"Ils ne voulaient pas de moi" : Stallone revient sur le casting de Rocky et admet que c'était un miracle qu'il ait joué le rôle
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Aujourd'hui, il est impossible d'imaginer Rocky Balboa sans le visage de Sylvester Stallone. Pourtant, l'acteur et réalisateur a bien failli passer à côté du rôle de sa vie.

En 1976, après avoir enchaîné plusieurs petits rôles à l'écran, notamment dans du porno, Sylvester Stallone décroche le rôle qui le propulse au rang des acteurs les plus populaires de sa génération : Rocky de John G. Avildsen. La suite, on la connaît : six films sur la star du ring dont quatre réalisés par lui-même, et trois Creed. Si aujourd'hui, notre boxeur au grand cœur est associé à Sylvester Stallone, ça a bien failli ne jamais être le cas !

Rocky
Rocky
De John G. Avildsen
Avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young
Sortie le 23 mars 1977
Presse
2,8
Spectateurs
4,1
Streaming

Hollywood n'avait pas confiance en Stallone

Il y a des films dont personne ne soupçonne qu'ils vont devenir des classiques. Rocky en fait partie. Lorsqu'en 1976, Stallone écrit le scénario de ce film, il découvre rapidement l'envers du décor du cinéma : Hollywood ne croit pas du tout en lui et en sa capacité à porter un film sur ses épaules.

En 2024, dans une interview accordée à Stephen Olexy pour le podcast Inspire Me, Stallone a raconté avec une certaine autodérision : "Ils ne voulaient pas de moi", tout en précisant qu'une clause de son contrat permettait de le renvoyer après seulement deux semaines. Il faut dire qu'à l'époque, Stallone était loin d'être une valeur sûre, comme il l'a expliqué : "Je comprends. Ça fait longtemps que je suis dans le métier. Ils n'arrivaient pas à vendre un billet avec moi. En d'autres termes, ils se disaient : 'Bon, on a qui ? Ouais, vous savez, on a ce clown.'"

"C'était un véritable miracle"

D'ailleurs, Sylvester Stallone lui-même ne croyait pas vraiment en l'équipe du film. Dans cette interview sans filtre, il a révélé qu'à l'époque, le casting ne représentait pas, sur le papier, une garantie de succès. Pour lui, les acteurs étaient excellents, mais pas suffisamment bankables : "On se retrouve donc avec un navire de fous, sans aucun endroit où l'amarrer."

Et pourtant, c'est cette improbable réunion de talents qui a donné naissance à l'un des films les plus populaires de son époque. Un succès inattendu et dont Sylvester Stallone n'est pas peu fier, comme le révèlent ces propos : "C'était un véritable miracle (...) que tout se soit mis en place, car tous les participants étaient formidables", avant d'ajouter : "C'est comme s'ils étaient nés pour ces rôles."

Et la réussite de la saga Rocky est telle, qu'un film-hommage intitulé I Play Rocky sortira le 23 décembre prochain. Réalisé par Peter Farrelly (à qui l'on doit Greenbook et Mary à tout prix) ce biopic porté à l'écran par Anthony Ippolito retrace ce moment où Stallone est sorti de l'ombre, comme le révèle le synopsis : "L'incroyable histoire vraie d'un acteur inconnu, animé par une conviction inébranlable : il n'était pas seulement destiné à écrire Rocky, il était destiné à être Rocky Balboa."

Mégane Bouron
Mégane Bouron
Mégane Bouron apprécie tous les genres et les formats, bien qu’elle ait un penchant pour le court métrage et le cinéma jeune public. Les yeux rivés sur l’écran, elle voit rarement le temps défiler devant un film ou une série.
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