"Certains aspects ont vraiment mal vieilli" : cette actrice se montre critique à l'égard de la série Sex and the City
Marcelle Ratafia
Marcelle Ratafia
-Pigiste
Marcelle Ratafia est journaliste lifestyle et co-anime le podcast Les Bobines sur les femmes du cinéma. Entre deux présentations de ciné-club, elle se partage entre screwball comedy et blockbuster!

Pour Cynthia Nixon, Sex and the City ne passerait pas complètement l'épreuve du temps, bien qu'elle salue le côté pionnier de la série!

Pour Cynthia Nixon, Sex and the City a manqué de diversité

En attendant la 3ème saison de la série Gilded Age où elle partage l'affiche avec Christine Baranski et Carrie Coon, Cynthia Nixon est revenue dans Grazia sur la série qui l'a révélée. Dans la très fashion série phare de Darren Starr née en 1998, elle était Miranda Hobbes, la plus dubitative des copines de la bande menée par Carrie Bradshaw, alias Sarah Jessica Parker.

Fière de cette série-fleuve qui a eu donné lieu à un film et un spin off qu'elle a réalisé elle-même, elle pointe certains aspects qui l'ont gênée : «C’était très difficile de jouer dans une série aussi "blanche". J’ai toujours détesté ça! Quand on abordait le sujet, on nous répondait : "C’est l’univers de Candace Bushnell [qui a signé le recueil de nouvelles à l’origine de la série, ndlr], et son monde est très blanc". En plus de souligner ce manque de diversité auquel elle a voulu remédier avec le spin off, cette militante des droits LGBTQIA+ est également réservée au sujet de la représentation de cette minorité : elle évoque «certains éléments relatifs aux transgenres et aux gays qui étaient un peu gênants à regarder».

Une série qui avait néanmoins de l'avance!

Si elle est lucide quant aux défauts du show, elle rappelle aussi ses qualités! A l’heure d’une inquiétante vague masculiniste , l’actrice féministe salue la vision décomplexée du désir féminin portée par la série : « On avait le droit d'être une femme et avoir de nombreuses relations sexuelles avec plein de personnes différentes. Ça ne faisait pas de vous une salope ni sous-entendait qu’on utilisait le sexe pour obtenir quelque chose. On avait des relations sexuelles juste parce qu'on aimait ça ! », a-t-elle rappelé.Et l'actrice de conclure en rappelant : "«Sex and the City» reste «une série féministe - elle l’a toujours été! ». Une mise au point qui donne envie de revoir les 6 saisons, disponibles sur HBO Max.

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