Même s'il s'est calmé niveau rythme de tournage de films, Nicolas Cage est toujours assez prolifique et continue de travailler à un rythme de trois longs métrages par an en moyenne. Et l'une de ses dernières apparitions en date est un western qui mérite mieux que sa sortie en toute discrétion sur myCANAL (il est aussi disponible sur Prime Video).
Crâne rasé pour la première fois
Saturn Films
Intitulé Butcher's Crossing, il se passe à... Butcher's Crossing, petite ville du Kansas Butcher's Crossing et voit Will Andrews (joué par Fred Hechinger, vu dans Gladiator 2) débarquer de la côte est en voulant se mettre à la chasse au bison, un loisir qu'il idéalise. Malgré les conseils de son entourage, Will décide de faire le voyage avec un vétéran de l'Ouest : un certain Miller (Cage). Ce dernier dit connaître le dernier endroit où l'on trouve des bisons en grand nombre, mais a-t-il vraiment toute sa santé mentale ?
Même s'il aime changer de look à chaque film afin de s'imprégner de ses personnages, c'est la toute première fois que Nicolas Cage a accepté de se raser complètement la tête pour un rôle. Grâce à ce look inédit, il arrive à créer une composition nouvelle sortant des sentiers battus. Son Miller a vraiment l'air d'un cowboy vieux de la vieille et dur à cuire tel que le cinéma nous en propose depuis sa création.
Une performance formidable de Nicolas Cage
Saturn Films
Tourné au Montana en moins de 20 jours, Butcher's Crossing s'avère une agréable surprise, tant au point de vue de sa représentation de l'Ouest américain (une époque terrible et sans concession) que dans ses personnages. Le scénario est certes convenu, les personnages archétypaux, et il manquera certainement d'action pour certains, mais la performance de Cage et l'atmosphère de ce western valent le déplacement.
Butcher's Crossing est réalisé par Gabe Polsky, un réalisateur de documentaires qui signe ici son deuxième long métrage de fiction après The Motel Life en 2012. Il connaissait Nic Cage pour avoir produit Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans de Werner Herzog (2010).