Si vous avez probablement déjà vu le Lancelot de Kaamelott lors d'une rediffusion de la série culte à la télévision, vous ne connaissez peut-être pas Thomas Cousseau, son interprète depuis sa première apparition dans le Livre I (saison 1) de la série d'Alexandre Astier jusqu'au film Kaamelott - Premier volet.
De passage à la convention Geek Unchained à Mulhouse fin juin dernier, Cousseau a été interviewé par Claire Arborem et pour Ébène Production, a exprimé un regret quant au tournage du long métrage Kaamelott d'Alexandre Astier sorti en 2021 :
"J'aurais aimé y apporter un peu plus de nuances"
SND
"Ce qui est compliqué en regardant l'évolution du personnage pour moi, c'est le passage du Livre VI au film. Je trouve que le saut (...) dans le caractère de ce personnage est rude. Je ne suis pas sûr de l'avoir rendu comme il aurait fallu que je le rende. J'aurais aimé y apporter un peu plus de nuances, je trouve que c'est un peu... voilà. Mais je ne suis pas sûr qu'Alexandre soit d'accord pour qu'on retourne les scènes du premier film ! (rires)"
Il faut reconnaître que le film Kaamelott présentait un Lancelot extrêmement amer, portant une étrange armure araignée, régnant en tyran de la région et vivant en reclus dans le château. Un changement effectivement assez radical comparé à la fin de la série, qui se terminait avec Arthur passant les pleins pouvoirs à Lancelot et ce dernier faisant violemment table rase du règne de son prédécesseur en brûlant la Table ronde et en traquant ses célèbres chevaliers.
Les raisons de sa radicalisation n'étaient pas donnée dans le premier film mais seront peut-être explorée dans le prochain épisode, prévu pour le 22 octobre prochain au cinéma.
L'acteur de Lancelot "sor[t] les avirons"
Quant à la méthode de travail d''Alexandre Astier, qui est d'écrire les dialogues au dernier moment sur la série - et peut-être aussi les films - Kaamelott, elle met Thomas Cousseau dans une situation qui n'est pas conforme à sa façon habituelle de travailler.
"Ça a été une belle galère, parce que la façon de travailler d'Alexandre est à peu près l'opposé de la mienne. Donc je sors les avirons, et je fais ce que je peux."
CALT
"Quand je récupère le texte le matin au maquillage ou à l'habillage donc une ou deux heures avant de commencer à tourner et qu'il me faut l'apprendre, peut-être le comprendre - comprendre ce que souhaite raconter Alexandre - j'ai du mal. Je suis trop lent, j'ai du mal et c'est compliqué pour moi. Et en même temps, c'est un grand bonheur (...)", poursuit-il au micro d'Ebène Production.
"J'ai l'impression de ne rien maîtriser"
"C'est vrai que c'est tout de même très agréable d'avoir un metteur en scène et scénariste qui te propose une évolution aussi forte dans un personnage. Après, ce qui est compliqué pour moi, c'est là que je reviens à ma galère, c'est que j'ai l'impression de ne rien maîtriser du tout. Comme je découvre tout (...) en aval, je ne peux pas préparer en amont comme j'aime le faire. Mais c'est peut-être mieux comme ça, je ne sais pas !"
CALT
Même si la méthode d'Astier le met parfois dans une situation délicate, et même si le casting n'a pas encore été officiellement annoncé, on peut s'attendre de façon quasi certaine à ce que Thomas Cousseau revienne jouer Lancelot dans Kaamelott - Deuxième volet (partie 1), que l'on découvrira le 22 octobre au cinéma.