Le 22 octobre dernier, Nicolas Bedos était condamné à un an de prison dont six mois avec sursis probatoire (et six mois aménagés sous bracelet électronique) et à une obligation de soins pour des agressions sexuelles sur deux femmes en 2023. Absent lors de la délibération, le réalisateur avait en revanche été relaxé pour des faits de harcèlement sexuel en 2018 pour "bénéfice du doute".
Trois mois après sa condamnation, Nicolas Bedos renonce à son procès en appel "dans un souci d'apaisement". C'est ce qu'a indiqué son avocate Maître Julia Minkowski dans un communiqué adressé à l'AFP ce mercredi 22 janvier. Cette décision rend ainsi sa condamnation définitive.
Me Julia Minkowski ajoute : "Engagé depuis deux ans dans une démarche d'introspection, il espère que ce désistement permettra à chacune et chacun de pouvoir tourner la page et d'avancer."
Rappel des faits
Pour mémoire, le 21 juin 2023, le metteur en scène de La Belle Époque a été placé en garde à vue après le dépôt d'une plainte pour agression sexuelle à son encontre. Il était accusé d'avoir agressé sexuellement une jeune femme de 25 ans dans un club parisien.
Le lendemain, Mediapart révélait que Nicolas Bedos faisait l'objet d'une enquête préliminaire pour "viol" et "agression sexuelle" à la suite de signalements effectués auprès du parquet de Paris par plusieurs femmes.
L'enquête a été ouverte le 5 juillet 2023 après le dépôt de trois plaintes distinctes. L'une des plaignantes accuse le réalisateur de l'avoir violée en 1999. La deuxième, qui connaît Nicolas Bedos depuis l'adolescence, a déclaré à Mediapart avoir été agressée sexuellement par lui en août 2017. C'est l'annonce du procès de Nicolas Bedos, suite à sa garde à vue du 21 juin, qui a décidé les victimes à porter plainte.