Le biopic sur Michael Jackson a déjà attiré plus de deux millions de curieux dans les salles en France. Le film d'Antoine Fuqua, qui met en scène Jaafar Jackson - le neveu du chanteur - dans le rôle-titre, n'a pour autant pas fait l'unanimité auprès des critiques. Beaucoup reprochent au long métrage son portrait élogieux et sans nuances de la star.
Interrogé par CNN sur le film, le réalisateur Spike Lee a répondu aux critiques en ces termes : "Tout d’abord, vous êtes critique de cinéma et vous vous plaignez du sujet dont tout le monde, alors que le film se termine en 1988. Les accusations dont vous parlez se produisent plus tard."
Il poursuit : "Vous critiquez donc le film sur un point que vous auriez aimé voir, mais qui n’a pas sa place dans la chronologie. Mais le public a répondu présent. Partout dans le monde, les gens ont témoigné leur amour."
Pourquoi les accusations sont absentes du film
Spike Lee fait bien évidemment référence aux accusations pédocriminelles qui ont pesé contre le chanteur dès 1993. Pourtant, le premier montage du film d'Antoine Fuqua - long de plus de 4 heures selon les estimations - abordait le sujet. Ce dernier a finalement été coupé pour des raisons de contrat non respecté.
Le procès qui opposait l'adolescent Jordan Chandler à Michael Jackson s'était réglé à l'amiable avec un accord de 22 millions de dollars. Or, une partie de cet accord stipulait que le nom de la victime présumée et de sa famille ne devait en aucun cas apparaître ou être mentionné dans un film ou un documentaire.
Spike Lee avait réalisé le célèbre clip du titre They Don't Care About Us en 1996 et deux documentaires, Bad 25 et Michael Jackson’s Journey from Motown to Off the Wall.
Michael, actuellement au cinéma