“C’est un peu une odyssée” : 6 ans de travail, 150 jours de tournage, 2 parties… La Bataille De Gaulle est un blockbuster comme il en existe peu en France
Thomas Desroches
Thomas Desroches
-Journaliste
Les yeux rivés sur l’écran et la tête dans les magazines, Thomas Desroches se nourrit de films en tout genre dès son plus jeune âge. Il aime le cinéma transgressif, queer, horrifique et les documentaires engagés.

Avec "L'âge de fer", Antonin Baudry signe le premier volet du diptyque "La Bataille de Gaulle", un blockbuster français sur le célèbre général et son combat pour la France. Rencontre avec le réalisateur.

Le pari de l’année est Français. Et il s’intitule La Bataille De Gaulle - L’âge de fer. Le premier volet de ce diptyque s’intéresse à la figure du général et, plus particulièrement, à son combat pour faire entendre au monde entier que la France refuse de capituler face à l’occupation nazie. Sous les traits de l’icône intimidante, on retrouve Simon Abkarian. Derrière la caméra, Antonin Baudry. Le cinéaste signe son deuxième long métrage sept ans après Le Chant du loup.

La Bataille de Gaulle - L’âge de fer
La Bataille de Gaulle - L’âge de fer
Sortie : 3 juin 2026 | 2h 40min
De Antonin Baudry
Avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur
Presse
3,5
Spectateurs
3,7
Séances (935)

Ce film immense, le réalisateur en parle comme d’une expérience transformative. “C’est un peu une odyssée, le projet d’une vie”, admet-il à AlloCiné lors de son passage au Festival de Cannes où le premier volet était présenté hors compétition. Pour se rendre compte de l’ampleur de La Bataille de Gaulle, il faut revenir sur quelques chiffres. Tout d’abord, le budget. Il est estimé à 74 millions d’euros. Ce qui en fait l’un des budgets les plus conséquents pour le cinéma français. Il se vérifie à travers les scènes de guerre épiques, la qualité des costumes, des décors et des nombreux effets spéciaux.

"Des milliers de façons de faire ce film"

C’est aussi l’aboutissement de six ans et demi de travail. “Beaucoup de boulot à l'écriture, en préparation, en tournage, au montage, au mixage, à l'étalonnage, et ainsi de suite”, détaille Antonin Baudry qui cosigne le scénario avec Bérénice Vila. Le duo a écumé plus de 150 livres historiques. “Il y avait des milliers de façons de faire ce film”, explique le réalisateur. En parallèle de De Gaulle, les auteurs ont choisi de raconter l’histoire de Fernand Bonnier de La Chapelle, un jeune résistant. Il est incarné par Florian Lesieur, une révélation.

Ce dernier est souvent mentionné par les historiens sans que son récit soit exploré en profondeur. Le film suit en parallèle le combat du général et celui de cet étudiant rebelle. “Ce sont deux personnages qui ne se rencontrent jamais et pourtant, le destin de l’un n’existerait pas sans l’autre. Sans Fernand, vous ne connaîtrez pas le nom de De Gaulle”, ajoute-t-il.

Pathé Films - TF1 Films Production - Belvédère - Auvergne Rhône Alpes Cinéma - Photo Malgosia Abramowska

Si, dans l’imaginaire collectif, le célèbre général représente une figure d’autorité absolue, le film nous surprend en le montrant beaucoup plus vulnérable et même ridiculisé. “À chaque fois qu'il entrait dans une pièce, c'était le plus faible, rappelle Antonin Baudry. Il était seul. Les communications qu'il avait avec les autres, les télégrammes qu'il recevait, passaient par les services du premier ministre anglais. Il a accepté et enduré une série d'humiliations dont on n'a pas idée aujourd'hui.

Après L’âge de fer, La Bataille De Gaulle reviendra le 1er juillet prochain avec J’écris ton nom, la deuxième et ultime partie de ce projet épique. Un film avec “une énergie très différente” annonce le cinéaste.

Propos recueillis par Thomas Desroches, à Cannes, le 19 mai 2026.

La Bataille De Gaulle - L'âge de fer, actuellement au cinéma

FBwhatsapp facebook Tweet
Sur le même sujet