"Une expérience unique" : noté 4,3 sur 5, c'est le film à voir absolument cette semaine !
Laurent Schenck
Laurent Schenck
-Journaliste rédacteur base de données
Passionné par les films qui traitent de la criminalité au sens large, Laurent Schenck travaille sur la base de données cinéma du site. Ses missions sont les suivantes : la rédaction de biographies et secrets de tournage, l'enrichissement de castings/fiches techniques et la revue de presse.

Actuellement en salles, le documentaire "Jeunesse (les tourments)" de Wang Bing affiche une moyenne presse de 4,3 sur 5.

Deuxième volet d'une trilogie que Wang Bing consacre aux jeunes ouvriers de l'industrie textile chinoise, après Jeunesse (le printemps) et avant Jeunesse (retour au pays), Jeunesse (les tourments) est sorti cette semaine dans nos salles obscures. Très bien accueilli par la presse française, ce documentaire édifiant a obtenu une moyenne de 4,3 sur 5 (sur AlloCiné, pour 12 supports).

De quoi ça parle ?

Les histoires individuelles et collectives se succèdent dans les ateliers textiles de Zhili, plus graves à mesure que passent les saisons. Fu Yun accumule les erreurs et subit les railleries de ses camarades. Xu Wanxiang ne retrouve plus son livret de paie. Son patron refuse de lui verser son salaire. Du haut d’une coursive, un groupe d’ouvriers observe leur patron endetté frapper un fournisseur.

Dans un autre atelier, le patron a décampé. Les ouvriers se retrouvent seuls, spoliés du fruit de leur travail. Hu Siwen raconte les émeutes de 2011, à Zhili : la violence policière, l’enfermement et la peur. Après d’âpres négociations, les ouvriers rentrent chez eux célébrer le Nouvel An.

Jeunesse (les tourments)
Jeunesse (les tourments)
Sortie : 2 avril 2025 | 3h 46min
De Wang Bing
Presse
4,2
Spectateurs
3,9

Ce qu'en pense la presse :

Selon Cahiers du Cinéma :

"Wang ne craint pas la redondance, parce qu’il ne considère pas, chose rare dans le documentaire, que le réel se réduise à un éventail de situations exemplaires. Il esquisse des portraits, traque ce qui varie dans l’invariable, l’accroc, le trou, l’événement. Or dans Les Tourments, les événements les plus graves sont invisibles." Par Élie Raufaste - 5/5

Selon L'Obs :

"Une plongée édifiante au cœur de l’industrie textile en Chine." Par Guillaume Loison - 5/5

Selon Critikat.com :

"En filmant l'enrayement de la machine capitaliste et ses effets, Les Tourments, deuxième volet de la trilogie que consacre Wang Bing aux ateliers textiles de la ville de Zhili, se voile d'une émotion plus sombre et accède à des strates encore inexplorées dans Le Printemps." Par Robin Vaz - 4/5

Selon La Tribune Dimanche :

"Même les solidarités ancestrales se délitent devant de telles violences permanentes. Wang Bing filme tout cela au plus près et le résultat est saisissant, fruit de quatre années de montage pour parvenir à restituer les cadences infernales aussi bien qu'une réelle proximité entre filmeurs et filmés." Par Aurélien Cabrol - 4/5

3h35 au cinéma : ce documentaire bouleversant est peut-être long mais il mérite toute votre attention !

Selon Les Inrockuptibles :

"En prenant le temps de regarder ses personnages, le film va à rebours complet de l’idée de célérité qui les maintient le nez dans le guidon : tenir la cadence, parler sans cesse de leur rapidité d’exécution, éviter le temps perdu qu’il faudra rattraper tôt ou tard, quitte à y laisser sa santé." Par Arnaud Hallet - 4/5

Selon Libération :

""Jeunesse" est à la fois une ode vibrante à la jeunesse de son pays, et une œuvre combative, de contre-propagande absolue, allant à l’encontre de toute image et de tout discours officiel (chinois et mondial) par présentation de la réalité." Par Luc Chessel - 4/5

Selon Première :

"Et parce que les tentatives de révolte contre leurs patrons s’éteignent aussi vite qu’elles ne s’allument, racontant de manière implacable l’absence totale d’horizon de ces jeunes gens et la déshumanisation ultra- capitaliste à son extrême. Un chef d’œuvre." Par Luc Chessel - 4/5

Selon La Septième Obsession :

"Faisant corps avec ceux qu’il filme tout en gardant la bonne distance, le film de Bing déploie ainsi sa complexité et ses ambitions politiques, dévoilant toute sa force horrifique et sa grandeur d’œuvre pharaonique, testament d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la société de consommation et du capitalisme monstrueux." Par Jérôme d’Estais - 3/5

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