Retour en juin 2024. Sous la Seine, le thriller horrifique de Xavier Gens avec Bérénice Bejo et Nassim Lyes, débarque sur Netflix et devient immédiatement l'un des plus grands cartons de la plateforme : 102 millions de vues, ce qui en fait le deuxième film non anglophone le plus regardé de son histoire derrière Troll.
L'histoire suit un grand requin blanc envahissant la Seine pendant les championnats du monde de triathlon – à quelques semaines des Jeux de Paris – et avait tout pour cartonner. Mais avant même sa mise en ligne, le film s'était retrouvé au cœur d'une controverse.
Le réalisateur Vincent Dietschy affirmait avoir eu l'idée le premier : dès 2011, il avait développé un scénario intitulé Silure, déposé au CNC en 2014, racontant l'histoire d'une plongeuse de la brigade fluviale confrontée à un gigantesque silure tueur d'hommes dans la Seine, avec en toile de fond une ville candidate aux JO. Les similitudes avec Sous la Seine lui semblaient, pour le moins, troublantes.
Premier round : débouté, mais pas découragé
Dès avril 2024, Vincent Dietschy avait lancé une procédure en référé pour tenter de bloquer la sortie du film, sans succès. Le tribunal judiciaire de Paris avait jugé la demande irrecevable, non pas sur le fond, mais pour une raison de forme : Dietschy avait attaqué la branche française de Netflix plutôt que son siège européen basé aux Pays-Bas, seul responsable légal de la diffusion sur la plateforme. Il avait même été condamné à verser 3 000 euros à Netflix Services France au titre des frais de justice. L'affaire semblait classée. Elle ne l'était pas.
Car comme le rapporte Le Parisien du 22 mars 2026, Vincent Dietschy n'a pas lâché l'affaire. La procédure est toujours en cours. Une audience intermédiaire est prévue le 9 avril prochain devant la troisième chambre du tribunal judiciaire de Paris, spécialisée en propriété intellectuelle.
Épisode 2 : la suite du film menacée ?
Cette fois, les enjeux sont plus lourds. Dietschy demande désormais la suspension du tournage du second volet de Sous la Seine, actuellement en préparation. "Nous demanderons que le tournage du second volet soit suspendu", indique au Parisien son avocat Benoît Huret.
Le réalisateur, lui, se dit épuisé par trois ans de combat, mais déterminé : "J'ai mis tout ce que j'avais dans ce projet. J'avais l'ambition d'en faire un grand film populaire", confie-t-il au quotidien. Il a lancé une cagnotte sur Ulule pour financer ses frais de justice et dit avoir récolté 21 000 euros.
Contacté par Le Parisien, Netflix n'a pas souhaité réagir. L'affaire, elle, est loin d'être terminée.
AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.