Le parfum du bonheur, la série adaptée du roman à succès de Virginie Grimaldi, a su séduire les téléspectateurs.
La série suit Pauline, 38 ans, incapable de tourner la page après la fin brutale de son mariage avec Ben. Persuadée qu’il est l’homme de sa vie, elle va tout tenter pour le reconquérir entre initiatives parfois folles, souvenirs bouleversants et retours en arrière sur les moments fondateurs de leur histoire. Sourde aux inquiétudes de ses proches, Pauline se donne alors jusqu’à la fin de l’été pour rallumer la flamme. Cependant, tandis qu’elle revisite son passé, elle met aussi au jour les secrets enfouis de sa famille.
Tour à tour drôle et bouleversante, la série a su restituer l’univers imaginé par Virginie Grimaldi. Malgré tout, adapter un roman à l’écran reste un exercice difficile. Une tâche d’autant plus délicate quand l’histoire aborde un sujet aussi intime que le deuil périnatal.
Rarement traité à la télévision, ce thème traverse à la fois le roman et la série, apportant une profondeur particulière au parcours de Pauline et Ben. Loin d’être un simple élément narratif, il interroge surtout la façon dont un couple peut survivre à une telle épreuve et comment deux personnes peuvent en faire l’expérience de manière totalement différente.
Et si l’on espère tout au long du récit voir Pauline et Ben se retrouver, la fin choisie par l’autrice et les producteurs ne cède pas aux attentes d’un happy end. Un choix guidé par une bonne raison.
"Je n’avais pas envie d’édulcorer cette réalité"
En octobre 2024, Allociné a eu la chance de se rendre à Arcachon pour assister à la toute dernière journée de tournage du Parfum du bonheur. L’occasion de rencontrer Virginie Grimaldi et Paul Schmitt, le producteur de la série.
"À un moment, il a été question de laisser planer le doute et de ne pas dire clairement s’ils finissaient ensemble ou pas", nous avait expliqué Virginie Grimaldi. Et d’ajouter, "Mais pour moi, le sujet du livre, c’est aussi ça : accepter que tout ne se termine pas comme on l’aimerait parce que dans la vie, on n’obtient pas toujours ce qu’on veut. Ce sont souvent ces histoires qui ne se terminent pas bien. Je n’avais pas envie d’édulcorer cette réalité. Donc oui, c’était un point important pour moi. Mais je n’ai pas eu besoin d’imposer quoi que ce soit, j’ai été entendue tout de suite".
Paul Schmitt précise quant à lui qu’il y a eu plusieurs pistes envisagées pour la fin de la série. "On hésitait entre la garder telle qu’elle était dans le roman ou la laisser plus ouverte. En revanche, en faire un happy end n’a jamais vraiment été une option. Dans la création, on teste toujours différentes pistes et c’est vrai qu’une fin ouverte, au moment où elle a été envisagée, avait quelque chose de séduisant. Mais c'est ce tâtonnement qui nous a permis de trouver une fin à la fois très belle et très poétique. Une fin que nous n’aurions sans doute pas trouvée si nous nous étions contentés de respecter l’œuvre à la lettre dès le départ. Là, il y a quelque chose de très fort et de très beau, et en une seule phrase, on est saisi. On a envie qu'ils finissent ensemble parce qu'on les aime mais ce n'aurait pas respecté le parcours de vie qu'ils ont eu".
Garder cette fin, c’était aussi une façon de préserver les nombreux messages forts du roman. En guise de conclusion, Virginie Grimaldi nous avait confié, "Beaucoup de personnes qui traversent ce genre d'épreuve m'écrivent pour me dire que ça leur donne de l'espoir. C'est pour ça que la fin était très importante pour moi".