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The Intruder

Critique de The Intruder

   4 - Très bien
Roger Corman a produit de très nombreux films et en a réalisé plusieurs dizaines. Une filmographie pléthorique où règnent essentiellement des films d’horreur de série B à petit budget et notamment des adaptations très libres de certains écrits d’Edgar Poe. De cette production indépendante destinée au cinéma ou à la télévision émerge The intruder que Corman a produit et réalisé en 1961. Peu connu, ce brûlot politique contre le racisme anti-Noirs bénéficie depuis ce 15 août d’une ressortie en salle en version restaurée. The intruder est l’adaptation au cinéma du roman éponyme de Charles Beaumont qui ici s’est affairé à l’écriture du scénario allant jusqu’à endosser le rôle furtif du proviseur. Le roman lui-même est inspiré d’un fait réel contemporain au récit survenu dans une ville du Tennessee. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Une histoire vraie

Critique de Une histoire vraie

   4 - Très bien
Dans la filmographie éminemment complexe et passionnante de David Lynch, Une histoire vraie (1999) fait figure d’œuvre à part. L’histoire racontée, vraie comme l’indique le titre du film, est simple, limpide, profondément humaniste paraît en effet très éloignée des thématiques torturées du cinéaste. L’histoire vraie promise par le titre est celle d’Alvin Straight (titre original du film : The Straight story). C’est d’ailleurs à ce personnage, ici interprété par Richard Farnsworth, que David Lynch dédie ce film réalisé en 1999 soit trois ans après le décès du vrai Alvin Straight à l’âge de 73 ans. C’est cet âge qu’endosse aussi Farnsworth dans ce film qui sera son dernier rôle. En effet, l’acteur américain décèdera le 6 octobre 2000 à l’âge de 80 ans soit un an, quasiment jour pour jour, après la sortie du film en salle aux États-Unis. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Le Grand couteau

Critique de Le Grand couteau

   3 - Pas mal
Par l’ajout de quelques courtes scènes en extérieur, Robert Aldrich ne parvient pas à gommer le fait que Le grand couteau soit une adaptation au cinéma de la pièce de théâtre éponyme écrite en 1949 par Clifford Odets. Ainsi, le film est quasi exclusivement composé de séquences tournées en intérieur et mettant aux prises un nombre limité de protagonistes. La mise en scène discrète du réalisateur ne permet pas de relever l’ensemble animé cependant par un montage technique dynamique. Sur la forme, Le grand couteau manque donc de tranchant. Le grand couteau interpelle plus volontiers sur son contenu. Acteur reconnu, Charles Castle (Jack Palance) se voit pris dans ses propres contradictions entre Marion son épouse (Ida Lupino) et son producteur incarné par Rod Steiger. La matière est parfaite pour mener une critique sans concession et courageuse du système hollywoodien. Enfin, les écrits d’Odets sont parfaitement restitués par un casting brillamment dirigé. Outre les trois acteurs cités plus haut, notons la présence de Wendell Corey, Jean Hagen, Shelley Winters, entre autres.
Winter on Fire: Ukraine's Fight for Freedom

Critique de Winter on Fire: Ukraine's Fight for Freedom

   3.5 - Bien
Pendant 93 jours (de novembre 2013 à février 2014), la population ukrainienne s’est soulevée à Maïdan (place de l’Indépendance à Kiev) pour demander et enfin obtenir la démission de Viktor F. Yanukovich, président ukrainien de l’époque. Trois mois d’une révolte populaire pro-européenne réprimée avec une extrême violence. Ce documentaire d’Evgeny Afineevsky impressionne par la force des images choc qu’il donne à voir. Elles sont celles prises sur le vif depuis les abords de la place Maïdan en marge d’une population en lutte. L’apport d’interviews et de commentaires permet de mesurer la diversité d’appartenance sociale, professionnelle et religieuse des manifestants. Si certaines de ces interviews ont été réalisées au moment des faits, la plupart est postérieure aux évènements. Ces interviews prennent alors l’allure de commentaires descriptifs plaqués sur des images. Ils confèrent à ce documentaire nommé aux Oscars 2016 un aspect quelque peu fabriqué. De même, la contextualisation minimale, notamment sur le plan politique, proposée par Afineevsky est le prélude à un développement unilatéral, voire manichéen par instants. Ainsi, alors que les moyens utilisés par les deux parties sont lourds, rien ne sera indiqué sur la logistique et la provenance des équipements mis à disposition des manifestants. La lutte des opposants initialement pacifiste a rapidement été instrumentalisée. Winter on fire élude la question de savoir par qui. Les exactions commises et les effusions de sang observées ont un bilan. Les cartons finaux donneront un funeste décompte des morts et autres disparitions sans préciser si les victimes des deux parties font partie de ce décompte.
La Mort de Louis XIV

Critique de La Mort de Louis XIV

   1.5 - Mauvais
En 2016, après sa sélection en séance spéciale au festival de Cannes, La mort de Louis XIV fut encensé par une critique quasi unanime. Ce bel accueil se concrétisa ensuite par l’obtention des prix Louis Delluc et Jean Vigo. Pour sa part, le public réserva au film un accueil plus réservé en salles (38000 spectateurs). Pour notre part, le caractère éblouissant de l’incarnation du Roi-Soleil par Jean-Pierre Léaud ne nous a guère aveuglés. De même, la recréation des derniers instants du monarque à Versailles - mondanités et contentements distribués en chapelet - ne nous a pas semblé vecteur à soulever les foules, fussent-elles cinéphiles. En effet, si Albert Serra a su joliment draper son film de lumières en clair-obscur, ses longs plans-séquences en caméra fixe et proches des corps finissent par lasser d’autant que nombre d’entre eux sont inutilement étirés. Le récit peu captivant gangrène l’intérêt des spectateurs. Dans cette lente mort du Roi-Soleil, l’auditoire aura sa part d’agonie. Mais Albert Serra nous fait une promesse en concluant son film par la réplique « Messieurs, nous ferons mieux la prochaine fois. » ! En fait, cette Mort de Louis XIV manque de… vie. La faute n’en revient pas à Sa Majesté emperruquée et poudrée Jean-Pierre Léaud. Son rôle de mourant agonisant impose par essence un jeu restrictif. Le temps des Quatre cents coups (1959, François Truffaut) est définitivement révolu. La faute en revient à une mise en scène trop minimaliste et statique. Deux qualificatifs qui caractérisent aussi la composition des rôles secondaires théâtraux et perfectibles. Un, deux, trois soleil !
Les Versets de l'oubli

Critique de Les Versets de l'oubli

   3 - Pas mal
En 2017, Les versets de l’oubli a notamment été présenté dans la sélection Orizzonti de la Mostra de Venise. Son auteur, Alireza Khatami, y a remporté, entre autres, le prix FIPRESCI et celui du meilleur scénario. Dans ce premier long-métrage, le réalisateur aborde les thèmes de la disparition et de l’oubli sous couvert d’un réalisme teinté de poésie. L’absence d’ancrage contextuel et temporel fort rend l’histoire racontée universelle à tous les pays connaissant ou ayant connu un régime dictatorial. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Woman at War

Critique de Woman at War

   3 - Pas mal
Woman at war de Benedikt Erlingsson est une œuvre dont la portée est double : politique et écologique. A l’image de son personnage principal, Halla, interprété par Halldóra Geirharðsdóttir, l’œuvre se montre militante. Dans les vastes Hautes Terres de son Islande natale, le réalisateur véhicule d’abord un message contre l’industrialisation à outrance et les intérêts financiers qui l’accompagnent. La société Rio Tinto est ainsi nommément citée. Le combat d’Halla pour la préservation de l’environnement passe notamment - elle a plusieurs flèches à son arc - par le sabotage de lignes à haute tension. Cette action délictueuse est vite considérée comme un acte de terrorisme et exploité comme tel par les médias. Des mesures de (sur-)sécurisation ne tarderont pas à être prises : caméras et drones de vidéosurveillance, prélèvements d’ADN. Cette dénonciation d’un Etat sécuritaire est complétée par la mise en scène d’un touriste hispanophone en coupable-type et du déplacement de l’épilogue du film en terres ukrainiennes… inondées. D’un point de vue formel, Erlingsson dote Woman at war d’une réalisation soignée. Les efforts de mise en scène sont particulièrement perceptibles sur les scènes confrontant Halla à sa sœur jumelle, deux personnages incarnés par Geirharðsdóttir. Dans ces séquences, le réalisateur cherche à éviter la technique basique des champs-contrechamps.
3 jours à Quiberon

Critique de 3 jours à Quiberon

   2 - Pas terrible
3 jours à Quiberon déçoit malgré l’accumulation de quelques qualités. Ainsi, Emily Atef concentre son biopic sur un court épisode en 1981 de la vie de Romy Schneider alors âgée de 42 ans. L’emploi de l’actrice Marie Bäumer et de sa troublante ressemblance avec l’héroïne des Choses de la vie (1970, Claude Sautet) est aussi à porter au crédit du film. Mais, faute d’incarnation et de justesse dans son écriture, le portrait attendu d’une actrice en déclin ne satisfait pas. Sous l’objectif du photographe Robert Lebeck, l’interview mené par le journaliste Michael Jürgs du magazine Stern sert de fil directeur à 3 jours à Quiberon. Cet entretien trop superficiel ne nous apprend rien sur les maux et la psyché de l’actrice et finit par désintéresser. Les 600 clichés de Robert Lebeck jamais publiés dont disposait la réalisatrice aurait dû constituer la matière principale à l’écriture de ce biopic. Ce nécessaire travail d’écriture ne semble pas avoir été mené à son terme. Exception faite de la séquence dans le bar où apparaît Denis Lavant en poète, il nait aucun instant vrai des plans séquences composant 3 jours à Quiberon alors que le choix d’un filmage en noir et blanc paraît relever plus de critères économiques que d’un réel parti pris.
Le Repas des fauves

Critique de Le Repas des fauves

   2.5 - Moyen
Revoir Le repas des fauves (1964) de Christian-Jaque fait immédiatement penser à un autre film français en l’occurrence à Marie-Octobre (Cluedo en triple unité) réalisé cinq ans plus tôt par Julien Duvivier. Si le cadet ne dépasse pas son aîné, il n’en demeure pas moins vrai que Le repas des fauves a su conserver des propres saveurs. Les liens cinématographiques qui peuvent être tissés entre Marie-Octobre et Le repas des fauves sont tels que le second pourrait paraître comme une simple variation du premier nommé. En dehors d’une première et rapide analyse filmique du long-métrage de Christian-Jaque, ce jugement serait pour le moins cavalier et ne pourrait être accepté comme définitif. Les deux huis-clos très ressemblants différent plus sur le fond que sur la forme. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
The Party

Critique de The Party

   4 - Très bien
La ressortie en salle de The party ce 18 juillet nous offre une belle occasion de remettre sous les feux des projecteurs cette irrésistible comédie signée Blake Edwards. Outre son caractère indémodable, The party s’inscrit dans la lignée des chefs-d’œuvre signés par Jacques Tati et reforme le duo qui a animé, entre 1963 et 1982, six volets de La panthère rose. Edwards derrière la caméra filme pour la première et dernière fois son acteur fétiche, Peter Sellers, dans un rôle tout autre que celui de l’inspecteur Jacques Clouseau tenu dans la saga précitée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
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