Un générique inoubliable (“J’ai pas le temps, mon espriiiit, glisse ailleuuuurs”), des tatouages célèbres et un potentiel gâché.
Si vous avez déjà jeté un œil au moins une fois à la série Prison Break, alors vous avez déjà écouté la chanson Faf Larage dans le générique, déjà vu le corps tatoué du héros et déjà entendu parler du désastre qu'elle a été.
Un an après l'avoir ajouté à son catalogue Netflix retirera Prison Break de son catalogue. Diffusée il y 20 ans sur la Fox et en France sur M6, elle fait partie des séries incontournables du début des années 2000 et a permis à un tout nouveau public de découvrir les aventures des frères Burrows.
Un départ canon
Prison Break aurait pu ne jamais voir le jour. Lorsque son créateur Paul Scheuring propose le scénario à différentes chaînes de télévision, il fait chou blanc. Jusqu’à ce qu’un certain Steven Spielberg apparaisse, tel un Pokémon sauvage.
Le cinéaste a l’idée d’en faire un film mais se trouve trop pris par La Guerre des mondes. C’est finalement la Fox qui fera le premier pas, après avoir initialement refusé le projet. Mais les succès récents de Lost sur une chaîne concurrente et de 24 sur son réseau pèseront dans la balance.
Et ils ont bien fait. Diffusé le 29 août 2005, le premier épisode de Prison Break attire plus de 10 millions de spectateurs. Un joli succès qui se poursuivra tout au long de la saison. La série arrive en France sur M6 quelques mois plus tard et sera aussi un franc succès, avec une moyenne de 7 millions de petits curieux par semaine.
Il faut dire que la première saison de Prison Break est une franche réussite : le pitch est original, l’interprète de Michael Scofield (Wentworth Miller) est aussi charmant que touchant, le suspense est au rendez-vous (vont-ils réussir à quitter cette prison ?!) et les personnages secondaires ont marqué les esprits (T-Bag !). Sans oublier une conspiration politique qui façonnera l’intrigue des autres saisons...
Un potentiel gâché
Malheureusement pour la chaîne, et pour nous téléspectateurs, Prison Break fait partie de ces séries à concept qui s'essoufflent au fil des années. Si la saison 2 fait sens, puisqu’elle est centrée sur la cavale des prisonniers, les suivantes n’ont aucun sens, avec des incongruités scénaristiques (on ne se remet pas du plot twist sur Sara Tancredi).
Une partie des personnages se retrouve en effet dans une prison du Panama, puis du Yémen, et doit à nouveau s’échapper… eh oui, la série ne s’appelle pas Prison Break pour rien. Elle n’a alors plus rien d’original et n’est qu’un réchauffé de sa première saison, sans jamais la dépasser.
Du côté des audiences, le désintérêt des spectateurs se confirme au fil des années avec une chute drastique entre les saisons 2 et 3. Ne parlons même pas des deux suivantes que certains fans ont complètement effacées de leur mémoire. Tout comme le téléfilm qui n’est pas vraiment une suite mais une sorte de préquelle.
En attendant le remake actuellement en préparation, les abonnés Netflix ont pu se faire un rewatch (pour les fans de la première heure) ou se plonger pour la première fois dans l'univers carcéral de Fox River. Tout comme Lost, sa disponibilité sur la plateforme de streaming a relancé l'intérêt pour la série, comme en témoignent les multiples partages et vidéos sur les réseaux sociaux (notamment Tiktok). Et s'il y a bien un aspect qui a créé un consensus, c'est bien le ténébreux Michael Scofield.
Prison Break quitte Netflix le 3 septembre prochain.