Quand les noms de Stephen Graham, Liev Schreiber et Zazie Beetz s'affichent sur la même affiche, on s'arrête. Voilà la star d'Adolescence – la série britannique qui a fait l'évènement en 2025 –, l'inoubliable Ray Donovan, et la voisine du Joker. Pour leur première collaboration, les trois acteurs se retrouvent dans Nocturne, une série thriller en dix épisodes attendue sur Apple TV à partir du 30 octobre prochain.
La série était initialement intitulée Lazarus – comme le roman de Lars Kepler dont elle est adaptée, paru en 2018. Mais la série Lazarus d'Harlan Coben est arrivée sur Prime Video avant elle. Rebranding oblige, la voilà rebaptisée Nocturne. Derrière la caméra, Tim Van Patten (Masters of the Air) réalise les deux premiers épisodes.
Un tueur méthodique et un flic à bout
Jonah Lynn (Liev Schreiber) est un ancien militaire reconverti en inspecteur de la criminelle à Philadelphie. Fatigué des rues de la grande ville, il choisit de s'installer dans une bourgade tranquille de Pennsylvanie occidentale pour refaire sa vie. Mauvais calcul : Jurek Walter (Stephen Graham), tueur en série d'une redoutable intelligence, a jeté son dévolu sur cette ville et sur tout ce que Jonah y a construit.
Quand la traque de la dernière victime disparue de Jurek force Jonah à envoyer au contact du tueur sa fille de cœur, l'agent du FBI Saga Bauer (Zazie Beetz), la question n'est plus de savoir si Jonah rattrapera Jurek – mais jusqu'où il est prêt à aller pour protéger ceux qu'il aime.
Un thriller signé par deux scénaristes de poids
La série est écrite par Rowan Joffe – le scénariste de 28 semaines plus tard – et John Hlavin, qui en assure également le rôle de showrunner. "Lars Kepler", le pseudonyme du couple d'auteurs suédois Alexandra et Alexander Ahndoril, figure parmi les producteurs exécutifs.
Ce qui frappe d'emblée dans ce projet, c'est le contre-emploi assumé de Stephen Graham. Dans Adolescence, il était le père dévasté, en proie à l'effondrement. Dans Nocturne, il incarne l'exact opposé : le prédateur méthodique, diaboliquement rusé, que son adversaire doit neutraliser. Un virage à 180 degrés pour l'un des acteurs les plus demandés du moment, qui confirme – si besoin était – qu'il n'a pas fini de nous surprendre.