Désormais, Emily Blunt a l’embarras du choix lorsqu’il s’agit de scénarios, et même lorsqu’elle n’est pas directement sollicitée, il est peu probable qu’elle doive encore passer par la case auditions.
C’est ce qui se passe après vingt ans de carrière à Hollywood, où elle a su se forger une réputation solide, enchaînant les succès et devenant une figure incontournable des cérémonies de remise de prix. Une situation bien différente de celle d’un débutant, évidemment.
Passionnée depuis toujours par Les Dents de la mer, Blunt a récemment eu la chance de réaliser son rêve en travaillant avec Steven Spielberg sur son prochain blockbuster de science-fiction, Disclosure Day – dont la bande-annonce est à découvrir en marge de cet article. Elle n’a sûrement pas manqué l’occasion de lui poser des questions sur son film préféré de tous les temps.
Une audition qui vire au cauchemar
Un chemin bien éloigné de ses débuts dans les années 2000, avant même ses premiers pas à l’écran dans le téléfilm Boudica (2003), lorsqu’elle a auditionné pour le réalisateur russe Andreï Konchalovsky, espérant décrocher un rôle dans son adaptation télévisée The Lion in Winter.
Ce drame historique, qui mettait en vedette Glenn Close et Patrick Stewart, aurait pu marquer la carrière d’Emily Blunt si elle avait été choisie. Mais ce ne fut pas le cas, et avec le recul, elle se félicite d’avoir échappé à cette opportunité, car le réalisateur s’est révélé être… un véritable cauchemar.
“Il a été vraiment cruel lors de l’audition et a pris un malin plaisir à me rabaisser”, a-t-elle confié à SAG-AFTRA (via FarOut Magazine). “L’ambiance était très misogyne et je me souviens m’être sentie comme une ombre de moi-même en sortant. Cette expérience reste gravée dans ma mémoire comme étant horrible, car on se sent vraiment diminuée.”
Quant à ses sentiments envers Konchalovsky, elle n’a pas mâché ses mots. “Je dirais simplement qu’il était odieux”, a-t-elle ajouté. “Vraiment horrible.” À l'époque, elle auditionnait pour un petit rôle, celui de la jeune amante d’Henri II (interprété par Stewart), mais même pour ce rôle mineur, le réalisateur n’a pas pu s’empêcher de la traiter de manière dégradante.
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Des débuts difficiles mais formateurs
Ces auditions déstabilisantes ont été malheureusement fréquentes dans le parcours d’Emily Blunt pour se faire un nom à Hollywood. Cependant, elle garde un souvenir plus tendre de son expérience avec Paweł Pawlikowski, qui l’a dirigée dans son premier long-métrage, My Summer of Love (2004). Le réalisateur lui avait demandé d’imaginer la scène où elle surprend son père au lit avec sa secrétaire pour l’aider à mieux comprendre son personnage. Bien que cette demande ait été pour le moins inhabituelle, l’actrice garde une vision positive de cette expérience, bien loin de la brutalité qu’elle a vécue avec Konchalovsky, qu’elle considère toujours comme un individu odieux.
Emily Blunt sera bientôt de retour sur nos grands écrans dans Le Diable s’habille en Prada 2, prévu pour le 29 avril dans nos salles obscures.
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