Ils ont ouvert la 79e édition du Locarno Film Festival ce mercredi 5 août. Le duo de cinéastes Fanny Liatard et Jérémy Trouilh revient avec Les Yeux verts, cinq ans après leur premier long métrage, Gagarine, très remarqué par la critique et sorti dans une année cinéma marquée par le Covid.
Avec ce deuxième film, les réalisateurs restent fidèle à leur style visuel référencé et très travaillé pour proposer une fable politique et teintée de fantastique. Les Yeux verts suit l'histoire de Cahaya (Douae Butarbuch M’Zaouki), une petite fille réfugiée qui vit avec son père et son frère (Sayyid El Alami) dans une petite ville des Landes près de l'Océan.
Quand ils apprennent qu'ils vont être forcés de retourner en Irak, Nour, le grand frère, tombe dans le coma. Chaya comprend que le seul moyen de le réveiller est d'aller le chercher dans ses rêves.
Quand le réel rencontre le fantastique
En choisissant l'angle du syndrome de résignation - trouble psychique dissociatif méconnu mais bien réel qui touche principalement les enfants demandeurs d'asile -, les cinéastes abordent un sujet engagé et actuel tout en infusant de nombreuses idées de cinéma, comme ce fut déjà le cas pour Gagarine.
"Les Yeux Verts est une aventure, une histoire de résilience racontée du point de vue d’un enfant, sur fond d’un monde tumultueux dans lequel il essaie de trouver sa place", expliquent Fanny Liatard et Jérémy Trouilh
Au casting de ce film, on retrouve notamment Sayyid El Alami (Leurs Enfants après eux), Anamaria Vartolomei (La Bataille De Gaulle, L'Evenement) et la jeune Douae Butarbuch M’Zaouki.
Les Yeux verts, au cinéma le 11 novembre prochain