Il nous a quittés il y a 22 ans ! Le dernier rôle de Charles Bronson au cinéma, c'était dans ce film d'action !
Corentin Palanchini
Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

Roi de l'action virile et des rôles de durs à cuire, avec quel film Charles Bronson a-t-il terminé sa riche carrière ?

Charles Bronson s'est fait connaître comme second rôle marquant dans l'ombre des géants hollywoodiens, avant de devenir lui-même une star de la fin des années 60 à la fin des années 70. Il a connu son plus grand succès en jouant Harmonica dans Il était une fois dans l'Ouest (1968) et Paul Kersey, l'époux et père vengeur d'Un justicier dans la ville (1974).

Au cours de sa carrière, Bronson accepte de poursuivre la saga Paul Kersey sur le même thème avec Un justicier dans la ville n°2 (1982), Le Justicier de New York (1985, adoré par Nanarland), Le Justicier braque les dealers (1987) et Le Justicier - L'ultime combat (1994), qui est son dernier long métrage sorti au cinéma.

Le Justicier de trop ?

Bronson dans MGM
Bronson dans "Le Justicier" n°5

Dans cette cinquième aventure, et suite aux événements du précédent film qui se déroulait à Los Angeles, Paul Kersey revient chez lui, à New York, mais sous une nouvelle identité. Sa nouvelle compagne, la modéliste Olivia Regent, décide de témoigner contre son ancien petit-ami, le mafieux Tommy O'Shea. Mais à partir de ce moment, elle commence à subir des tentatives d'intimidation de plus en plus violentes et finit par être assassinée et sa fille confiée à O'Shea. Et c'en est trop pour Paul, qui va faire le ménage.

MGM

En partie à cause d'un scénario déplorable et d'un méchant au-delà du caricatural (quoique bien joué par Michael Parks), Bronson, 73 ans, n'a rien besoin de jouer dans le film. Son habituel bouillonnement intérieur caché derrière un apparent monolithisme est aux abonnés absents et il ne reste qu'une stature figée qui joue ce qu'elle doit jouer comme elle doit le jouer. Tout juste peut-on encore prendre du plaisir à le voir punir les vilains, si ce n'était pas la énième fois qu'on le voyait le faire.

Une fois de plus, sa femme est agressée et il va la venger, mais la violence habituelle depuis le deuxième opus est ici assez édulcorée au profit d'un divertissement soft. Paul Kersey, comme Bronson, partent hélas la tête basse. Dommage, il méritait mieux.

Comment en est-il arrivé là ?

United Artists

Tel un Jason Statham aujourd'hui, Bronson n'a pas eu une carrière très variée. A partir des années 1980, adepte des rôles de durs à cuir, il décide de travailler avec la firme Cannon et de ne plus tourner que des polars, le genre qui a fait sa renommée.

Avec le réalisateur J. Lee Thompson, avec qui il avait déjà travaillé durant les années 70, il signe Cabo Blanco (1980), Le Justicier de minuit (1983), L'Enfer de la violence (1984) ou La Loi de Murphy (1986), Le Justicier braque les dealers (1987), Le Messager de la mort (1988) et Kinjite, Sujet tabou (1989).

Le Justicier - L'ultime combat
Le Justicier - L'ultime combat
Sortie : 16 avril 2008 | 1h 35min
De Allan A. Goldstein
Avec Charles Bronson, Lesley-Anne Down, Michael Parks
Spectateurs
1,8
Voir sur Prime Video

Après Le Justicier - L'ultime combat en 1994, l'acteur termine sa carrière à la télévision en signant une trilogie de téléfilms policiers, la série des Paul Fein, avec Tel père... tel flic ! (1995), Le Justicier braque la mafia (1997) et Le Justicier reprend les armes, aussi connu sous le titre Preuve contre vérité (1999). Il s'éteint en 2003 à 81 ans.

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