Jackie Chan, entré à l’Opéra de Pékin à seulement 7 ans pour y apprendre la gymnastique acrobatique et les arts martiaux, a bénéficié d’une formation exceptionnelle. Véritable superstar en Asie, il s’est imposé par la suite comme l’une des figures les plus connues d’Hollywood grâce à des films comme Rush Hour et Shanghaï Kid.
Lors d’une interview réalisée en 2001 par le média DH Les Sports, lorsqu’il lui demandait s’il envisageait une suite dès le tournage du premier Rush Hour, il confiait alors : “Jamais ! Au début, je n’aimais d’ailleurs pas le film. Je ne le trouvais pas très bon. Je me disais, un désastre de plus dans ma carrière internationale ! Je pensais qu’il ne me restait plus qu’à rentrer en Asie et faire mes propres films. Puis, lors de la première du film, le public a ri du début à la fin. En fait, je ne connaissais rien à l’humour américain. Je ne pouvais pas le comprendre. Avec le recul, je pense que c’est un bon film pour le marché américain et européen, mais pas pour le marché asiatique, où il n’a d’ailleurs pas eu de succès. Nous ne partageons pas le même humour. Depuis, j’ai compris que je devais faire deux films par an : un pour le public occidental, l’autre pour le public asiatique et mes vrais fans.”
Pour le second opus, le défi était donc de taille : “On était tous nerveux, y compris le réalisateur. Personne ne s’attendait au succès du premier. À l’époque, Chris Tucker et moi étions plus ou moins inconnus du grand public. Cette fois, les spectateurs avaient une attente. On savait qu’il fallait faire un film meilleur que le premier !”
Une carrière tournée vers tous les publics
Malgré son image de maître du film d’action, Jackie Chan cherchait à l’époque à élargir son registre : “C’est vrai que j’essaye doucement de changer mon image. Ne plus être seulement une star de films d’action, mais un vrai acteur. J’aimerais n’avoir qu’un seul public. À l’image d’un Tom Cruise. J’entame ce mois-ci le tournage du Smoking, une comédie produite par Spielberg. Je pense que c’est un film pour tout le monde. J’interpréterai un espion.”
La longévité d’une icône
Toujours en 2001, Jackie Chan revenant sur ses trois décennies de succès en Asie et expliquait la longévité de sa popularité : “Certains acteurs disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Pour ma part, je me suis tenu à une ligne de conduite. Je fais des films d’action familiaux, sans violence excessive, ni sexe gratuit et ou gros mots ! Je n’ai jamais changé. Et ceux qui étaient mes fans il y a 20 ans vont voir désormais mes films avec leurs enfants.”
New Line Cinema
Les extrêmes de la célébrité
Mais la popularité mondiale de Jackie Chan a eu parfois des conséquences effrayantes. Concernant les incidents tragiques parmi ses fans, il confiait : “Je n’avais pas annoncé que j’allais me marier. J’avais simplement dit que j’avais une petite amie ! En apprenant cela, une jeune fille s’est jetée sous le métro. C’est là que j’ai compris que c’était vraiment sérieux. Cela me rend à la fois triste et nerveux. J’ai aussi un jour trouvé une fille en train de boire du poison. Depuis des années, je dois me cacher ! J’ai des fans qui me suivent 24h/24, qui restent en permanence devant les hôtels où je loge. Ça finit par devenir angoissant ! Un jour, je me suis retrouvé devant 3 000 fans japonaises. Je leur ai expliqué qu’il n’y avait qu’un seul Jackie Chan et que je ne pouvais pas toutes les épouser. Elles se sont mises à hurler ! Tout ça me fait peur. Heureusement, il y a beaucoup de fans qui sont aussi plus raisonnables.”
Sa véritable opinion sur Rush Hour depuis
Bien que les films Rush Hour aient propulsé Jackie Chan au rang de star internationale, l’acteur n’a jamais caché son opinion sur la franchise. En 2012, Chan avouait que Rush Hour était le film hollywoodien qu’il avait le moins apprécié.
“J’ai des raisons de faire chaque film, j’ai quelque chose à dire. Contrairement à Rush Hour, où il n’y avait aucune raison de le faire, on me donnait juste l’argent et c’était bon. Je déteste Rush Hour, mais ironiquement, il a très bien marché aux États-Unis et en Europe”, avait-il confié au Hollywood Reporter.
Et bien que moins gourmand que son partenaire Chris Tucker – qui a empoché 25 millions de dollars pour Rush Hour 3 et qui, à juste titre peut-être, est toujours resté discret sur la série – Jackie Chan a lui aussi revu ses exigences à la hausse pour chacun des deux volets de la saga.
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Selon WhatCulture, pour Rush Hour 3, il a ainsi exigé un contrat très convoité de 15 millions de dollars, assorti d’une clause de participation aux bénéfices, ainsi que 15 % des recettes au box-office et les droits de distribution du film en Chine et à Hong Kong. Ses demandes ont été acceptées et, le film ayant rapporté 258,1 millions de dollars dans le monde, il a ainsi empoché au minimum 53,7 millions de dollars.
Cependant, compte tenu du budget colossal de 140 millions de dollars de Rush Hour 3, son succès mitigé au box-office – près de 100 millions de dollars de moins que Rush Hour 2 – a dû fortement décevoir le studio.
La saga Rush Hour est à redécouvrir en VOD.
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