"Je trouvais qu'ils poussaient le bouchon" : François Cluzet a connu des moments compliqués avec 3 réalisateurs
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

A l'affiche de la comédie "Fils de", en salle depuis le 3 septembre, François Cluzet s'est assis dans le fauteuil du media Brut pour une interview qui brasse large; évoquant notamment les tensions qu'il a pu avoir avec certains réalisateurs.

Voilà 45 ans que François Cluzet promène sa silhouette à l'écran, depuis son apparition dans Cocktail Molotov de Diane Kurys en 1980. A peine quatre ans plus tard, il obtenait le bien rare privilège d'être cité deux fois aux César : celui du Meilleur acteur dans un second rôle pour L'Eté meurtrier, et le Meilleur jeune espoir masculin dans Vive la sociale !

Il attendra 2007 pour remporter la statuette du Meilleur acteur dans le très solide Ne le dis à personne; le thriller signé Guillaume Canet. Entre comédies, drames ou polars, François Cluzet brasse plutôt large dans ses choix.

Après une année blanche en 2024 où il n'avait pas de film à l'affiche, l'acteur est revenu au début du mois avec une comédie, Fils de, en salle depuis le 3 septembre. Il s'est aussi assis dans le fauteuil du média Brut, pour une interview carrière, mais pas seulement.

"j'ai été moi-même humilié"

Cluzet aborde son enfance marquée par des parents mythomanes, ce qui, paradoxalement, l'a aidé à développer une sincérité et une aversion pour le mensonge, qualités qu'il estime essentielles pour un acteur. L'interview met également en lumière sa méthode de travail, où il puise dans ses propres émotions et expériences pour incarner des personnages, et sa conviction que la vie s'améliore continuellement, contrairement à l'idée nostalgique que "c'était mieux avant".

Et d'expliquer que son franc-parler l'a amené à "s'engueuler avec certains metteurs en scène". Ces désaccords provenaient du fait que ces derniers "ne travaillaient pas comme [il] avait envie qu'il travaille", bien qu'il reconnaisse "avoir eu tort dans 50% des cas". "Ce qui m'a plu, c'est que les trois avec qui je m'étais engueulé, ils m'ont tous rappelé. Il y en a trois avec qui ça a un peu chié parce que je trouvais qu'ils poussaient le bouchon".

L'acteur relie ces altercations à son origine sociale, modeste : "moi je viens d'en bas et j'aime pas qu'on humilie les gens d'en bas parce que j'ai été moi-même humilié, et c'est peut-être ce qui m'a rendu un peu humble mais en tout cas j'aime pas qu'on qu'on emmerde ces gens-là".

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