane de ce premier film de fiction d’Ilan Klipper une vraie volonté de proposition cinématographique. Cette comédie pop, voire punk, est assurément la marque d’un cinéaste à suivre de près. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Comme des rois

Critique de Comme des rois

   2.5 - Moyen
Ce 22 août 2017, Comme des rois est présenté en avant-première au public du Festival du Film Francophone d’Angoulême. Cette projection est programmée dans la salle Buñuel de l’espace Franquin à l’endroit-même où les scènes de casting du film ont été tournées. Présent dans la salle, Xabi Molia nous révèle que l’idée du scénario lui est venue lors de la rencontre dans une gare d’un individu qui se lança dans le récit d’une histoire imaginaire mais parfaitement plausible. Un véritable travail de narrateur mais aussi d’arnaqueur qui valait amplement les vingt euros alors demandés par le conteur. Comme des rois est un « titre à jeu » comme le revendique le jeune réalisateur. C’est aussi une réplique du film entendue avant l’action finale. Un récit d’émancipation d’un fils vis-à-vis d’un père arnaqueur et bonimenteur se cache derrière ce titre. Un fils (Kacey Mottet Klein toujours convaincant) qui se projette acteur de sa vie alors que son géniteur (Kad Merad façon Baron noir) semble victime de la sienne. Dans l’échec, ce dernier est un nouveau protagoniste parmi les perdants dont Molia se plait à tirer les portraits comme dans 8 fois debout (2009) et Les conquérants (2013). Une photographie précaire, peu soignée et quelques raccourcis de scénario viennent ternir une narration alerte et fluide. Certains de ces raccourcis sont peut-être dus à des coupes excessives réalisées lors du montage technique du film. Nous n’avons pas de certitude sur ce point d’autant que la durée de Comme des rois est plutôt courte. Réalisateur et scénariste, Molia a indiqué avoir imaginé et écrit sept fins différentes. L’épilogue mis en images n’était probablement pas le plus optimiste du lot.
Frontières

Critique de Frontières

   1 - Très mauvais
La première scène de Frontières sonne comme la recherche d’un nouvel air, la quête de nouveaux horizons. Ici, Apolline Traoré s’empare de combats au féminin depuis le Sénégal au fil d’un périple d’une durée inconnue et dont la destination finale ne nous sera révélée qu’à mi-parcours. Le film échappe ainsi à un aspect programmatique toujours redouté mais n’évite pas une certaine répétitivité au fil des frontières franchies. Si la réalisatrice prend soin de ménager une progressivité dans la tension des événements mis en images, cette tension peine à perdurer à cause d’un récit trop didactique composé de problèmes locaux à la résolution nécessairement rapide avant le début de l’étape suivante à destination de la prochaine frontière géographique. Les motivations des protagonistes ne seront révélées qu’en fin de film par le biais d’un récit en voix-off. C’est un choix respectable mais les introduire au moins partiellement en début de métrage aurait permis de donner de la consistance à un canevas narratif qui ici se révèle trop fantomatique.
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