Ce soir sur Netflix : noté 4 sur 5, c'est tout simplement le meilleur film de science-fiction des 5 dernières années
Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.

Si vous avez raté ce petit bijou SF il y a 3 ans au cinéma, il est temps de rattraper le coup sur Netflix, vous n'allez vraiment pas le regretter !

Il y a 3 ans, le phénomène Godzilla Minus One a conquis le monde entier, récoltant 113 millions de dollars de recettes mondiales pour un petit budget de 15 millions ! Le réalisateur Takashi Yamazaki et ses équipes ont aussi réussi l'exploit de rafler l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, au nez et à la barbe de Marvel (Les Gardiens de la Galaxie 3) ou Tom Cruise (Mission Impossible Dead Reckoning).

Godzilla Minus One
Godzilla Minus One
Sortie : 7 décembre 2023 | 2h 04min
De Takashi Yamazaki
Avec Ryûnosuke Kamiki, Minami Hamabe, Yûki Yamada
Presse
3,9
Spectateurs
4,0

Takashi Yamazaki a été le premier réalisateur à recevoir cette récompense depuis Stanley Kubrick en 1968 pour 2001, L'Odyssée de l'espace. Cette performance est d'autant plus remarquable que le budget de Minus One est plus de 10 fois inférieur à celui des versions américaines récentes de Godzilla. Le film de 2014 mis en scène par Gareth Edwards avait coûté 160 millions de dollars. De son côté, Godzilla VS Kong, revendiquait un budget monstrueux de 200 millions de billets verts.

Retour aux sources

Après les dernières oeuvres hollywoodiennes mettant en scène le célèbre monstre, la licence effectue un retour aux sources qui fait du bien ! En effet, le long-métrage est produit par Toho, le studio japonais historique ayant créé le premier film Godzilla en 1954 (réalisé par Ishiro Honda).

Ainsi, l'intrigue ne se déroule pas de nos jours mais nous entraîne à la toute fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon se remet à grand peine de ce conflit armé qu’un péril gigantesque émerge au large de Tokyo. Koichi, un kamikaze déserteur traumatisé par sa première confrontation avec Godzilla, voit là l’occasion de racheter sa conduite pendant la guerre.

Ainsi simplifié, le récit va droit au but, dévoilant sa créature avec parcimonie à la manière des Dents de la mer pour rendre la menace encore plus impactante. À chaque fois que le Kaiju apparaît, il est encore plus puissant et furieux, faisait grimper la tension jusqu'au climax final. À noter que la réalisation a été confiée au réalisateur japonais Takashi Yamazaki, à qui l'on doit notamment l'excellent film d'animation Lupin III The First en 2019.

Le cinéaste retrouve un thème déjà abordé en 2015 dans Le Dernier assaut, celui des Kamikazes. Le personnage principal de Godzilla Minus One est un de ces soldats voués à se suicider au combat. Rongé par la culpabilité d'avoir failli à sa mission, il va mettre tout son âme dans la lutte contre le Titan destructeur.

Malgré son budget limité de 15 petits millions de dollars, Godzilla Minus One nous offre des effets visuels impressionnants ! Le design de la créature, mélange entre un dragon et un tyrannosaure, est d'une beauté à couper le souffle. Les scènes de destruction sont d'une ingéniosité remarquable pour une si petite enveloppe budgétaire ! Un véritable exploit de la part de l'équipe du film.

Toho

Digne de Jurassic Park

À titre d'exemple, la séquence d'ouverture avec la première attaque de Godzilla, est d'une intensité étonnante. Takashi Yamazaki parvient à nous faire éprouver la même terreur que celle ressentie la première fois que l'on a rencontré le T-Rex dans Jurassic Park de Steven Spielberg.

En effet, par certains aspects, notamment sa mise en scène et son éclairage, la scène rappelle ce passage emblématique du chef-d'oeuvre de Spielberg. Le long-métrage nous offre aussi des séquences aériennes décoiffantes ainsi que des moments dantesques en pleine mer. On en prend plein la vue et le rythme du film est assez soutenu pour nous captiver du début à la fin.

Si le travail sur les effets spéciaux est à saluer, celui sur les autres aspects créatifs l'est également. Des décors aux costumes en passant par la direction artistique, la reconstitution historique de la fin des années 1940 est ahurissante. Rien n'est laissé au hasard dans cette production regorgeant de bonnes idées et de trouvailles, laissant le spectateur scotché à son siège.

De plus, les comédiens sont tous fabuleux, notamment Ryûnosuke Kamiki, interprète du héros, Koichi. Âgé de 32 ans, l'artiste est une étoile montante du cinéma japonais. Grâce à une créativité hors norme, Godzilla Minus One réussit à faire oublier son budget limité pour nous offrir un des films de monstres les plus spectaculaires de ces dernières années !

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