De quoi ça parle ?
Quand le restaurant familial menace de fermer, deux cousins bretons relâchent des rats pour s’improviser dératiseurs. Le même été, deux jeunes femmes trafiquent le concours de beauté local pour promouvoir leurs bijoux. Embarqués dans leurs stratagèmes chaotiques, ces quatre débrouillards en quête d’avenir finissent par se percuter.
L'été au cinéma, c'est bien sûr la saison des blockbusters tels L'Odyssée ou Spider-Man, immenses cartons de 2026. Mais c'est aussi la période pendant laquelle des petites pépites hors des sentiers battus peuvent trouver leur voie... C'est à cette catégorie qu'appartient Un grand raccourci.
Ce long métrage a été conçu par une équipe très jeune (une moyenne d'âge de 24 ans), pour un budget de 260 000 euros. L'équipe a opté pour une sortie estivale, ce qui est un bon choix pour permettre au public de découvrir ce long métrage frais, avec ses paysages bretons ruraux, divertissant et qui touche tout simplement par sa simplicité. Le film suit l'itinéraire de personnages qui se débrouillent comme ils peuvent avec ce qu'ils ont.
"Montrer cette jeunesse qui doit se créer ses propres opportunité"
"On voulait montrer cette jeunesse qui doit se créer ses propres opportunités là où elles ne sont pas évidentes. Pour nos personnages, entreprendre, c’est bricoler avec le réel, c’est transformer un problème (comme une invasion de rats) en business pour s’en sortir. Il y a une forme de dignité et de créativité très forte dans cette débrouillardise rurale. C’est un entrepreneuriat de terrain, très concret, où chaque décision a une conséquence immédiate sur la vie des gens autour de soi", racontent Armand Foëx et Clément Devilliers dans le dossier de presse.
Un propos qui fait écho avec leur propre parcours, celui d'aller de l'avant, de créer ses opportunités. Et c'est l'autre volet hyper charmant de cette sortie au cinéma, celui que nous racontent au jour le jour Armand Foëx et Clément Devilliers sur leur compte Instagram.
Un compte Instagram comme un making of au jour le jour
Ils y partagent toutes les étapes qu'ils ont franchi pour réaliser leur rêve de faire un long métrage diffusé partout au cinéma, du tournage à la promotion en cours.
"On a fait des films parce c'est ce qu'on aime le plus faire au monde : inventer des personnages, travailler en groupe", confient-ils dans la vidéo ci-dessus.
Un grand raccourci a nécessité 9 mois d'écriture, 3 semaines de tournage et 6 mois de post production.
"Ce titre nous ressemble beaucoup. Un grand raccourci, on peut l’entendre de deux façons. C’est d’abord l’idée d’une trajectoire fulgurante, d’un chemin plus efficace pour atteindre son but, ce qui fait écho à notre manière de produire ce film, hors des circuits classiques. Mais c’est aussi, de manière plus ironique, ce raccourci qui finit par nous faire faire d’énormes détours. C’est une manière amusante qu’a la réalité de nous rappeler que les choses sont souvent plus complexes et plus longues qu’elles n’y paraissent. On pense gagner du temps, on pense avoir trouvé la faille, et on se retrouve embarqués dans une aventure humaine qu’on n’avait pas prévue. C’est exactement ce qui arrive à nos personnages : leur magouille est un raccourci qui les force finalement à se confronter à eux-mêmes."
En bonus, mentionnons le casting réussi, composé de Sara Montpetit, Louise Labeque, François Le Bris, Jules Porier ou encore Anja Verderosa.
Un grand raccourci est à l'affiche ce mercredi 12 août 2026.