Ce lundi 13 janvier, France 2 diffuse deux nouveaux épisodes de Rivages, sa série évènement réalisée par David Hourrègue (Germinal) et portée par Fleur Geffrier (Les gouttes de Dieu).
Dans ces nouveaux épisodes, Abigail décide de braver l’interdiction de sortir en mer pour comprendre et enregistrer l’activité sismique de la faille située au large de Fécamp.
De quoi donner lieu à de nouvelles scènes spectaculaires en mer, aussi bien à la surface que sous l’eau. Mais savez-vous comment se passe exactement un tournage en mer ?
"Le risque 0 n’existe pas"
Lors d’une interview accordée au micro d’Allociné, David Hourrègue, le réalisateur, s’est confié sur la complexité et les dangers d’un tel tournage.
"C'est déjà une grande leçon d'humilité", nous a-t-il d’emblée expliqué avant de poursuivre, "Tous les moyens ont été mis à disposition pour assurer la sécurité des équipes mais le risque 0 n'existe pas".
Pour l’occasion, le tournage a été encadré par des maîtres scaphandriers chargés de veiller à la sécurité des acteurs et de l'équipe.
A ce sujet, le réalisateur nous a raconté qu’il s’agissait "d’un dispositif important. On était accompagnés par des maîtres scaphandriers qui veillaient sur nous. On a vécu des connexions assez dingues. On dit toujours qu'un film est un affaire collective mais là, c'est leur réussite".
Des conditions de tournage intenses et surveillées
Il faut savoir que David Hourrègue a passé jusqu’à six heures sous l’eau en une seule journée. Pour les scènes tournées en Corse, Fleur Geffrier réalisait quant à elle des plongées d’une heure avec des pauses rendues nécessaires par la fraîcheur de l’eau pouvant parfois descendre à 15 degrés.
En Belgique, là où les scènes avec effets spéciaux ont été filmées, la consommation d'oxygène était surveillée de très près. Fleur Geffrier se souvient d’ailleurs des fois où on demandait aux équipes de s’arrêter lorsque les bouteilles d'oxgène descendaient trop vite.
"On a fini le tournage en apnée"
Tandis que les cadreurs avaient un nombre d’heures limité, David Hourrègue a pour sa part "terminé le tournage en apnée".
Il raconte, "On m'interdisait de replonger donc je plongeais en apnée pour terminer la série. C'était vraiment à l'image de ce tournage. La production a dépensé sans compter pour assurer la sécurité de tout le monde. Il faut savoir que le risque zéro n'existait pas. C'était très compliqué. J'étais très bien accompagné mais c'est à moi que revenait de dire "stop". Je l’ai fait deux fois".
Et le réalisateur de préciser, "Parce que quoi qu'il arrive, alors qu'on a toute la sécurité nécessaire et j'insiste, parce que la production a vraiment mis tous les moyens possibles, la mer apporte un risque. Et c'est vrai qu'il me revenait d'arrêter des journées de tournage si je sentais que c'était compliqué. Vous n'êtes pas à l'abri de quoi que ce soit. Donc c'est vrai qu'il y a une espèce de vigilance extrême pour minimiser au maximum la prise de risque. On a beaucoup de matériel qui a morflé mais en tout cas, on n'a pas eu de problème humain. C'est ce qui est le plus important".
Si la sécurité des équipes était évidemment une priorité constante pour le réalisateur, c'était la première fois qu’il devait faire attention aux personnes qui l’entourent. Il explique : "Tous ces gens-là sont une une partie de ma famille. C'est des gens avec qui je travaille depuis bien avant Skam. C'était particulier et ça conférait à chaque plan une valeur particulière".
Au-delà des difficultés, David Hourrègue assure garder de cette expérience "un souvenir mémorable".