Netflix et les thrillers, c'est une grande histoire d'amour. Et la plateforme en livre un nouveau aujourd'hui avec Indociles. Cette mini-série débarque avec une promesse : dévoiler les secrets les plus sombres de l'industrie des centres de rééducation pour adolescents. En huit épisodes, ce thriller créé par Mae Martin qui tient aussi l'un des rôles principaux, nous entraîne dans la bourgade bucolique (en apparence, mais sinistre en réalité) de Tall Pines, où rien n'est ce qu'il semble être.
Un thriller psychologique au cœur de l'Amérique profonde
L'intrigue suit Alex Dempsey (Mae Martin), un policier qui débarque tout juste avec sa femme enceinte dans cette petite ville où cette dernière a grandi. Mais très vite, il commence à soupçonner que l'académie de Tall Pines – et sa fondatrice dangereusement charismatique – cache des secrets inavouables. L'académie en question est en fait un établissement scolaire pour adolescents difficiles. À peu de choses près, ça ressemble à un pénitencier...
Au centre de cette machination qu'on devine diabolique : Evelyn Wade, interprétée par Toni Collette dans un registre particulièrement glacial. Cette directrice hautement respectée dans toute la ville prétend pouvoir "résoudre le problème de l'adolescence" grâce à ses méthodes révolutionnaires. Sous ses lunettes imposantes, elle accueille les nouveaux pensionnaires avec ces mots glaçants : "J'ai hâte de travailler avec toi."
Mais c'est aux côtés de deux adolescentes paumées – et propulsées au sein de l'établissement – qu'on va découvrir tous les sombres secrets qu'il étouffe. Leila (Alyvia Alyn Lind) et Abbie (Sydney Topliffe) seront les trouble-fêtes de Tall Pines.
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Un casting de choix pour une intrigue complexe
Aux côtés de Mae Martin et Toni Collette, la série réunit un casting solide. Sarah Gadon (Captive) incarne Laura Redman, l'épouse d'Alex, tandis que Patrick J. Adams (Suits) passe une tête en tant que proviseur fatigué qui se débarrasse de ses mauvais élèves en les envoyant à Tall Pines.
La série se penche sur cette véritable industrie des adolescents difficiles aux États-Unis et cette lutte éternelle entre une génération et la suivante. Cette approche permet à Mae Martin, également co-showrunner et producteur exécutif, d'aborder des thématiques sociétales qui restent taboues outre-atlantique mais sous l'angle du thriller psychologique. Une approche maline et bien plus grand public qu'un documentaire dénonciateur !
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Une dénonciation déguisée en divertissement
Derrière son apparence de thriller captivant avec son lot de rebondissements, Indociles porte un regard critique sur un phénomène bien réel. Même si la série n'est pas officiellement basée sur une histoire vraie, elle s'inspire directement de l'industrie des adolescents difficiles – qui représente une manne financière considérable – et met un coup de projecteur sur la face sombre de ces "programmes résidentiels pour jeunes en difficulté" qui existent bel et bien.
La réalisation a été confiée à Euros Lyn, Renuka Jeyapalan et John Fawcett. Ils ont su créer une atmosphère oppressante parfaitement adaptée au propos. On ne s'étonne pas de voir la série déconseillée aux moins de 16 ans. Une recommandation qui s'explique aussi bien par quelques scènes graphiques mais surtout par l'atmosphère oppressante et le climat globalement anxiogène de la série.
Indociles est à présent disponible sur Netflix.